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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 20:13

Les mouettes sur la ligne d'horizon
le soleil et ses fuseaux de laine cotonneuse
regarder en silence
les marches et les dalles marbrées
de la lumière sur la mer ouverte
le ciel qui dévoile ses tentures
la Promenade des Anglais
et ses flots de marcheurs ingfatigables
la brise fine et légère sur la jetée
au creux de l'instant
puis se laisser bercer
par les vagues scintillantes
une plume un papillon blanc
dans le berceau du temps
une parole syncopée
sur la mer immense

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jean-marc theytaz - dans littérature
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 19:47
Sion
Un ouvrage d’histoire cantonale de référence qui vient de sortir de presse.
 Interview
 Avec «Les grands baillis du Valais 1388 à 1798» de Hans Anton von Roten les Archives cantonales ont publié l'année dernière, dans leur collection «Cahiers de Vallesia», sous le numéro 17, un livre capital sur l’histoire valaisanne.
Nous avons rencontré M. Hans-Robert Amman, archiviste cantonal, qui a bien voulu nous faire découvrir à travers ses réponses les principales articulations de cet ouvrage.

[1] Rappelez-nous quelles étaient les fonctions essentielles de grand bailli et en quoi consistait son autorité?

 La charge de grand bailli - en allemand Landeshauptmann, soit "capitaine du pays" - présentait à l'origine un caractère militaire.
Dès 1400 le bailli cumule deux fonctions: celle de capitaine des dizains et celle de bailli ou lieutenant de l'évêque, alors seigneur du pays. Ce cumul est un signe de la victoire des dizains sur le pouvoir épiscopal.
 Avec le temps, le bailli est de moins en moins un lieutenant épiscopal et apparaît davantage un chef des dizains ; il commence à présider la Diète ou le parlement du pays, ancêtre du Grand Conseil actuel. Dès le XVIe siècle, le grand bailli représente un véritable contre-pouvoir face à l'évêque.
Elu par les députés des sept dizains, il jouit de leur pleine confiance. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, au sommet de son autorité, il dirige les relations diplomatiques avec l’étranger, il convoque et préside la Diète, avec laquelle il forme l’instance judiciaire suprême, et il dirige l'élection du prince-évêque. Son importance et sa réputation au sein de la société valaisanne sont alors très grandes.

Quelles sont les familles les plus illustres qui ont gouverné notre canton durant quatre siècles et provenaient-elles de toute l’aristocratie?

Les baillis viennent de presque toutes les régions du Haut-Valais y compris les dizains de Sion et de Sierre. Des familles patriciennes sont représentées, comme les Rarogne, Courten, Kalbermatten, Roten, Riedmatten, Stockalper, Werra, mais aussi des familles sans particule, comme les Allet, Blatter, Burgener, In Albon, Schiner, Venetz, Zuber etc. Parmi ces hommes qui ont dirigé le Valais durant quatre siècles, on trouve, d’après l’abbé Hans Anton von Roten, des riches et des moins riches, des sages et des aventuriers, des nobles, des notables locaux, des juristes, des aubergistes rusés, des paysans et des marchands.

Comment étaient choisis et élus les grands baillis?

 Les baillis ont d’abord fait leurs preuves au niveau de leur dizain d’origine. Ils étaient châtelain ou major, banneret, capitaine de dizain, député à la Diète, gouverneur dans le Bas-Valais, secrétaire du pays ou vice-bailli, avant que leur élection comme bailli par la Diète vienne couronner presque toujours une longue carrière politique. Existe-t-il un pendant du grand bailli dans la structure politique cantonale contemporaine? Pas vraiment, même si notre président du Grand Conseil a hérité de son titre.

Comment ce livre de référence est-il né et pourquoi les „Cahiers de Vallesia“ ont-ils pris en charge sa publication?

