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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:49

Des sculptures d’acier: Raphaël Moulin les façonne, les polit, leur inculque la vie, il en fait des œuvres qui parlent et nous engagent sur des chemins vivants et inconnus. L’artiste  a exposé notamment  à la galerie Grande-Fontaine à Sion. «Cette exposition présente à nouveau des pièces en acier inspirées de lectures plus ou moins récentes: Pablo Neruda, Erri De Luca, Verlaine, Houellebecq, Romain Gary, Modiano...un voyage dans le temps et dans la diversité des styles et des approches poétiques mais avec comme corollaire une qualité littéraire remarquable» rapporte ‘artiste. Mais à la Grande -Fontaine vous pouviez aussi trouveri un poète comme Blaise Cendrars et son texte «Le Brésil-Des hommes sont venus» un petit livre récemment réédité chez Gallimard avec les phtoos d’époque de Jean Manzon. «J’ai eu l’occasion de le découvrir après un voyage dans ce pays merveilleux . Les impressions recueillies sur place mêlées aux textes de cet auteur cher à mon cœur, m’ont amené à réaliser quelques travaux qui restent fidèles au style de ces dernières années, avec une légère touche exotique.»

Avec ce sculpteur précis, fin et sensible la Galerie Grande-Fotnaine a invité Philipe Wenger: des monochromes, des recherches approfondies sur la couleur: l’artiste installé à la Ferme Asile nous dévoile univers vibratoire qui introduit les notions de lenteur de temps, de croissance et de silence intérieur dans l’élaboration d’une œuvre achevée, nuancée, complète. Chez cet artiste, pour lequel la peinture est plus une expérience sensorielle qu’une recherche formelle, la couleur devient autonome et unique porteuse de sens. Comme le souligne Muriel Constantin, histoirenne de l’art «l’’artiste ne recherche pas l’harmonie, ni le beau – seul lui importe que ses peintures dialoguent et qu’elles finissent par se compléter, bref, qu’elles vivent. Voici peut-être l’ultime aspiration de l’artiste…. Malgré leur dépouillement, les œuvres de Wenger sont impressionnantes de puissance et de force, capables d’envelopper le spectateur dans une mer de couleur, qui règne ici en maître. (…) » Les œuvres de Wenger ont aussi trait, avec ses pigments de terre, à une peinture dans laquelle le geste est important, lorsqu’il faut appliquer sur la toile les couches successives qui vont se réfléchir, se compléter apporter des variations infinies de la couleur. En fait il faut se laisser pénétrer par ces tableaux qui sont comme hypnotiques par instants et qui dégagent une atmosphère de musique intérieure fascinante.

jean-marc theytaz
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:32

Une soirée littéraire animée par Noëlle Revaz et Guy Krneta, Prix suisses de littérature 2015 au Manoir de Martigny . Des instants précieux, de descente en soi, d’exaltation, de découverte, de voyage dans le possible et l’improbable aussi, bref un temps qui s’est écoulé avec beaucoup de substance et de texture.

Un tour de Suisse

Cette halte au Manoir faisait partie de la tournée de lecture et de rencontres avec le public organisées par l’office fédéral de la culture: objectifs mieux faire connaître nos écrivains et leurs créations à l’ensemble du peuple suisse, avec un parcours itinérant traversant les barrières linguistiques. La littérature suisse reste encore trop souvent intimiste: la publication constitue la première étape, le plus souvent la plus difficile puisqu’il faut convaincre des professionnels de la valeur de son talent mais ensuite sans un rayonnement vivant et permanent les mots se meurent sur les pages, ils ont besoin d’atmosphère, de climat et de voix humaine pour prendre leur envol.

Noëlle Revaz présentait «’Infini livre» paru aux éditions Zoé, alors que Guy Krneta,auteur bernois, proposait «Unger üs» (Editions Der gesunde Menschenverstand). Le comédien Vincent David a porté les textes des deux auteurs avec beaucoup de souffle, de présence et de justesse de ton.

