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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 17:36

 

« Culs de ferme » de Jean-Luc Cramatte, un terme énigmatique, osé, provoquant pour certains ? non , tout simplement le titre d’un ouvrage qui nous fait vivre les derniers instants de bâtiments fantastiques, les fermes d’antan, cossues, bien charpentées , aux proportions équilibrées, qui faisaient vivre une agriculture florissante,avec le travail de paysans fiers de leur profession et de leur ouvrage au quotidien. Il y en a des dizaines dans notre pays, vouées à l’abandon, qui se déglinguent, tombent en ruines, partent « en charpille ». L’ouvrage « Culs de ferme » paru aux éditions Patrick Frey nous raconte des histoires qui sont parfois bouleversantes et tragiques,avec des architectures qui avaient leurs lettres de noblesse et leur raison d’être.

Comme le dit Christophe Dutoit :. «Durant un temps, on pensait l’intituler Farm lovers», avoue l’auteur.. Un titre en anglais, car les Editions zurichoises Patrick Frey vendent d’abord leurs livres aux Etats-Unis et au Japon. Finalement, le photographe fribourgeois aux origines jurassiennes est revenu au français. Le charme de la langue, sans doute. »

 

Le photographe fribourgeois a travaillé durant des mois pour saisir dans leur étrangeté, leur pouvoir d’envoûtement et d’interpellation, ces arrières de ferme : des lieux où l’on sent les particules de foin dans l’air, des odeurs d’eau stagnante et de mazout, des senteurs vagabondes de fumier vieilli, des endroits où trainent des souvenirs enfouis, des rancoeurs peut-être, qui stigmatisent ces « fourre-tout » qui doivent accueillir les objets que l’on ne sait plus où jeter, et quel statut et fonction leur attribuer. Les fermes, les culs de fermes, des lieux de mémoire, d'accumulations de d'objets, de gestes, d'images, de passages du temps comme des strates qui colonisent l'espace de leurs épaisseur existentielle.... de l'art brut parfois avec leur dose d'improvisation, de hasards, d'impossibilités, de carrefours improbables.... des photos qui disent des chemins de vie et des souvenirs oubliés... jmt

« Culs de ferme » un ouvrage de photos de Jean-Luc Cramatte, aux éditions Patrick Frey
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jean-marc theytaz
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 17:36

Le vent du soir sur la steppe déserte

l'éclair cisaillant l'horizon noir

 l'enfer d'un froid de poudre d'os

les loups rôdent dans la broussaille échevelée

les pâles lueurs de la lune verte 

 éclairent

le désespoir des cerfs affamés

les traces de l'ours se perdent dans la neige soufflée

 la fourrure lissée de la forêt

enveloppe nos errances

assoupissement d'une âme

volatile et sauvage

mort passagère d'un chant intérieur

Vent du soir sur les steppes
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jean-marc theytaz
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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 17:40

Fragile existence

Le vent fou dans les cheveux verts des mélèzes, la clairière ouverte aux mille lumières, les pentes lustrées des alpages qui traversent les paysages silencieux de la montagne, leurs compositions magiques, les rivières polies par les eaux claires, la musique flutée du soleil blanc, les ailes transparentes des abeilles sur la colline fauve, le chant désespéré des bergeronnettes orphelines, la peur accrochée aux lambris de la pleine journée, les falaises d'où se jettent tous les errants et les vagabonds du bonheur, les sentiers serpentant le coteau et les vignobles géométriques, la berge déserte d'une écriture toujours recommencée, la vie s'accumule dans les parois d'une goutte de rosée, je te sens proche de moi, blottie dans la lueur d'une groseille matinale.

