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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 20:31

254408690_9e826df9b9.jpgDans la neige perlée de l'aurore des mots oubliés, la cendre de jours en-allés, les trajets de temps à venir, d'espérances à mûrir.


Et puis le plastron braisé du rouge-gorge, ses pattes fines et fragiles entre les arbres à papillons, les tiges nues et noires du lilas qui accueillent les silhouettes généreuses des corneilles, des corbeaux, des moineaux.


Dans les champs à l'herbe couchée et vitrifiée par le givre, des tournesols à la tête penchée, des lampadaires dans la lumière blême de l'hiver, des épis de de maïs jonchent le sol.


Les jardins défilent, près du Rhône, entre Bramois et le fleuve lent qui souligne la route filant vers le Bietschorn, plaqué sur le ciel océan, des promenades sereines, détachées d'une opacité trop terrestre.

 

Ivresse létale, corps et esprit mêlés, air froid qui pénètre la gorge, les poumons, la tête... chants de navigateurs diurnes qui prennent le large en regardant les vergers perdus dans la blancheur de la saison fauve.


Voyages intérieurs sur le revers du jour, entre plain-chant et contre-jour. 2.1.09

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 19:31

10137y35-1-.JPGSur la colline soufflée par la bise blanche une croix de bois.
L'horizontalité de la terre, la verticalité de mon corps qui avance doucement et péniblement dans la haute neige.
Le passage furtif d'un casse-noix qui sort des branchages d'arolles, les plumes feutrées d'un geai qui semble glisser sur la pente, et le vent, simple, fluide sur la peau battue par le soleil.
La trace est fraîche dans la poudreuse, un lièvre variable a cherché de la nourriture en grattant le lichen près du tronc orangé, silence, l'heure se courbe entre présence et absence, comme dans un rayon de clarté sur le bloc de granit moucheté.
Et puis, la forêt ajourée, les fagots bleutés de lumière entre les pives et les aiguilles d'épicéas, le chemin comme un couloir, au centre de cet instant si vif.

 

Légende photo: un lièvre brun dans la prairie.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 17:45

«Rejoindre l’horizon», le livre de l’écrivain valaisan Jean Romain nous révèle un voyage intérieur impressionnant, une quête de soi, de son identité, de son être-au-monde, de ses liens au cosmos, qui nous conduit loin en nous-mêmes et dans le vaste monde spatial et temporel qui nous entoure.
L’écrivain valaisan Jean Romain est très connu pour ses prises de position philosophiques, avec la «dérive émotionnelle» «Le temps de la déraison» et aussi pour ses engagements pour une école de qualité, qui doit aussi s’éloigner parfois des pédagogistes qui mettent l’«élève au centre», l’élève autour duquel tout devrait tourner.
Il tient des chroniques dans plusieurs journaux romands dont le Nouvelliste et le Matin Dimanche, qui lui permettent d’évoquer régulièrement, sous l’œil du philosophe, des sujets d’actualité brûlante.

Un univers poignant

 Dans «Rejoindre l’horizon» l’écrivain valaisan nous offre un univers différent, autre, une approche particulièrement sensible de la maladie, avec un héros, qui comme l’auteur rêvait de renouer avec une de ses grandes passions de jeunesse , les virées à moto, qui permettent de «rejoindre l’horizon», tout au moins de s’en rapprocher; parcourir vallées, plaines et montagnes sur son «cheval d’acier», arpenter, cadastrer, envelopper l’espace, les paysages, pour mieux les connaître, les faire siens, vivre dans une sorte de symbiose et d’osmose.
Les rêves du héros sont sans limites, presque, lorsque soudain, comme dans une brisure abrupte, le quotidien retrouve d’autres dimensions.
Le héros-narrateur apprend qu’il souffre d’un cancer.
Alors évidemment se déclenche, s’immiscent en lui un séisme, un choc mais qui ne provoquent pas la peur ou la panique; un «ennemi intime» s’est infiltré dans son être et désormais il faudra le combattre.
Son être se trouve partagé, scindé en deux parties, en quelque sorte, l’âme et le corps séparés dans le sens que les limites explosent, que l’avenir n’est plus aussi serein qu’avant, il devient aléatoire, soudainement fugitif, transitoire.
Le rythme du quotidien trouve une autre scansion dans les liens avec les êtres et les choses; à l’hôpital le héros découvre le monde des «horizontaux», malades , avec leur propres pulsions, et celui des «verticaux», les bien-portants, les hommes et les femmes en blanc....
Des textes vrais, forts, vibrants d’authenticité, tout comme lorsque l’auteur revit ses années d’études au collège à Saint-Maurice avec des professeurs passionnés qui lui ont inculqué le goût de la lecture et de la littérature.

