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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 14:49

Des” voix nouvelles”, des accents contemporains, des approches de l’existence chevillées aux temps actuels,  “La revue de belles lettres  I de 2017” est sortie de presse récemment et nous propose de partir à la découverte de textes et d’auteurs encore peu connus.
La revue a offert de larges horizons de poètes comme Philippe Jaccottet, Pizarnik, Heaney ou Venaille…mais s’attache aussi à nous faire goûter à des textes contemporains, suivant un choix qui se veut subjectif naturellement mais qui pourrait déboucher dans une forme d’intuition à révéler certaines voix qui vont peut-être compter.

Parmi elles des sensiblités fines et délicates, franches et authentiques, rythmées et fluides, qui se déroulent dans des thématiques sur l’être humain et ses interrogations, ses circonvolutions, ses questionnements, ses doutes, ses espérances.
On découvre ainsi des textes d’Anne Dujin “L’ombre des heures”, de Pierrine Poget, de Baptiste Gaillard, “Etat de poussière(peut-être)”, de Vincent Yersin, “Médical”, de Blandine Merle, “Les Gravités”…
Ce numéro nous offre également des recensions signées Marie Frisson, Bertil Galland, Marion Graf, André Wyss… qui nous parlent d’ouvrages d’auteurs confirmés comme Pierre Voélin ou de Pierre-Alain Tâche par exemple.

 Une Revue de Belles lettres consistante, un écho aux musiques intérieures qui nous habitent tous , à l’actualité littéraire de plus en plus riche de notre pays. (jmt)

“La revue de belles lettres I- 2017-Voix nouvelles”

Pierrine Poget

Pierrine Poget

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jean-marc theytaz
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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 15:43

Jean-Paul Falcioni expose actuellement ses œuvres à la Tour lombarde à Conthey. Le bois, ses teintes, ses veines, sa densité, sa perméabilité, ses fractures...il les connaît depuis de longue date et il joue avec tous ces paradigmes pour en faire des œuvres d'art.

Le bois et lui, une longue histoire qui l'a fait parcourir la planète avec des expositions internationales, notamment en Chine.

L'artiste présente à la Tour lombarde de Conthey des œuvres pour la plupart inédites. On peut découvrir à l'extérieur des œuvres monumentales en cèdre et chêne. Les  réalisations de Jean-Paul Falcioni génèrent  une présence, une pureté, une expressivité qui nous renvoient à des dimensions créant des vibrations intérieures qui touchent à l'émotion profonde.

L'artiste nous propose à Conthey  des sculptures et des peintures.

Figures géométriques, dépouillées éthérées, enroulement de courbes et de sinusoïdes qui se développent dans l'espace, jeux entre le plein et le vide, l'artiste modèle ses œuvres avec une fluidité qui capte le regard et rythme la respiration.

Et lorsqu'il parle de ses toiles l'artiste d'expliquer:"Je fais rouiller des métaux de récupération sur différentes sciures, y obtenant grâce aux différents tanins des couleurs très particulières. Il y a ainsi de grands formats sur châssis ,et d'autres toiles libres. J'affectionne celles-ci car elles semblent être de vieux linceuls, parchemins ou de vieilles peaux retrouvées dans des caves ou des galetas...."

Jusqu'au 29 octobre à la Tour lombarde à Conthey

 

 

Jean-Paul Falcioni à la Tour lombarde, force et fluidité d'un artiste polyvalent
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jean-marc theytaz
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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 14:08

David  Ciana, un artiste complet et engagé, qui  fête cette année ses 25 ans de peinture avec la sortie de deux ouvrages "Le corps rêveur", dans lequel il explique sa démarche créatrice, ses motivations profondes, une synthèse de son travail par le texte, et une plaquette de poèmes "Le Magicien des alpes", le tout couronné par  une exposition au Château de Venthône, du 3 au 26 novembre.

On y découvre des peintures de grand format, diptyques, triptyques et polyptiques: "Les Quatre saisons", "Floralies", Panoramiques, "Ombre et lumière"....des aquarelles et des collages, des dessins à l'encre de Chine sur le thème "La nef des fous" d'après le poème satitique "Ad Narragoniam" de l'humaniste Sébastian Brant qui a inspiré Jérôme Bosch et Pieter Brueghel.

David Ciana affiche un parcours significatif avec de nombreuses expositions individuelles et collectives, en Valais mais aussi à l'étranger, en France, en Norvège. Son art c'est sa vie, son quotidien, sa respiration...