L’abbé von Roten a publié les 87 biographies de grands baillis en allemand dans le Bulletin annuel de la Société d’Histoire du Haut-Valais, entre 1946 et 1986. Par la suite mon prédécesseur, M. Bernard Truffer, a répondu à la demande d’une traduction française de cet ouvrage capital sur l’histoire valaisanne, que nous avons publiée dans les „Cahiers de Vallesia“, édités par les Archives cantonales. M. Pierre Martin a été chargé de la traduction qu’il a accomplie magistralement.
Ce livre représente l’un des plus remarquables travaux de l’historiographie valaisanne du XXe siècle. De quelle manière l’auteur Hans Anton von Roten a-t-il construit et articulé son ouvrage?

Dans cet ouvrage, l’abbé von Roten, excellent historien, a réuni et présenté sous forme de brèves notices biographiques ce qu’il a découvert dans de nombreuses archives publiques et privées sur la vie des grands baillis. Mais c’est aussi toute l’histoire du Valais que l’auteur retrace avec modestie à travers le destin de ces grands personnages.

 L’histoire contemporaine est-elle également l’objet de parutions et de publications de la part de VALLESIA?

Bien sûr. VALLESIA, la revue annuelle, est ouverte à tous les domaines et époques de l’histoire, de l’archéologie et de l’histoire de l’art, ayant trait au Valais. Elle se veut un organe de publication d’articles de haut niveau scientifique dans les deux langues de notre canton. A obtenir aux: Archives cantonales, Rue des Vergers 7, 1950 Sion 027 606 46 00 archives@admin.vs.ch
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:12
La surdouance, un thème fort, dont on parle beaucoup dans notre socièté contemporaine, que ce soit sur les plan psychologique, technique, créatif, professionnel, qui allient en même temps des performances hors du commun et des problématiques parfois aigues en termes d’adaptation et d’intégration sociale.

Dans le cadre de Label’Art l’EPAC à Saxon a relevé le défi et nous a offert une série d’œuvres d’artistes de l’école mais également des travaux de la Fondation SEQUENCE avec ce titre évocateur «Au-delà du mythe et du cliché».

