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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 14:17

 

 

 

71xm1a0.jpg«Je suis passionnée par les mystères du désert; je me rends régulièrement au Sahara d’où je rapporte des échantillons de sable de diverses couleurs. J’en utilise les mouvements et les pigmentations pour en vêtir mes tableaux..

.»: ainsi parle Chantal Orsat qui expose actuellement ses tableaux à la Tour lombarde à Conthey.

L’artiste, originaire de Normandie, a été galeriste durant douze ans à Villeneuve et elle s’est mise depuis plusieurs années à la peinture. Comme elle le dit elle-même

 

«grande voyageuse et nomade dans l’âme, la nature n’a jamais quitté mes toiles.»

Ses tableaux dans lesquels elle utilise l’acrylique et les techniques mixtes laissent apparaître un relief dynamique puisqu’elle réalise plusieurs couches sur la toile. «

 

Ma peinture n’est pas du pur abstrait et ne s’apparente pas non plus au figuratif. Elle se trouve à la convergence de ces deux genres. Je sors presque la peinture du tube sans utiliser de dilution, c’est ainsi que les tableaux sur carton obtiennent du relief et une personnalité bien marquée.» Parallèlement aux tableaux de Chantal Orsat vous pourrez découvrir les bijoux de facture originale et créative de Christian Lauener, artiste originaire de La-Tour-de-Peilz. Le créateur de bijoux a déjà exposé en Valais, à Viège notamment: que ce soit avec de l’or, des alliages de cobalt-chrome, de l’argent..., il sait donner vie, forme et respiration aux matières et pierres précieuses avec beaucoup d’imagination, d’originalité et de surprises. Dans ses bagues, ses pendentifs, ses bracelets, vous pouvez souvent découvrir plusieurs «niveaux de lecture» avec des formes qui délivrent suivant l’angle où on les regarde des significations différentes et multiples. A relever que Christian Lauener, a pensé aux Valaisans, proposant des bijoux où il a façonné en or notamment, des reines de la race d’Hérens: «Avec «Mozon», «La reine», «Vachelière» j’ai voulu rendre hommage aux Valaisans et à leur passion pour les combats de reine... un clin d’œil en formed’amitié...»

A la tour Lombarde, Chantal Orsat, peinture, et Christian Lauener, bijoux, jusqu’au 28 octobre. www.tourlombarde.ch

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jean-marc theytaz
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:22

 

 

 

35.--.meme-seule-huile-50-60cm-copie-1.jpgClaudia Marin expose pour la première fois dans une galerie et c’est à Vercorin à la galerie Minuscule: un univers de couleurs vives et chantantes, de géométries, de mouvements élancés, d’arrondis et de fragmentations qui font penser parfois à une certaine forme de cubisme.

 

«Cette exposition est ma première exposition en galerie , qu’elle ait lieu ici dans cet endroit, tout Minuscule... et tout en chaleur, me plaît particulièrement....je ne suis issue d’aucune formation, ni école d’art, dès mon jeune âge attirée par toutes les formes artistiques, la danse, la photo , l’écriture, l’architecture, le design, l’artisanat, le dessin et la peinture ne m’ont jamais vraioment quittée, tout un monde dans lequel je me sens bien.»

 

L’artiste avoue peindre pour matérialiser, concrétiser, donner forme à ses rêves, pour entrer en osmose avec la beauté du monde,

«pour oser des couleurs qui me touchent, et... si souvent... peu osées.»

Emotions, passions, vibrations, musique intérieure, l’artiste nous propose des valeurs colorées toutes de force et de puissance, de vigueur et de surprise. On y voit des danseuses en mouvement, dans des figures aériennes et emblématiques de certaines danses, des atmosphères chargées, violentes, orageuses et nous pouvons aussi découvrirdes climats traversés d’énergies presque sauvages. Claudia Marin Forestal affectionne la peinture à l’huile mais s’aventure aussi dans la technique de l’acrylique, pratiquant également les collages. Elle a fréquemment avec elle son appareil de photo qui lui permet de croquer la réalité du quotidien avec ses trames, ses réseaux, ses textures, des croquis fugitifs et éphémères qui vont lui servir pour réaliser ses tableaux. Comme dit l’artiste:

«ma peinture... des regards sur mon monde, un peu de soi qui se retrouve dehors,du plaisir dans les yeux de ceux qui aiment, de la curiosité chez les autres, peindre c’est de l’ordre de la passion, c’est se remplir de ces émotions qui me font sentir vivante, c’est plein de choses qui m’ont toujours accompagnée, et qui chemineront toujours tout près...».