La publication de ces deux ouvrages s'est révélée essentielle pour mettre en mots une démarche, des sentiments, des ressentis, des propositions, des suggestions, des voies comme dessinées en pointillé, des possibles et des...voyages dans l'imaginaire. Parlant de sa peinture David Ciana explique par exemple que pour  "Floralies" : "j'ai fait beaucoup d'essais pour arriver à "la bonne écriture". mon geste, au cours des années,est devenu de plus en plus précis et de plus en plus libre. Mon travail est intuitif. J'utilise la couleur dans sa symbolique et sa lumière." Et de poursuivre "je suis fsciné par la beauté des paysages lors de mes promensades dans la plaine: on a la distance exacte pour contempler les montagnes et l'ouverture vers le lac comme une respiration. ..Si je me sens proche des impressionnistes et des fauves, je reste assez abstrait.""

L'artiste montheysan est un être qui sait montrer et mettre en forme ses fulgurances intérieures, ses foisonnements et ses bouillonnements profonds. Du chaos il sait tirer une pulsion de vie, une lueur qui peut devenir intense et vive.

"Ce que j'essaie de transmettre est la violence de l'être.

La capacité de tenir debout malgré tout.

Rester debout quand les violentes tornades nous secouent de l'intérieur.

Exprimer mes tremblements de terre intérieurs pour les transcender et les vivre le mieux possible.

La peinture est mon sismographe."

 

Une exposition traversée d'énergies et de flux lumineux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

David Ciana, 25 ans de peinture, au Château de Venthône, du 3 au 26 novembre 2017
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jean-marc theytaz
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 16:39

Nuée de passereaux

dans l'arcade de la toiture

feuilles du sorbier

recroquevillées

sur le chemin creux

la bise fouette

nos visages

l'automne

s'est glissé

avec discrétion

dans nos coeurs

Automne à Jaman
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jean-marc theytaz
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 16:32

 

L’atelier Grand  à Sierre, et son fondateur Jean-Marie Grand,  graphiste et «véritable artiste des arts appliqués», ont exposé en 2017 leurs  créations à la Médiathèque de Sion. Une collection d’affiches hors du commun à découvrir, qui relatent tout un parcours contemporain de ce secteur très prisé.

 

Jean-Marie Grand est connu comme le loup blanc dans le monde du graphisme valaisan.  Il travaille, crée, innove dans cet univers bien spécifique depuis plus de trois décennies.

Une exposition d’affiches qui  est consacrée  aux travaux de son Atelier, à la Médiathèque de Sion, relatant les grandes étapes d’un parcours professionnel et artistique hors normes. Parallèlement un livre est sorti de presse aux éditions Monographic de Sierre, avec de nombreuses reproductions en quadrichromie, et également des pages qui racontent son itinéraire si riche et polyvalent.

 

Un parcours atypique

Après avoir débuté sa formation avec une licence HEC à Lausanne Jean-Marie Grand conduira une thèse de doctorat intitulée «L’affiche, un cadre analytique».

En 1983 il se lance corps et âme dans le graphisme, marketing, publicité, un atelier qui deviendra Atelier Grand et Partenaires SA en 2013.

La communication, l’affiche, le graphisme, le visuel en général, ont pris une importance de plus en plus grande au cours de ces dernières décennies : «il y a 30 ans le secteur graphique était en plein développement, tout était à faire, nous avons connu une époque foisonnante, actuellement nous connaissons une certaine stabilisation du secteur.… » nous dit Jean-Marie Grand. «L’art graphique fait partie des arts appliqués qui consistent à développer une esthétique visuelle qui a pour but de faire de la publicité….une démarche complexe et captivante en même temps  qui occupe six collaborateurs dans notre Atelier».

 L’entreprise a occupé a au cours des années plus de vingt collaborateurs dont Bernard Moix, Chab Lathion,  Jean-Claude Warmbrodt et bien d’autres. Aujourd’hui une nouvelle génération a pris la relève. L’exposition de la Médiathèque met en relief toute cette évolution et les travaux de l’Atelier Grand  Partenaires qui est un leader cantonal et romand dans le domaine.

