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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:43

 

 

Thomas Bouvier aa publié ux éditions Zoé un pavé intitulé «Le Livre du visage aimé».

Un roman fourni, rythmé, avec une écriture concise, précise, ciselée

 

«au service d’un univers d’une richesse vertigineuse qui fait de ce livre une ode à l’existence».
 

Il s’agit d’un livre fort, qui mêle réel et imaginaire, dit et non-dit, vigueur et faiblesse, le tout dans un climat tendu, qui tient le lecteur en haleine comme dans une épopée.

On y découvre trois histoires d’amour, celle de Grand frère et de son fils adoptif, celle d’un vagabond qui met sa vie en péril pour sauver sa femme et celle d’un homme solitaire qui écrit de manière puissante et avec souffle à la femme aimée.

On trouve dans ce roman toute la typologie humaine, avec ses diversités, ses hétérogénéités et ses nuances.

Des doux et des gentils, qui s’ouvrent au monde, l’accueillent, lui prêtent attention et respect, louange et dévotion, et les méchants, les arrivistes, les corrompus, les menteurs qui dans leur course au profit écrasent tout sur leur passage.

Des humains comme il en existe partout et depuis toujours, ceux pour qui la fin justifie les moyens et ceux qui tentent de vivre dans un monde fait de partage, de dialogues, de rencontres, de symbioses avec son environnement, pour qui la foi en l’amour est chose importante. Thomas Bouvier est musicien et écrivain. Son premier roman «Demoiselle Ogata» a reçu le prix Rambert.

 

 

 

«Le Livre du visage aimé» de Thomas Bouvier aux éditions Zoé, genève, 523 pages

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:41

 

Les éditons Infolio Etudes littéraires «Le cippe» viennent de publier «Florides helvètes « de Charles-Albert Cingria sous la plume de Alain Corbellari et Pierre-Marie Joris.

Charles-Albert Cingria a toujours porté un grand intérêt au pays qui l’a vu naître, à sa diversité, à sa pluralité de cultures, à sa richesse intellectuelle et artistique, à ses habitants d’un naturel, d’une simplicité et d’une authenticité hors pair.

Cingria fait preuve d’une finesse d’esprit, d’une acuité de perception, d’un regard poétique de grande profondeur , il arbore également une «désarçonnante drôlerie» et un style jaillissant, fulgurant, rythmé.

«A la fois médiéval et ultra-moderne, Cingria est un homme libre par excellence, qui voyage à travers le temps et nous fait partager l’expérience d’un homme qui réinvente le monde».

 

AlainCorbellari et Pierre-Marie Joris sont tous les deux des passionnés de l’œuvre de Cingria et préparent d’ailleurs ensemble une nouvelle édition de ses œuvre complètes.

Alain Corbellari est professeur aux Universités de Lausanne et Neuchâtel; Pierre-Marie Joris es t lui maître conférences à l’Un iversité de Poitiers.

La collection «Le cippe» travaille à l’accès élargi au patrimoine littéraire francophone. Une confrontation de regards dans un souci interculturel, d’ouverture, de partage et aussi de dialogue entre pays et civilisations.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:38

 

Rainer Maria Rilke, Monique Saint-Hélier, deux êtres de souffrance, dedouleur, d’angoisse, pour qui la peur mais aussi la mort rédemptrice peuvent représenter un pôle positif:«J’ai tant à vous dire qu’un seul jour n’y suffira pas», Correspondance 1923-1926, vient de paraître aux éditions Zoé.

Un échange épistolaire entre un poète,Rilke, qui est peut-être l’un des plus grands de langue allemande et une romancière suisse romande de grande qualité; une rencontre entre deux artistes très sensibles, chez qui la souffrance physique a peut-être exacerbé la finesse et la délicatesse de leurs écritures.

Ce sera en juillet 1923 qu’ils feront connaissance, dans un bal où les deux se retrouveront , à l’écart des danseurs et apprendront à partager leurs impressions. Une première rencontre significative qui mettra en exergue leurs différences et comme le dit l’éditeur: «tout les sépare, sauf leur commune fragilité physique.» Deux mois plus tard Rilke prendra l’initiative d’une correspondance qui durera jusqu’à sa mort , en 1926.

«Au fil de leur échange épistolaire, chaque correspondant retrouve en l’autre l’écho de ses angoisses et de son mal de vivre.

