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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 16:10

Vallée pierreuse et décharnée

désertique et solitaire

cirques rocheux

où respire l'éternité

j'y marche lentement

en attente d'un peu de calme

entre chien et loup

à l'heure du grand départ

celui des transhumances saisonnières

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jean-marc theytaz
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 16:59

Chant du loriot

dans les bouleaux dénudés

ombre du mont jetée

sur l'herbe jaunie

les perles de rosée

habitent le zénith

les arbres de lumière

emplissent mon horizon

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jean-marc theytaz
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 17:16

La lumière sur le fleuve

sur les peupliers

sur la forêt et ses verrières

discrète et familière

les orgues automnaux

livrent leurs musique fragile

leurs harmonies

deviennent aquatiques

le soleil se couche sur le fleuve

le soleil se couche sur le fleuve

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jean-marc theytaz
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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 17:07

Fragmentation du ciel argenté

floraison et entrelacs de branchages magiques

la rouillle a saisi les feuilles de vigne

l'automne est venu lentement

dans une goutte de rosée

dans l'étang les grenouilles

se sont tues

le soleil s'est posé

dans l'écorce d'un bouleau

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jean-marc theytaz
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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 14:54

Les sangles les chaînes les masques

le théâtre quotidien structure ses décors

le vide hante les rues

la solitude des grands espaces

rejoint la ville

la foule grouille

les gens se croisent s'ignorent et s'effacent

comme la lumière

au bord de la falaise océanique

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jean-marc theytaz
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 17:40

Lumières frisantes et obliques

l'automne s'invite

Alpages roux et prairies luisantes de rosée

j'écoute les sifflements de la marmotte près du pierrier

Sur la vire rocheuse

le chamois est devenu méfiant

Les chasseurs parcourent la forêt

et les monts poudrés de blanc

Le théâtre de la vie et de la mort

se joue quotidiennement

dans les hauts de la vallée

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jean-marc theytaz
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 16:16

Le galop des chevaux sur la berge

le bruissement de la brise dans les aulnes

la route rectiligne

qui longe le fleuve

les architectures des vergers

rythment la plaine

il fait bon se laisser bercer

par les heures tièdes

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jean-marc theytaz
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:33

~Editions Slatkine «Celui qui sait» Andrée Fauchère»

Andrée Fauchère a déjà publié plusieurs ouvrages, notamment sur la montagne qu’elle connaît particulièrement bien puisque son mari était guide.

Elle nous propose aujourd’hui «Celui qui sait» un ouvrage paru chez Slatkine et qui nous parle d’un monde spirituel. Pour elle «Le Marcheur de l’âme» symbolise cette âme divine que nous croison sur le chemin de la vie. «Celui qui sait» est l’Esprit qui se matérialise lorsque la personnalité et l’âme sont enfin réunies. Dans nos existences nous sommes soumis à mille émotions, bonnes ou mauvaises, qui nous réjouissent ou nous transpercent le cœur. Parfois, nous devons prend re le temps de nous arrêter, de regarder en nous pour convoquer toutes ces ressources qui nous manquent si nous n’avons confiance, et conscience de ce souffle intérieur qui nous habite. «L’être humain a la capacité de se soigner et de se guérir, car il a tous les pouvoirs mais il l’ignore. Comme sur un ordinateur, il lui suffit de cliquer sur la touche conscience pour que tout se réalise...» Un livre qui parle de chacun d’entre nous et de nos questionnements profonds.

«Le Mystère Pepeyrand» roman d’Yves Balet aux éditions Slatkine Avocat et notaire à Sion Yves Balet a publié en 2012 un récit intitulé «L’enchaînement». Aujourd’hui il remet l’ouvrage sur le métier en publiant un roman qui met en scène François Ledain, avocat suisse, proche de la retraite, et qui se trouve face à un double meurtre commis dans sa maison de vacances du Périgord. L’enquête menée par le commissaire Gazut renoue l’avocat aux fils d’un amour détruit par la main d’un assassin mystérieux. Dans ce livre, de nombreuses surprises sur les mœurs de la politique locale d’une ville de province française, avec ses retournements, ses imprévus, ses chambardements. Un univers traversé d’intrigues aussi et d’activités pas toujours inscrites sur le code de déontologie usuelle. Suspense au rendez-vous.