A noter  qu’il a réalisé au cours de sa carrière des centaines d’affiches, 800 d’entre elles se trouvent aux archives de la Médiathèque Valais de créations graphiques. D’où viennent toutes ces idées, cette prolifération d’inédits, d’innovations, de nouveautés constantes qui collent à l’actualité? «Des idées individuelles et un grand travail d’équipe, qui résulte de l’imagination, l’esprit de création et le partage. »

 

Jean-Marie grand, le "père" des graphistes valaisans
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jean-marc theytaz
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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 17:52

Cécile Giovannini et les arts visuels, la peinture, l’illustration, la bande dessinée… une histoire de passion, d’osmose, de vocation même, ses parents ont l’âme créatrice.
Le geste artistique, elle le porte en elle-même comme une respiration profonde, en accord avec le monde qui l’entoure, mais aussi avec son univers imaginaire et onirique pour, dans les formes, les couleurs, les rythmes intérieurs, construire des histoires et des cosmos qui lui sont propres.
« J’ai suivi une formation de 5 ans à l’Epac, à Saxon. J’y ai étudié la narration, la peinture et le dessin académique. Après mes études j’ai eu la chance d’être rappelée par la directrice pour donner des cours d’illustration à l’Epac, une expérience enrichissante. »

Cécile Giovannini débute sa carrière évidemment par des travaux personnels  mais également en s’engageant et s’intégrant pleinement dans le collectif.
Un Prix vient la récompenser et la motiver fortement en 2013, le prix jeunes Artistes suisses- Visarte.
«J’ai eu la chance de travailler dans des domaines de l’art très différents, souvent pour des musiciens et j’aime beaucoup ça, le visuel et la musique sont très complémentaires. Le premier à m’avoir fait confiance a été Disiz LA Peste, rappeur français qui fait carrière depuis 15 ans maintenant.. S’en sont suivies des collaborations avec les groupes Grand Pianoramax et Yellow Teeth  ou avec la créatrice de bijoux Baies d’Erelle…»
«Mon  travail, qu’il soit pictural, bande dessinée, ou graphique, parle de l’humain. L’esprit humain me fascine , ce qu’il cache, ses forces,ses failles. »
Cécile Giovannini affectionne aussi le portrait: «Un artiste contemporain que j’admire beaucoup, Andrzej Bed Narczyk m’ a dit une fois que mon travail était du «Réalisme mental», j’aime cette définition. »

 

La féminité

La féminité est chez Cécile Giovannini un thème récurrent, non pas dans sa technique ou son style, mais dans son symbole. «L’art me permet de me mieux me comprendre moi-même aussi, en tant que fille, en tant que femme.»

Imagination

Si on devait lui attribuer des influences et inspirations d’artistes majeurs, la critique a parlé de Henri Rousseau et de ses couleurs vives, de ses compositions franches. De Hopper avec son approche particulière de la temporalité, et même de Michel-Ange pour ses mises en scène, ses architectures, ses constructions magiques. On y découvre des personnages vifs, aux contours très précisément dessinés, avec cette pureté et cette distance à la fois, qui disent un monde qui nous interpelle et nous parle avec un verbe fort. Sa technique: la peinture à l’acrylique qui permet une expressivité et des modes de langages très hétérogènes. Ses principales influences proviennent tant du cinéma.

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jean-marc theytaz
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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 17:49

L’esprit de la nature souffle sur les dessins

de Gabriella Sulyok

 

Des mouvements d’air qui jouent avec la lumière, des forces de la nature qui s’expriment en lignes, formes et nuances colorées, des arbres qui s’élèvent vers le ciel dans leur verticalité, Gabriella Sulyok  a exposé   à l'automne 2017 à la galerie Graziosa Giger à Loèche.

D’origine hongroise l’artiste qui montre  pour la première fois en Valais ses dessins et autres diverses œuvres a suivi des cours classiques  aux Beaux-arts,  puis une formation à la Haute Ecole de théâtre et de filmographie de Budapest.

Ses créations filmographiques ont surtout trait à la scène artistique hongroise , et elle  nous parle aussi de l’histoire des costumes nationaux de plusieurs pays.. Gabriella Sulyok a également travaillé  durant cinq ans dans un Musée archéologique irakien  à Bagdad où elle a étudié, analysé, comparé les différentes civiliiations babylonniennes, sumériennes et assyriennes.

Ses travaux sont d’une extrême finesse et pureté, avec un touché très sensible, , en utilisant le graphite, la craie, sur divers supports dont le papier. La nature dont elle s’inspire est fréquemment personnifiée, sublimée, idéalisée, sombre et sauvage, pure et menaçante aussi. Un souffle spiritue  habite les éléments, les phénomènes météorologiques nous conduisent dans des territoires tourmentés, lumineux, chaotiques. Des tons brun, chamoisés, d’écorce plus rouge, beige, blanc cassé,  bleu opalescent ou d’outremer, traversent les cieux, les vagues, les rivières ruisselantes.