Lui-même, malade, Rilke interprète la souffrance corporelle comme l’expression d’une élection; en donnant un sens à la dégradation physique de sa confidente, il contribuera fortement à l’éclosion du talent d’une romancière qui figurera parmi les personnalités littéraires en vue des années 1930». Il faut savoir que Monique Saint-Hélier a également une aura qui dépasse la Suisse romande ayant vécu à Paris dans les années 1920 et fait de s connaissances dans le milieu littéraire. Elle fut très reconnaissante à Rilke de l’avoir introduite dans un univers de création et de partage, d’émotion et d’écriture condensée. Rilke lui est un grand voyageur qui a sillonné l’Europe; il a écrit en allemand mais aussi en français,s es dernières œuvres ont été rédigées dans la langue de Molière en Valais. Ses textes sont d’un grand dépouillement, d’une concentration, d’une pureté, d’une lumière particulière. Dans ces échanges épistolaires on peut pénétrer cette écriture si dense, inquiète, essentielle

 

«Rilke-Monique Saint-Hélier: correspondance 1923-1926» Editions Zoé, Genève.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 21:22

Dans le creux des racines nues2585988579_0193ef93b7.jpg

se glissent

la flexion du temps

la fluidité de l'eau claire

la transparence

de ton regard

Je mange le ciel

et ses ardoises schistées

à pleines dents

Imagerie biblique

pauvreté rurale

le pays est rude

le climat aride

les habitants réservés

Dans les rythmes des madriers

l'architecture des raccards

la musique des toitures

s'égrène une prière

qui monte silencieuse

au-dessus

des fumées bleues

celles qui s'extraient

des cheminées

faites de pierre sèche

Une odeur de sapin brûlé

envahit les ruelles

du village

le temps s'en vient

les souvenirs se délitent

humus de lichens

et liqueur de genévrier

le vin du glacier frémit

les chansons

du petit matin

dansent au centre de la cave voûtée

la brise vagabonde

transporte par-delà

la colline déserte

nos gestes épouvantails

fin de soirée

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 11:49

Le vent sur la dune

le soleil dans tes yeux

l'eau du fleuve

qui s'écoule

la rotation des heures

il fait clair

au mitan du jour

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 14:32

4632646494_cbb6d8379a.jpgLa nacre du jour

se lit  délicatement

dans les armatures du ciel

l'espace se distend

je regarde tendrement

les glissades des fauvettes

les roselières

parlent de silence

papier vergé 

l'écriture sillonne

la terre lourde

crée son chemin

le long du quotidien

l'existence prend voix et relief

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:50

La libellule fragile

son vol léger

sur l'étang endormi

 

les bourgeons de sapin

leur parfum sauvage

dans les embruns forestiers

 

les écorces des mélèzes

leurs blessures béantes

dans la verticalité du zénith

leur sang braisé

sur la nostalgie des jours

 

et la brise

fuyante et vagabonde

 

comme une eau du souvenir

dans une gorge asséchée

par l'absence2459422577_be435bee35.jpg

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 15:34

La forêt est un royaume

son âme s'ouvre

verte et volatile

elle abrite nos errances

fait respirer nos espérances

 

les fougères l'humus

les sentes d'aiguilles brunes

nous emmènent vers l'inconnu

pour d'ultimes retrouvailles

celles de l'homme

et de sa lumière intérieure

vers une quiétude nouvelle62992674_ad4cadf02a.jpg

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 14:43

Le pierrier silencieux

et ses vagues de lichens

 

sa brillance aveuglante

et ses écumes  vertes

 

son immobiltié

et la texture du temps

figée en de sauvages géométries

 

et les mélèzes parsemés

comme des cascades acidulées

dans l'après-midi apaisée

 

le granit n'a pas d'âge

il emporte nos cendres

vers l'éternité4629773302_dd196d8535.jpg

 

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 14:28

30262622_9b04f93030.jpgL'aube à fleur d'étoiles

un grand brasier

qui va s'enflammer

 

les parois d'air immobile

me conduisent jusqu'au ciel

 

les pétales de satin

sur les branches de pruniers

s'allument au soleil levant

 

sous ta peau des veines rfagiles

qui m'amènent jusqu'à ton coeur

 

marche

pèlerin solitaire

jusqu'au zénith

qui t'aveuglera

 te brûlera

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