Une littérature dynamique

Les deux auteurs font partie du collectif «Bern ist überall» qui met en exergue une littérature sur scène en plusieurs langues et qui a débuté à Lucerne avec notamment l’écrivain Pedro Lenz. «Nous échangeons des textes, y ajoutons de la musique et développons un grand intérêt pour la langue orale, le romanche , le dialecte bernois...» rapportent Guy Krneta et Noëlle Revaz qui précise que le collectif compte 11 écrivains et 4 musiciens: « Il y a dans ce groupe une grande diversité d’idées et des tournées, des participations à des festivals sont organisées...»

Dans «L’infini livre» l’écran fait force de loi; il s’agit d’une fable satirique, ironique, d’anticipation qui nous décrit le règne de l’apparence avec un esprit décalé: «J’y parle de ma propre condition d’auteure et aboutit, en voyant la solitude d’un livre à une sorte de critique du monde actuel du livre dans lequel le livre devient un objet.» L’existence matérielle et immatérielle des choses et des objets, leur vie multiple sont mises en cause.

Guy Krneta est pour sa part plus un dramaturge, et un acteur incontournable de la vie littéraire suisse alémanique. «je mène une réflexion politique, comme si j’avais un devoir de parole , un engagement actif dans notre société... «Entre nous» dont j’ai lu ici des extraits est une histoire de famille , un roman fragmentaire, un récit de souvenirs, pour transmettre une parole.»

photo louis dasselborne: Noelle Revaz en companie de  l'écrivain Jérôme Meizoz

photo louis dasselborne: Noelle Revaz en companie de l'écrivain Jérôme Meizoz

jean-marc theytaz
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:22

Le PIJA, Prix international pour jeunes auteurs, organisé par les éditions de l’Hèbe, convient bien aux Valaisans. Régulièrement des jeunes écrivains de chez nous y cueillent leurs premiers lauriers. En 2015 ce sont Agnès Walpen et Hadrien Praz de Sion qui en étaient des lauréats émérites.

«Pour ma part, je participe depuis plusieurs années à ce concours, au moins 4 ou 5 ans. Après de premiers encouragements viennent les récompenses et cette année je gagne un premier Prix...» nous dit Agnès Walpen du collège de La Planta à Sion. Agnès Walpen a réalisé son travail de concours dans le cadre de son examen de maturité: «il s’agit d’une autobiographie, de 30 000 signes environ, qui relate les diverses étapes que j’ai menées dans la quête et la recherche de mon père. J’y ai mis mon ressenti, mon vécu, avec les diverses fluctuations au quotidien, et les diverses phases existentielles de cette démarche...» Agnès Walpen a changé quelques noms propres, modifié quelques passages, mais l’essentiel de son travail de maturité a trouvé ainsi une audience plus large puisque les textes primés sont publiés par les éditions de l’Hèbe.

«J’ai découvert l’existence de ce concours dans le cadre de la médiathèque et des journaux et l’entourage familial m’a encouragé, ils ont vu que j’avais quelque chose à dire et de fil en aiguille je me suis mise à écrire ce qui me tenait à cœur...»

Aussi le cinéma

Mais Agnès Walpen a également développé une passion pour le cinéma et elle part pour trois ans en Argentine avec l’intention de suivre une école de cinéma: « la littérature me permet d’écrire des scénarios... j’ai participé à WalliWood sur Canal9, ai réalisé de petits reportages, ce qui me permet de parfaire l’écriture de scénarios.»

EnArgentine elle espère ainsi faire se rejoindre quelque littérature et cinéma, « en apprenant les ficelles du métier... l’expression de soi, les arts visuels comme l’écriture jouent un rôle essentiel dans notre société... j’écris ce que je vis, je parle de moi aussi, au fil des respirations existentielles du quotidien.»

