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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:46

Je regarde

la neige

et ses étincelles

sur les alpages

les langues glaciaires

tout là- haut

dans les pentes abruptes

les foulards lumineux

accrochés aux branches des épicéas

l'après-midi s'étire

en lambeaux d'eaux claires

la vie est parfois légère

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 22:52
  • 4718212255_87afabcab2.jpgJour blanc
  • Les danses des abeilles
  • comme un manuscrit vivant
  • leurs ailes dans le vent
  • chantent
  • discrètement
  • respiration retenue
  • la transparence du temps
  • au bord de tes lèvres
  • je roule des cigarettes
  • de papier maïs
  • le soleil s'est mis
  • à l'heure du zénith

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:45
  • Forêt vibrante
  • fûts élancés dans le ciel mauve
  • humus teinté de lézardes et de marbrures
  • forêt vivante
  • qui descend jusqu'au fond de l'âme et des poumons
  • forêt de vents sauvages
  • de murmures vagabonds
  • forêt d'instants éparpillés
  • au fil du temps
  • tes sentiers nous conduisent
  • dans les grottes et les caves vivantes
  • où dorment les écritures d'argile millénaire
  • forêt d'encens
  • qui nous ouvrent les portes de l'autre monde
  • litières et habits de bois
  • forêt fragile qui nous enveloppe
  • pour notre dernier voyage
  • amante à jamais

 

 

  • 3390994377_634e53441b.jpg
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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 15:09

 

 

 

 

Pierre-Yves Gabioud c’est un style, une voix graphique, une personnalité qui a une place importante dans le paysage artistique valaisan. Le peintre-graveur expose actuellement ses tableaux à la Galerie de La Tine à Troistorrents et ceci jusqu’au 31 décembre; il nous présente des huiles, des dessins, des estampes.

 

L’artiste est originaire de Praz-de fort où il est né en février 1953. Après un apprentissage de décorateur Pierre-Yves Gabioudet se découvre une passion pour tout ce qui touche à l’expression artistique; il se lance alors dans plusieurs directions, danse, théâtre, histoire de l’art, peinture. Une expérience qui le marquera durant toute son aventure artistique. Il montrera également beaucoup d’énergie pour les voyages qui le mèneront aux quatre coins de la planète. Après cela il se retire en forêt , s’installe sur la terre familiale et se consacre à la peinture.

 

Comme le dit le galeriste Gérald Lange «artisan et artiste comme il aime à se définir, Pierre-Yves Gabioud est d’abord un contemplatif devenu passeur de nature. Par son travail acharné, sans effet ni ajout, il nous guide vers l’essence même des choses et nous fait toucher le vrai, le juste: «en revenir toujours à l’objet lui-même, à ce qu’il a de brut, de différent... » (F. Ponge, la rage de l’expression, 1941).»

 

Au plus près de la nature

 

Pierre-Yves Gabioud fait preuve dans ses travaux d’un grand dépouillement, d’une épure du geste, de la ligne qui est exemplaire; il travaille avec finesse, beaucoup de nuances et de variations les jeux d’ombres et de lumières, ces géométries des épicéas dans la lumière matinale ou le crépuscule qui créent en nous des émotions, des vertiges, des tourbillons intérieurs sans pareils. Le peintre sait retenir cette substance si légère, fragile et profonde qui compose les êtres et les choses; dans les tableaux de Gabioud l’on entend le silence de la nature, on sent sa vastitude, on devine sa diversité et sa pluralité, on y entend ses pulsions intérieures. Que ce soit la plaine du Rhône, le bois de Finges, les Catogne, les montagnes valaisannes, les rivières et les forêts de chez nous , les paysages de chez nous inspirent de manière permanente les créations de Pierre-Yves Gabioud: osmose de l’artiste et de son environnement, transparence et matérialité du monde, le tout avec sensibilité, paix, vérité et sérénité.

  

A l’occasion de cette exposition, vous pourrez découvrir le livre « Novévaires » de Remo Fasani (1922-2011) dans une traduction française de Christophe Carraud aux éditions Conférence Paris illustré de 37 monotypes de Pierre-Yves Gabioud.

