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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 21:05

5278955941_133bc9de69.jpgL'onde de ta voix

sur les parois d'air bleu

la silhouette de ton corps

dans le contre-jour
de la colline

la lumière de tes yeux

sur les contreforts
de la montagne

solstices et lunaisons magiques

la brise enveloppe

nos rêves les plus fous

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:36
  • 5563565365_a51be32062.jpgUne gerbe de copeaux
  • jaillit dans l'air transparent
  • braises orangées
  • lumières vibrantes
  • le fût de l'épicéa
  • tombe dans un bruit sourd
  • sur le sol humide
  • le bûcheron a mis à mort l'arbre
  • dans la fraîcheur du matin
  • le silence revient à nouveau
  • mais l'équilibre est fragile
  • dans la forêt encore tout émue
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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 16:25

Grains éclatés

feuilles lacérées

terre ravinée

je ne vois plus

qu'un 2557969342_2c550a29e1.jpgsol de labours

la grêle a déchiré

en quelques minutes

une après-midi trop calme

vigne dévastée

la vendange sera

celle des passereaux

au milieu d'une saison noire

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 15:19

Didier Heumann vient de publier son premier roman «L’âme des tonneaux aux éditions de l’Aire: l’auteur est un scientifique qui a une carrière professionnelle étoffée dans la recherche fondamentale et la recherche médicale. Sa passion pour la science et le vin l’a poussé vers un projet poétique de vulgarisation des notions scientifiques attachées à la magie du vin et de ses mystères. L’oenologie,la biologie de ces nectars,la découverte des transformations chimiques, la poésie d’un univers riche de secrets et de découvertes vous les trouverez dans «l’Ame des tonneaux». Interview de l’auteur Didier Heumann.

 

Le vin , la vigne, les vignerons un monde en soi, comment en êtes-vous tombé amoureux?

 

Comme une grande proportion de gens qui naissent en Valais, on tombe dans la vigne tout petit. La pioche, le désherbage, les effeuilles, toutes ces tâches ingrates qui ont marqué mon enfance. Alors arrivent les vendanges, ce moment de bonheur, synonyme d’espérance et de plénitude.

 

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire un livre sur un sujet si souvent traité et comment faire pour le rendre attrayant pour le grand public en parlant de macération, fermentation, levure, nanogramme de produits sophistiqués, ménades, satyres, Dionysos…?

 

Les traités d’œnologie sont légion et ne s’adressent souvent qu’aux professionnels. Et pourtant, ils ne sont que le reflet des processus de la vie. Les levures et les bactéries qui fabriquent le vin sont des êtres vivants comme nous, dont le but est de vivre et de se reproduire. Pour accomplir leur tâche, pour obtenir leur énergie vitale, elles fermentent les sucres de la pulpe des raisins. Mais elles vont aussi fabriquer, malgré eux, des centaines d’arômes pour le bonheur de nos papilles.

 

 

Pouvez-vous résumer la trame narrative de votre ouvrage en quelques phrases, de manière à prendre le lecteur par la main et à l’emmener dans votre univers?

 

 

L’idée était de partir d’un vigneron qui avait lu des ouvrages d’œnologie mais n’avait, hélas, pas compris grand chose à la chimie de la vie et des levures. Comment mettre à la portée du grand public de notions ma foi assez complexes ? J’ai demandé aux levures du tonneau d’expliquer à notre vigneron les mystères du vin. J’ai aussi introduit dans l’histoire un cousin du vigneron, qui lui ne s’en tient qu’aux connaissances scientifiques actuelles.

 

Comment concilier de manière littéraire et concrète poésie, science, récit littéraire?

 

 

Le vin n’est que poésie et partage, mais la chimie du vin ne l’est pas. Ce n’est que de la science, des processus fort complexes, avec des milliers de molécules en jeu.

 

Quel était l’objectif premier de votre démarche artistique?

 

 

Ces levures que j’ai romancées et imaginées être des descendants des dieux grecs expliquent simplement et de manière poétique les processus de la vie. J’ai évidemment triché un peu. La plupart du temps, elles disent la vérité. Mais souvent, elles inventent à leur manière, lorsque les œnologues n’ont pas de solution au problème. Puisse Homère me pardonner d’avoir trahi parfois sa pensée !

 

Que pensez-vous de la littérature contemporaine en tant que scientifique, écrivain à vos heures, lecteur?

 

 

Dans les librairies vous trouverez généralement des essais, des ouvrages techniques. Et ces livres ne sont lus que par des experts ou par des professionnels. A l’inverse, vous trouverez des ouvrages grand public, ultra simplifiés, qui ne donnent qu’un aspect limité, souvent tronqué des choses. Pensez aux livres qui vous veulent donner une solution à votre régime alimentaire. Ce livre est un compromis entre les deux genres, mais à ma connaissance, les auteurs qui ont tenté de romantiser la science ne sont pas légion.

 

 

Des projets en cours dans la création littéraire?

 

J’écris actuellement un livre de cuisine en collaboration avec un grand chef suisse étoilé. L’objectif est de décrire des recettes en adéquation avec ce que l’on connaìt de la diététique d’aujourd’hui.