 

 

 

Exposition Claudia Marin Forestal, galerie Minuscule, Vercorin, jusqu’au 28 octobre-

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jean-marc theytaz
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:16

 

Des entrelacs de lignes flottantes qui se conjuguent à l’horizon, qui se multiplient, se rejoignent et se distendent, qui forment dans leurs imbrications une forme d’orientation, de direction composant ainsi un dessin tout de mouvance et de vibrations, voilà

ln110926016-copie-1.jpges dessins d’un artiste à découvrir rapidement. Mathieu Bonvin expose actuellement à la Galerie Grande Fontaine à Sion: l’artiste qui est également musicien professionnel, violoniste de formation, est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Sion et de l’Ecole de vitrail. Polyvalent il possède une fibre artistique bien développée qui lui permet de s’exprimer ans une gamme de réalisations diversifiées et originales, notamment dans l’animation culturelle et des spectacles qu’il met sur pied avec inventivité et dynamisme.

 

Un univers original et personnel

 

Mathieu Bonvin nous emmène dans des chemins particuliers avec la découverte d’architectures imposantes, de cathédrales impressionnantes et dansantes, de constructions qui semblent tremblantes mais qui respirent de manière large et envoûtante: le brou de noix, l’encre, les bruns ocre, terre de sienne, apportent à l’ensemble une atmosphère prenante.

Moscou, Saint-Pétersbourg, le Kremlin... le visiteur voyage dans un monde de mythes et de contes, un espace hors du temps, comme préservé ou créé de toutes pièces par l’artiste, un univers très personnel qui laisse parfois aussi la place à d’étranges personnages ou objets venus de nulle part.

L’exposition de la Grande-Fontaine nous donne aussi à découvrir aussi un autre visage de Mathieu Bonvin, celui des créations plus abstraites et contemporaines qui allient des collages, du papier, de la gouache, de l’encre de chine... des compositions plus hétéroclites mais qui commencent à trouver une certaine maturité. Il y a également des «nus», des «fruits», une «maternité»... un ensemble de thèmes parfois hétéroclites mais qui ont en commun une «patte» d’un artiste qui travaille, se cherche et se trouve souvent.

 

 

 

Galerie Grande Fontaine à Sion, exposition de Mathieu Bonvin jusqu’au 20 octobre.

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jean-marc theytaz
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 20:27

 

7dhjsj0.jpgGustave Cerutti,  qui expose actuellement au Château de Venthône, est l’une des figures marquantes de la peinture non figurative et abstraite en Valais.

 

 C’était dans les années 60 comme le souligne Pascal Ruedin, que notre canton s’est ouvert culturellement: «Gustave Cerutti prend place, entre 1959 et 1978 surtout, parmi les protagonistes de la modernité valaisanne.»

 

(photo robert hofer)

 

Justesse, précision, rigueur, qualité, ses tableaux et ses talents sont rapidement reconnus par des artistes comme Léo Andenmatten, Albert Chavaz, Angel Duarte, Paul Messerli, André-Paul Zeller...

 

 «La peinture de Cerutti se signale par sa radicalité constructiviste et par sa franchise chromatique. Aux «matières» sourdes de la première moitié des années 60 succèdent des toiles aux formes flottantes et arrondies, aux structures dématérialisées et à l’espace complexe.» nous dit Pascal Ruedin.Puis viendront les compositions orthogonales, les contrastes forts et bien appuyés,  des constructions géométriques fortes et puissantes avec des couleurs pures et stridentes.

 

Op ‘Art, art cinétique, art minimal, Cerutti touche à ces genres de manière engagée avant de poser ses pinceaux pour une dizaine d’années et de les reprendre en 1989.