  

La Galerie de La Tine à Troistorrents présente jusqu' au 31 décembre 2011

 

les créations de Pierre-Yves Gabioud: mardi à dimanche de 14 heures 30 à 18 heures 30.

  



 

 

 

 

 

«Regard sur le Val Ferret»

J. Darbellay / P.-Y. Gabioud, Ed. Porte-Plume, juin 2002

 

Prix Gaspoz 2005

Fondation H. et M. Gaspoz, Veyras, décembre 2005

 

Conférence N° 26

Ed. Conférence, printemps 2008

« La pipe qui prie et fume «

Maurice Chappaz / P.-Y. Gabioud.

«Novévaires» de Remo Fasani, traduction française de Christophe Carraud / P-Y Gabioud Ed. Conférence 2011 Paris

 

Pour plus d’informations

www.pygabioud.ch

 

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jean-marc theytaz
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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 17:01
  • Sable lumineux
  • où marche ton ombre
  • terres ocres
  • où vibrent d'étranges écritures
  • écorces ajourées
  • fragments de métal
  • bouquets d'ajoncs
  • sorbiers et mûriers
  • élèvent mon regard jusqu'au soleil
  • souvenir à venir
  • lichen magique
  • les feuilles de musique m'emportent

4713789588_50abe00170.jpg

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jean-marc theytaz - dans littérature
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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 16:55

 

 

 

Les personnages de l’artiste valaisanne Christine Aymon sont vivants, ils respirent presque et voyagent aussi;ils sont actuellement exposés à la Galerie de l’Hôtel de Ville d’Yverdon-les-Bains, et ceci jusqu’au 23 décembre.

Un projet qui a mûri durant trois ans et qui a pris forme et réalité cette année. Trois ans de travail et un «nouveau spectacle» en quelque sorte.

 

Trois installations originales et inédites nous sont présentées «l’Esprit du Bois», «la Cabane-à-retrouver-son-Enfance», «Le Temps du Regard» mais aussi la «Danse de l’Eau et des Nuages» et la «Forêt d’Accueil», avec plusieurs autres œuvres également.

 

Grandeur nature

 

Christine Aymon affectionne les sculptures grandeur nature qui peuvent être en bois polychrome ou brûlées et qui représentent des personnages, des animaux... L’artiste nous propose dans ses installations diverses grilles de lectures avec des jeux d’ombres et de lumières, des vidéos, du son, des éléments signifiants qui «tous à la frontière du langage plastique de l’art visuel et de la scénographie, contribuent à faire naître une ambiance dans laquelle s’immerger. Naturellement, je place les pièces du jeu sur l’échiquier, mais le dernier mot revient à celui qui pour son compte retrace l’histoire aux nuances de son vécu» nous dit Christine Aymon.

 

La créatrice accorde une grande importance à la relation entre le spectateur et l’œuvre, éliminant la distance, les parasites, les «rumeurs» qui peuvent s’installer parfois entre la création et celui qui entre en contact avec elle.

 

Ainsi Christine Aymon nous offre d’entrer dans sa Cabane, de la traverser, de la ressentir, de la découvrir en son intérieur, de vivre en adéquation avec les éléments qui la composent («on peut marcher dans le tapis de feuilles ou méditer au bord de l’eau)».

 

Priorité aux émotions, les concepts, les questionnements, les chaînes de causalité viendront par la suite, dans une seconde phase.

Les thèmes choisis par l’artiste relèvent du quotidien, des questions simples et primordiales, des problèmes d’identité, de rapport à l’environnement, des liens entre homme et nature, à soi-même, à l’altérité...

 

«Quand le faire dit»

 

L’exposition d’Yverdon-les-Bains s’intitule «Quand le faire dit»: pour Christine Aymon «l’art est le lieu privilégié où la totalité de l’être peut s’exercer. Tout est convoqué en ce point qu’est l’œuvre. Des idées il y en a plein mes calepins, mais les réaliser.... A travers le faire c’est l’être qui se réalise... entre être et faire, point de distance, c’est la même quête, celle de la vie».

