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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 22:55
Cristina Leitao-Werlen, un univers onirique avec des personnages «figuratifs», une atmosphère de mystère, de magie, de découverte imaginative, l’artiste sédunoise a  exposé à Sion une cinquantaine de tableaux dans lesquels les formes et la couleur nous jouent une musique inédite.
Cette exposition à la Galerie Grande Fontaine à Sion est particulière puis qu’elle célèbre les vingt ans de peinture de l’artiste, un itinéraire linéaire, avec dès le départ une certaine maturité dans la technique et une puissance dans les forces créatives. Ses thèmes couvrent un large spectre de genres, avec des huiles nous offrant des paysages très bien composés, avec des perspectives géométriques bien charpentées, avec des personnages de roman, de cirque, des jeunes filles vêtues de l’innocence de l’enfance ou de l’adolescence...
Pureté, précision, retenue, patience et recherche intérieures s’unissent pour créer une ambiance de sérénité et d’évidence, comme une présence sur laquelle il n’y a pas besoin de gloser, qui dit tout par ses équilibres et ses secrètes harmonies.
 Des chats qui déambulent dans leur indépendance et leur noblesse féline, des natures mortes qui nous apparaissent comme des compositions abstraites, des lieux de chez nous avec leur identité, leur profondeur, leur respiration intérieure, leur «être-là» , tout un ensemble d’élément qui marient une présence au monde et une intériorité très travaillée, qui nous amène vers une écriture artistique très fine.
 Crtistina Leitao-Werlen nous invite dans ses rythmes lents et posés, ses huiles nous enveloppent dans une lumière parfois sourde mais toujours très dense.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 20:18
Le vent nocturne sur l'avenue déserte, les lampadaires et leur îlots orangés, les vitrines scintillantes qui découpent l'obscurité, et puis les paroles retenues, les secrets cachés, les amours attendues, rivées au silence, les allées contigues et leurs ombres immobiles, la rentrée chez soi comme , dans un long enterrement d'une journée en-allée, et puis le sommeil, une petite mort réconciliante... octobre 08
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jean-marc theytaz - dans littérature
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 19:53

10328305-1-.JPGLe val de Bagnes, la vallée de Nendaz, le col de Louvie à 2975 mètres, un névé de couleur cendrée, parsemé de grains de sable rosés du Sahara, qui s’étend au soleil, près du sentier, voici le col de Louvie, le point culminant qui sépare deux grandes communes valaisannes qui font partie de l’un des plus grands domaines skiables d’Europe, Les Quatre Vallées.
Le col de Louvie est très fréquenté et jouit d’une renommée cantonale, voir nationale: l’un de ses atouts majeurs, hormis sa grande beauté esthétique, réside dans le fait qu’il est au centre d’une grande réserve de bouquetins.
Ainsi en montant au col de Louvie depuis Fionnay le randonneur est quasiment garanti de rencontrer des troupeaux de bouquetins, déambulant dans les vires rocheuses, franchissant les arêtes granitiques, ou simplement profitant de la tiédeur de l’après-midi, couchés dans les hautes herbes, après avoir brouté durant des heures sur les hauts de Louvie.

 Une belle randonnée

 La montée au col de Louvie n’est pas une mince affaire puisqu’elle nécessite près de cinq heures de marche, en terrain diversifié, accidenté parfois, herbeux, caillouteux, avec quelques «fenêtres» plus aériennes qui ne décourageront cependant pas les personnes sujettes au vertige.
Au départ, côté Fionnay , le sentier traverse d’abord quelque terrain buissonneux, rythmé par l’un ou l’autre ruisseau argenté.
Puis la vraie montée s’engage dans un enchainement de virages serpentés sur une pente relativement raide, qui va nous conduire à la cabane de Louvie , une étape essentielle vers la montée au col.
Pour arriver à la cabane près de deux heures de marche sont nécessaires, avec un pas dynamique et régulier mais sans faire exploser le «compte-tours».
Sur cette première étape on s’élève rapidement question dénivelé, prenant vite de la hauteur avec une vue imprenable sur le village de Fionnay et son lac de rétention.
En face depuis la cabane de Louvie ont peut voir se dessiner sur un rythme métronome le tracé qui conduit à la cabane de Panossière un itinéraire également très couru et qu’empruntent de nombreux touristes.
Un bijou de lac Un petit lac aux reflets d’émeraude, de malachite ou d’un noir profond souligne le plateau de la cabane de Louvie et nous le longeons tranquillement, poursuivant notre randonnée vers le col.
Soudain, des bâtisses de pierres aux contours fermes et solides viennent aiguiser notre curiosité, nous voilà face à un hameau de haute montagne, datant de deux siècles, qui abritait les bergers et les vaches, les moutons, les chèvres qui passaient l’été sur les hauts de Fionnay.
Une architecture rurale qui accorde une place prépondérante au minéral, avec des murs en voûte et des toits de pierres, des proportions équilibrées et harmonieuse et une unité de construction qui apporte à cet ensemble une identité et une authenticité alpestres époustouflantes, le tout noyé dans un environnement végétal très reposant.
Puis le sentier se poursuit dans les alpages, avec une bifurcation vers le col de Termin, qui permet lui de rejoindre la cabane du Mont-Fort.
Un itinéraire également fréquenté par les touristes qui viennent de la station bagnarde de Verbier.
Le chemin vers le col est maintenant régulier, suivant les sinuosités du relief, avec le spectacle d’une flore riche, des orchis vanillés très odorants, des ancolies délicates, des renoncules au bleu velouté, des rhododendrons par centaines ... un tapis floral qui enchante l’oeil en formant des géométries magnifiques sur le flanc de nos montagnes.