 Gabriella Sulyok en Valais, chez Graziosa Giger à loèche
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jean-marc theytaz
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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 17:45

Un binôme original, photos artistiques et meubles d’art, la galerie Les Dilettantes à Sion a présenté récemment    les œuvres  de Marie Cecile Thijs et le travail de Projet Hidalgo.

 

Marie Cecile Thijs est une artiste néerlandaise dont le travail allie avec  subtilité et ingéniosité l’influence des Maîtres anciens hollandais avec une touche contemporaine. Ses portraits sont des natures mortes et ses natures mortes deviennent des portraits. Les objets se distancient, de leur fonction, du temps et de l'espace. La réalité n’est pas toujours là où l’on croit la voir et pourtant, ce qui importe à l’artiste c’est qu’elle soit bien présente dans l’impression finale.

 

« Mon but lorsque les personnes regardent mes œuvres est de les persuader que tout cela est bien réel et existe. » MC Thijs

 

Le travail de Marie Cecile Thijs a été exposé aussi bien en Europe, en Asie qu'aux Etats-Unis et ses œuvres se retrouvent chez les plus grands collectionneurs et musées, du Rijksmuseum au Musée des Arts Photographiques de San Diego. L'artiste a également publié plusieurs livres dont les plus récents : Characters en 2013 et Food Portraits en 2015.

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Le Projet Hidalgo, installé en Valais,  pratique pour sa part « la  mise en volume d'idées. »  C'est après leur diplôme en 2010 à l'École cantonale d'art de Lausanne en design industriel qu'Enrique, Geoffroy et Ambroise, menuisier-ébéniste, se groupent  et créent Projet Hidalgo. Des pièces uniques ou en série, pour le domaine privé et public sortent de leur atelier,

Projet Hidalgo a entre autres travaillé avec le Musé de Bagnes, Prim’vin en 2017, ou la Foire du Valais en 2016.

Pour cette exposition est présenté une série de mobiliers monolithiques associant le vieux bois et la couleur, dans la continuité de la gamme Monolithes réalisée en 2012.

 

 

 

 

 

 Marie Cecile Thijs et le travail de Projet Hidalgo à Sion
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jean-marc theytaz
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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 17:38

 

Les œuvres d'Antonie Burger ont été exposée cet automne  à la Fondation Valette à Ardon

Des gravures inédites, fines et expressives, des huiles qui nous dévoilent des personnages tourmentés, fantomatiques, en errance, la Fondation Valette nous a  proposé une exposition  exceptionnelle de l’œuvre d’Antonie Burger : cet artiste hollandais installé dans la  région sierroise durant quatre décennies est « un peintre d’une grande authenticité, avec une profondeur, un pouvoir de création et un souffle intérieur remarquable » nous disent Michel Buchs, plasticien et artiste peintre, et Ana Keim, qui sont les organisateurs de cette exposition.

Une cinquantaine de pièces sont à découvrir, « des gravures qui n’ont encore jamais été montrées, des huiles de la période hollandaise, des tableaux des dernières années, cette première rétrospective est importante pour la mise en valeur des réalisations de ce  peintre, qui « compte » dans l’histoire artistique valaisanne ». Il s’agit comme le souligne Michel Buchs « de faire perdurer l’œuvre de Antonie Burger et nous avons également  l’objectif de publier un ouvrage rassemblant spécifiquement ses gravures récentes. »  Les tableaux ont été prêtés par des collectionneurs privés et les proches de l’artiste :Antonie burger,  un personnage d’une grande présence, peu bavard mais expressif et au caractère bien trempé. Sur une photo , un visiteur lui demande que signifie son regard curieux, narquois et pourquoi les silhouettes de ses personnages peints  ont toujours la tête penchée vers le bas il répond » « c’est pour mieux voir s’il y a un point rouge … »  Qui dit que le tableau a été vendu…» L’itinéraire de l’artiste hollandais nous présente un univers poétique, envoûtant et inquiétant à la fois, mêlé de mélancolie et d’une certaine forme de nostalgie, des êtres éthérés, dont les âmes flottent dans des espaces clairs-obscurs traversés d’énergie.

Antonie Burger , un artiste venu d'ailleurs mais qui a laissé son empriente en Valais
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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 17:34

 

 

 

 

 

 

“J’ai découvert la magie du digital lors de mes études”

 

 

Louisa Gagliardi , une artiste sédunoise qui est devenue internationale , une vraie représentante de la génération Y.

 

 

 

 

L’art évolue avec la technologie, les supports se modifient, l’imagination trouve des espaces insoupçonnés, la preuve vivante avec la sédunoise Louisa Gagliardi qui connaît depuis quelques années une aura internationale.