Le geste et son importance, sa portée, son existence, se retrouvent dans les sculptures de Christine Aymon, on y sent les pulsions profondes et cette unité aussi entre l’idée, l’image mentale et le façonnage du bois, la mise en scène des personnages.

Les regards intenses, énigmatiques, qui semblent habités d’une lumière étrange parfois, les postures multiples des personnages, leurs mains qui semblent parler, les vibrations des bois polychromes, les rythmes qu’ils induisent, autant d’éléments qui interpellent le spectateur et le touchent. Les personnages de Christine Aymon créent une atmosphère particulière et magique, ils envoûtent, tantôt par leur matérialité, tantôt par leur force existentielle, ils savent communiquer et traduire des émotions.

 

 

 

 

 

Exposition des œuvres de Christine Aymon «Quand le faire dit», à la galerie de l’Hôtel de ville d’Yverdon-les-Bains, jusqu’au 23 décembre, de mardi à dimanche de 14 à 18 heures.

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jean-marc theytaz
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 20:16
  • Matin nouveau

 

  • 5407218387_a5442a36fc.jpg
  • Les clairières et les chemins
  • tapissés de givre
  • accueillent les brillances matinales
  • la brise apporte
  • les embruns du réveil
  • murmure du jour
  • sous la fragilité de tes paupières
  • moirures de l'eau
  • dans la gangue du ruisseau
  • le soleil et ses jets de lumière
  • tiédissent ma peau
  • je revis
  • au matin nouveau
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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 11:10

 

 

 

Raymond Farquet est le lauréat du Prix de la Loterie romande de l'AVE 2011.  Une cérémonie a été organisée récemment à Naters , suivie d'une conférence sur Rilke et ses relations avec le Valais .Le poète Rainer Maria Rilke a vécu plusieurs années en Valais: il en a «ressenti» les paysages au plus profond de lui-même, en a aimé les lumières, les contrastes du relief, les variations de couleurs, construisant des liens charnels avec le Vieux Pays. C’est cette histoire que nous a contée Curdin Ebneter, dernièrement à Naters, à l’occasion de l’assemblée générale de l’AVE, l’association valaisanne des écrivains.

A l’issue de la partie administrative, Curdin Ebneter, secrétaire de la Fondation Rilke et auteur d’une importante biographie consacrée à cet écrivain, a suscité beaucoup d’intérêt auprès du public venu nombreux pour écouter sa conférence intitulée «Présence de Rilke en Valais». On sait que le grand auteur de langue allemand a vécu en Valais entre 1921 à 1926 et qu’il est enterré à Rarogne, à 15 kilomètres en amont de Sierre.

Relevons que l’AVE reçoit en effet chaque année des invités conférenciers, amoureux des lettres, parmi lesquels sont venus en Valais Anne Perrier, Agota Kristof, Georges Borgeaud, Jeanne Hersch, José Giovanni, Yvette Zgraggen et bien d’autres.

Concours littéraires 2011

 

Le président de l’AVE, Jacques Tornay de Martigny, a rappelé le rôle essentiel de l’association des écrivains dans la promotion des lettres dans notre canton avec l’organisation annuelle de concours littéraires pour les jeunes. Plusieurs dizaines de jeunes entre 12 et 20 ans y participent dans diverses catégories. Cette année le jury des jeunes a attribué trois mentions à Delphine Mamie, Sonia Mendès et Candice Rey et un premier prix ex-aequo à Rachel Häubi et Sandra Bonvin.

Au cours de la même après-midi, l’Association Valaisanne des Ecrivains a remis le Prix 2011 des Ecrivains à Pierre-Marie Pouget et, pour le Haut-Valais, à Nicolas Eyer.

