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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:21

~David Ciana expose dès le 25 avril à la Grange à Vanay à Monthey. Un travail inventif, créatif, lumineux où l’on retrouve le souffle de ce peintre qui dégage une énergie vitale impressionnante: «Peindre de toutes mes forces, de toute mon âme.Encore m’acharner au quotidien. Prendre le jour comme il vient. En sachant que je pourrais peindre malgré tout. Vivre l’instant avec toute son intensité. Sachant que je pourrais le partager, avec d’autres, partager ma folle envie de vivre et de peindre... Je cherche à me situer dans ce monde si mystérieux.»

Les couleurs fusent dans les «Floralies», font feu de toutes parts, donnent vie au présent, l’enchantent, l’exaltent, le magnifient dans sa quotidienneté. Parfois les visages sont plus tourmentés, brisés peut-être, dissimulés, la souffrance est passée par là, les interrogations profondes, les envies d’aller plus loin...

Comme le dit Elise Petitberghien dans le catalogue de cette exposition: «Les toiles abstraites relèvent les acmés d’un univers sensoriel: les rafales fiévreuses, les convulsions souterraines, les exultations boréales, les nœuds des veines telluriques, la stupeur minérale, le pouls des marées mystiques...» Mais partout dans ses toiles figuratives ou abstraites, l’on retrouve l’humain avec ses points de tension, ses contrastes et ses harmonies, comme un équilibre toujours recherché.

Une musique intérieure précieuse. David Ciana, exposition de peintures et dessins à la Grange à Vanay, Monthey, du 25 avril au 11 mai. www.davidciana.ch

Les énergies de David Ciana
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jean-marc theytaz
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 09:50

~Plusieurs auteurs valaisans ont fait paraître récemment des ouvrages comprenant des récits, des romans, des poèmes, des fictions. Voici en quelques lignes les principales parutions.

«Ameublement» Julien Maret,éditions Corti Cet auteur de chez nous avait fort pour sa première publication avec un livre édité chez Corti en France intitulé «Rengaine»: on y voyait les péripéties d’une chute verticale, d’un retour sur soi, aux origines, près du chaos aussi parfois. Avec son second livre, «Ameublement» l’auteur tente de nous faire remonter le temps. Un récit pour mettre en relief et mouvement le déroulement stratifié d’une mémoire, mais seulement celle des souvenirs d’enfance ou d’un portrait de village. «Cette mémoire en train de se faire, de prendre forme et d’inventer à chaque instant est restituée par une écriture qui rassemble et engendre à la fois, qui ans cesse se souvient et se départ» nous dit l’éditeur.

On retrouve l’univers mémoriel et de recherche identitaire de Modiano avec sa «nostalgie», de Perec avec son «je me souviens», un monde qui tend à s’effacer et à s’éloigner. Si une dimension verticale habitait «Rengaine», le côté horizontal et local investit «Ameublement» un village et des lieux précis, une époque précise pour fixer des paramètres solides et qui permettent de regarder plus loin. Un récit bien construit, à plusieurs étages, qui mêle le quotidien et l’universel

. «Labellesaison»,ChristinePitteloud,éditionsTorticolis L’auteure, originaire de Nendaz, sort là son premier ouvrage. Parallèlement à l’écriture Christine Pitteloud pratique la peinture, s’attachant à traduire dans ses tableaux des paysages et des traditions valaisannes. Avec «La belle saison» nous nous tournons vers l’écriture de l’intime, de l’authentique,de la complicité, récit «prenant» d’une femme qui cherche à combler ce vide qui nous attire tous... Aux éditions Torticolis et Frères.

«Horreurboréale»,Véronique Bourguinet, Bookedition Voilà le troisième ouvrage publié de Véronique Bourguinet, originaire de Grimentz. Entre 2005 et 2006, elle entreprend un travail d’écriture: le résultat, deux textes conséquents «Etat d’âme» d’abord, puis «Paradoxe»: ce dernier paraît en 2008 aux éditions Le Manuscrit (corrigé et réédité en 2009) alors qu’ «Etat d’âme» est publié en 2009 aux Editions à la carte. Avec «Horreur boréale» nous pouvons découvrir une fiction rythmée, avec une intrigue qui nous emmène dans un univers haletant et envoûtant.

