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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:37

 

 

Nuit à Zofleux

Vols nocturnes

les chauves-souris

quadrillent l'espace silencieux

la brise de vallée mouille

ma nostalgie

de souvenirs volubiles

je me relie au grand Tout

 

Espérance ultime

Rage fracas rumeur

le ruisseau transporte

mes respirations jusqu'a la mer

les lys et les pavots lancés sur l'eau

transportent mon mal de vivre

vers les espaces vierges

des horizons rougeoyants

et pourtant

l'espérance n'est pas morte

 

Strangulation

Vol groupe des passereaux

sur les vignes du coteau

ĺ’après- midi s'étire

langoureuse dans mon coeur

sur le fleuve

les sombres vapeurs

de la mort vagabonde

la gorge est couleur corbeau

les mots étranglés

dans ma peau

 

Silence blanc

La brise légère

sur la prairie matinale

la clairière ouverte

a la lumière zenithale

je regarde le jour déverser

ses vases de liqueur blanche

sur le silence de l'aube

 

 

Souvenirs printaniers

Les pétales des trolles et des primevères

leur lumière sur la prairie

qui respire et gonfle son ventre

dans le vent soyeux de l'après-midi

flammes dentelles gouttes légères

qui ruissellent

dans la fontaine de granit bleu

le temps s'est fait flanelle

je m'accroche aux lambeaux de ciel

qui habitent mes souvenirs printaniers

 

Jour de pluie

Fleurs de lune

pluie de verre

le jour gris

de nacre et de velours

emplit ma solitude

 

Priere et recueillement

La tramontane et ses musiques chamarrées

le fœhn secoue les vallées latérales

le soleil est d'or bruni

je prie les genoux fléchis

sur le granit tiède

ĺ´espérance au bord des lèvres

 

Esperance a Picafort

Le vol blanc de la mouette

le silence des vagues

les herbes folles dans le sable

le vent emporte mes espérances

a l'infini des espaces sauvages

 

Dame noire au cap de Formentor

Vagues minéralisees

se jetant dans l'émail du ciel

forets de pins en vadrouille

la mer et ses écumes

au bas de la falaise blessée

le temps et ses concrétions

d´agaves dans la crique ébouriffée

je marche à revers du soleil

sur des allées cosmique en attendant

la belle dame noire

 

Soller entre mer et monastere

Citron vert

silence au fond de la gorge

champs d'orangers

sang mauve et bruyant

La mer s'écrase contre les falaises

Je danse sur le volcan

de tes absences

 

Majorque Valdemossa en mai

Les oliviers silencieux

sur la colline embrasee

A l'horizon Palma

Dans l'immobilité vespérale

la nuit lentement tombe sur les cyprès

Les rives lunaires

me jettent dans la cosmogonie

des étoiles

je m'endors sur les berges

de tes rêves calmement

 

 

Aube magique

Tremblement frémissement murmure

la transparence de l'aube

sur le fleuve tranquille

la mort se mêle à la vie

la lumière me transperce

Subitement l'éclair d'éternité

 

Musique vespérale

Corbeilles de pétales fins

les cerisiers du Japon

rosissent la nuit lunaire

regards d'enfant

yeux de myosotis

paroles de porcelaine

le temps s'est accroché aux réverbères

Au milieu du parc silencieux

les cigales vont bientôt

débuter leur douce musique

cymbales pailletés

au centre de l'absence

 

Souvenirs

La rouille de l'aurore

dans l'écorce de l'arolle

les sillons de l'hiver solitaire

dans le bisse gelé

les souvenirs emergent

sur l'écume des pres

couverts de jonquilles

 

Humble pèlerin

Le foudroiement de la lumière

brûle soudain tes paupières fragiles

les mousses humides brillent

dans la pénombre du sous-bois

l'éclair divin

a frappé l'humble pèlerin

 

col de la Croix Villars-Chatel d'Abondance-Zofleux nendaz
col de la Croix Villars-Chatel d'Abondance-Zofleux nendaz
col de la Croix Villars-Chatel d'Abondance-Zofleux nendaz

col de la Croix Villars-Chatel d'Abondance-Zofleux nendaz

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jean-marc theytaz
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:06

Je m'en vais

Astre solaire en expansion

ondes chaudes et vibrantes

sur l'étang mauve

le cœur bat

les veines se gonflent

le cou se tend

noisetiers nus

dans l'hiver beige

le temps s'en vient

le temps s'en va

la campagne

rythme la saison vive

je m'en vais

lentement

à reculons

 