Un animal symbolique

Après deux autres heures de marche nous voilà arrivé vers le col: là, c’est l’enchantement avec des dizaines de bouquetins, de tous âges, disséminés dans les rochers, ou dormant sur l’herbe grasse cette année après les nombreuses précipitations que nous avons connues. Un spectacle impressionnant avec ces bêtes au corps musclé, «charpentés» comme de vrais alpinistes, avec un air détaché et serein, le «climat tranquille» d’une réserve faisant son effet.
Un «théâtre alpestre» renversant Le col se situe à près de 3000 mètres, avec une vue en enfilade du col de Momin et de la Rosablanche, l’un des passages mythiques de la Patrouille des Glaciers... un décor de haute montagne donc avec ses espaces infinis, sa solitude et ses silences étincelants.
Si vous poursuivez sur Nendaz, vous plongerez d’abord vers le lac de Saint-Laurent (Grand Désert), au fond du glacier de la Rosablanche: des plages parsemées de linaires blanc, des eaux froides et miroitantes, un cirque glaciaire envoûtant, voilà de quoi ravir le promeneur. Puis c’est la descente vers la cabane de Saint-Laurent, située à 2500 mètres, et le barrage de Cleuson, au fond du val de Nendaz, à 2300 mètres. Siviez n’est plus qu’ à un heure de marche, le car postal vous y attend pour rejoindre Haute-Nendaz ou Sion.
La journée fut longue mais éblouissante de découvertes, de quoi renouveler l’expérience. jmt

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jean-marc theytaz - dans littérature
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 22:34
La montagne nue, dépouillée, les corridors nocturnes dans un entrelacs de cols inhabités, le silence qui mûrit sur l'onde muette, je traverse la nuit, porteur de mille présences qu'appellent les grands champs de neige transparente. Pierriers de géométries fuyantes, chemins à construire dans les amoncellements de blocs erratiques, et puis les compositions de couleurs sourdes, les tableaux de paroles inscrites sur ta peau odorante, les corps qui se frôlent sur le fil du temps solitaire.
Le souffles chauds chantent entre les flancs ouverts de la vallée, je redescends vers les forêts profondes, il fait vert cendré dans les bras de la clairière qui m'accueille, j'y creuse les berceaux de mes jours, les emportements de nos étreintes qui durent depuis des années, des voyages interminables, des sources d'eau vivante et claire comme un nénuphar au centre de la nuit qui m'attire et me hante. septembre 2008
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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 19:26
Je me sens seul, perdu dans la savane africaine, sans crocs, sans griffes, sans cornes, sans muscles, juste une âme volante, papillonnante, le plus souvent blottie dans les flaques d'ombres encore vierges, en quête de nourriture, en recherche de sommeil.
Aux tripes la peur de la bête sauvage, du congénère, de la tribu voisine.... un javelot, un épieu pour traverser le jour sauvage et la nuit très longue, et puis déjà, la peur du lendemain.
 Un primate descendu des arbres, dont le cerveau s'est développé, mais qui aujourd'hui se bat avec ses propres peurs, celle née des choses qu'il ne maîtrise pas, de son environnement, de ses voisins, de la mort, de la vie éternelle. Et puis ces missiles, ces armes bactériologiques, chimiques qui servent à s'entre tuer, à se déchirer, à se détruire, une arche prise dans une houle déstabilisante, qui me fait tanguer jour et nuit....
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jean-marc theytaz - dans littérature
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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 19:33

Bourrasques de bise sur les sommets blanchis.
Arêtes fouettées d'air mauve, profond comme l'anémone, le ciel s'enfonce dans le cristal de l'horizon.
Sur les forêts d'épicéas des fourrures oblongues qui ondulent, la respiration du val qui sort des limbes.
Et puis les gorges d'Anniviers étroites et secrètes, vives et sauvages, de paille et d'humus, de granit et de schistes marbrés, qui conduisent mes humeurs jusqu'à la mer...
Du fleuve à la couronne impériale la chaleur du corps, le souffle des glaciers, l'envol prématuré, tout près du Weisshorn. septembre08