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jean-marc theytaz
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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 17:06

La galerie de la Tine à Troistorrents, animée par Gérald et Nathalie Lange, présente actuellement une exposition de Ernst Hodel. Ce peintre est né à Münsingen (Berne) le 29 juillet 1881. Il a baigné dès son enfance dans l’art grâce à son père, artiste peintre. Il parcourt la Suisse et peint des paysages en les magnifiant dans des œuvres d’une incroyable force.

Digne représentant de l’école suisse du début du siècle, il est très inspiré par Hodler. Il a reçu de nombreuses commandes des CFF et décore les gares de Bâle, Berne, Lucerne, d’œuvres monumentales, encore visibles aujourd’hui. Il a également réalisé de nombreuses affiches et publicités touristiques. Il est mort à L ucerne, le 5 octobre 1955. La Galerie de la Tine présente plus de 80 œuvres datant de 1910 à 1940, réunies pendant plus de 10 ans dans cette exposition unique.£ c GAlerie de la Tine: Ernst Hodel (1881-1955),paysages et visages de suisse: montagnes enneigées, lacs, scènes villageoises…Huiles, aquarelles, affiches. Exposition jusqu’au 3 mai. du 5 avril 2014 au 3 mai 2014 mardi à dimanche de 14h 30 à 18 h 30. Entrée libre

Ernst Hodl à la Tine à Troistorrents
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jean-marc theytaz
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 16:14

~Des papiers lacérés, crayonnés, disloqués, déchirés, avec leurs reliefs qui créent ombres et lumières, espaces à vivre et à imaginer, le Musée Jenisch à Vevey présente actuellement les œuvres de Manon Bellet à qui il a donné carte blanche, pour sa première exposition personnelle dans un musée, en partenariat avec le Kunstmuseum de Soleure. Diversité L’artiste nous présente des vidéos, des installations et des œuvres en série qui démontrent la passion particulière qu’elle a développée pour le papier.

Il ne s’agit pas ici du support mais de la matière première de ses réalisations, de la substance même de son travail. «Volontairement peu sophistiqué, disloqué au contact du feu, absorbant la chaleur et la lumière, ou frémissant sous le souffle d’un courant d’air, le papier se métamorphose et évolue sans jamais se fixer vraiment.»

On trouve dans cette approche et cette démarche une étude de la permanence d’une œuvre d’art ou de son destin à périr, on y interroge les différentes strates de la mémoire, qui fixe certains détails et en enterre d’autres, du temps qui détruit, qui laisse s’effondrer parfois les vérités les plus ancrées. Dans ces œuvres, destruction et étiolement par le feu, ou mouvement de l’air qui fait trembler le papier, le geste de l’artiste se trouve en retrait: ainsi le hasard devient aussi le processus de création le plus vif et vigoureux. «Tous les papiers que j’emploie sont assez pauvres et sans grande valeur. D’une façon générale je préfère travailler avec des papiers fins, par exemple le papier de soie qui porte en lui une vulnérabilité qui m’intéresse.

Le papier fax, dépourvu de toute noblesse, m’intéresse par sa capacité à capter la chaleur ... J’utilise délibérément des moyens volatiles, pour donner à l’œuvre une forme plus évolutive.Pour moi le temps de réalisation d’une pièce est aussi important que le temps d’exposition.» dit Manon Bellet à Julie Enckel Julliard, commissaire de l’exposition. «En dépit du fait que les œuvres traduisent des instants fugaces, la durée du processus est ainsi conditionnelle de la création.

Même si, paradoxalement, bon nombre des travaux de Manon Bellet se définissent par la perte et l’absence, s’ils se trament en négatif...» Le papier est vivant dans les mains et le cœur de l’artiste, dans son esprit aussi, il suit les nuances des modes de création et de contact avec les éléments environnementaux. Tout une évolution créative entre l’artiste et son œuvre, présence et absence... Un ouvrage a été publié à l’occasion de cette exposition, la première monographie qui est consacrée à Manon Bellet. Manon Bellet «L’onde d’une ombre», Musée Jenisch, Vevey, jusqu’au 1er juin. Monographie «Manon Bellet» parue aux éditions The Greenbox, Berlin.

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jean-marc theytaz
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:43

~Danielle Elsig expose ses toiles actuellement au Château de Venthône: écoutons son fils, historien d’art: «les toiles de l’artiste, qui puisent leur inspiration de manière totalement intuitive dans la peinture des années 1950, n’ont aucune prétention que de concrétiser, à travers une sensibilité à la matière, le plaisir de peindre». Des plages de vermillon, d’orangé, de terre brûlée, de cadmium, de cobalt ... qui varient selon les moments, selon les angles, selon les éclairages.