Agnès Walpen qui va se consacrer durant trois ans au cinéma en Argentine n’en poursuivra pas moins son travail d’écriture, au gré des circonstances et des opportunités qui s’offriront à elle.

Hadrien Praz quand l’auteur est aussi acteur

Hadrien Praz a déjà glané lui des prix comme acteur, notamment dans une pièce de Bertold Brecht «Le cercle de craie caucasien», un rôle qu’il a interprété dans le cadre de FRIscenes avec la troupe du collège des Creusets, une récompense bienvenue.

Avec ce prix au PIJA Hadrien Praz confirme sa passion pour la littérature: «Je suis d’une famille qui aime lire...Ma sensibilité propre vient de ce que les autres m’ont généreusement apporté, les créateurs, anonymes, illustres, vivants ou morts. J’écris pour procurer du plaisir à ceux qui en trouvent dans ce que je fais...et la quête perdue d’avance, d’exprimer ce qui ne peut l’être tout à fait,est vraiment réjouissante.»* Et lorsque l’on parle de la place de la littérature Hadrie Praz rappelle qu’à d’autres époques, en certains lieux, on se battait pour des questions esthétiques: «Aujourd’hui j’ai le sentiment que la littérature est moins considérée comme une aventure vitale et passionnée.» Les thèmes retenus par les jeunes écrivains n’ont pas beaucoup changé comme le souligne Hadrien Praz: «les vieux poncifs lyriques: le passé, le souvenir, le rêve, les morts, les vivants et les autres. Je dois avouer que je ne pense pas en thèmes. Les sujets auxquels je suis le plus hermétique peuvent tout à coup me toucher, si un bon conteur m’en parle. Les beaux mensonges me plaisent d’une façon générale...» L’étudiant sédunois avoue aussi que le théâtre lui apporte quelque chose de très différent, puisque c’est une aventure commune... «Mais l’aventure de la littérature si je puis dire, dont fait partie le théâtre d’ailleurs, me semble essentielle.»

Qu’est-ce que le PIJA

Le Prix International pour Jeunes Auteurs compte depuis sa création en 1993 plus de 20000 participants nous dit Jean-Philippe Ayer, président du jury et des éditions de l’Hèbe à Charmey. Il s’adresse à toute la francophonie: « nous recevons des textes d’auteurs venant de plus de 30 nationalités avec des prolongements par exemple dans l’Alliance française. Plusieurs Valaisans qui font maintenant leur chemin ont été lauréats du PIJA comme Mathieu Bertholet, Bastien Fournier, Simon Falquet et certains écrivains «très» confirmés comme un certain Joël Dicker, ou Julien Burri par exemple.» «Le PIJA est maintenant devenu une institution qui a pour mission entre d’autres d’assurer la relève littéraire suisse romande et de favoriser le développement de la littérature française» nous dit Jean-Philippe Ayer,

jean-marc theytaz
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:47

~«Le Cervin dans tous ses états était à découvrir et à apprécier l'année dernière à la galerie de La Tine à Troistorrents», une exposition hors de commun pour le 150e anniversaire de la première ascension du Cervin.

Avec des artiste de renom comme Charles L’Eplattenier, Albert Gos, François Gos, Emile Gos, Johann-Joseph Geisser, Albert Lugardon, Alfredo Cini, Arnold Zord, Blanche Berthoud, Kinette Hurni-Bourgeois..., la montagne mythique nous apparaît sous toutes ses faces et toutes ses nuances.

«Ces artistes, amoureux de cette montagne ou l’ayant gravie, nous font découvrir «Leur Cervin», magnifique, impressionnant,sauvage ou étonnant, triangle emblématique dans sa lumière magique.»

Multiples interprétations

La «pyramide» qui attire à Zermatt des milliers d’alpinistes et de touristes fascine et envoûte toujours autant. Les artistes du XXe en ont souvent fait un thème de prédilection car cette montagne est devenue au fil des décennies un véritable symbole de l’univers des Alpes.