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jean-marc theytaz - dans littérature
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 22:48
Le liseré de la pente herbeuse découpé dans l'horizon, le bouquetin sur l'arête tiédie par le zénith, la présence humaine qui l'indispose, sa fuite dans le pierrier chahuté, les gouilles d'eau verte dans les replats du vallon, le Métailler se gagne lentement , au rythme du corps et de l'esprit, en silence, avec juste le poids des pensées volatiles qui flottent dans l'air du ciel lilas. Montée sereine, descente plus abrutpe dans les couloirs des Atzeneires, retour au calme le long du bisse de Chervex, avec l'eau aux pétales d'émeraude du barrage de Cleuson... tout semble avoir pris sa place, dans le paysage et dans mon esprit. aout 08
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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 20:11
Mur de torchis, arcature de la dune érodée par les vents, soleil explosant comme une grenade, la marche se poursuit, le sable chaud mord la peau nue, l'air dense et dur devient difficile à respirer....
 Pas à pas, dans un effort de tension et de concentration, le regard orienté vers l'oued, mon corps avance, mon âme s'étend et s'élargit au-delà de l'horizon, l'ombre et la lumière ont terminé leurs noces de poussière rosée, ma présence dans le zénith, seule, devient une prière, une offrande sur les lèvres de cet espace aride...
Voyage en jeep à travers le désert dans les années 2000.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:44
Jean-Michel Olivier est un romancier de notre littérature romande qui produit des œuvres avec régularité et bonheur.
Né à Nyon en 1952, il a déjà écrit une quinzaine d’essais et de romans dont «L’enfant secret», Prix Dentan 2004.
 Il collabore aussi régulièrement à à la revue «Scènes magazine» dans laquelle il livre des textes substantiels, d’une grande justesse et profondeur.
Il nous a offert aux éditions de l’Age d’Homme dans la collection Contemporains un récit intitulé «Les Carnets de «Johanna Silber»: on retrouve dans cet ouvrage son amour pour l’écriture mais aussi sa passion toujours aussi alerte, vivante, dévorante même par moments pour la musique, Jean-Michel Olivier partageant sa vie entre l’écriture , l’enseignement et la musique.
La musique comme survie...
Le roman raconte l’histoire d’une chanteuse du nom de Johanna Silber qui parcourra l’Europe entière et ses multiples scènes pour vivre pleinement son art , la musqiue.
Parallèlement à ses pérégrinations l’artiste tient un journal dans lequel elle consigne les oscillations de son existence au quotidien, avec ses errances, ses interrogations, ses doutes, ses élans qui surgissent et la font vivre intensément, sa symbiose avec l’univers musical qui lui fait vivre des instants de magie: on y trouve aussi les relations étroites qu’elle entretient avec son frère Théo, on la voit fiévreuse lors de la naissance de son fils, un moment-charnière qui intervient à l’heure où à Berlin Hitler prend le pouvoir et va transformer l’Europe en un véritable enfer, de violence, de mort , de torture.
 Dans un quotidien où l’aspect morbide des choses prend le dessus la musique intervient comme une bouffée d’air respirable, qui peut sauver du désespoir, de la désespérance envers l’espèce humaine, du cauchemar de la fuite, de la peur, de la solitude, de l’exil intérieur mais qui peut aussi consumer ceux qui s’y dévouent...
Comme le dit l’éditeur cet ouvrage représente «un contrepoint au «Voyage en hiver», qui retraceçait la quête de Mathias Silber dans l’Allemagne en ruine des années 1950, «Les carnets» donnent ici la parole à sa mère Johanna-au corps à corps impitoyable qu’elles livré, sa vie durant , avec la musique...».
 Le livre nous ouvre de merveilleuses pages sur la nostalgie de Schubert, la sensibilité de Théo, l’histoire des lieux , des villes , comme Berlin qui devient une montagne de gravats, d’ombres terreuses et d’êtres en proie en la souffrance qui ronge, le cœur et l’âme. «Les Carnets de Johanna Silber» par Jean-Michel olivier aux éditions de l’Age d'Homme
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jean-marc theytaz - dans littérature
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:36
La nuit fauve et sauvage dans les chemins de campagne, les corps déchirés des hêtres et des noyers, les eaux lustrées du Rhône, le paysage semble parfait dans ses géométries diversifiées.
Sur la route déserte une corneille ventrue, le bruit de ton absence, les airs blancs de mes voyages intérieurs.
Et puis les refrains du foehn dans les fuseaux des peupliers, et les averses de solitude à venir... aout 08
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jean-marc theytaz - dans littérature
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