L’artiste réalise ses œuvres sur Photoshop, un moyen riche de mille possibles, avec un éventail de diversités créatrices insondable. New York, Bruxelles, Berlin,,, elle a visité et exposé dans de nombreuses capitales, traçant sa route avec détermination et déjà une belle maturité, une vraie représentante de la génération Y.

 

Comment est née votre « vocation » artistique et quel cursus avez-vous suivi depuis votre enfance?

 

Aussi loin que je peux me souvenir, j’ai toujours été bricoleuse, et par chance, mon environnement était favorable. Ma mère étant artiste, mon père architecte, ma marraine historienne de l’art, ma tante fleuriste, il y’avait toujours de quoi faire.  Ma curiosité artistique fut également nourrie par ces derniers, on parlait beaucoup d’art, d’architecture et de mode à la maison, ainsi que pendant nos voyages, les musées et autres lieux culturels étant toujours au programme. Il y avait peu de doute: je voulais suivre une carrière artistique. J’ai donc fait un cursus Arts Visuels au collège de la Planta et suis ensuite allée à l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne) pour un bachelor en design graphique. Pendant mes études j’ai été très attirée par l’illustration, qui a pu être développée pendant mes premières années après l’école, ce qui m’a amené aujourd’hui à ma carrière d’artiste.

 

Quelles techniques utilisez-vous dans votre travail et quels supports vous conviennent le mieux?

 

Durant mes études, j’ai découvert la magie du digital. Si j’utilisais beaucoup mes mains jusque-là, l’ordinateur et les nombreux programmes à disposition m’ont passionné et donné une liberté infinie pour mes projets. Si j’interviens encore manuellement sur certains de mes tableaux, l’ordinateur est définitivement mon meilleur ami.

 

Votre parcours international a -t-il des incidences directes sur votre processus de création?

 

Complètement. Même si nous avons aujourd’hui accès à tout avec internet, avoir la possibilité de voyager, de rencontrer les gens, de voir l’art en personne m’apporte énormément. Voir le regard des gens sur mon travail également.

 

Quels sont les artistes contemporains qui vous touchent le plus?

 

Il y’en a tellement! Pour en citer quelques-uns, en ce moment je suis très touchée par les travaux de peintres comme Jutta Koether, Carroll Dunham, Jana Euler et David Hockney dont j’ai pu voir deux rétrospectives dernièrement (dont celle en ce moment au Centre Pompidou à Paris, que je recommande vivement!)

 

Qu’avez-vous comme  travaux en chantier actuellement?

 

Je travaille en ce moment sur une exposition au Louisiana Museum of Modern Art au Danemark, qui sera ma première réelle participation dans un musée (qui ouvrira le 9 octobre prochain), ainsi que sur mon prochain solo show à New York chez Downs & Ross qui ouvrira en février prochain. Et un petit livre également, ce qui me tient beaucoup à coeur puisqu’il joint mes deux pratiques, le graphisme et l’art.

 

Entretenez-vous  encore des contacts étroits avec le Valais?

 

Evidemment. Tout d’abord,  j’y ai ma famille, j’essaie donc d’y aller le plus souvent possible. Je travaille également en tant que graphiste pour le Musée d’art du Valais. J’y garde aussi beaucoup d’excellents amis d’enfance et du collège. Et surtout je suis pour toujours amoureuse de mon pays qu’est le Valais! (jmt)

 

 

 

 

 

 

Bio express

 

Louisa Gagliardi :

 

1989  Naissance  à Sion.

 

2012  Elle reçoit un bachelor en design graphique de l’ECAL (Ecole cantonale d’art de Lausanne)

 

2014   Bourses fédérales de design pour son travail d’illustration et de graphisme.

 

 

Depuis 2015, Louisa Gagliardi focalise son travail sur sa pratique de peinture.

 

2016   Elle complète une résidence de 6 mois à la Fondation Suisse à Paris, offerte par le Canton du Valais, ainsi qu’une résidence de 2 mois à Los Angeles. Elle a récemment exposé, entre autres, à Pilar Corrias, Londres; Rodolphe Janssen, Belgique; LUMA Foundation, Zürich; Antenna Space, Shanghai; Tomorrow Gallery, New York, Istituto Svizzero, Rome et a été publiée dans le livre Vitamin P3: New Perspective on Painting, publié chez Phaidon.

Louisa Gagliardi travaille et vit à Zürich. 

Une oeuvre de Louisa Gagliardi

Une oeuvre de Louisa Gagliardi

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jean-marc theytaz
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