Procession à Chardonney

Sentier pascal , bordé de myosotis et de perce-neige, oraison primale dans l'incandescence des champs d'abricotiers, les cendres de nos pérégrinations s'envolent dans les paroles rares qui bordent nos silences, l'eau du ciel et ses résines d'améthyste guident nos regards, la brise murmure d'étranges prières, les processions ont abandonné des brassées de lys et de sapins vert foncé près des oratoires de Chardonney, recueillement et mains jointes, les gens du village célèbrent la Passion, la Résurrection à venir, celle des cœurs et de l'âme, au printemps naissant, dans la flamboyance des aubes fraîches. L'air est transparent, chargé d'ondes invisibles, ailes et mots bleutés qui rejoignent les arêtes effilées des Crêtes de Thyon, le jour est clair, nos corps et notre esprit le traversent comme une eau blanche, mêlée de pétales nacrés, la source glaciaire qui apaise la brûlure de nos souffrances

 

 

Nostalgie d’octobre

 

 

Au centre du jour

sur les vagues glaciaires et la montagne bleue

les soubresauts de la saison

les lanières du vent dans tes cheveux défaits

les errances des heures tièdes

les coups de boutoir du foehn endiablé

les promenades d'octobre sur les tapis

de feuilles jaunies

et le souvenir

dans les longues allés violacées de la nostalgie

 

 

  • Heure tournante

  •  

  • Vent du soir

  • clairière allumée

  • fuyantes libellules

  • l'étang se marbre

  • d'étoiles vibrantes

  • le cadran de ses eaux

  • dessine notre temps terrestre

  • entrouvre des portes d'albâtre

  • fige la nuit bleue

  • au plus près de notre corps

  • passage à gué

  • la mort nous prend par la main

     

    Alpe esseulée

  • Le ruisseau et ses éclats de ciel brisé

  • emportent nos mains jointes

  • la forêt tremble de tous ses membres

  • la tempête a fondu sur les hauts de la vallée

  • fêlures du temps dans les craquements de mélèze

  • les voix perdues sous les mousses

  • chantent des airs oubliés

  • enfance chevillée au corps et à l'âme

  • dans les prairies de l'alpe esseulée

  • courent les esprits de nos défunts

    Confinement

L'ombre de ton corps

jetée sur l'herbe

les heures qui tournent

sur les hauteurs du peuplier

la pierre chaude
près de la berge

le cercle se referme

je suis pris
dans les interstices

de cette après-midi sauvage

une souris dans sa cage
de fer blanc

 

Orchère en pente douce

 

 

Le soleil blanc sur l'arête de granit

Les névés comme des épées luminescentes

Les chamois blottis dans les anfractuosités herbeuses

Et le vent

doux et léger

et le pierrier

muet et pesant

et les champs de rhododendrons

leurs calices de liqueurs rosées

et le bisse qui serpente

et suit les renflements de la vallée

et le pas

souple et vivant

battements magiques

 

 

 

Zénith

 

 

L'ombre du chocard

sur la table granitique

au sommet de l'arête

la tiédeur de la roche

qui emporte mes pensées

mon regard

vers la maison du ciel

les gentianes et l'eau forte

de leur bleu profond

les fissures de la paroi immobile

dans le soleil

le temps

s'est fait

grave et transparent

comme ton regard

sur le zénith de nos existences

 

 

 

Pré de février

 

Le corps du prunier

noir dans la vierge prairie

le givre matinal

l'herbe fauve

comme un îlot silencieux

qui danse

entre hiver et printemps

un vol de moineaux

une poignée de cris frêles

au creux de mes mains

le ciel d'anémone

les pages de soie feutrée

¨dans tes yeux et sur ta peau

tout près de moi

je passe

un souffle sur les branches de mélèze

la clairière s'illumine

un premier matin du monde

 

 

Printze sauvage

 

La Printze écume

les tourbillons retiennent

la clarté du ciel dans leurs chevelures folles

les aulnes segmentent l'horizon

respiration sourde de la mousse

près du rocher humide

sur le visage de la rivière

des éclats de vitrail

mes doigts plongent

dans la lumière des frondaisons sauvages

une prière monte aux lèvres

celles des eaux primales

qui ont traversé la nuit

pour ouvrir nos yeux

 

 

 

 

 

 

 

 

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jean-marc theytaz
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:37

 

 

Nuit à Zofleux

Vols nocturnes

les chauves-souris

quadrillent l'espace silencieux

la brise de vallée mouille

ma nostalgie

de souvenirs volubiles

je me relie au grand Tout

 

