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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:39

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Georges Borgeaud avait connu un grand succès à l’époque avec «Le Soleil sous Aubiac»: cet ouvrage est aujourd’hui réédité chez Zoé en format Poche.

 On se souvient aussi de l’un de ses livres les plus vendus, «Le Préau», qui parle notamment de l’abbaye de Saint-Maurice où l’écrivain a fait son collège; ce livre a connu un rayonnement notoire et a reçu le Prix des critiques; il a été publié chez Gallimard en 1952. Parallèlement à sa vocation d’écrivain, Borgeaud a collaboré à la NRF, à La Parisienne, au Point, un itinéraire chargé de rencontres, de partages, de communion avec le monde des arts et de la littérature.

 

L’écrivain romand a collectionné les Prix avec «Le Voyage à l’étranger» en 1974 qui reçoit le Prix Renaudot et «Le Soleil sur Aubiac» en 1986 qui décroche le Prix Medicis de l’essai.

La région du Quercy dont il parle dans ce livre sera le pays d’élection de Borgeaud. Il y découvrira un hameau déserté et en ruines où il s’installera dans un pigeonnier avec ses chattes, ses fidèles compagnes.

L’homme s’y sent bien, il découvre les environs, furète, prend connaissance de son territoire. Sa sensibilité fine et délicate va lui ouvrir les portes d’univers insoupçonnés avec tous les drames et les comédies qui s’y jouent, que ce soit dans la nature ou parmi les hommes. Les paysans et les agriculteurs s’accrochent à leurs terres, à leurs troupeaux de moutons, ils sont les derniers représentants d’un monde qui s’en va, s’étiole, s’évanouit dans les méandres d’une société en profonde mutation. L’électricité, le téléphone, l’eau courante font leur apparition, changent les habitudes, transforment le cœur des humains et leur modus vivendi. Georges Borgeaud nous fait goûter les liens précieux qui lient l’homme et sa terre, ses bêtes, les uns et les autres vivant en osmose, dans une profonde communion, comme dans une unité disparue à jamais.

L’écrivain a permis auQuercy d’exister encore avec plus de vigueur, de fermeté, de dignité, une paysannerie décrite dans sa noblesse, sa majesté, sa pureté mais aussi ses côtés plus rigides, durs, rustres, sans concessions, qui touchent parfois à une opiniâtreté qui va à l’encontre du bon sens.

Borgeaud aime les animaux, les plantes (aubépines, églantiers, réséda, sauge, millepertuis.... nous enchantent...), la campagne, les maisons simples et authentiques de nos villages, la solitude des gens qui parfois n’ont plus que leur musique intérieure à écouter; il les a entendus et décrits avec respect et une profonde attention, créant des instants d’éternité merveilleuse, dans des portraits qui nous emmènent dans des contrées hors du temps...

 

A noter que Georges Borgeaud pouvait être parfois une personne ambivalente, un écrivain polymorphe: à la fois dandy et solitaire, mondain et ermite, aimant le public et retiré sur lui-même aussi, Georges Borgeaud se mouvait avec aisance dans les divers univers qu'il a traversés. A l'occasion il pouvait être, paraît-il, même très piquant...

 Pour l'avoir écouté lors d'une conférence à Sion, plutôt une causerie à l'occasion de l'assemblée de l'AVE, association valaisanne des écrivains par qui il avait été invité,  il y a de cela plusieurs années, jai vu un écrivain qui savait se mettre à la portée de ses auditeurs, était attentif à leurs propos, aimait le contact, faisait preuve d'une empathie très agréable. Une personne de bonne compagnie en tout cas...

  

 

«Le Soleil sur Aubiac», Georges Borgeaud, éditions Zoé, format Poche.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:15

 

 

 

 

 

 

 

 

Sant-Pierre-de-Clages accueille régulièrement les samedis littéraires: des écrivains romands confirmés et d’expériences diverses viennent lire des extraits de leurs œuvres. L’entrée est libre.

Le dernier  samedi littéaire 29 septembre  accueillait:

 

 

 

Emilie Salamin-Amar est née à Paris et vit dans le canton de Vaud. En mai 2003, elle a publié son premier ouvrage, «La Reine des Rêveuses Utopiques», un conte philosophique, entièrement réalisé de manière artisanale de l’écriture à la reliure.