Mort du fennec

Le grand duc du désert

rase de son vol furtif

le sable chaud

son œil hypnotique

à l'iris orange

a immobilisé le fennec

la mort est toute proche

entre les griffes acérées du rapace

 

Hiver

Saison de la lucidité

de la dénudation et de la présence

Lieu vierge distance et temps

Terres de papier vergé

de la conscience pleine

et d'os blanchis

L'hiver m'habille

tout de lin blanc

Silence de glace

Le silence de cristal

près de l'herbe vagabonde

l'eau du canal et ses calottes de verre

ont immobilisé la lumière

je regarde le soleil

se briser en miettes légères

dans la plaine balayée

par les congères matinales

 

Regard de froidure à Sofleu

Sur la branche fragile

un bec croisé des sapins

sur le sol des cônes éparpillés

le froid a saisi la forêt

dans mon corps

les tremblements infimes

de ton regard

 

Jour blanc

Les flocons légers

sur les branches de noisetiers

fleurs vierges de cerisiers

en suspension

Une écriture de transparence

qui me prend à la gorge

les corneilles cisaillent le ciel

je rentre à la maison

 

Plain chant

Hautes pentes venteuses

soleil de jasmin aux coulées de miel

je vois des liserés de fougères blanches

qui volent dans le ciel

flexions d'azur dans ma tête étourdie

l'heure est de limaille et d'ondes labiles

mon regard s'appuie sur les herbes folles

qui dansent

dans les prairies aériennes

plain chant

au cœur de l'aube naissante

 

Procession

Le chien court sur la berge du fleuve

la chouette effraie plonge sur les vers

chenilles et campagnols cachés

dans le tapis de feuilles mortes

le jour a tourné sur la couronne des aulnes

La lumière filtre dans les branchages

fuyants et broussailleux

la procession des âmes

défile silencieuse

dans le crépuscule orangé

 

Froidure à Bramois

Les rideaux nocturnes

se sont retirés

le froid acide a immobilisé

le ruisseau devenu silence bleu

mes pas dans le pré de givre

sont des fleurs de verre

des îles matinées d'étoiles fragiles

prière d'azur déposée

au centre d'un matin de froidure

 

Les brebis de Bramois

Le bâton noueux dans sa main calleuse

le Berger au centre de la plaine brumeuse

rassemble ses brebis laineuses

L'hiver et ses étoiles de givre

poudroient les frênes solitaires

errent dans l'immensité de l'aube

chants et murmures du canal

l'eau et ses lumières vertes

emplissent

mon coeur

 

Les Mosses à l'an nouveau

Les moineaux pépient

dans les bosquets

et les taillis brûlés

la saison souffle

des embruns

chargés de marjolaine

et de sapin frais

le sentier est couvert

de glace vive

Noēl vert

le ciel et les prairies d'herbe rase

se joignent

à l'horizon de ton regard

le temps est vitrail

de vive transparence

 

Crépuscule d'or

Les feuilles d'or

sur la montagne blanche

le soleil descend

derrière l'arête

le vent s'est niché

dans la corniche faconnée

par le crépuscule

les abeilles ont regagné

leurs ruches colorées

 

Espérance de Noël

La valériane dans tes mains douces et fragiles

le mauve de la bruyère au milieu des éboulis

le monde s'agrandit

le pin crochet et le pin couché

font se rejoindre les horizons

l'arolle centenaire

prie à voix basse

le lagopède dans les embruns neigeux

de la combe solitaire

murmure des serments passés

des chansons d'antan

l'hiver tarde à venir

les herbes rases dansent dans le soir

Noël est passé discrètement

l'espérance est profonde

qui nous offre la rédemption

l'éternité dans la lueur d'une lampe à pétrole

 

 

 

 

 

 

Les Mosses 1 janvier 2017
Les Mosses 1 janvier 2017
Les Mosses 1 janvier 2017

Les Mosses 1 janvier 2017

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jean-marc theytaz
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:41

Landes désertes

vignes sauvages

fleuves gelés

l'hiver défait ses laines de solitude

la bise râcle les berges du lac

les foulques et les grèbes

se découpent sur l'horizon d'émeraude

le ciel se jette dans la transparence

d'un air bleuté

flûtes magiques

les aulnes chantent la mélodie du zénith

 

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jean-marc theytaz
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:51

Le silence

et sa voûte glaciaire

ta présence dans la tension

de l'herbe jaunie

la clarté du jour

sur la terre gelée

la quenouille du temps

prise dans le froid

je regarde dans les yeux

les espaces infinis de l'instant blanc

Instant blanc au bordu canal à Bramois
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jean-marc theytaz
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 17:33