 

 

 

 

le nouvellisteraymond-farquet-voyage-amoureux-L-JDY9ko-1-.jpg

Le Prix de la Loterie Romande a été attribué à Raymond Farquet pour «Le Voyage Amoureux» aux Editions de L’Aire. Raymond Farquet a une une belle œuvre littéraire derrière lui. Professeur à Genève il a parcouru les vallées latérales valaisannes à pied et en a tiré «Le Voyage Amoureux», une véritable découverte ethnographique et littéraire de notre canton, une rencontre de gens vrais et authentiques, qui constituent la substance du Valais profond. Raymond Farquet est un écrivain très sensible, qui sait exprimer la profondeur des êtres et des choses, qui dans ses rencontres au quotidien, dans les détails et les faits les plus simples nous fait aller à l'essentiel, avec pureté, netteté et  une grande vérité. Raymond Farquet vit depuis longtemps à Genève où il a enseigné de nombreuses années.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 19:41

Fragile existence

 

Le vent fou dans les cheveux verts des mélèzes, la clairière ouverte aux mille lumières, les pentes lustrées des alpages qui traversent les paysages silencieux de la montagne, leurs compositions magiques, les rivières polies par les eaux claires, la musique flutée du soleil blanc, les ailes transparentes des abeilles sur la colline fauve, le chant désespéré des bergeronnettes orphelines, la peur accrochée aux lambris de la pleine journée, les falaises d’où se jettent tous les errants et les vagabonds du bonheur, les sentiers serpentant le coteau et les vignobles géométriques, la berge déserte d’une écriture toujours recommencée, la vie s’accumule dans les parois d’une goutte de rosée, je te sens proche de moi, blottie dans la lueur d’une groseille matinale.

 

 

Procession à Chardonney

 

Sentier pascal , bordé de myosotis et de perce-neige, oraison primale dans l’incandescence des champs d’abricotiers, les cendres de nos pérégrinations s’envolent dans les paroles rares qui bordent nos silences, l’eau du ciel et ses résines d’améthyste guident nos regards, la brise murmure d’étranges prières, les processions ont abandonné des brassées de lys et de sapins vert foncé près des oratoires de Chardonney, recueillement et mains jointes, les gens du village célèbrent la Passion, la Résurrection à venir, celle des cœurs et de l’âme, au printemps naissant, dans la flamboyance des aubes fraîches. L’air est transparent, chargé d’ondes invisibles, ailes et mots bleutés qui rejoignent les arêtes effilées des Crêtes de Thyon, le jour est clair, nos corps et notre esprit le traversent comme une eau blanche, mêlée de pétales nacrés, la source glaciaire qui apaise la brûlure de nos souffrances

 

 

Nostalgie d’octobre

 

Au centre du jour

sur les vagues glaciaires et la montagne bleue

les soubresauts de la saison

les lanières du vent dans tes cheveux défaits

les errances des heures tièdes

les coups de boutoir du foehn endiablé

les promenades d’octobre sur les tapis

de feuilles jaunies

et le souvenir

dans les longues allés violacées de la nostalgie

 

 

• Heure tournante

• Vent du soir

• clairière allumée

• fuyantes libellules

• l’étang se marbre

• d’étoiles vibrantes

• le cadran de ses eaux

• dessine notre temps terrestre

• entrouvre des portes d’albâtre

• fige la nuit bleue

• au plus près de notre corps

• passage à gué

• la mort nous prend par la main

 

 

Alpe esseulée

 

• Le ruisseau et ses éclats de ciel brisé

• emportent nos mains jointes

• la forêt tremble de tous ses membres

• la tempête a fondu sur les hauts de la vallée

• fêlures du temps dans les craquements de mélèze

• les voix perdues sous les mousses

• chantent des airs oubliés

• enfance chevillée au corps et à l’âme

• dans les prairies de l’alpe esseulée

• courent les esprits de nos défunts

 

 

  • Confinement
  •  
  • L’ombre de ton corps
  • jetée sur l’herbe
  • les heures qui tournent
  • sur les hauteurs du peuplier
  • la pierre chaude
  • près de la berge
  • le cercle se referme
  • je suis pris
  • dans les interstices
  • de cette après-midi sauvage
  • une souris dans sa cage
  • de fer blanc

 

 

Orchère en pente douce

 

Le soleil blanc sur l’arête de granit

Les névés comme des épées luminescentes

Les chamois blottis dans les anfractuosités herbeuses

Et le vent

doux et léger

et le pierrier

muet et pesant

et les champs de rhododendrons

leurs calices de liqueurs rosées

et le bisse qui serpente

et suit les renflements de la vallée

et le pas

souple et vivant

battements magiques

 

