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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 17:43

Vagues écarlates

 

poussières de vie 

 

soleil tamisé

sur la mer immobile

 

labour de lumière

dans le silence de ton âme

 

le ciel et la terre se rejoignent

 

la parole naît

au centre de notre rencontre

 

doux accord

sur l'eau embraséecinque_terre.jpg                      à jamais

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 18:55

Stridence soudaine

 

éclair subit

arraché à l'ombre qui nous embrume

 

une présence au centre du jour

 

la musique du paysage

nous enlève à nous-mêmes

 

môles fûts mats indomptés

la forêt ondoie comme un port

sous les vagues de l'océan

 

je suis en partance

 

à la recherche

d'une rencontre

d'une évidence

 

d'une adéquation

 

490726436_d5728e880a.jpgau-delà du temps

qui nous rive à la terre

 

au-delà des houles

qui font tanguer nos âmes

 

au-delà des saisons

 

vers des voyages sereins

des demeures éternelles

des êtres de lumière

 

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 14:47

bec_etagnes.jpgMatin délité

 

ivresse d'écumes oubliées

sur les flancs de la colline

 

palmes incandescentes des épicéas

près du pierrier

 

dagues de lumière

dans la pente soufflée

 

le chalet de Sofleu

dort dans le silence de janvier

 

des vibrations montent

dans l'espace blanc

comme une  musique boisée

finement ciselée

 

comme un encens

qui dit ta présence

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 14:42

 

 

Nicole Coppey vient de publier un nouvel ouvrage de poésie intitulé «Des vagues poétiques, colorée et odorantes», des textes inspirés de la région et du village de Cadaqués, qui a influencé tant d’artistes dont le peintre surréaliste Dali.

«Et la mer, aux multiples visages, discrète ou déchaînée, claire ou sombre, douce et précieuse, en est le fil conducteur. Les couleurs, les formes et les odeurs sont créatrices de sensations qui progressent et prennent la forme de vagues; le son de l’écume, l’odeur salée de la marée et la douce caresse du vent forment alors une métaphore lyrique de la vie dans toute sa splendeur.»

 

 

 

«La mer, la mer toujours recommencée, en-allée avec le soleil» comme disait Rimbaud, la mer si multiple, si vivante, si diverse et prolixe, silencieuse aussi, la mer qui contient nos espérances, qui noie nos folies, qui emporte ou fait renaître nos rêves, la mer, éternelle tableau traversé de mille fulgurances...

Nicole Coppey est artiste et pédagogue musicale; elle développe des projets intergénérationnels et interculturels en corrélation avec d’autres arts. Elle a créé sa propre philosophie

de la musique, basée sur les pédagogies actives et a fondé sa propre école d’art musical, privilégiant la création et l’expression artistiques. Une manière d’aller à l’encontre de l’autre, de communiquer, de s’exprimer, de créer harmonie et équilibre autour de soi.1459200100_121dc02e98.jpg

 

«Des vagues poétiques, colorées et odorantes» de Vicole Coppey, aux éditions Jets d’encre.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 14:38

«Sommeil de pierre» le dernier recueil de textes de Pierre Neumann nous propose de prendre à pleines mains l’existence que nous traversons en simples voyageurs, pèlerins, promeneurs qui cheminons dans des déserts et des jardins d’eden.

 

Pour l’auteur l’histoire de chaque individu s’apparente à un patchwork en constantes retouches et permutations, «Oui, malheureusement, ou heureusement, notre histoire, celle qui fait notre vie, ressemble plus à un artisanat hésitant, reprisé, un peu délavé et maintes fois recousu qu’au grand Art espéré...»

 

Les poèmes de Pierre Neumann qui est né en 1951 à Adelaïde sont des étincelles au milieu d’un questionnement perpétuel, ils ouvrent des portes et permettent d’entreprendre des voyages salvateurs ou en tout cas riches de découvertes, de rencontres, d’échanges.

Le voyageur peut y devenir écrivain, ou l’écrivant devient voyageur à travers les saisons, les distances, les pays de lumière et de ténèbres.

 Chemins improbables , nuits pesantes, vaticinations sans pause, regards interrogatifs: «A l’exact opposé d’aujourd’hui, je suis né. Entre là-bas, si près, et maintenant, si loin, à contre-courant la vie s’écoule lentement vers sa fin. Demain, d’autres jeunesses, d’autres matins, d’autres tentatives d’aimer m’auront déjà oublié. Seul le voyage ne meurt jamais.»