«L’originalité de ce projet réside ans la réalisation d’une bande dessinée qui se veut certes dynamique, vive, rythmée mais également narrative et informative apportant des éléments concrets et tangents au grand public sur le thème de la surdouance» nous dit Patrizia Abderhalden, directrice de l’EPAC: «… le projet s’est développé sur une année entière, à travers des rencontres entre étudiants et professeurs, il nous a permis de produire onze histoires, qui en finalit. sont destinées à être publiées.
Nous sommes actuellement à la recherche de financement. Cet ouvrage peut être destiné aux écoles, aux institutions, avec des thèmes bien précis comme le génie génétique , la biologie. Le toute s traité avec humour, sur un ton décalé, qui apporte à l’ensemble une meilleure visibilité sur la surdouaqnce et ses difféentes implications. Il s’agit là d’un projet novateur et d’une première sur le plan suisse.... Didactique, informatif, créatif Le projet est d’envergure et a réussi à mettre sur pied et en forme onze histoires, des scénettes accompagnées de texte, apportant des complément didactiques, scientifiques provenant de recherches des sciences humaines
. Toute cette mise en oeuvre a nécessité une collaboration intense entre le programme pour surdoués Hélios et l’EPAC de Saxon, la première école de bande dessinée en Suisse. Quant à la fondation SEQUENCE elle met en exergue l’image narrative, avec tous ses atouts, prônant l’art séquentiel sous toutes ses formes dans le secteur de la formation et de l’évènementiel.
Il faut savoir que la surdouance touche envuiiron 3 à 5% de la population, soit entre 222000 et 370000 personnes en Suisse. C’est le docteur Marc Bersier qui a leu l’idée de créer une Bande dessinée et qui a pris contact avec Patrizia Abderhalden, directrice de l’EPAC pour organiser cette aventure. Les élèves de l’EPAC ont ainsi eu toute latitude pour donner cours à leur créativité, leur imagination, leur inventivité, à leur force et puissance de création artistique.Le scénariste Eric Gratien, les textes de psychologues ont permis de faire le point sur les récentes recherches scientifiques concernant la surdouance.
La bande dessinée remonte le fil de l’Histoire pour connaître les différences de sensibilité sur ce thème entre les pays, pour étudier les liens entre intelligence et créativité, pour relever l’influence des facteurs biologique, psychologiques sociaux, économiques, politiques, pour évaluer le QUI moyen des populations.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:12
La surdouance, un thème fort, dont on parle beaucoup dans notre socièté contemporaine, que ce soit sur les plan psychologique, technique, créatif, professionnel, qui allient en même temps des performances hors du commun et des problématiques parfois aigues en termes d’adaptation et d’intégration sociale. Dans le cadre de Label’Art l’EPAC à Saxon a relevé le défi et nous offre une série d’œuvres d’artistes de l’école mais également des travaux de la Fondation SEQUENCE avec ce titre évocateur «Au-delà du mythe et du cliché». «L’originalité de ce projet réside ans la réalisation d’une bande dessinée qui se veut certes dynamique, vive, rythmée mais également narrative et informative apportant des éléments concrets et tangents au grand public sur le thème de la surdouance» nous dit Patrizia Abderhalden, directrice de l’EPAC: «… le projet s’est développé sur une année entière, à travers des rencontres entre étudiants et professeurs, il nous a permis de produire onze histoires, qui en finalit. sont destinées à être publiées. Nous sommes actuellement à la recherche de financement. Cet ouvrage peut être destiné aux écoles, aux institutions, avec des thèmes bien précis comme le génie génétique , la biologie. Le toute s traité avec humour, sur un ton décalé, qui apporte à l’ensemble une meilleure visibilité sur la surdouaqnce et ses difféentes implications. Il s’agit là d’un projet novateur et d’une première sur le plan suisse.... Didactique, informatif, créatif Le projet est d’envergure et a réussi à mettre sur pied et en forme onze histoires, des scénettes accompagnées de texte, apportant des complément didactiques, scientifiques provenant de recherches des sciences humaines. Toute cette mise en oeuvre a nécessité une collaboration intense entre le programme pour surdoués Hélios et l’EPAC de Saxon, la première école de bande dessinée en Suisse. Quant à la fondation SEQUENCE elle met en exergue l’image narrative, avec tous ses atouts, prônant l’art séquentiel sous toutes ses formes dans le secteur de la formation et de l’évènementiel. Il faut savoir que la surdouance touche envuiiron 3 à 5% de la population, soit entre 222000 et 370000 personnes en Suisse. C’est le docteur Marc Bersier qui a leu l’idée de créer une Bande dessinée et qui a pris contact avec Patrizia Abderhalden, directrice de l’EPAC pour organiser cette aventure. Les élèves de l’EPAC ont ainsi eu toute latitude pour donner cours à leur créativité, leur imagination, leur inventivité, à leur force et puissance de création artistique.Le scénariste Eric Gratien, les textes de psychologues ont permis de faire le point sur les récentes recherches scientifiques concernant la surdouance. La bande dessinée remonte le fil de l’Histoire pour connaître les différences de sensibilité sur ce thème entre les pays, pour étudier les liens entre intelligence et créativité, pour relever l’influence des facteurs biologique, psychologiques sociaux, économiques, politiques, pour évaluer le QUI moyen des populations. L’exposition qui a lieu à l’EPAC à Saxon dans le cadre de LAbel’Art est ouverte durant trois semaines.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:08
«Trois regards au féminin», il s’agit là du titre d'une ancienne exposition au Manoir de Martigny qui a réuni les œuvres de Floriane Tissières, Colomba Amstutz et Zabu Wahlen.

Des installations, des tableaux, des œuvres de tissage, trois regards, trois sensibilités, trois approches du réel par des artistes qui ont chacune leur identité propre et leur mode d’expression très personnel.