A Venthône les couleurs en aplat de Gustave Cerutti parlent fort, par contrastes et complémentarités, par chocs et suggestions aussi, elles construisent des espaces expressifs qui nous interpellent.

Comme le dit Jean-Jacques Lerrant : « Il y a dans les peintures de Cerutti une grande franchise colorée proche de la fête de rue qui s’accommode d’un symbolisme parfois très subtil. Ou plus exactement on passe d’une forme élémentaire à de véritables signes dont le sens est occulte, tel cet œil ésotérique. Cependant les rouges, les verts, les oranges, étalés sans bavure, en aplats juxtaposés dans leur intensité, renvoient à l’autoroute, aux plaques indicatrices aussi visibles et nettes que le gilet phosphorescent des travailleurs par ciel d’orage et asphalte mouillé, aux machines industrielles désormais pimpantes et franches sous les couleurs qui illustrent leurs différents organes. Et ces couleurs sans doute participent-elles de la stridence sonore du «pop».

 Exposition Gustave Cerutti au Château de Venthône; l’artiste sera présent les samedis et dimanches 6 et 7 octobre, 13 et 14, 20 et 21, 27 et 28. Finissage dimanche 28 octobre

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jean-marc theytaz
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 16:39

12975.jpg 

Georges Borgeaud avait connu un grand succès à l’époque avec «Le Soleil sous Aubiac»: cet ouvrage est aujourd’hui réédité chez Zoé en format Poche.

 On se souvient aussi de l’un de ses livres les plus vendus, «Le Préau», qui parle notamment de l’abbaye de Saint-Maurice où l’écrivain a fait son collège; ce livre a connu un rayonnement notoire et a reçu le Prix des critiques; il a été publié chez Gallimard en 1952. Parallèlement à sa vocation d’écrivain, Borgeaud a collaboré à la NRF, à La Parisienne, au Point, un itinéraire chargé de rencontres, de partages, de communion avec le monde des arts et de la littérature.

 

L’écrivain romand a collectionné les Prix avec «Le Voyage à l’étranger» en 1974 qui reçoit le Prix Renaudot et «Le Soleil sur Aubiac» en 1986 qui décroche le Prix Medicis de l’essai.

La région du Quercy dont il parle dans ce livre sera le pays d’élection de Borgeaud. Il y découvrira un hameau déserté et en ruines où il s’installera dans un pigeonnier avec ses chattes, ses fidèles compagnes.

L’homme s’y sent bien, il découvre les environs, furète, prend connaissance de son territoire. Sa sensibilité fine et délicate va lui ouvrir les portes d’univers insoupçonnés avec tous les drames et les comédies qui s’y jouent, que ce soit dans la nature ou parmi les hommes. Les paysans et les agriculteurs s’accrochent à leurs terres, à leurs troupeaux de moutons, ils sont les derniers représentants d’un monde qui s’en va, s’étiole, s’évanouit dans les méandres d’une société en profonde mutation. L’électricité, le téléphone, l’eau courante font leur apparition, changent les habitudes, transforment le cœur des humains et leur modus vivendi. Georges Borgeaud nous fait goûter les liens précieux qui lient l’homme et sa terre, ses bêtes, les uns et les autres vivant en osmose, dans une profonde communion, comme dans une unité disparue à jamais.

L’écrivain a permis auQuercy d’exister encore avec plus de vigueur, de fermeté, de dignité, une paysannerie décrite dans sa noblesse, sa majesté, sa pureté mais aussi ses côtés plus rigides, durs, rustres, sans concessions, qui touchent parfois à une opiniâtreté qui va à l’encontre du bon sens.

Borgeaud aime les animaux, les plantes (aubépines, églantiers, réséda, sauge, millepertuis.... nous enchantent...), la campagne, les maisons simples et authentiques de nos villages, la solitude des gens qui parfois n’ont plus que leur musique intérieure à écouter; il les a entendus et décrits avec respect et une profonde attention, créant des instants d’éternité merveilleuse, dans des portraits qui nous emmènent dans des contrées hors du temps...

 

A noter que Georges Borgeaud pouvait être parfois une personne ambivalente, un écrivain polymorphe: à la fois dandy et solitaire, mondain et ermite, aimant le public et retiré sur lui-même aussi, Georges Borgeaud se mouvait avec aisance dans les divers univers qu'il a traversés. A l'occasion il pouvait être, paraît-il, même très piquant...