 

  • Zénith
  •  
  • L’ombre du chocard
  • sur la table granitique
  • au sommet de l’arête
  • la tiédeur de la roche
  • qui emporte mes pensées
  • mon regard
  • vers la maison du ciel
  • les gentianes et l’eau forte
  • de leur bleu profond
  • les fissures de la paroi immobile
  • dans le soleil
  • le temps
  • s’est fait
  • grave et transparent
  • comme ton regard
  • sur le zénith de nos existences

 

 

Pré de février

 

Le corps du prunier

noir dans la vierge prairie

le givre matinal

 

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l’herbe fauve

comme un îlot silencieux

qui danse

entre hiver et printemps

un vol de moineaux

une poignée de cris frêles

au creux de mes mains

le ciel d’anémone

les pages de soie feutrée

dans tes yeux et sur ta peau

tout près de moi

je passe

un souffle sur les branches de mélèze

la clairière s’illumine

un premier matin du monde

 

 

  • Printze sauvage
  •  
  • La Printze écume
  • les tourbillons retiennent
  • la clarté du ciel dans leurs chevelures folles
  • les aulnes segmentent l’horizon
  • respiration sourde de la mousse
  • près du rocher humide
  • sur le visage de la rivière
  • des éclats de vitrail
  • mes doigts plongent
  • dans la lumière des frondaisons sauvages
  • une prière monte aux lèvres
  • celles des eaux primales
  • qui ont traversé la nuit

 

  • Les êtres disparus
  • Lumières  vertes et quadrillées
  • dans les fenêtres de la forêt
  • résines d'enfance
  • lait chaud au fond de la gorge
  • mémoire de chat errant
  • l'hiver approche
  • le vent court 
  • dans les allée silencieuses du cimetière
  • les êtres disparus se pressent
  • contre mon coeur
  • leur souffle m'ouvre les portes
  • d'une éternité
  • à jamais recommencée

 

  •       Foehn de novembre
  •  
  •          Aube safranée
  •          liqueur de bourgeons et de sapin
  •          le vent  cogne à nos portes
  •          une journée d'automne et de foehn sur le chalet
  •          les pensées se forment et se dénouent
  •          au gré des gestes affolés
  •          des branchages
  •          sorbiers braisés
  •          prairies dénudées
  •          une musique naît dans tes yeux
  •          les heures s'emplissent de mille voyages
  •          sous  la terre rousse 
  •          nos prochaines demeures
  •  

 

Endormissment

 

Les rues se prolongent

nues et désertes

les paroles  s'envolent

vertes et  sauvages

la ville s'endort

doucement

au bord du fleuve

calme

sans larmes

 

 

        

  • Encens de novembre

 

  • Le silence
  • muré de pierres sèches
  • habite l'espace vierge
  • géométries immobiles
  • dans la prairie vivante
  • ton souffle transparent
  • monte jusqu'au ciel 
  •  

 

  Apaisement

 

Les crêtes enneigées

le pierrier silencieux

les dentelures de tes mots

les fêlures du temps

le vent s'engoufre dans ma maison

apaisement de la nuit jusqu'à l'aube prochaine

 

 

 

 

Incarnation

 

  • Glissement des jours
  • respirations et tremblements
  • je te prends par la main
  • au-delà du pierrier
  • traverse la prairie rousse
  • regarde la pente raide
  • rejoins l'escarpement
  •  où paissent les chamois
  • et m'agenouille
  • face au ciel laiteux
  • prie une dernière fois
  • mon corps se défait
  • il devient lumière

 

 Voyage intérieur

 

  • Sur la balustre des monts
  • je dépose ma fatigue
  • verticalité du jour
  • clarté des eaux
  • le vent porte
  • ma douleur
  • au-delà des terres
  • le silence se couche
  • sur les landes désertes 
  • arrêt sur image 
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 21:26

Araignées mobiles1459200100_121dc02e98.jpg

sur l'écorce du jour

trame et réseau de signes

à même les vagues du  lac

écriture du désert

les trajets de mes paroles parcourent

la vastitude de ton absence

l'horizon se noie sur la ligne d'océan

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