Pierre-Marie Pouget

, originaire d’Orsières, est licencié en théologie, licencié ès lettres et docteur en philosophie. Il a également étudié la psychanalyse à l’Université Paris VII. Il écrit des articles et des livres sur des sujets de philosophie, mais éprouve aussi le besoin de scruter le monde et l’homme à travers d’autres genres littéraires. Il nous lira un extrait de son dernier roman philosophique, Le Poète et son Ami, a été publié aux éditions du Madrier.

Laura Gamboni lit et écrit dès son plus jeune âge. Au cours de sa scolarité, elle écrit des nouvelles et gagne plusieurs prix.

Didier Clavien

est originaire des alpes valaisannes. Inspiré par ses différents états d’âme, il a toujours un peu vécu comme un nomade. Aujourd’hui, il a planté sa tente au bord du lac de Neuchâtel.

Franck Aria

est originaire de Paris. Sa lecture de Sollers l’incite à lire les génies (Nietzsche, Nabokov, Faulkner, Sade, Voltaire, Saint-Augustin, Kafka, la Bible...).

Martine Benoît a parcouru la planète et élevé 4 enfants. Actuellement, elle partage son temps entre son travail d’art-thérapeute et ses nombreuses activités autour de la littérature: animation d’ateliers d’écriture, collaboration à la librairie Espace Noir à Saint-Imier.

 

 

Renseignements supplémentaires et inscriptions: Biner Anne-Catherine, webliterra@netplus.ch

 

 

 

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:26

 

La Galerie Minsucule à Vercorin expose actuellement les œuvres de Hélène Schwartz qui nous propose des eaux fortes, des aquatintes, des sérigraphies,... caractérisées par une grande sobriété, un dépouillement et une pureté particulières.

L’artiste qui a dé8n7nmx0.jpgjà exposé à plusieurs reprises en Valais, notamment à Sion, entreprend entre autres un voyage vers les origines avec des tableaux qui nous font penser à la conception de l’être humain qui passe par les chromosomes: des pièces de format moyen qui réunissent dans leur thématique les composantes de ces éléments premiers qui nous emmènent vers la naissance, les sources essentielles de la lumière native, faites d’énergies et de valeurs primales. Hélène Schwartz nous offre également des compositions «sans titre» qui peuvent nous emmener vers des errances cosmiques; dans des ensembles où se rencontrent l’individu et la foule, dans des manuscrits où l’on découvre les vestiges, les signes, les empreintes, les formes élémentaires de la mémoire humaine qui inscrit sur des supports matériels ou imaginaires les lettres des premiers alphabets. Constructions spatio-temporelles que l’on retrouve aussi dans les «Révolution arabe» figurées par les pyramides du Caire, avec leurs géométries spécifiques qui peuvent symboliser l’équilibre parfait pour aller de l’horizontalité à la verticalité, de la masse compacte d’éléments individuels à l’élévation vers la structure unique qui atteint le ciel dans sa vastitude et sa grandeur: symbole aussi de la démocratie, ensemble d’individus qui rejoignent des valeurs communes dans la liberté et l’harmonie.

«Je pense que nous sommes empreints d’un passé qui nous oriente dans notre vie. Il est possible de l’explorer, de l’exprimer et ainsi de l’intégrer pour nous permettre d’aller vers de nouveaux horizons. Parfois, dans cette démarche, il y a comme une densification. Puis une énergie se libère et fait place à une nouvelle émergence qui suscite un questionnement.» nous dit Hélène Schwartz.

 

Exposition Hélène Schwartz, Galerie Minuscule, Vercorin, jusqu’au 30 septembre.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 14:13

 

4mp5r10.jpgCascades de couleurs, de lumières pures et parlantes, de transparences et de miroitements, de compositions et d’agencements magiques, de géométries et d’architectures, l’abbé Bernard Dubuis expose actuellement à la Maison de la culture de Savièse, plus de 100 tableaux, des aquarelles pures et limpides.

 

Des paysages avec les flammes de l’automne, le feu intérieur, la paix des arbres, les prairies matinales, le silence des bosquets, l’immobilité et la profondeur de l’étang, les silhouettes dorées et marron des vergers, et puis de nombreuses compositions non figuratives, qui nous emmènent sur des sentiers de l’âme et du cœur, dépouillés et magiques.