 Pour l'avoir écouté lors d'une conférence à Sion, plutôt une causerie à l'occasion de l'assemblée de l'AVE, association valaisanne des écrivains par qui il avait été invité,  il y a de cela plusieurs années, jai vu un écrivain qui savait se mettre à la portée de ses auditeurs, était attentif à leurs propos, aimait le contact, faisait preuve d'une empathie très agréable. Une personne de bonne compagnie en tout cas...

  

 

«Le Soleil sur Aubiac», Georges Borgeaud, éditions Zoé, format Poche.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:15

 

 

 

 

 

 

 

 

Sant-Pierre-de-Clages accueille régulièrement les samedis littéraires: des écrivains romands confirmés et d’expériences diverses viennent lire des extraits de leurs œuvres. L’entrée est libre.

Le dernier  samedi littéaire 29 septembre  accueillait:

 

 

 

Emilie Salamin-Amar est née à Paris et vit dans le canton de Vaud. En mai 2003, elle a publié son premier ouvrage, «La Reine des Rêveuses Utopiques», un conte philosophique, entièrement réalisé de manière artisanale de l’écriture à la reliure.

Pierre-Marie Pouget

, originaire d’Orsières, est licencié en théologie, licencié ès lettres et docteur en philosophie. Il a également étudié la psychanalyse à l’Université Paris VII. Il écrit des articles et des livres sur des sujets de philosophie, mais éprouve aussi le besoin de scruter le monde et l’homme à travers d’autres genres littéraires. Il nous lira un extrait de son dernier roman philosophique, Le Poète et son Ami, a été publié aux éditions du Madrier.

Laura Gamboni lit et écrit dès son plus jeune âge. Au cours de sa scolarité, elle écrit des nouvelles et gagne plusieurs prix.

Didier Clavien

est originaire des alpes valaisannes. Inspiré par ses différents états d’âme, il a toujours un peu vécu comme un nomade. Aujourd’hui, il a planté sa tente au bord du lac de Neuchâtel.

Franck Aria

est originaire de Paris. Sa lecture de Sollers l’incite à lire les génies (Nietzsche, Nabokov, Faulkner, Sade, Voltaire, Saint-Augustin, Kafka, la Bible...).

Martine Benoît a parcouru la planète et élevé 4 enfants. Actuellement, elle partage son temps entre son travail d’art-thérapeute et ses nombreuses activités autour de la littérature: animation d’ateliers d’écriture, collaboration à la librairie Espace Noir à Saint-Imier.

 

 

Renseignements supplémentaires et inscriptions: Biner Anne-Catherine, webliterra@netplus.ch

 

 

 

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:26

 

La Galerie Minsucule à Vercorin expose actuellement les œuvres de Hélène Schwartz qui nous propose des eaux fortes, des aquatintes, des sérigraphies,... caractérisées par une grande sobriété, un dépouillement et une pureté particulières.

L’artiste qui a dé8n7nmx0.jpgjà exposé à plusieurs reprises en Valais, notamment à Sion, entreprend entre autres un voyage vers les origines avec des tableaux qui nous font penser à la conception de l’être humain qui passe par les chromosomes: des pièces de format moyen qui réunissent dans leur thématique les composantes de ces éléments premiers qui nous emmènent vers la naissance, les sources essentielles de la lumière native, faites d’énergies et de valeurs primales. Hélène Schwartz nous offre également des compositions «sans titre» qui peuvent nous emmener vers des errances cosmiques; dans des ensembles où se rencontrent l’individu et la foule, dans des manuscrits où l’on découvre les vestiges, les signes, les empreintes, les formes élémentaires de la mémoire humaine qui inscrit sur des supports matériels ou imaginaires les lettres des premiers alphabets. Constructions spatio-temporelles que l’on retrouve aussi dans les «Révolution arabe» figurées par les pyramides du Caire, avec leurs géométries spécifiques qui peuvent symboliser l’équilibre parfait pour aller de l’horizontalité à la verticalité, de la masse compacte d’éléments individuels à l’élévation vers la structure unique qui atteint le ciel dans sa vastitude et sa grandeur: symbole aussi de la démocratie, ensemble d’individus qui rejoignent des valeurs communes dans la liberté et l’harmonie.