Sur le mode ludique

Pour Floriane Tissières qui occupe les salles du bas du Manoir l’adjectif ludique pourrait fréquemment convenir à ses installations. L’artiste d’origine valaisanne qui vit dans le canton de Vaud adore en effet détourner certains objets de leur usage ou fonction première, décalant ainsi souvent leur sens vers un registre humoristique et ludique.
« L’un des thèmes exposés à Martigny tourne autour de l’image de l’Apollon du Belvédère à Rome, symbolisant les jeux de l’amour et du hasard, avec entres autres intervenants l’oracle de Delphes. J’ai utilisé pour figurer cette thématique des jeux de société, dont j’ai détourné le sens premier, mettant en évidence avec des sculptures d’Apollon les jeux de séduction de l’amour et tous les dangers qui gravitent autour de cette question; j’ai ainsi placé notamment des dés à la place des yeux ou des baguettes de mikados qui s’enfoncent dans le visage. A chacun d’y trouver un sens...»
A l’entrée d’une autre salle Floriane Tissières nous propose une fouille archéologique, avec des fragments de ce qui est exposé au Manoir, une idée originale sil en est. Puis on découvre des morceaux de miroir, comme une mosaïque installée à même les murs de la salle voûtée;«il s’agit ici pour moi de mettre en scène un jeu de fragmentations, de reflets, d’échos, qui renvoient la lumière et mettent en exergue certains éléments découpés des visiteurs qui traversent la salle...»
Le spectateur se retrouve ainsi morcelé et surpris des parties de lui-même qu’il découvre dans ces miroirs qiu traduisent aussi le mouvement des humains présents dans les lieux.

 Silhouettes et postures

Les peintures de Colomba Amstutz exposées au premier étage nous donnent à voir des sihouettes humaines en mouvement ou dans leur staticité première, dans différentes postures, comme en apesanteur parfois,
L’artiste sédunoise a ainsi réalisé de grands formats , parfois en forme de triptyque qui nous font découvrir des humains esseulés, des liserés qui pourraient être des écritures spécifiques et puis les humains confrontés à cet alphabet ou cette musique intérieure qui les habite: un travail de qualité qui accorde aussi une grande importance aux valeurs lumineuses, qui habillent ces humains qui semblent parfois à recherche d’eux-mêmes: on trouve ainsi des recherches poussées sur les rouges, sur les orangés, sur les bleux grisés, sur les ocres... de la peinture acrylique diluée qui offre des transparences très riches. Colomba Amstutz connaît bien l’art africain et on trouve dans ses tableaux ce côté pur, immédiat des personnages, mais aussi leur caractère emblématique et leurs relations directes à la nature première, cette osmose qui existe entre l’humain et les éléments premiers.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:04
«Borborygmes» de Evelyne Rivat Métrailler à Nendaz, un témoignage poignant sur une situation particulière, avec la venue au sein de la cellule familiale d’un enfant handicapé.

Un ouvrage original décrivant le bouleversement psychologique qui intervient tout à coup lorsque la nouvelle tombe, votre enfant ne sera pas comme les autres.
 Il y a d’abord le choc, l’évènement que l’on n’avait pas prévu, que l’on avait même pas imaginé, puis vient la révolte, un mouvement naturel, instinctif «ce n’est pas juste, pourquoi nous?».

Passées les premiers emportements, viennent les questionnements profonds, les interrogations ... pour avancer lentement vers l’acceptation, transformant cette nouvelle naissance en une joie, un rayonnement intérieur, une occasion d’aller plus loin à l’intérieur de soi mais aussi vers les autre: «tout es cadeau avec Virgile. Tout est gratuit. Il n’y pas de récompense, ni friandise, ni petit sou à la sortie. Juste la joie intacte de l’observer dans ses découvertes et se dire: « Oui, il peut faire ça! C’est magnifique!» Regarder en avant....

Evelyne Rivat Métrailler est une battante; elle possède beaucoup d’énergie, une passion pour la vie, une envie d’aller de l’avant dans la positivité et l’épanouissement de tous les êtres de sa famille.