 Une lumière essentielle et vivante

Mais dans ce chamboulement intérieur qu’a provoqué la maladie, cette remise en question de certains repères et d’une certaine réalité dans laquelle tout paraît possible une lueur apparaît, fragile, tremblante et indéfectible à la fois, celle qui permet d’entrevoir, d’envisager, d’espérer, de croire en une guérison, celle qui permet d’aller de l’avant, de dépasser aussi son horizon personnel que la maladie a pu réduire par moments à une peau de chagrin.
Et puis «Rejoindre l’horizon» nous offre aussi, au-delà de la description d’un vécu très puissant lors de l’intrusion de la maladie une «gerbe de lumière» avec un Centaure, mi-homme, mi-cheval qui enfourche sa moto, pour fuir la maladie, va parcourir l’espace et le temps, prenant en amazone Coronis, une jeune fille avec qui le Centaure va redécouvrir ses origines , vers la Méditerranée. «Rejoindre l’horizon» de Jean Romain aux éditions de l’Age d’Homme
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jean-marc theytaz - dans littérature
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 22:20
«Tan Py Vâ!Tan Pye bâ!», c’est le titre de la dernière pièce en patois de Albert Lathion qui a été jouée en 2007 à Nendaz.
Une grande expérience L’auteur nendard n’en est pas à son coup d’essai et a déjà plusieurs cordes et pièces théâtrales à son actif.
 Notamment avec Narcisse Praz ces deux auteurs contribuent activement à la sauvegarde du franco-provençal, une langue patoisanne qui se meurt petit à petit au fil des générations, et que seuls maintenant quelques jeunes maîtrisent encore.
Que ce soit au Val d’Hérens, à Conthey, en Anniviers, dans de nombreuses vallées latérales il existe encore de valeureux défenseurs du patois qui le font vivre de différentes manières, par la publication de dictionnaires, de livres, la mise en scène de pièces théâtrales, l’organisation de soirées thématiques...
Les universités populaires dispensent également des cours de patois mais il est vrai que la génération des cinquante-soixante ans est peut-être la dernière à parler encore couramment ce dialecte. Une tragi-comédie savoureuse La pièce mise écrite et msie en scène cette année par Albert Lathion donne la parole à une quinzaine d’acteurs dynamiques, motivés, performants aussi, qui mettent tout leur cœur dans cette aventure; une histoire de passion, de caramaderie et de culture aussi, car cette pièce tragi-comique en trois actes et un épilogue nous parle d’un temps en-allé qui comportait certains us et coutumes aujourd’hui quelque peu oubliés.
«On y retrouve un modus vivendi, une atmosphère, une ambiance du XIXème siècle: l’histoire se déroule à Basse-Nendaz en 1846 et met en scène le tsatéan Ferdinan Manolir qui règne en maître sur le village. Sa famille, Judith sa femme fille unique, ses filles Marie la coquine et Fostine la pieuse, le fils Prun qui vagabonde passablement et surtout sa belle-mère Madeyyna qui tient les cordons de la bourse, c’est elle qui possède les terres. L’histoire tourne autour de cette famille, des velléités politiques de Ferdinan, des dérives amoureuses d’une des filles, des ambitions de chacun qui parfois ne correspondent pas aux traditions locales.... Bref une histoire tragi-comique qui finira très mal pour certains, mais le tout sur un ton badin et avec de nombreuses touches d’humour et d’ironie... » nous dit Albert Lathion.
Des situations qui pourraient en tout cas pleinement se retrouver dans nos temps contemporains.
A relever que pour cette pièce patoisaneune innovation de taille avec la diffusion sur un écran de la traduction simultanée en français pour toutes les personnes ne comprenant pas le dialecte nendard, toujours chantant, rythmé, agréable à l’oreille, qui peut séduire même ceux qui ne connaissent pas parfaitement. La pièce a été présentée à Basse-Nendaz .
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jean-marc theytaz - dans littérature
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 22:14
«La part du vide» un premier livre de David Charles paru aux éditions de l’Age d’Homme et qui raconte l’histoire d’un jeune Romand exilé à Zurich.
L’auteur, né en 1970 à Martigny, travaille depuis dix-sept ans sur le lieu de l’action à Zurich.
 Un «voyage» du Valais en Suisse alémanique qui va le conduire dans un monde chahuté, en mouvement perpétuel, en appels constants, en sollicitations permanentes, qui va amener l’auteur à se remettre en question: ses repères s’effritent, son identité vacille.
 Ce dernier se retrouve ainsi dans une sorte de solitude et de face-à-face avec lui-même qui va lui permettre d’analyser son «je», de poser des questions fondamentales sur son identité, de creuser en avant dans les replis de l’âme. Comme le dit David Charles, «La part du vide», un roman ou une auto-fiction?
 Un roman évidemment nous dit l’auteur puisque le récit qui se passe à Zurich est en fait presque hors de l’espace et du temps, tels qu’on les considère habituellement, comme des repères concrets, ponctuels, objectifs.