Espérance ultime

Rage fracas rumeur

le ruisseau transporte

mes respirations jusqu'a la mer

les lys et les pavots lancés sur l'eau

transportent mon mal de vivre

vers les espaces vierges

des horizons rougeoyants

et pourtant

l'espérance n'est pas morte

 

Strangulation

Vol groupe des passereaux

sur les vignes du coteau

ĺ’après- midi s'étire

langoureuse dans mon coeur

sur le fleuve

les sombres vapeurs

de la mort vagabonde

la gorge est couleur corbeau

les mots étranglés

dans ma peau

 

Silence blanc

La brise légère

sur la prairie matinale

la clairière ouverte

a la lumière zenithale

je regarde le jour déverser

ses vases de liqueur blanche

sur le silence de l'aube

 

 

Souvenirs printaniers

Les pétales des trolles et des primevères

leur lumière sur la prairie

qui respire et gonfle son ventre

dans le vent soyeux de l'après-midi

flammes dentelles gouttes légères

qui ruissellent

dans la fontaine de granit bleu

le temps s'est fait flanelle

je m'accroche aux lambeaux de ciel

qui habitent mes souvenirs printaniers

 

Jour de pluie

Fleurs de lune

pluie de verre

le jour gris

de nacre et de velours

emplit ma solitude

 

Priere et recueillement

La tramontane et ses musiques chamarrées

le fœhn secoue les vallées latérales

le soleil est d'or bruni

je prie les genoux fléchis

sur le granit tiède

ĺ´espérance au bord des lèvres

 

Esperance a Picafort

Le vol blanc de la mouette

le silence des vagues

les herbes folles dans le sable

le vent emporte mes espérances

a l'infini des espaces sauvages

 

Dame noire au cap de Formentor

Vagues minéralisees

se jetant dans l'émail du ciel

forets de pins en vadrouille

la mer et ses écumes

au bas de la falaise blessée

le temps et ses concrétions

d´agaves dans la crique ébouriffée

je marche à revers du soleil

sur des allées cosmique en attendant

la belle dame noire

 

Soller entre mer et monastere

Citron vert

silence au fond de la gorge

champs d'orangers

sang mauve et bruyant

La mer s'écrase contre les falaises

Je danse sur le volcan

de tes absences

 

Majorque Valdemossa en mai

Les oliviers silencieux

sur la colline embrasee

A l'horizon Palma

Dans l'immobilité vespérale

la nuit lentement tombe sur les cyprès

Les rives lunaires

me jettent dans la cosmogonie

des étoiles

je m'endors sur les berges

de tes rêves calmement

 

 

Aube magique

Tremblement frémissement murmure

la transparence de l'aube

sur le fleuve tranquille

la mort se mêle à la vie

la lumière me transperce

Subitement l'éclair d'éternité

 

Musique vespérale

Corbeilles de pétales fins

les cerisiers du Japon

rosissent la nuit lunaire

regards d'enfant

yeux de myosotis

paroles de porcelaine

le temps s'est accroché aux réverbères

Au milieu du parc silencieux

les cigales vont bientôt

débuter leur douce musique

cymbales pailletés

au centre de l'absence

 

Souvenirs

La rouille de l'aurore

dans l'écorce de l'arolle

les sillons de l'hiver solitaire

dans le bisse gelé

les souvenirs emergent

sur l'écume des pres

couverts de jonquilles

 

Humble pèlerin

Le foudroiement de la lumière

brûle soudain tes paupières fragiles

les mousses humides brillent

dans la pénombre du sous-bois

l'éclair divin

a frappé l'humble pèlerin

 

col de la Croix Villars-Chatel d'Abondance-Zofleux nendaz
col de la Croix Villars-Chatel d'Abondance-Zofleux nendaz
col de la Croix Villars-Chatel d'Abondance-Zofleux nendaz

col de la Croix Villars-Chatel d'Abondance-Zofleux nendaz

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jean-marc theytaz
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:06

Je m'en vais

Astre solaire en expansion

ondes chaudes et vibrantes

sur l'étang mauve

le cœur bat

les veines se gonflent

le cou se tend

noisetiers nus

dans l'hiver beige

le temps s'en vient

le temps s'en va

la campagne

rythme la saison vive

je m'en vais

lentement

à reculons

 