Elle a pris la plume pour transmettre cette trajectoire de vie particulière qu’est l’arrivée d’un enfant handicapé de façon tangible, communiquant avec elle-même, avec son entourage.
Chaque être a le droit de vivre, de se développer, de grandir, de parler avec le monde , de dialoguer, de partager: « J’avais en moi un désir d’écriture depuis longtemps, depuis l’Ecole des Beaux-Arts que j’ai effectuée à Sion. L’arrivée de Virgile a été l’élément déclencheur: il il ne s’agit pas d’un livre -thérapie mais l’expression d’un vécu, d’un ressenti. J’avais suivi des ateliers d’écriture et cette expérience m’a permis de dire au plus près les émotions qui m’ont traversée, chahutée, bouleversée aussi. Il s’agissait de décrire cette confrontation des parents lorsqu’ils accueillent un enfant handicapé, de dire leurs sentiments profonds et leurs réactions face à cet évènement. En effet souvent les parents concernés n’arrivent pas à exprimer les situations douloureuses, et là j’ai essayé de le faire. Il ne s’agissait pas pour moi de me plaindre sur mon sort: le livre raconte une histoire, il est tantôt drôle, triste, animé mais ne donne pas une image désespérée de souffrance.
Alexandre Jollien dont j’ai suivi les conférences m’a permis de voir l’aspect important de l’intégration des enfants qui ne sont pas dans les normes. Pour moi faire avancer les choses dans l’esprit des gens représentait une démarche importante, un processus nécessaire. Il y a un travail énorme à effectuer daqns ce domaine tant les blocages sont nombreux et parfois violents chez les parents concernés...» L’écriture de Borborygmes est vivante, spontanée, simple et profonde. Elle nous donne à voir des instants privilégiés de toute cette histoire.
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 21:29
Notre passé fait partie de notre présent et construit à sa manière notre avenir: l’Université de Lausanne et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne viennent de mettre sur pied un projet pour tenter de donner forme à notre passé récent, celui du XXème siècle.

 La Suisse romande a un visage littéraire, artistique, social, politique.... profond, concret et réel qu’il s’agit d’identifier et à qui il faut apporter une épaisseur pour les 50 à 100 dernières années.
 Comment concevait-on il y a cinquante ans l’action syndicale ou politique? Comment s’organisait alors l’aide sociale aux plus défavorisés?
 Comment vivait-on dans une famille pauvre des montagnes jurassiennes?
Comment les sourds-muets en sont-ils venus à s’organiser pour défendre leurs intérêts? Comment un maître d’école voyait-il son rôle dans les années cinquante?
Un ensemble de questions auxquelles l’on peut apporter des réponses avec Plans Fixes qui a mis en images les témoignages de nombre de personnalités qui ont été des jalons de la vie culturelle, politique, associative en Suisse romande durant les dernières décennies.
Des individualités qui ont marqué à leur façon leur temps, en y laissant une trace, une empreinte, un témoignage, apportant des éléments saillants et déterminants d’une époque avec leurs paramètres sociologiques. On peut ainsi à travers un «pointillé» de personnalités particulières souligner les temps forts d’une région, d’une Histoire propre à la Suisse romande du XXème siècle. Plus de 200 heures de témoignages… Les films Plans-Fixes (www.plansfixes.ch), c’est, en 2009, plus de trente ans de portraits filmés à travers toute la Suisse romande – au total, près de 250 personnalités marquantes interviewées à ce jour, quelque 300 heures de pellicule 16 mm couvrant près d’un siècle de vie culturelle, sociale et politique de ce coin de pays.
Tous les grands changements du XXe siècle s’y reflètent ; les aventures artistiques, les luttes sociales, le développement associatif et économique et bien d’autres aspects de notre société en mouvement y sont évoqués par les acteurs eux-mêmes de ce siècle romand.
Cet ensemble inestimable mérite non seulement d’être projeté aussi souvent que possible, mais de voir aussi l’intégralité de son contenu analysée et mise à disposition sous une forme facilement accessible. D’où le projet «d’indexer cette collection de films en vue de constituer une banque de données thématique publique», permettant de recouper sur de très nombreux thèmes tous ces témoignages provenant d’horizons différents, de tous les cantons romands et de diverses époques.
De quoi être utile non seulement aux chercheurs, aux cinéastes et à nombre d’institutions publiques et privées, mais aussi à des citoyens et des citoyennes intéressés par l’évolution de notre société. Ce projet, né en 2008, entré dans sa phase de réalisation en automne 2009, devrait trouver son aboutissement en 2012. Mieux connaître et «assimiler» la Suisse romande
Etudiants, chercheurs, historiens, historiens d’art, cinéastes.... auront avec ce projet un ensemble de données disponibles pour mieux travailler sur leurs réalisations, mémoires, doctorats, diplômes....