Comme le dit Françoise de Preux ce ne sont pas des monochromes mais on parlerait plutôt à son sujet de «tonalité». Parfois elle utilise de la terre et du sable, du mortier, des sédiments, de l’agrégat, qui permettent de créer des reflets, des prolongements lumineux, inventant des formes et des compositions d’ombres et de lumière. Maintenant elle travaille aussi avec de l’acryl à reflets argentés ou dorés, mats ou lumineux. Danielle Elsig a également une attirance particulière pour le noir, «une palette de noirs, clairs, presque gris ou sombres d’où émergent des bleus.»

Le noir attire, fascine, trouble l’artiste, il peut être support ou substance, calligraphie et parole vivante, plein et vide, cosmogonie dans laquelle peuvent s’inscrire des voyages intérieurs, des espaces de bonheur et de source vivante. Sa technique lui fait utiliser le pinceau qui fait place par la suite au rouleau qui structure les couleurs et le rouleau vient finalement lisser la surface. «La couleur est travaillée en différentes couches, parfois grattées ou rehaussées de giclures qui apportent nuances et contrastes, ouvrent différents plans, provoquent des effets de transparence et d’opacité....» et comme souligne l’artiste «Peindre, c’est une passion.Avec des élans spontanés. Chacun peut imaginer ce qu’il veut en regardant mes toiles.»

Danielle Elsig a d’abord eu un coup de cœur pour la céramique; depuis le début des années 90 elle s’adonne à la peinture, expérimentant différentes techniques. Son style touche à l’abstraction et elle a déjà exposé à plusieurs reprises, notamment à la galerie Grande-Fontaine à Sion. Une référence, Marilou Délèze, artiste et professeur, l’a conseillée et suivi dans son évolution technique, dans son itinéraire pictural. Un accompagnement qui a porté ses fruits tant au point de vue technique que celui du souffle créateur.

Exposition de Danielle Elsig, peinture acrylique, au Château de Venthône, jusqu’au 13 avril.

DAnielle Elsig au château de Venthône: le plaisir de peindre
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jean-marc theytaz
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 14:14

~Evénement musical d’importance dernièrement dans la capitale:l’EnsembleVocal Cantamabile de Sion a présenté  l’opéra «Didon et Enée» de Henry Purcell en version concert: ces spectacles ont eu lieu le samedi 22 et le dimanche 23 mars 2014 à l’église des Jésuites de Sion.

Cantamabile: jeunesse et innovation Fondé 2009 et placé sous la direction de Marie-Marthe Claivaz, soprano, il s’agissait donc de fêter dignement le 5e anniversaire; l’Ensemble Vocal mixte Cantamabile réunit une trentaine de membres, en majorité des étudiants, tous issus de la région sédunoise.

La plupart sont déjà actifs dans le monde choral et musical. Cantamabile leur offre une opportunité de se produire dans un groupe plus restreint, ce qui implique plus de responsabilités personnelles pour chacune et chacun. Nous avons rencontré Marie-Marthe Claivaz, fondatrice et directrice. Interview

Comment est né l’ensemble vocal Cantamabile?

L’ensemble vocal Cantamabile est né d’une idée de partage et de diversififaction: j’ai ainsi proposé à mes élèves la possibilité de chanter dans un groupe vocal de bonne qualité et qui désirait aussi diversifier le paysage musical valaisan. En janvier 2009, j’ai donc réuni un petit groupe de ses élèves et de jeunes chanteurs de ma connaissance pour une première répétition. Celle-ci s’est très bien déroulée, et Cantamabile était donc né! Au fil des années, l’effectif s’est étoffé, mais toujours autour d’un même noyau dur de chanteurs, et toujours dans une très bonne ambiance.

Vers quels répertoires s’oriente-t-il?

L’ensemble vocal Cantamabile s’oriente vers un large répertoire de musique classique, profane comme religieux. Le répertoire de Cantamabile s’étend de la Renaissance (Lassus, Janequin) au contemporain (Pärt, Howells), et permet aux chanteurs de découvrir des œuvres de compositeurs très connus (Mozart, Mendelssohn, Gerschwin...) mais aussi des choses bien plus originales (Stanford, Howells...). L’originalité de Cantamabile est d’être capable de s’attaquer à chaque répertoire et de s’adapter à chaque style de musique. Pour exemple, Cantamabile a récemment présenté un concert Jazz avec des pièces comme Somewhere Over the Rainbow ou New York, New York avec piano et batterie, en parallèle avec la préparation de Didon et Enée de Henry Purcell ainsi que de Cosi Fan Tutte de Mozart (avec l’association Ouverture Opéra)

. Pourquoi Didon et Enée?