Les vertiges de l’absence, du vide, l’écoulement des jours, le manque d’amour ou le «trop aimer», autant de questions qui taraudent l’auteur, pris entre le désir fou de vivre intensément et celui peut-être de se laisser glisser parfois vers l’indifférence, l’ennui, l’oubli qui peuvent nous guetter tous au moment de la «lassitude de vivre», tout simplement. L’écriture apparaît aussi alors comme un mouvement qui empêche de mourir et nous ouvre à nous -mêmes et aux autres.

«Sommeil de pierre» de Pierre Neumann aux éditions de l’Aire

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 19:02

La corniche scintillante

prise dans les vents du sud

les flammèches de lumière

sur  le parchemin du ciel

la neige

légère comme un pétale silencieux

entre les doigts

je sens la tiédeur du soleil

dans la paume du jour

l'hiver s'étend

106364362_7bdc7d71e9.jpgje le vois

comme une grande roselière

sur le pas de la porte

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jean-marc theytaz - dans littérature
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 16:53

siviez_arolle_2.jpgFlammes de neige

dans les lisières de noisetiers

 

colline modelées par les vents

 

rafales stridentes sur la cime des épiceas 

 

la forêt se réveille

lourde de mille oratoires

les branches chargées d'incandescences

dansent dans  la lumière

chevreuils et lièvres blancs

ont abandonné leurs traces

dans les couloirs vierges

qui creusent le vallon

pays où la parole

n'est que scintillation

et légèreté

pays où ta présence

s'appelle vive transparence

et fougères d'eau pure

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 18:46

 

 

Paysages énigmatiques, constructions oniriques, portraits poétiques, les œuvres de Rose-Marie Favre étaient récemment visibles à l’Hôtel de Ville de Sierre. Une exposition toute de surprises et de couleurs qui met en scène des compositions vivantes et rythmées. L’artiste née de Sierre s’est formée elle-même avec le temps, une véritable autodidacte qui a su au cours des ans élaborer une technique sûre, mûrir ses projets, varier ses créations. Rose-Marie Favre a ,petite déjà, visité de nombreux musées et expositions, ses parents étant férus d’arts plastiques, son père réalisant d’ailleurs de nombreux croquis de montagnes et paysages valaisans.

Par l’intermédiaire de ses grands-parents elle a connu et fréquenté le peintre florentin Alfredo Cini installé à Sierre. Elle passera de nombreuses heures à observer le peintre Cini au travail, baignée des odeurs de vernis, d’huile et de térébenthine. Rose-Marie Favre deviendra une véritable passionnée, et elle se met bientôt elle-même à la peinture et au dessin, Cini la corrigeant, la conseillant, l’orientant dans ses choix et sa technique, lui prodiguant de précieux conseils.

L’artiste sierrois aurait aimé fréquenter les Beaux-Arts, dévorant les livres de peintres et d’Histoire de l’art. Ce n’est que plus tard, les années passant, qu’elle se remettra au travail , recommençant à dessiner et à peindre, éprouvant également le besoin de soumettre au regard d’autrui ses œuvres en les exposant en divers endroits de Suisse Romande; depuis 1997 elle exposera ainsi dans plusieurs galeries valaisannes.

Actuellement, la peinture de Rosemarie Favre évoque un monde particulier, singulier, privé de notion temporelle et de repères narratifs précis, qui s’accroche à une certaine forme d’onirisme, proche du rêve, avec des personnages parfois éthérés, des objets volants, des personnages angéliques...

«La technique de l’acrylique permet une grande liberté d’expression pour une telle démarche.»

 

 

Les couleurs sont chatoyantes, suggestives, les

atmosphères laissent transparaître des sensations et des émotions authentiques, un voyage hors du temps.

Exposition de Rose-Masrie Favre:tableaux visibles chez l'artiste à Sierre

 

 

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jean-marc theytaz
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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:48
  • siviez_nendaz.jpgAube monacale
  • il neige fort sur la campagne
  •  
  • coule blanche
  • les flocons
  • comme  des étoiles blanches
  • sur les lèvres du silence
  • les pommiers et les abricotiers
  • plient sous l'abondance
  • les moineaux ont regagné leurs nids
  • les chats dorment près de la cheminée
  • fenêtre entrouverte sur un au-delà tout proche
  • neige et attente
  • neige et phrase blanche
  • lumière éternelle
  • sur la plaine immense
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 19:03

 

ifl750.jpgJacques Tornay, président de l’AVE (Association valaisanne des écrivains) vient de publier son dernier livre «A l’Est dans le siècle» aux éditions de l’Hèbe.

 

Un recueil de nouvelles qui nous donnent à traverser le XXe siècle et l’Europe de l’Est, avec des histoires quelque peu décalées, en porte-à-faux, «véhiculant» un certain recul par rapport à une réalité souvent difficile à gérer.