 Des renseignements précis seront ainsi mis en réseau qui pourront servir aux spécialistes mais également au grand public pour une meilleure connaissance de leur région. Il était temps de mettre en forme tout cet énorme patrimoine de la mémoire romande et de pouvoir le mettre à disposition aussi du public. artfilm.ch

Quelques-uns des portraits réalisés dans Plans-Fixes: Georges Borgeaud, Nicolas Bouvier, Michel Bühler, Maurice Chappaz, André Charlet,Luc Chessex, Fernand Cuche, Pierre Estoppey, Emile Gardaz, Jenny Humbert-Droz, Marcel Imsand, Albert Jaccard, Philippe Jaccottet, Jean-Pierre Jelmini, Mireille Kuttel, Jean-Jacques Langendorf, Jean Lecoultre, Hugo Loetscher, André Luy, Ella Maillart, Jacques Mercanton...
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jean-marc theytaz - dans littérature
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 19:32
Candide Moix nous livre pour cette fin d’année un nouvel ouvrage intitulé «C’est la vie» aux éditions A la Carte à Sierre.

Un roman, un journal plutôt, qui nous offre des parcelles de vie, qui nous montre qu’avec l’âge les choses changent, les évènements quotidiens prennent des dimensions autres, que l’existence est parfois plus compliquée physiquement, le corps laissant apparaître des failles, des manquements, des écarts.

Avec la vieillesse apparaissent parfois, souvent, la solitude, l’angoisse de la mort, la peur, l’inquiétude....Les gens ont alors plus que jamais besoin d’amour, d’être entourés, écoutés, pris en charge aussi psychologiquement spirituellement.

«Avec simplicité et douceur, savoir mettre l’accent sur l’essentiel: l’amour concret dans les petites choses, les paroles et les gestes de la vie quotidienne.»

 Le livre reprend les passages clefs d’un journal qui nous fait découvrir quelques années d’existence de Florentine :«j’ai été surpris de découvrir dans cette valise un cahier assez épais. Je l’ai ouvert et j’ai appris ainsi que Florentine, si chère à votre coeur et au nôtre, avait tenu un Journal. Elle ne nous en avait jamais parlé. Apparemment, vous ignoriez cela aussi. C’était son secret...»

Une écriture vivante, simple, épurée pour dire l’avancement existentiel, au jour le jour, de tout un chacun, lorsque parfois l’on se trouve victime d’une maladie, ou qu’avec l’âge et les contignences ne reste plus que la solution d’un home pour personnes âgées, un univers difficile à apprivoiser, intégrer, aimer.

Candide Moix est né à Praz-Jean et a exercé durant des décennies la profession d’enseignant. Il est l’auteur de récits en partie autobiographiques, d’histoires tirées du quotidien, de textes courts qui expriment son attachement à la nature et son amour pour les gens.
La philosophie et la sociologie qui traitent de problématiques parfois aigues l’intéressent aussi fortement de même que les questions théologiques. «C’est la vie» est collé à la réalité, au concret, à l’élémentaire de chaque jour et est un «livre basé sur une expérience vécue». «C’est la vie» de Candide Moix aux éditions A la Carte
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 19:28

2350527047_51a9acb889.jpgLa neige dans l’aube de décembre,
 son poids d’immobilité,
le bleu du ciel,
ses étagements de souvenirs qui tombent sur le sol,
 l’averse de pluie fine,
le soleil s’émiette sur mon ennui,
mes pas s’enfoncent dans les cendres matinales.

 Blanc de chaux vive,
 je dessine dans les reins de mes souffrances,
les griffures m’arrachent à ma douleur l’espace d’une absence.
Neige de velours,
neige de muguets,
nuit sans sommeil,
 la rigole,
au bord du fossé s’est emplie de boue lourde ,
 épaisse, généreuse,
le blanc des flocons,
le noir de la terre vineuse,
et les flots qui s’écoulent
comme des larmes de sang
sur les joues du quotidien.