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jean-marc theytaz
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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 10:52

~Le musée Olsommer situé à Veyras présente sa nouvelle exposition ouverte jusqu’au 14 décembre. Avec cette manifestation, le musée Olsommer poursuit son élan d’ouverture, de décloisonnement du strict cadre monographique, en confrontant une facette de l’œuvre d’Olsommer à une forme artistique autre. Source d’enrichissement mutuel, cette orientation prend la forme, cette année, d’une incursion dans le monde de l’art contemporain. Intitulée «DÉTOURAGES», l’exposition est conçue comme un dialogue entre passé et contemporanéité car elle met en lien des dessins de C.C. Olsommer et les interventions graphiques du groupe d’artistes contemporains Barbezat et Villetard autour de l’Art nouveau. L’ensemble des dessins réalisés par Olsommer à Munich et à la Chaux-de-Fonds au début du XXe siècle est inédit. Ils n’ont en effet jamais été montrés au public auparavant. Ce sont des dessins de plantes et d’animaux d’influence Art nouveau, qui nous donnent à voir un aspect totalement inconnu de l’artiste. Munich est un centre important en Europe de l’Art nouveau.

Olsommer travaille notamment avec Jean Niestlé, son «frère d’âme» qui sera lui peintre animalier. Le Jugendstil est formé par Behrens, Eckmann, Endell, Obrist, Pankok, Paul et Riemerschmied. Olsommer s’intéresse fortement au dessin d’observation des animaux, végétaux , et apprend à les styliser, à les rapprocher du décoratif. Les motifs détourés, cernés à l’encre de Chine, sont dépouillés, épurés, simplifiés et traduits en à plats de couleurs. En 1904 sur les conseils d’Eugène Burnand fréquentera l’Ecole des Beaux-Arts de Genève, suivant notamment les cours de Gustave de Beaumont. Olsommer sera toujours touché par la figure humaine mais la nature le passionnera aussi, et le végétal, l’animal auront pour lui, au-delà du rendu du réel, une portée symbolique. Quant aux artistes Barbezat et Villetard, ils sont intervenus in situ, à l’intérieur mais aussi sur la façade extérieure du musée, proposant un ensemble graphique très original et abouti, qui décline différents motifs Art nouveau.

Ces derniers sont dessinés à la craie sur le fond noir du plafond, imprimés sur du papier peint, puis découpés et disposés en électrons libres sur les murs du musée ou insérés dans une enseigne lumineuse accrochée à l’entrée du bâtiment.

Tout en tissant des liens subtils avec les dessins d’Olsommer, ces motifs investissent l’esprit des lieux et se fondent dans l’espace muséal pour ne former qu’un. Matthieu Barbezat et Camille Villetard travaillent ensemble depuis plus d’un an.

AUTOUR DE L’EXPOSITIONL’art se met à table: Visite guidée de l’exposition, suivie d’un repas inspiré par les œuvres abordées au restaurant le Muzot à Veyras.

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jean-marc theytaz
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 17:36

~Urbain Salamin expose actuellement à la galerie Duo à Sion. Il pratique la sculpture sur arolle depuis des décennies, sachant redonner vie aux vieilles souches d’arolle, aux troncs, aux racines aux couleurs chaudes et vivantes, l’arolle une essence d’altitude, habituée à être confrontée aux éléments les plus difficiles: «Emerveillé par la beauté du paysage, l’homme trébucha et buta sur un arolle mourant... L’effroyable réalitéd’embrasser du néant réveilla en lui des instincts de création... Par d’infinies caresses de ses ciseaux tranchants il redonna vie à ce triste moribond. Par centaines, troncs et racines qémandèrent l’opération; une symphonie est née, l’arolle reste vivant.» écrit l’artiste, autodidacte qui travaille avec passion, fureur, fiévreusement aussi suivant les périodes, comme nous font voir ses sculptures. Des formes plurielles

Torsions,strangulations, nouaisons, entremêlements et croisements de racines dans lesquelles semblent encore respirer l’air et le soleil, les œuvres de Urbain Salamin ont une vie propre qui touche à la respiration première. On y sent la force et les énergies fluides que le sculpteur leur a insufflées, des flux constants qui créent des formes torsadée, torturées parfois, avec des éclairs de lumière, des fenêtres ouvertes sur l’infini et des espaces découpés dans la clarté d’un ciel d’aurore. Avec Urbain Salamin, l’arolle a une seconde existence et vit encore longtemps en des formes et des couleurs nouvelles. Comme le dit l’artiste «L’arolle, arbre majestueux vivant jusqu’à 600 ans, peuple les terres arides et venteuses des Alpes valaisannes parfois même à plus de 2000 mètres d’altitude.» Il a affronté tous les éléments, soleil, pluie, neige vent et cela se retrouve dans sa texture, son «corps», son intérieur, sa présence...Galerie Duo, Sion, Urbain Salamin, exposition de sculptures jusqu’à fin mai.

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jean-marc theytaz
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