L'arbre

seul

dans la prairie

immobile et aphasique

la parole nouée dans ses membres

le verbe incandescent de blanche clarté

l'arbre

entre neige et nuages d'argent

une passerelle vivante vers l'éternité

la neige respire dans mon âme

 

Eternité d'un instant à Bini-Savièse
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jean-marc theytaz
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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:48

Les sentiers sauvages me conduisent

vers les pierriers de la Dent de Nendaz

lichens et résine dans mes mains

améthyste des bruyères dans les yeux

la brise fouaille les mousses humides

et les noirs  myrtilliers

paroles écorces douces mélodies

le pic épeiche prépare déjà

l'hiver et ses grandes solitudes

le chevreuil froisse les hautes herbes

les chants sortent de terre

comme de volatiles encens

le temps s'est condensé dans ton silence

Sentiers vers la Dent de Nendaz
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jean-marc theytaz
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:49

Des sculptures d’acier: Raphaël Moulin les façonne, les polit, leur inculque la vie, il en fait des œuvres qui parlent et nous engagent sur des chemins vivants et inconnus. L’artiste  a exposé notamment  à la galerie Grande-Fontaine à Sion. «Cette exposition présente à nouveau des pièces en acier inspirées de lectures plus ou moins récentes: Pablo Neruda, Erri De Luca, Verlaine, Houellebecq, Romain Gary, Modiano...un voyage dans le temps et dans la diversité des styles et des approches poétiques mais avec comme corollaire une qualité littéraire remarquable» rapporte ‘artiste. Mais à la Grande -Fontaine vous pouviez aussi trouveri un poète comme Blaise Cendrars et son texte «Le Brésil-Des hommes sont venus» un petit livre récemment réédité chez Gallimard avec les phtoos d’époque de Jean Manzon. «J’ai eu l’occasion de le découvrir après un voyage dans ce pays merveilleux . Les impressions recueillies sur place mêlées aux textes de cet auteur cher à mon cœur, m’ont amené à réaliser quelques travaux qui restent fidèles au style de ces dernières années, avec une légère touche exotique.»

Avec ce sculpteur précis, fin et sensible la Galerie Grande-Fotnaine a invité Philipe Wenger: des monochromes, des recherches approfondies sur la couleur: l’artiste installé à la Ferme Asile nous dévoile univers vibratoire qui introduit les notions de lenteur de temps, de croissance et de silence intérieur dans l’élaboration d’une œuvre achevée, nuancée, complète. Chez cet artiste, pour lequel la peinture est plus une expérience sensorielle qu’une recherche formelle, la couleur devient autonome et unique porteuse de sens. Comme le souligne Muriel Constantin, histoirenne de l’art «l’’artiste ne recherche pas l’harmonie, ni le beau – seul lui importe que ses peintures dialoguent et qu’elles finissent par se compléter, bref, qu’elles vivent. Voici peut-être l’ultime aspiration de l’artiste…. Malgré leur dépouillement, les œuvres de Wenger sont impressionnantes de puissance et de force, capables d’envelopper le spectateur dans une mer de couleur, qui règne ici en maître. (…) » Les œuvres de Wenger ont aussi trait, avec ses pigments de terre, à une peinture dans laquelle le geste est important, lorsqu’il faut appliquer sur la toile les couches successives qui vont se réfléchir, se compléter apporter des variations infinies de la couleur. En fait il faut se laisser pénétrer par ces tableaux qui sont comme hypnotiques par instants et qui dégagent une atmosphère de musique intérieure fascinante.

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jean-marc theytaz
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:32

Une soirée littéraire animée par Noëlle Revaz et Guy Krneta, Prix suisses de littérature 2015 au Manoir de Martigny . Des instants précieux, de descente en soi, d’exaltation, de découverte, de voyage dans le possible et l’improbable aussi, bref un temps qui s’est écoulé avec beaucoup de substance et de texture.

Un tour de Suisse

Cette halte au Manoir faisait partie de la tournée de lecture et de rencontres avec le public organisées par l’office fédéral de la culture: objectifs mieux faire connaître nos écrivains et leurs créations à l’ensemble du peuple suisse, avec un parcours itinérant traversant les barrières linguistiques. La littérature suisse reste encore trop souvent intimiste: la publication constitue la première étape, le plus souvent la plus difficile puisqu’il faut convaincre des professionnels de la valeur de son talent mais ensuite sans un rayonnement vivant et permanent les mots se meurent sur les pages, ils ont besoin d’atmosphère, de climat et de voix humaine pour prendre leur envol.