On y retrouve à travers des œuvres très diversifiées des études sur la lumière en altitude, avec ses reflets, ses prolongements, ses diffractions, ses subtilités chatoyantes; le thème de la verticalité apparaît aussi bien évidemment comme une constante avec ses connotations spirituelles de la montagne comme élévation intérieure, méditation, contemplation.

«Rassembler durant plusieurs années des œuvres d’époque et de style différents autour d’un sujet aussi fort s’est révélé un défi palpitant et exaltant.» nous dit Gérald Lange. Les genres présentés à la galerie de la Tine allaient de la peinture à l’huile à l’aquarelle ou la gouache en passant par le dessin. Les photos sont également présentes pour magnifier le Cervin comme un lieu magique, une sorte d’absolu. La galerie de la Tine comportait un parcours intéressant avec plusieurs salles qui permettaient de rythmer l’exposition dans des niveaux différents, le tout dans un cadre naturel captivant. Le Cervin y est célébré, comme il se doit,avec sensibilité, puissance et une force captivante.

Le Cervin en peinture et en lumières
jean-marc theytaz
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:38

~Atomisation, fragmentation, accumulation, superposition... des actions et des résultats pour tenter de définir en quelques mots la démarche de Anouchka Perez qui a exposé cette année à la Galerie Contrecontre à Saint-Maurice.

La jeune artiste de 27 ans, a un parcours professionnel et est diplômée en 2013 de l’Ecole Cantonale d’Art du Valais de Sierre.

Depuis, elle n’a de cesse de s’engager dans un itinéraire bien précis qui l’amène à se donner pleinement à son art. Anouchka Perez a déjà bénéficié plusieurs fois de résidences, dans lesqulles elle a pu développer de manière encore plus approfondie son travail de recherche; de plus elle expose régulièrement dans diverses institutions.! ! «Jouant avec les mots et les matières, bois et miroir, Anouchka Perez fragmente et superpose les éléments. elle les détourne et les réinvente dans un assemblage complexe dans lequel elle fait jaillir des lettres qui vont former dans cet espace de création dédié au signe un nouveau message.»

Le mélange des matières, des langages qui se complètent, se donnent de nouveaux espaces, de nouvelles dimensions avec de nouveaux alphabets et de nouvelles syntaxes.

Le bois concrétise la structure et les miroirs, avec leur lumière polymorphe, leur éclairage singulier, leur prolongement multidirectionnel reflètent l’environnement dans lequel se situe l’installation.

«L’artiste aime déconstruire et reconstruire sous forme de brèches géométriques qui évoluent à travers l’espace, de façon anarchique et structurée, créant ainsi des champs dans lesquels s’inscrivent ses signes.! Le fait que les mots ne nous soient livrés que partiellement permet d’insister sur leur complexité et leur importance »! Le travail d’Anouchka Perez offre selon son approche des significations différentes, des possibilités d’interprétation et de lecture diversifiées. Les angles d’approche permettent de multiplier les portes d’entrée dans l’œuvre présentée.

jean-marc theytaz
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 18:11

Les épilobes fléchis

sous le poids de la rosée

les collines qui s'ancrent

dans l'oblique de mon regard

les arc orangés

comme des blénis corses

ivres dans la pureté

de l'eau claire

le matin mûrit

avec le chuchotement

de la forêt qui s'éveille

émerveillement simple

torrent valaisan   photo mamin

torrent valaisan photo mamin

jean-marc theytaz
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 17:52

Mêler l’intime, l’intimité à l’autre, à l’extérieur, au monde qui nous entoure avec toutes les sensibilités qui la composent dans une sorte de partage et de découverte de nouveaux horizons, le Ganioz Espace de Martigny a présenté cette année Intime-Extime: avec une performance de Nicole Murmann

L’artiste Christina Jonsson nous a offert une « réflexion sur l’intimité du corps, de l’être et de la pensée dans une dynamique d’extériorisation».