 

Plusieurs dizaines d’aquarelles qui nous disent les mystères d’une spiritualité partout présente, la profondeur du temps et de l’espace, la grandeur de l’univers, la complexité des cosmogonies qui nous entourent.

 

 

Maturité du peintre

 

L’abbé Dubuis pratique la peinture depuis de longues années, une passion, un art, une façon de lâcher prise peut-être aussi de se mettre à l’écoute de soi-même et de l’univers.

L’abbé Dubuis a collaboré à plusieurs reprises avec l’abbé Gilbert Zufferey qui lui écrivait des poèmes. Ensemble il ont réalisé des ouvrages de qualité, mariant le geste et le dire, la couleur et la parole, la chair et l’esprit pour nous offrir des espaces de méditation et de rencontre

.

Alphabet spirituel

 

Les aquarelles de l’abbé Dubuis peuvent être assimilées aussi parfois à des vitraux avec des jeux de couleurs, qui génèrent vibrations lumineuses, scintillations, reflets, prolongements, qui ouvrent des portes, qui sont lieux de passage et de transition: ils créent également des musiques, des accords délicats, des harmonies, un langage spécifique comme disait Kandinsky qui cherchait à retrouver la valeur intrinsèque de la couleur, des formes qui structuraient ses tableaux et à en faire un chant. Un alphabet spirituel qui peut dire les émotions intérieures, les révéler, les suggérer, leur apporter consistance, poids, relief, comme un arc-en-ciel, une brumisation qui naît entre des univers de pluie et de soleil. Des lieux d’élévation, de concentration et de méditation, qui nous emmènent vers une forme de clarté et d’Infini, Dieu peut-être... sûrement.

L’exposition est en faveur de l’Association ELIAS, qui travaille en solidarité avec le Liban.

 

 

 

 

Aquarelles de l’abbé Bernard Dubuis. Maison de la culture de Savièse, jusqu’au 30 septembre.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 23:12

1589108321_d500530ffe.jpgNuages légers

brise de gentianes

herbes rases

 

l'étang écrit

ses eaux lustrées

déroule

ses noires histoires

ses pulsions telluriques

 

le cerf et le chevreuil

arpentent les lisières

 

près  du sentier

une croix de bois

la présence d'un Au-delà

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:55

Prairies ensoleillées

 

clarté et fragilité du jour

 

gestes lents des paysans

occupés  à leur labeur

fauches et moissons dorées

 

dans la plaine étale

ou près de la doline

les silhouettes trapues et massives

de fermes solitaires

 

l'homme et la terre

le soleil et la pluie3010141147_22d7869488.jpg

la lumière et la respiration des labours

 

l'heure tourne sur elle-même

disparaît dans le zénith

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 21:51

5946812585_9922bcecf2.jpgLa rivière aurifère

le vent dans les citronniers

 

la rumeur des vagues

 

la paix dans les géométries

des ruelles pavées

 

le temps s'en vient

le temps s'en va

 

ne restent que les cendres

des nostalgies d'enfance

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 23:31

Fleur de lotus

blanche sur l'eau noire

je lis

le lac soyeux

et ses tentures silencieuses

 

les passants sur les berges

qui tracent dans le soir

des mouvements et des gestes métronomes

 

les collines vaporeuses

noyées dans le couchant

 

les bras du lac qui fouaillent4746072107_4fefd722c8.jpg

l'horizon poussiéreux

 

les palmiers et les oliviers

qui se jettent du haut du ciel

 

tout semble peser d'une juste présence

 

même le vent s'est retiré dans les montagnes

 

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 13:02

cinque terreLe fleuve tranquille

 

majestueux dans la plaine

 

désordonné dans les gorges

 

baroque au soleil levant

 

entre les bosquets et les dolines

 

et puis les lumières de l'automne

qui embrasent nos espérances

près d'une porte d'airain

 

celle où le ¨fleuve rejoint la mer

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jean-marc theytaz - dans littérature
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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 21:53

La clarté des réverbères

tombent dans le lac

les collines accrochent

à leurs flancs

des grappes de forêts sauvages

la ville grouille de mille murmures

inlassablement4463831536_207050e2e8.jpg

les passants longent les berges

dans une marche

vespérale et silencieuse

souvenirs en construction

dans les greniers de la  mémoire et du coeur

 

 

 

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