Noëlle Revaz présentait «’Infini livre» paru aux éditions Zoé, alors que Guy Krneta,auteur bernois, proposait «Unger üs» (Editions Der gesunde Menschenverstand). Le comédien Vincent David a porté les textes des deux auteurs avec beaucoup de souffle, de présence et de justesse de ton.

Une littérature dynamique

Les deux auteurs font partie du collectif «Bern ist überall» qui met en exergue une littérature sur scène en plusieurs langues et qui a débuté à Lucerne avec notamment l’écrivain Pedro Lenz. «Nous échangeons des textes, y ajoutons de la musique et développons un grand intérêt pour la langue orale, le romanche , le dialecte bernois...» rapportent Guy Krneta et Noëlle Revaz qui précise que le collectif compte 11 écrivains et 4 musiciens: « Il y a dans ce groupe une grande diversité d’idées et des tournées, des participations à des festivals sont organisées...»

Dans «L’infini livre» l’écran fait force de loi; il s’agit d’une fable satirique, ironique, d’anticipation qui nous décrit le règne de l’apparence avec un esprit décalé: «J’y parle de ma propre condition d’auteure et aboutit, en voyant la solitude d’un livre à une sorte de critique du monde actuel du livre dans lequel le livre devient un objet.» L’existence matérielle et immatérielle des choses et des objets, leur vie multiple sont mises en cause.

Guy Krneta est pour sa part plus un dramaturge, et un acteur incontournable de la vie littéraire suisse alémanique. «je mène une réflexion politique, comme si j’avais un devoir de parole , un engagement actif dans notre société... «Entre nous» dont j’ai lu ici des extraits est une histoire de famille , un roman fragmentaire, un récit de souvenirs, pour transmettre une parole.»

photo louis dasselborne: Noelle Revaz en companie de  l'écrivain Jérôme Meizoz

photo louis dasselborne: Noelle Revaz en companie de l'écrivain Jérôme Meizoz

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jean-marc theytaz
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:22

Le PIJA, Prix international pour jeunes auteurs, organisé par les éditions de l’Hèbe, convient bien aux Valaisans. Régulièrement des jeunes écrivains de chez nous y cueillent leurs premiers lauriers. En 2015 ce sont Agnès Walpen et Hadrien Praz de Sion qui en étaient des lauréats émérites.

«Pour ma part, je participe depuis plusieurs années à ce concours, au moins 4 ou 5 ans. Après de premiers encouragements viennent les récompenses et cette année je gagne un premier Prix...» nous dit Agnès Walpen du collège de La Planta à Sion. Agnès Walpen a réalisé son travail de concours dans le cadre de son examen de maturité: «il s’agit d’une autobiographie, de 30 000 signes environ, qui relate les diverses étapes que j’ai menées dans la quête et la recherche de mon père. J’y ai mis mon ressenti, mon vécu, avec les diverses fluctuations au quotidien, et les diverses phases existentielles de cette démarche...» Agnès Walpen a changé quelques noms propres, modifié quelques passages, mais l’essentiel de son travail de maturité a trouvé ainsi une audience plus large puisque les textes primés sont publiés par les éditions de l’Hèbe.

«J’ai découvert l’existence de ce concours dans le cadre de la médiathèque et des journaux et l’entourage familial m’a encouragé, ils ont vu que j’avais quelque chose à dire et de fil en aiguille je me suis mise à écrire ce qui me tenait à cœur...»

Aussi le cinéma

Mais Agnès Walpen a également développé une passion pour le cinéma et elle part pour trois ans en Argentine avec l’intention de suivre une école de cinéma: « la littérature me permet d’écrire des scénarios... j’ai participé à WalliWood sur Canal9, ai réalisé de petits reportages, ce qui me permet de parfaire l’écriture de scénarios.»

EnArgentine elle espère ainsi faire se rejoindre quelque littérature et cinéma, « en apprenant les ficelles du métier... l’expression de soi, les arts visuels comme l’écriture jouent un rôle essentiel dans notre société... j’écris ce que je vis, je parle de moi aussi, au fil des respirations existentielles du quotidien.»

Agnès Walpen qui va se consacrer durant trois ans au cinéma en Argentine n’en poursuivra pas moins son travail d’écriture, au gré des circonstances et des opportunités qui s’offriront à elle.

Hadrien Praz quand l’auteur est aussi acteur

Hadrien Praz a déjà glané lui des prix comme acteur, notamment dans une pièce de Bertold Brecht «Le cercle de craie caucasien», un rôle qu’il a interprété dans le cadre de FRIscenes avec la troupe du collège des Creusets, une récompense bienvenue.