J’ai choisi cette œuvre car il s’agit d’un opéra où le chœur est très présent et à une belle partie à chanter. Il s’agit aussi d’une très belle œuvre qui est peu souvent donnée et pas encore en Valais me semble-t-il. De plus, cela donne à mes chanteurs une opportunité de se produire avec des solistes professionnels ainsi qu’un ensemble instrumental.

Quels projets avez-vous à moyen terme?

Cet automne nous participerons à l’opéra Cosi fan Tutte de Mozart qui sera donné à la ferme-asile par l’association Ouverture Opéra. La saison prochaine nous avons été invité à chanter à Argentière et nous aimerions enregistrer un CD pour nos 5 ans d’existence. J’ai aussi le projet de monter la Petite Messe solennelle de Rossini et pourquoi pas les Grands Motets de Bach. Nous comptons également nous faire connaître à un niveau suisse en participant au concours choral de Fribourg en 2015. Une œuvre baroque Henry Purcell (1659-1695) est l’un des plus grands compositeurs baroques anglais. Tout en s’inspirant des musiques italienne et française, il donne à sa musique un style anglais bien particulier. Composée en 1689, «Didon et Enée», seule œuvre considérée comme un opéra dans toute la littérature de Purcell, est également le premier véritable opéra anglais. Opéra en 3 actes, «Didon et Enée» fut composé pour quatuor à cordes et clavecin sur un livret de Nahum. Son prologue est inspiré de l’ «Enéide» de Virgile. La partition originale de «Didon et Enée» n’est pas connue, et ce ne fut qu’en 1895, après près de deux siècles d’oubli, que l’œuvre refit surface à l’occasion du bicentenaire de la mort de son compositeur. La pièce nous conte l’amour de Didon, reine de Carthage, et Enée, héros de la guerre deTroie...

"Didon et Enée" joué à Sion
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jean-marc theytaz
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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:25

~Le Manoir de Martigny accueille régulièrement des jeunes artistes, aujourd’hui ceux del’ECAV, apportant un air frais et des promesses d’avenir dans ses cimaises. La position périphérique du canton n’empêche pas notre école d’art de se trouver au centre stratégique de l’Europe et les arts ne connaissent pas de frontières.

Ce printemps nous pouvons trouver une sélection d’œuvres inédites d’une trentaine d’artistes émergents (Alumni, filières Master et Bachelor en Arts visuels). Une manière originale de découvrir les talents de l’ECAV etpour le Manoir de s’affirmer comme le lieu qui soutient les jeunes artistes et promeut la création contemporaine valaisanne. Une trentaines d’artistes, trois formes de temporalité, une exposition composée de vidéos, dessins, tableaux, sculptures, installations in situ et nouvelles créations... autant de moyens de laisser parler sa créativité et son sens de l’innovation. «Show Showed Shown» Aux côtés del’ECAL et de la HEAD, dans les cantons de Vaud et de Genève, l’ECAV fait référence dans l’enseignement des arts visuels en Suisse Romande.

Avec l’exposition intitulée «Show Showed Shown» le visiteur est invité à venir Voir» ce que ces jeunes artistes veulent nous «montrer». «...MONTRER» conjugué en anglais, l’anglais, un langage commun, planétaire. L’anglais est pratiquement la langue de l’ECAV au quotidien, qui par son positionnement devient un centre bouillonnant d’idées, de recherches, d’innovations. La venue régulière d’intervenants extérieurs place les expérimentations des étudiants dans une perspective nationale et internationale, et l’école développe de nombreuxprogrammes d’échange notamment en Europe,enAfriqueeten Amé-rique du Nord. «Show Showed Shown», trois étapes d’un itinéraire d’artiste Le verbe «Montrer» décliné au présent, passé et participe passé.