«Je pense que nous sommes empreints d’un passé qui nous oriente dans notre vie. Il est possible de l’explorer, de l’exprimer et ainsi de l’intégrer pour nous permettre d’aller vers de nouveaux horizons. Parfois, dans cette démarche, il y a comme une densification. Puis une énergie se libère et fait place à une nouvelle émergence qui suscite un questionnement.» nous dit Hélène Schwartz.

 

Exposition Hélène Schwartz, Galerie Minuscule, Vercorin, jusqu’au 30 septembre.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 14:13

 

4mp5r10.jpgCascades de couleurs, de lumières pures et parlantes, de transparences et de miroitements, de compositions et d’agencements magiques, de géométries et d’architectures, l’abbé Bernard Dubuis expose actuellement à la Maison de la culture de Savièse, plus de 100 tableaux, des aquarelles pures et limpides.

 

Des paysages avec les flammes de l’automne, le feu intérieur, la paix des arbres, les prairies matinales, le silence des bosquets, l’immobilité et la profondeur de l’étang, les silhouettes dorées et marron des vergers, et puis de nombreuses compositions non figuratives, qui nous emmènent sur des sentiers de l’âme et du cœur, dépouillés et magiques.

 

Plusieurs dizaines d’aquarelles qui nous disent les mystères d’une spiritualité partout présente, la profondeur du temps et de l’espace, la grandeur de l’univers, la complexité des cosmogonies qui nous entourent.

 

 

Maturité du peintre

 

L’abbé Dubuis pratique la peinture depuis de longues années, une passion, un art, une façon de lâcher prise peut-être aussi de se mettre à l’écoute de soi-même et de l’univers.

L’abbé Dubuis a collaboré à plusieurs reprises avec l’abbé Gilbert Zufferey qui lui écrivait des poèmes. Ensemble il ont réalisé des ouvrages de qualité, mariant le geste et le dire, la couleur et la parole, la chair et l’esprit pour nous offrir des espaces de méditation et de rencontre

.

Alphabet spirituel

 

Les aquarelles de l’abbé Dubuis peuvent être assimilées aussi parfois à des vitraux avec des jeux de couleurs, qui génèrent vibrations lumineuses, scintillations, reflets, prolongements, qui ouvrent des portes, qui sont lieux de passage et de transition: ils créent également des musiques, des accords délicats, des harmonies, un langage spécifique comme disait Kandinsky qui cherchait à retrouver la valeur intrinsèque de la couleur, des formes qui structuraient ses tableaux et à en faire un chant. Un alphabet spirituel qui peut dire les émotions intérieures, les révéler, les suggérer, leur apporter consistance, poids, relief, comme un arc-en-ciel, une brumisation qui naît entre des univers de pluie et de soleil. Des lieux d’élévation, de concentration et de méditation, qui nous emmènent vers une forme de clarté et d’Infini, Dieu peut-être... sûrement.

L’exposition est en faveur de l’Association ELIAS, qui travaille en solidarité avec le Liban.

 

 

 

 

Aquarelles de l’abbé Bernard Dubuis. Maison de la culture de Savièse, jusqu’au 30 septembre.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 23:12

1589108321_d500530ffe.jpgNuages légers

brise de gentianes

herbes rases

 

l'étang écrit

ses eaux lustrées

déroule

ses noires histoires

ses pulsions telluriques

 

le cerf et le chevreuil

arpentent les lisières

 

près  du sentier

une croix de bois

la présence d'un Au-delà

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:55

Prairies ensoleillées

 

clarté et fragilité du jour

 

gestes lents des paysans

occupés  à leur labeur

fauches et moissons dorées

 

dans la plaine étale

ou près de la doline

les silhouettes trapues et massives

de fermes solitaires

 

l'homme et la terre

le soleil et la pluie3010141147_22d7869488.jpg

la lumière et la respiration des labours

 

l'heure tourne sur elle-même

disparaît dans le zénith

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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