Mort du fennec

Le grand duc du désert

rase de son vol furtif

le sable chaud

son œil hypnotique

à l'iris orange

a immobilisé le fennec

la mort est toute proche

entre les griffes acérées du rapace

 

Hiver

Saison de la lucidité

de la dénudation et de la présence

Lieu vierge distance et temps

Terres de papier vergé

de la conscience pleine

et d'os blanchis

L'hiver m'habille

tout de lin blanc

Silence de glace

Le silence de cristal

près de l'herbe vagabonde

l'eau du canal et ses calottes de verre

ont immobilisé la lumière

je regarde le soleil

se briser en miettes légères

dans la plaine balayée

par les congères matinales

 

Regard de froidure à Sofleu

Sur la branche fragile

un bec croisé des sapins

sur le sol des cônes éparpillés

le froid a saisi la forêt

dans mon corps

les tremblements infimes

de ton regard

 

Jour blanc

Les flocons légers

sur les branches de noisetiers

fleurs vierges de cerisiers

en suspension

Une écriture de transparence

qui me prend à la gorge

les corneilles cisaillent le ciel

je rentre à la maison

 

Plain chant

Hautes pentes venteuses

soleil de jasmin aux coulées de miel

je vois des liserés de fougères blanches

qui volent dans le ciel

flexions d'azur dans ma tête étourdie

l'heure est de limaille et d'ondes labiles

mon regard s'appuie sur les herbes folles

qui dansent

dans les prairies aériennes

plain chant

au cœur de l'aube naissante

 

Procession

Le chien court sur la berge du fleuve

la chouette effraie plonge sur les vers

chenilles et campagnols cachés

dans le tapis de feuilles mortes

le jour a tourné sur la couronne des aulnes

La lumière filtre dans les branchages

fuyants et broussailleux

la procession des âmes

défile silencieuse

dans le crépuscule orangé

 

Froidure à Bramois

Les rideaux nocturnes

se sont retirés

le froid acide a immobilisé

le ruisseau devenu silence bleu

mes pas dans le pré de givre

sont des fleurs de verre

des îles matinées d'étoiles fragiles

prière d'azur déposée

au centre d'un matin de froidure

 

Les brebis de Bramois

Le bâton noueux dans sa main calleuse

le Berger au centre de la plaine brumeuse

rassemble ses brebis laineuses

L'hiver et ses étoiles de givre

poudroient les frênes solitaires

errent dans l'immensité de l'aube

chants et murmures du canal

l'eau et ses lumières vertes

emplissent

mon coeur

 

Les Mosses à l'an nouveau

Les moineaux pépient

dans les bosquets

et les taillis brûlés

la saison souffle

des embruns

chargés de marjolaine

et de sapin frais

le sentier est couvert

de glace vive

Noēl vert

le ciel et les prairies d'herbe rase

se joignent

à l'horizon de ton regard

le temps est vitrail

de vive transparence

 

Crépuscule d'or

Les feuilles d'or

sur la montagne blanche

le soleil descend

derrière l'arête

le vent s'est niché

dans la corniche faconnée

par le crépuscule

les abeilles ont regagné

leurs ruches colorées

 

Espérance de Noël

La valériane dans tes mains douces et fragiles

le mauve de la bruyère au milieu des éboulis

le monde s'agrandit

le pin crochet et le pin couché

font se rejoindre les horizons

l'arolle centenaire

prie à voix basse

le lagopède dans les embruns neigeux

de la combe solitaire

murmure des serments passés

des chansons d'antan

l'hiver tarde à venir

les herbes rases dansent dans le soir

Noël est passé discrètement

l'espérance est profonde

qui nous offre la rédemption

l'éternité dans la lueur d'une lampe à pétrole

 

 

 

 

 

 

Les Mosses 1 janvier 2017
Les Mosses 1 janvier 2017
Les Mosses 1 janvier 2017

Les Mosses 1 janvier 2017

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jean-marc theytaz
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:41