Au Ganioz Project Space (GPS), elle a mis en espace et en relation, pourquoi pas aussi en réseau une série de travaux d’artistes de genres multiples et différenciés qui viennent de Suisse et du Danmark.. Les techniques et les supports sont pluriels, passent par l’écriture, la vidéo, la photo qui analsysent nos modes de comportements, nos réflexes, nos approches notre traitement de l’intime. Tout cela est très personnel, traite de la sphère individuelle, du «jje» et du «moi» qui peuvent entrer en interaction et créer des vibrations et des ondes lumineuses qui rendent comptent de du langage émotionnel intime. .

La frontière habituellement admise entre public et privé s’en trouve complètement brouillée.

L’ «extimité» est une notion qui consiste à porter à la connaissance d’autrui ce qui est généralement considéré comme relevant de l’intime. Intime.Extime.» Mis en opposition, ces deux termes proposent de réfléchir à la manière dont le premier mérite d’être reconsidéré à la lumière du second.Il s’agit de créer aussi peut-être un questionnement sur l’identité, ds champs d’action entre soi et l’autre sans que cela soit soit invasif ou intrusif, mettant en danger l’une ou l’autre des entités. Comme nous le dit Catherine Touaibi «En partageant son intimité, l’individu acquiert non seulement une véritable autonomie et une vie authentique, mais il est investi d’une nouvelle perspective. Celle-ci lui permet de s’ouvrir à une société en constante évolution, constituée de personnes davantage libres et responsables.»

Avec les artistes: Atelier de Geste (Beau Rhee) (USA) | Gilles Aubry (CH) | Nathalie Uhlmann (CH) | Tarik Hayward (CH) | Stéphanie Giorgis (CH) | Nicole Murmann (CH) | Colette Hayoz (CH) | Luke Burton (ENG) | Hannah Anbert (DK) | Nanna Lysholt Hansen (DK) | Heidi Hove (DK) | Naja Maria Lundstrøm (DK)

Après des études à l’Académie des Beaux-Arts de Ravenne, Christina Jonsson (née en 1975 à Copenhague, vit et travaille à Leysin) exécute un master (MAPS) à l’ECAV qu’elle termine en 2012. Depuis, elle expose régulièrement en Suisse et à l’étranger.
Artiste mais également curatrice, elle est cofondatrice de l’espace d’arts Saint-Valentin à Lausanne qu’elle codirige depuis 2011. →

jean-marc theytaz
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 17:42

 Faons apeurés à la place Fousquienne en août

 

Dans les sous-bois et les frises de la clairière

les traces des faons apeurés

elles s'effacent lentement

dans la brise naissante

les chiens de chasse traquent

les jeunes bêtes affolées

l'odeur de la mort prochaine plane

sous le soleil humide

la douleur saisit la gorge du marcheur esseulé

 

 

Printemps à tes poignets

 

Les pétales des cerisiers

noyés dans les névés esseulés

les rives du jour

comme bourgeons de sapin

le temps glisse lentement

dans les sillons des prairies irisées

Les farios argentés

dans les cascades d'eau claire

La saison fleurit à tes poignets transparents et fragiles

 

 

Mélèze à siviez nendaz

Le jour de lève

chardon et anémone soufrée

sur les rives rouges

de l'écorce du mélèze

śécoule

à voix basse

un temps de fragile communion

 

Poèmes d'été 2016 Nendaz jmt
jean-marc theytaz
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:59

L’écrivain valaisan Raymond Farquet est décédé mercredi dernier à Genève, à l’âge de 86 ans. Un auteur qui a marqué de sa plume la littérature valaisanne, de par son écoute des petites gens, des faibles, des marginaux, des immigrés, tous ceux qui ont besoin qu'on vienne près d'eux pour leur apporter un peu de chaleur humaine, des moments de partage et d'échange.