Trois temporalités comme trois volets qui peuvent constituer le parcours d’un étudiant en école d’art (bachelor, master, diplômé/alumni). «Le programme bachelor est destiné à tout candidat ayant l’ambition de développer une personnalité artistique propre et de définir, dans le cadre de l’école, des voies originales de création». La majorité des travaux de bachelors ici présentés sont les pièces présentées dans le cadre de leurs derniers jurys: Marie Acker, Marielle P. Blanc, Luana Cruciato, Marc Girard, Camille Kaiser, Vicente Lesser/Jean Stalé, Michaël Marca, Crystel Ybloux. «Le master (formation HES-SO) s’adresse aux artistes, acteurs et actrices de la scène artistique souhaitant poursuivre une recherche artistique ou entamer le questionnement de la relation de l’artiste à la sphère publique, cette dernière étant entendue comme un espace social, politique et culturel.» Questionnant les conditions d’exposition de l’œuvre et sa relation avec l’espace, de nombreux étudiants en master proposent pour cette exposition des créations in situ qui entament une relation concrète, parlée, dialoguée avec le bâtiment et ses spécificités architecturales: Ash Aravena, Eduardo Cruces, Gabriella Disler, Raed Ibrahim, Sébastien Kauffmann, Tracy Lim, Mirella Salame, Katerina Samara, Victoria Wigzell, Sabine Zaalene. «Une fois diplômé, l’ex-étudiant intègre le réseau ECAV-Alumni, plate-forme permettant d’entrer en contact avec les membres et de rester informer sur les activités de l’école.» Les Alumni doivent s’impliquer dans les réseaux et le marché de l’art, trouver et faire leur place. La dizaine d’Alumni invités au Manoir ont déjà un parcours artistique étoffé avec des prix et récompenses dans des concoursàlaclef: Leah Ander-son, Barbara Cardinale, Alex Herzog, Martin Jakob, Fanny Jemmely, Christina Jonsson, Nick Leverington, Valérie Portmann, Grégory Sugnaux, Caroline von Gunten, Nadja Wüthrich. Le rôle de l’école d’art dans la société sera abordé dans des tables rondes organisées au Manoir ainsi que des visites commentées ouvertes au public. Une belle vitrine pour les étudiants et anciens de l’ECAV.

Sensibilités diverses

L’expo du Manoir est toute de fraîcheur et d’originalité. On y sent l’œil pétillant et l’esprit bouillonnant d’une jeunesse qui a soif de s’exprimer, de trouver des voies inédites pour circonscrire sa place dans un monde en pleine mutation. Affirmer son identité, trouver des repères, dialoguer avec son environnement, avec autrui, avec l’espace, avec les notions de temporalité, tout s’enchaîne et s’im brique dans un tourbillon d’interventions, d’installations, de questions.

Parfois le spectateur peut-être un peu dérouté par ces œuvres tant le message est multiple, pluriel, tant les signaux sont nombreux; tout apparaît par moments décalé, mais il suffit de s’ouvrir à la nouveauté pour découvrir des ancrages bien déterminés dans une réalité particulière, au-delà des apparences, aussi parfois dans l’indéfini et l’infini, dans le supra-sensible. Une aventure à découvrir qui nous ait aussi regarder vers l’avenir avec des yeux neufs, étonnés et curieux en tout cas.

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jean-marc theytaz
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 11:14

~Carnaval, le temps des masques, des rires, des cortèges, de la «déconnade», le temps des pas de danse à contre-temps, des gags à quatre sous, des dérapages plus ou moins incontrôlés, carnaval une tradition qui reste bien ancrée en Suisse, en Valais, à Bâle, Lucerne... Les couleurs y sont reines, la musique se joue sur tous les modes, toute est permis ou presque. C’est un temps d’arrêt dans le calendrier, l’occasion de débrancher, de se déconnecteur du quotidien, de vivre sur un autre rythme. Nombre de gens vivent pendant quelques jours dans la peau d’autres personnages, jouent un rôle, peut-être le leur, leur vrai et authentique personnage, en tout cas celui d’une partie d’eux-mêmes que souvent ils doivent occulter. A Evolène les «empaillés» créent la terreur dans les rues du village, ces monstres sortis de l’histoire et de la tradition qui perpétuent d’anciennes croyances aux démons, aux esprits malins, à ce qui est irrationnel et imprévisible. Dans le Lötschental les masques figurent également des visages torturés, d’une belle laideur, qui font sortir de leurs cavernes les hommes des premiers temps avec leurs religions reliées à nature et aux éléments. Carnaval véhicule des forces étranges, des histoires plus ou moins vraies, raille, ironise, ment, dit la vérité... c’est selon, suivant l’humeur du jour.