 

Editions de l'Aire-Didier Heumann "L'Ame des tonneaux"

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 15:15

1458852517_a10d2f1c37.jpgLa montagne

ses racines magmatiques

ses envols de lumière

son poids de paroles

et la mémoire

au centre de l'aube

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jean-marc theytaz - dans littérature
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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 20:48
  • Jardin domestiqué
  • haies de vent et de senteurs
  • qui s'élèvent jusqu'au ciel
  • espace d'enfance et de liberté
  • à même le temps
  • si fragile et sauvage
  • caresse du soleil sur quotidien
  • regards innocents et vagabonds
  • jeux de lumières sur la page végétale
  • tout près de la maison
  • tout près du souenir

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 21:08
  • Les boeufs dans les labours noirs
  • tracent des sillons rectilignes
  • leur pas lent et fort
  • leurs corps imposants
  • impriment la terre humide
  • d'un rythme éternel
  • portées musicales
  • dans les champs millénaires
  • accords parfaits5301142602_d72b34bc22.jpg
  • harmoniques vivantes
  • comme les andains dessinés
  • par les faucheurs
  • dans la rosée matinale
  • comme les foins des paysans
  • chauds et odorants
  • dans les mayens de nos vallées
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jean-marc theytaz - dans littérature
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 20:51
  • Je regarde le ciel
  • protubérances solaires
  • paille et poussière d'or
  • fibres de miel
  • nuage d'abeilles jaunes et noires
  • mon regard monte jusqu'à l'horizon
  • ma prière s'envole
  • avec le vol fluide de la mésange
  • une bouffée d'encens magique 
  • s'évapore dans les airs4253645397_6485acc02f.jpg
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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 20:40

Si les artistes ont pour "mission", entre autres, d'être une conscience de ce qui se passe autour d'eux, on peut dire que maintenant il y a du travail sur la planche.

 

En effet la situation de l’économie mondiale est actuellement en plein désarroi et en complète instabilité. Tout semble vaciller sur ses bases. Les crises financières se suivent et se ressemblent: avec leurs lots d’erreurs récurrentes, de dérapages et de scandales.

A croire que les leçons de l’Histoire ne servent à rien et tombent dans l’oreille de sourds.

Souvenez-vous 2008-1009 avec la débâcle de Lehmann Brothers qui a entraîné dans son sillage d’autres déroutes comme celle de l’UBS aux Etats_Unis, de nombres d’entreprises fragiles: toute l’économie planétaire en a été affectée. En quelques semaines ce fut la contagion, la récession a enrayé l’économie de tous les pays au niveau mondial. Les bourses ont chuté, la confiance des marchés et des investisseurs s’est envolée, les carnets de commandes se sont retrouvés vides.

 

Après cela politiciens et économistes avaient pris moult résolutions pour réguler les marchés, éviter les fraudes fiscales, la spéculation, les prises de risques inconsidérées, on parlait même de taxer les opérations financières en bourse.... Nicolas Sarkozy, Barack Obama.... tout le monde avait entonné le même refrain.

Mais voilà, deux ans plus tard les bonus des banquiers et des traders ont de nouveau explosé de manière indécente, les bénéfices de certaines banques augmentent à la vitesse V mais elles licencient massivement, comme la HSBC, l’immobilier qui tourne à fond risque de devenir une bulle artificielle, les pays s’endettent jusqu’à l’approche de la cessation de paiement, tout semble à nouveau partir à vau l’eau.

Malgré les plans de sauvetage tout semble très fragile et volatile dans cette économie mondialisée et l’on est à se demander s’il y a encore un pilote dans cet avion qui vole à vue et avec une essence qui se fait de plus en plus rare et chère. Une chose est sûre, la confiance des citoyens s’est envolée, et les marchés n’ont plus actuellement d’assises solides sur lesquelles construire un avenir qui puisse subvenir aux besoins élémentaires de tous. La notion de bien commun a disparu corps et biens, ne restent que l’individualisme et un appât du gain sans bornes d’une minorité qui impose «sa» loi à sept milliards de personnes.

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jean-marc theytaz
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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 21:13

Les galeries et les expositions fleurissent de toutes parts dans notre pays . La pratique artistique s’y est démocratisée, les ateliers et les écoles d ‘art prolifèrent. Le phénomène a lieu à tous les niveaux: associatif avec la jeunesse, plus pointu avec les écoles d’art, de graphisme, de design spécialisées, avec les centres d’arts visuels... Bref, chaque personne qui sent une bribe artistique en lui a moyen aujourd’hui de la développer, de la porter à maturité, et de l’exprimer jusqu’à un niveau élevé. Si le «figuratif» a toujours la cote, l’ «abstrait» connaît également un grand engouement et ce qui est «tendance» aujourd’hui a plutôt trait à l’art contemporain, aux événements artistiques, aux «interventions», genre dans lequel on peut voir tout et n’importe quoi. En effet l’art contemporain a perdu sa fonction représentative du réel et nous emmène vers des régions où la rationalité perd souvent pied, où les objets, les personnes changent de statut, de fonction, de nature. Cette forme artistique s’applique à traduire les conflits, les questionnements de notre société, c’est bien. Mais l’art contemporain peut aussi devenir, dans cette optique, difficile à suivre, encore plus à y adhérer. A force de chercher du nouveau, émotion et raison peuvent parfois sombrer dans un néant anxiogène, l’art contemporain devient ainsi plus souvent qu’à son tour vide de sens ou anecdotique...

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jean-marc theytaz
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