Un auteur d’importance, qui a une belle œuvre derrière lui, une douzaine d'ouvrages publiés aux éditions de l'Aire essentiellement, le dernier "Genève en fauteuil roulant" ayant été publié aux éditions d'autre part de Pascal Rebetez.

Il a brossé de nombreux portraits des Valaisans saisis dans leur quotidien, dans leur trame existentielle, leurs élans, leurs travers, leurs interrogations. Il a cherché à comprendre leur monde intérieur et les interactions qui les liaient à ce Vieux Pays si beau, mais si rugueux aussi parfois.

Professeur durant de nombreuses années à Genève, il a auparavant voyagé durant sa jeunesse, travaillant notamment avec les compagnons d’Emmaüs à Paris.

Il avait reçu le Prix de la Loterie romande en 2011 pour «Le voyage amoureux» paru aux Editions de l’Aire. Raymond Farquet a parcouru les vallées latérales valaisannes à pied et en a tiré «Le voyage amoureux», une véritable découverte ethnographique et littéraire de notre canton, une complicité, une rencontre avec des gens vrais et authentiques, qui constituent la substance du Valais, au carrefour du passé et de la modernité, un Valais qui s’ouvre au monde tout en se souvenant de ses traditions et de ses légendes.

Raymond Farquet était un écrivain très sensible, parfois grognon et asocial, mais qui savait très bien exprimer la profondeur des êtres et des choses, et qui dans ses rencontres au quotidien, dans les détails et les faits les plus simples nous fait aller à l’essentiel, avec pureté, netteté et une grande vérité.

Pour Michel Moret, des Editions de l’Aire, «Raymond Farquet était un écrivain universel, son rapport au verbe était celui d’un écorché par les circonstances de l’existence...»

Raymond Farquet n'est plus mais ses écrits sur le Valais font désormais partie de la mémoire collective et du patrimoine littéraire valaisan. jmt

photo augustin rebetez

Raymond Farquet, un écrivain sensible, à l'écoute des petits, nous a quittés
jean-marc theytaz
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 15:57

Les œuvres de CC Olsommer, exposées en de multiples galeries depuis des décenneis, sont fréquemment rattachées au symbolisme, à l’imaginaire, au mysticisme: un style austère et dépouillé, fin et expressif dans a retenue. L’essentiel de son art repose dans cette quête infinie et cette recherche spirituelle.

Déshabiller l'âme et le corps humains de ses lourdeurs, de ses scories, de ses encombrements existentiels, l'artiste va à l'essentiel avec sa finesse de perception et sa délicatesse d'exécution.

Comme le dit Nane Olsommer «ses convictions personnelles ont guidé ses choix. L’âme humaine, la nature, le temps l’amour, la mort le monde intérieur sont ses thèmes favoris». Il travaille dans une forme de silence, de respiration lente, de magie et l’on retrouve dans ses œuvres des symboles significatifs comme des croix, des hiboux, des crânes... La vie, la mort la fluidité du temps, les êtres et les choses qui passent, qui sont transitoires, éphémères, passagères, même dans leur unicité, autant de de questionnements et d’interrogations qu’Olsommer a mis en avant dans sa peinture.

L’artiste qui a un grand sens de l’observation a utilisé diverses techniques dont le crayon, la plume, la sanguine,, le fusain, l’huile, le pastel, le brou de noix...

Neuchâtelois d’origine, Valaisan d’adoption, d’ascendance scandinave Charles Clos Olsommer a également voyagé à Venise, Rome, Florence... et exposé dans de nombreuses galeries européennes. Harmonie, équilibre, intutition, sensibilité, la profondeur du regard, la poésie mystique, autant de termes pour définir cette œuvre si large et si substantielle. Un travail effectué avec minutie, attention et conviction, dans une grande ferveur.

La spiritualité et la pureté de CC Olsommer
jean-marc theytaz
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