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 15:03
Un aviateur valaisan hors pair

«Tour du monde en 24000 heures» l’ouvrage qui vient de sortir aux éditions Favre nous donne à découvrir l’itinéraire fantastique d’un baroudeur hors pair, qui a un parcours de vie extraordinaire et une carrière professionnelle de pilote qui comporte des dimensions habituelles.

Du V`al d’Hérens à l’Afrique Jean-Claude Rudaz né dans le Val d’Hérens n’était de par sa formation d’oenologue diplômé pas destiné à une carrière d’aviateur: il aurait très bien pu reprendre le commerce de vin dont s’occupait sa famille. Mais rien de tel n’advint: l’homme avait un esprit trop indépendant, un caractère peut-être trop trempé aussi pour s’arrêter aux frontières du canton. Jean-Claude Rudaz, comme beaucoup de jeunes avait dans son adolescence le goût de la vitesse, et il le concrétisa rapidement en participant à de nombreuses courses de côte automobile dans les quelles il remporta d’ailleurs de nombreux succès.

 Mais en 1965 il sera victime d’un accident; s’il s’en sort sans trop de mal physiquement financièrement il sera ruiné. Départ alors pour le Congo en pleine révolution. Le Valaisan, opiniâtre et déterminé, bien que sans argent et sans boulot, arrivera à la force du poignet à devenir pilote de brousse.
 Son destin lui réservera alors bien des surprises dont une prise d’otages, le 7 juillet 1965 dans laquelle il aurait pu y laisser sa vie. Mais son heure n’était encore pas venue et il rebondit de plus belle en faisant carrière chez Air Congo.

Retour en Valais puis départ vers l’Asie

Après ses aventures de brousseil revint en Valais pour y fonder TRANSVALAIR une compagnie qui marquera l’histoire de l’aviation valaisanne durant sept ans. Son parcours passera ensuite par le CICR aux commandes d’un DC 4 puis par l’aviation d’affaires et Air Glaciers ....
Mais son cursus ne s’arrête pas là loin s’en faut il travaillera ensuite pour TEA, Asiana Air Lines où il deviendra commandant de bord d’un Boeing 747-400, le sommet de sa carrière de pilote.

Hors des normes

 Le livre nous offre l’itinéraire d’un homme tenace, volontaire, discret, qui a toujours su ce qui le passionnait et mis en œuvre tous les moyens nécessaires à la réalisation de ses rêves.
 On y trouve des extraits de journal de bord, des souvenirs, de l’humour et beaucoup d’aventures et d’aventure. Un vrai dépaysement, un ouvrage qui se lit presque comme un roman.

Question 1. Quand avez-vous attrapé le virus de l'aviation? Quel votre souvenir le plus saillant?

 Le virus de l’aviation m’a « attaqué « à Sion lorsque j’ai obtenu ma licence de pilote privé avec Hermann Geiger comme instructeur. Il s’est ensuite développé avec l’avancement de ma carrière. Le souvenir le plus saillant est certainement la première fois que j’ai comme commandant, avec 400 passagers, dirigé mon avion de la place d’embarquement vers le point de décollage. Le roulage au sol avec une telle machine demande beaucoup d’attention si l’on ne veut pas, dans un virage, mettre un train dans l’herbe.

Question 2.Avez-vous souvent frôlé la mort?

Je n’ai pas pris de risques inutiles ce qui fait que je n’ai pas eu de gros problèmes techniques. C’est lors du vol de Kisangani à Kariba avec les mercenaires que mon compteur s’est arrêté 15 minutes avant…c’était vraiment moins 15.

Question 3.Que pensez-vous de l'évolution de l'aviation depuis vos débuts?

 La profession de pilote évolue avec la technique toujours plus performante des avions modernes. L’usage des computers, des nouveaux moyens de navigation basés sur les informations GPS ont énormément simplifiés la vie des pilotes. L’automation prend le dessus, le pilote est parfois réduit au titre de cockpit manager…tant que tout va bien. Lorsqu’un problème surgit inopinément le pilote redevient pilote. Si j’avais eu le choix, j’aurais aimé faire toute ma carrière dans une grande compagnie afin de bénéficier du formidable potentiel d’entrainement mis a disposition des pilotes.
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