 

 

 

Des textes très intéressants, souvent drôles, qui n’empêchent nullement d’aborder des

 questions de fond sur notre société.

 

 

 

«Le premier récit se situe à Bratislava en janvier 1900 et le dernier à Tallinn en décembre 1999. Entre les deux sont évoqués différents contextes nationaux dans lesquels vont et viennent des personnages le plus souvent fantaisistes....»

 

 

Interview.

 

La petite histoire existentielle de chaque individu, un bon moyen pour parler de problèmes politiques plus vastes, plus généraux et génériques?

 

 

J’avais envie de créer des situations et faire vivre des personnages fictifs dans cette partie de l’Europe que nous connaissons finalement assez peu. Au cours du 20e siècle les tragédies de leurs peuples ont été plus dévastatrices que chez leurs voisins de l’Ouest. Ce sont aussi des pays dont la complexité et le foisonnement culturels ne cessent d’étonner. Songeons que dans trois d’entre eux, la Roumanie, la République tchèque et la Hongrie, limitrophes, se retrouvent trois civilisations différentes: latine, slave, et finno-ougrienne.

 

 

La démocratie, les dictatures, les oligarchies, des questions qui taraudent l’homme de tout temps, comment vos personnages s’en sortent-ils par rapport à ces problématiques?

Actuellement une distanciation vis à vis du catastrophisme ambiant n’est-il pas de mise pour s’en sortir?

 

En quelque sorte, sauf qu’à trop s’écarter des enjeux de notre époque on risque de les perdre de vue et d’être le spectateur passif plutôt que l’acteur agissant dans les affaires qui nous concernent au premier chef.

 

Vous vous exprimez en littérature par la poésie, les nouvelles, le roman, quel genre vous convient le mieux ou préférez-vous?

 

J’ai tendance à privilégier la poésie parce qu’elle peut dire beaucoup en peu de mots, mais la poésie doit toujours être neuve, sinon ça ne vaut pas la peine de l’aborder. Elle s’offre à moi, elle me vient par une disposition intérieure que l’on appellera inspiration ou autrement, tandis que la prose je dois aller la chercher comme on va au charbon et ça m’est forcément plus difficile. Les deux genres, au final, se complètent.

 

 

Quelle place a encore la littérature dans le monde globalisé d’aujourd’hui?

 

Elle est au cœur de tout dans les domaines du langage et de l’imaginaire. Rien, ou presque, ne se fait sans elle. Il suffit de voir combien de films sont tirés d’œuvres littéraires, les grands textes classiques ou modernes joués au théâtre, les rencontres et manifestations autour du livre, etc. Elle en a encore pour un bon bout de temps.

 

 

 

Le quotidien, l’anecdotique, les détails, la dérision, l’humour, que l’on peut retrouver dans vos écrits, autant de moyens de «survivre» et d’avancer chaque jour?

 

 

Certains cultivent une forme de distance par rapport aux événements, ils réagissent aussi par la désinvolture, l’ironie, l’indifférence, ou continuent à rechercher les plaisirs de la vie en dépit des circonstances. Ils subissent le climat social qui leur est imposé tout en conservant en eux-mêmes un jardin secret qui les aide à se maintenir à flot. Chacun a sa manière de ne pas se conformer au moule ambiant.

 

Il y a de cela, en effet, et c’est aussi suivre son penchant sans se poser d’inutiles questions, faire ce que l’on estime devoir faire, être en plein accord avec soi, rester dans sa nature c’est-à-dire n’imiter personne, et s’en tenir à l’essentiel.

 

 

 

Votre dernier ouvrage nous fait entrer dans l’Histoire de plusieurs pays de l’Est de l’Europe. Comment vous est venue cette idée de situer vos personnages dans ce contexte d’espace-temps particulier?

 

 

La réalité première à laquelle je m’attache est celle des hommes et des femmes que je mets en scène. Les individus sont l’épine dorsale de chaque nouvelle. Chacun des personnages se situe au centre de l’action. Le contexte politique est presque toujours présent, mais en toile de fond, il constitue un décor esquissé, qu’il est impossible d’éluder surtout lorsqu’il est oppressant ou en passe de le devenir.

 

  Des projets concrets, des chantiers en route?

 

Ayant horreur du vide j’ai constamment quelque chose sur le feu, mais j’évite d’en parler avant que cette chose ne soit publiée. Superstition?

 

«A l’Est dans le siècle»

de Jacques Tornay

aux éditions de l’Hèbe

 

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