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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 16:24

4333983637_a8d04c46a4.jpgLa nuit s’est faufilée dans le velours de la neige; le vent court sur le fil des eaux sombres de la berge.
L’âme s’endort, prise par un mouvement ouateux, aux confins des buissons d’étoiles qui murmurent, à voix jaune, mouillées de pénombre.
Souvenir laqué, oeil de perdrix dans la paroi des jours, je regarde passer les bouquets de pollen au-dessus des monts boisés et des forêts de châtaigniers.
Le fleuve charrie sa vase, tu es absente et pourtant là, à la jointure des lèvres nocturnes, comme une pensée obsédante, qui envahit de ses souffles chauds les rives délaissées.
La nuit s’avance, légère et profonde, tu es partout, sous les souches es hêtres et des ormes, dans le matelas d’humus qui flotte sous mes pieds, au centre de mon corps liquide, entre les galets érodés par les orages méditerranéens.
Nos corps se sont désunis et retrouvés, comme les eaux glaciaires au bas des moraines et des crevasses étouffées dans le silence noir.
Les torrents d’herbes folles nous enlacent, il fait vert sur le diamant de l’instant printanier.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 18:26

Vents embrouillés de poussière et d'azur, cônes forestiers dans l'après-midi fauve, cire d'abeille du soleil défunt, l'orage court déjà sur les les lames aiguisées des corniches alpestres.
 Odeurs sauvages des taillis  couverts d'églantiers et de sorbiers, de buissons d'aubépine et d'orties veloutées, les mots affleurent  et se bousculent à mes lèvres.
 Les souvenirs teintés de laines végétales, les rivières de résine et de poix verte coulent sur l'heure arrêtée, comme un fluide et une vapeur légères qui embaumeraient des instants appelés à l'éternité. 
Ta silhouette et ton ombre à mes côtés, comme un prolongement de mon âme,  accompagnent mes souvenances et mes impatiences.
Regards intérieurs, gorge étranglée par des pulsions lointaines, les nuages roulent leurs outres et leurs fagots de pierres noires et bleutées.
Les grillons et les sauterelles découpent l les airs  de leurs crissements minéraux, puis le silence....
Les premières gouttes, lourdes et tièdes, fondent sur la peau, l'orage envahit l'espace couleur d'ardoise, il parle de mondes à renaître. 22 juillet 08

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jean-marc theytaz - dans littérature
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 17:51

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jean-marc theytaz
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