Avec ce prix au PIJA Hadrien Praz confirme sa passion pour la littérature: «Je suis d’une famille qui aime lire...Ma sensibilité propre vient de ce que les autres m’ont généreusement apporté, les créateurs, anonymes, illustres, vivants ou morts. J’écris pour procurer du plaisir à ceux qui en trouvent dans ce que je fais...et la quête perdue d’avance, d’exprimer ce qui ne peut l’être tout à fait,est vraiment réjouissante.»* Et lorsque l’on parle de la place de la littérature Hadrie Praz rappelle qu’à d’autres époques, en certains lieux, on se battait pour des questions esthétiques: «Aujourd’hui j’ai le sentiment que la littérature est moins considérée comme une aventure vitale et passionnée.» Les thèmes retenus par les jeunes écrivains n’ont pas beaucoup changé comme le souligne Hadrien Praz: «les vieux poncifs lyriques: le passé, le souvenir, le rêve, les morts, les vivants et les autres. Je dois avouer que je ne pense pas en thèmes. Les sujets auxquels je suis le plus hermétique peuvent tout à coup me toucher, si un bon conteur m’en parle. Les beaux mensonges me plaisent d’une façon générale...» L’étudiant sédunois avoue aussi que le théâtre lui apporte quelque chose de très différent, puisque c’est une aventure commune... «Mais l’aventure de la littérature si je puis dire, dont fait partie le théâtre d’ailleurs, me semble essentielle.»

Qu’est-ce que le PIJA

Le Prix International pour Jeunes Auteurs compte depuis sa création en 1993 plus de 20000 participants nous dit Jean-Philippe Ayer, président du jury et des éditions de l’Hèbe à Charmey. Il s’adresse à toute la francophonie: « nous recevons des textes d’auteurs venant de plus de 30 nationalités avec des prolongements par exemple dans l’Alliance française. Plusieurs Valaisans qui font maintenant leur chemin ont été lauréats du PIJA comme Mathieu Bertholet, Bastien Fournier, Simon Falquet et certains écrivains «très» confirmés comme un certain Joël Dicker, ou Julien Burri par exemple.» «Le PIJA est maintenant devenu une institution qui a pour mission entre d’autres d’assurer la relève littéraire suisse romande et de favoriser le développement de la littérature française» nous dit Jean-Philippe Ayer,

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jean-marc theytaz
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:47

~«Le Cervin dans tous ses états était à découvrir et à apprécier l'année dernière à la galerie de La Tine à Troistorrents», une exposition hors de commun pour le 150e anniversaire de la première ascension du Cervin.

Avec des artiste de renom comme Charles L’Eplattenier, Albert Gos, François Gos, Emile Gos, Johann-Joseph Geisser, Albert Lugardon, Alfredo Cini, Arnold Zord, Blanche Berthoud, Kinette Hurni-Bourgeois..., la montagne mythique nous apparaît sous toutes ses faces et toutes ses nuances.

«Ces artistes, amoureux de cette montagne ou l’ayant gravie, nous font découvrir «Leur Cervin», magnifique, impressionnant,sauvage ou étonnant, triangle emblématique dans sa lumière magique.»

Multiples interprétations

La «pyramide» qui attire à Zermatt des milliers d’alpinistes et de touristes fascine et envoûte toujours autant. Les artistes du XXe en ont souvent fait un thème de prédilection car cette montagne est devenue au fil des décennies un véritable symbole de l’univers des Alpes.

On y retrouve à travers des œuvres très diversifiées des études sur la lumière en altitude, avec ses reflets, ses prolongements, ses diffractions, ses subtilités chatoyantes; le thème de la verticalité apparaît aussi bien évidemment comme une constante avec ses connotations spirituelles de la montagne comme élévation intérieure, méditation, contemplation.

«Rassembler durant plusieurs années des œuvres d’époque et de style différents autour d’un sujet aussi fort s’est révélé un défi palpitant et exaltant.» nous dit Gérald Lange. Les genres présentés à la galerie de la Tine allaient de la peinture à l’huile à l’aquarelle ou la gouache en passant par le dessin. Les photos sont également présentes pour magnifier le Cervin comme un lieu magique, une sorte d’absolu. La galerie de la Tine comportait un parcours intéressant avec plusieurs salles qui permettaient de rythmer l’exposition dans des niveaux différents, le tout dans un cadre naturel captivant. Le Cervin y est célébré, comme il se doit,avec sensibilité, puissance et une force captivante.

Le Cervin en peinture et en lumières
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