Landes désertes

vignes sauvages

fleuves gelés

l'hiver défait ses laines de solitude

la bise râcle les berges du lac

les foulques et les grèbes

se découpent sur l'horizon d'émeraude

le ciel se jette dans la transparence

d'un air bleuté

flûtes magiques

les aulnes chantent la mélodie du zénith

 

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jean-marc theytaz
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:51

Le silence

et sa voûte glaciaire

ta présence dans la tension

de l'herbe jaunie

la clarté du jour

sur la terre gelée

la quenouille du temps

prise dans le froid

je regarde dans les yeux

les espaces infinis de l'instant blanc

Instant blanc au bordu canal à Bramois
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jean-marc theytaz
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 17:33

L'arbre

seul

dans la prairie

immobile et aphasique

la parole nouée dans ses membres

le verbe incandescent de blanche clarté

l'arbre

entre neige et nuages d'argent

une passerelle vivante vers l'éternité

la neige respire dans mon âme

 

Eternité d'un instant à Bini-Savièse
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jean-marc theytaz
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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:48

Les sentiers sauvages me conduisent

vers les pierriers de la Dent de Nendaz

lichens et résine dans mes mains

améthyste des bruyères dans les yeux

la brise fouaille les mousses humides

et les noirs  myrtilliers

paroles écorces douces mélodies

le pic épeiche prépare déjà

l'hiver et ses grandes solitudes

le chevreuil froisse les hautes herbes

les chants sortent de terre

comme de volatiles encens

le temps s'est condensé dans ton silence

Sentiers vers la Dent de Nendaz
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jean-marc theytaz
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:49

Des sculptures d’acier: Raphaël Moulin les façonne, les polit, leur inculque la vie, il en fait des œuvres qui parlent et nous engagent sur des chemins vivants et inconnus. L’artiste  a exposé notamment  à la galerie Grande-Fontaine à Sion. «Cette exposition présente à nouveau des pièces en acier inspirées de lectures plus ou moins récentes: Pablo Neruda, Erri De Luca, Verlaine, Houellebecq, Romain Gary, Modiano...un voyage dans le temps et dans la diversité des styles et des approches poétiques mais avec comme corollaire une qualité littéraire remarquable» rapporte ‘artiste. Mais à la Grande -Fontaine vous pouviez aussi trouveri un poète comme Blaise Cendrars et son texte «Le Brésil-Des hommes sont venus» un petit livre récemment réédité chez Gallimard avec les phtoos d’époque de Jean Manzon. «J’ai eu l’occasion de le découvrir après un voyage dans ce pays merveilleux . Les impressions recueillies sur place mêlées aux textes de cet auteur cher à mon cœur, m’ont amené à réaliser quelques travaux qui restent fidèles au style de ces dernières années, avec une légère touche exotique.»

Avec ce sculpteur précis, fin et sensible la Galerie Grande-Fotnaine a invité Philipe Wenger: des monochromes, des recherches approfondies sur la couleur: l’artiste installé à la Ferme Asile nous dévoile univers vibratoire qui introduit les notions de lenteur de temps, de croissance et de silence intérieur dans l’élaboration d’une œuvre achevée, nuancée, complète. Chez cet artiste, pour lequel la peinture est plus une expérience sensorielle qu’une recherche formelle, la couleur devient autonome et unique porteuse de sens. Comme le souligne Muriel Constantin, histoirenne de l’art «l’’artiste ne recherche pas l’harmonie, ni le beau – seul lui importe que ses peintures dialoguent et qu’elles finissent par se compléter, bref, qu’elles vivent. Voici peut-être l’ultime aspiration de l’artiste…. Malgré leur dépouillement, les œuvres de Wenger sont impressionnantes de puissance et de force, capables d’envelopper le spectateur dans une mer de couleur, qui règne ici en maître. (…) » Les œuvres de Wenger ont aussi trait, avec ses pigments de terre, à une peinture dans laquelle le geste est important, lorsqu’il faut appliquer sur la toile les couches successives qui vont se réfléchir, se compléter apporter des variations infinies de la couleur. En fait il faut se laisser pénétrer par ces tableaux qui sont comme hypnotiques par instants et qui dégagent une atmosphère de musique intérieure fascinante.

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jean-marc theytaz
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