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jean-marc theytaz
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 09:12

Sur le flanc de la colline

les vols oubliés des hirondelles

les passages lissés des fauvettes

le cri martelé de la corneille

et le ciel marbré

qui chante les temps à venir

absence et silence

qui viennent du fond des souvenirs

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jean-marc theytaz
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:26

Creux de la muraille

Les passereaux sur le ciel des vignes

prolongent l'espace

la brise emporte l'étreinte du soleil

et de la terre schisteuse

pierres de taille lézard vert

la tiédeur du printemps vient se loger tendrement au creux de la muraille

l'azur se faufile dans la paume de mes mains poussiéreuses ----------

L'ombre

L'ombre descend du chêne rouillé

écrit sur le sol

les formes du silence

prépare pour la nuit

des gelées proches de l'hiver

renferme nos prières jusquà demain -----------

Attente

Enveloppe de soie sur les épilobes fragiles

il neige finement dans l'heure arrêtée de l'après-midi

j'entends les anges

murmurer des chants d'enfants

sur la margelle de la patience

les eaux bénies de l'attente -------------

Chapelet de paroles

A l'aube neigeuse

recoudre les lanières de cuir

les tissus de soie

les lambeaux de lumière

le chapelet de paroles

pour traverser à gué

la cascade bondissante

sur les galets mouillés en funambule hésitant ----------

Recueillement

Les jupes d'épicéas dansent

dans la forêt d'améthyste

branchages d'orfèvres

rivières de miettes lumineuses

autour de ton cou

le silence habite le sous-bois

le casse-noix s'est tu

le vent s'est posé à terre

recueillement

les lèvres dans la mousse fraîche -----------

Mélèze magique

L'énergie céleste du mélèze

me conduit jusque dans l'âme de ses racines

puits de lumière au milieu de l'alpage

lien magique

avec la source vivante

sous la pierre de granit

parole divine

armoise et orchidée

braises brûlantes

les mains des bergers sont crevassées

elles portent la marque de l'infatigable labeur

il faut se reposer quelques heures

attendre le miroir de l'aube ------

Nacre

L'aube traversée de givre

la nacre sous les ongles des noisetiers

la complainte sur le fil du jour

il fait clair

dans le revers des anémones

et des contrejours lacustres --------------

Promenade hivernale

La haie de mélèze

file le long du sentier

dans les alpages feutrés

la neige sort de la nuit

chargée de brillances

au soleil levant paradent les tétralyres

les lagopèdes miment d'étranges danses

sur le toit de tavillons de la chotte

suintent des perles de lumière

il fait tiède dans ce printemps perdu

en plein janvier le promeneur ramasse

de pleines brassées de bruyère mauve

pour les jeter dans tes yeux incandescents ---------

Estampes lumineuses

Frétillement de paupières blanches

le soleil se lève

sur la ligne de crête

inscrit sur le papier de riz de lumineuses estampes ---------

Prière

Le moine prie sa voix sage et fragile

tendre discrète

coule dans la voûte de l'église

comme une lueur éternelle

un filet d'eau dans l'herbe roussie de l'automne

la courbure d'un roseau dans le marais ---------

Cavalcade

Janvier solitaire

le fleuve s'est fait discret

l'eau s'est retirée des berges

mettant à nu les rochers

Sur les glaciers les houles neigeuses

emportent ma mémoire vacillante

Près du torrent

des perles d'eau grisâtres

brillent dans la lumière

les écailles des truites argentées

Cavalcade des saisons

au matin blême s'allument les rêves de prairies fleuries

les cavernes profondes de forêts estivales

Je regarde passer les troupeaux de monts enneigés -------------

Yeux rieurs

Le vol lissé de la bus

e dans le ciel tiède de l'après-midi

ses ailes soutenant haut l'arcature du cie

l les scintillations neigeuses

dans l'herbe jaune qui court au dos des collines

le temps s'est niché dans la paume de tes mains

tout près de ton cou

dans l'eau claire de tes yeux verts --------

En-haut

Le silence bleu tendu sur l'azur silencieux

le vent chanteur dégrafant les nuages blancs

la neige au creux des alpages scintillante et fragile et tes paroles comme lumière verticale en-haut de la colline près des arolles verts -----------

Il fait clair

Les bosquets

pénétrés de lumière et de douce tiédeur

abritent les faons et les rouge-gorges

le silence et son aile se sont posés dans ce puits de soleil

il fait clair

au zénith de ta promenade

quand les larmes envahissent tes yeux mouillés de givre -----------

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