 «Il s’agit avant tout d’une recherche d’absolu, traduite par une politique d’élagage précise, par laquelle le narrateur tente d’atteindre, aux confins de l’être, quelque chose qui ressemblait à une âme. Enquêteur à peine inquiet, il choisit de se mettre en retrait, en marge, comme on recule pour mieux sauter. Quelle est cette énigme, quel est cet organisme qui, au fil du récit, ressortent comme une force établie, indécelable en même temps qu’inébranlable, et qui semble dirigier d’une main sure la destinée des êtres? A chacun d’y répondre.»
Le livre nous donne à découvrir un homme qui se trouve en même temps en adéquation avec de nombreux éléments de notre quotidien et qui parfois s’y trouve oppressé, confiné, écrasé, dans un univers d’apparences, d’éclats, de brillances et d’évanescences, notamment par rapport à sa famille, aux jeunes filles...
Se mettre à distance, en retrait, à l’écart parfois pour mieux saisir l’essentiel, dépouiller la masse magmatique du quotidien de ses scories, en retirer les structures originelles, pour en saisir les respirations vitales.
 Mais également prendre en compte l’ombre derrière la lumière, le vide derrière le plein, l’absence par-delà la présence: «Le narrateur, soutenu par l’illusion, créée à cet effet, d’un amour intemporel, prend le chemin d’un vide dont certains firent une philosophie, un jour, en essayant d’en apercevoir les répercussions sur nos existences matérielles et ancrées dans le temps.
Il s’agit, n’est-ce pas, de savoir ce vide, d’en ancrer l’idée en nos consciences, qui ne cessent de vouloir la fuir. Le paradis est là, à portée de rétine, il devient temps de n’être plus hypermétrope...», nous dit David Charles.
Laissons-nous emporter par ce flux qui embrasse le monde dans une envie d’harmonie et de complétude. «La part du vide», Editions l’Age d’Homme, 2008, 154 p.
).
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jean-marc theytaz - dans littérature
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 20:20
La poésie comme cartographie, comme espace mental, comme cadastre géographique et sentimental qui entre en relation avec le sujet écrivant, de manière fusionnelle et vitale, voilà une manière de présenter l’écriture de Andrée Pfefferlé qui publie ici un nouveau recueil.
A un rythme régulier, la poétesse sédunoise nous offre sa «production» qui s’avère être toujours aussi dense, prenante et passionnante aussi, dans le sens d’une contiguité profonde avec le cœur et l’âme de l’artiste.
Andrée Pfefferlé a un goût prononcé pour la nature, pour les énergies qui la traversent et l’habitent, pour les nuances qui s’y cachent, pour la pluralité de ses visages, de ses «traits» si touchants et envoûtants: ses poèmes mettent en scène et «en espace» les liens qu’elle cultive avec les oiseaux fuyants, les arbres aériens, l’air transparent d’automne. Le lecteur trouve dans ses descriptions et ses évocations une place qu’il peut faire sienne, qu’il peut habiter avec complicité.
La poétesse nous fait découvrir ainsi un univers qui est particulier, construit de couches de réalité superposées, qui nous entrainent dans une musique toute de douceur et de sérénité.
Mais la nostalgie d’un âge en-allé, du temps qui s’enfuit, de la mort et des «petites-morts» quotidiennes, n’y sont pas absentes.
Andrée Pfefferlé écrit avec récurrence, patiemment, depuis de nombreuses années, captant les instants qui lui semblent plus précieux ou plus lourds de signification, elle nous apprend à vivre en paix avec notre quotidien, parfois si lourd à porter.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 21:04
La neige dans l’aube de novembre, son poids d’immobilité, le bleu du ciel, ses étagements de souvenirs qui tombent sur le sol, l’averse de pluie fine, le soleil s’émiette sur mon ennui, mes pas s’enfoncent dans les cendres matinales.
Blanc de chaux vive, je dessine dans les reins de mes souffrances, les griffures m’arrachent à ma douleur l’espace d’une absence.
Neige de velours, neige de muguets, nuit sans sommeil, la rigole, au bord du fossé s’est emplie de boue lourde , épaisse, généreuse, le blanc des flocons, le noir de la terre vineuse, et les flots qui s’écoulent comme des larmes de sang sur les joues du quotidien.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 21:37

5744293984_3f51f2d68f.jpgDans la fracture du ciel les vols des hirondelles, au seuil de la nuit, tout près du silence, entre les doigts de l'invisible, qui tissent des toiles fragiles dans lesquelles se prend mon regard.


Assise à mes côtés, une crainte, celle de sombrer avec le soleil entre les branches des mélèzes roux, et puis, une petite voix, celle qui récite les prières pour les défunts , les êtres aimés.

 

Une envie, celle de partir très haut dans les constructions aériennes des épicéas, des arolles se dressant entre les failles di'un immense bloc erratique.


Pour étendre les bras comme les ailes d'une buse glissant dans les colonnes d'air tiède.
Pour sentir au fond de la gorge la chaleur de ta respiration, pour l'éternité. décembre 08

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jean-marc theytaz - dans littérature
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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 22:15
Jérôme Rudin, artiste bien connu en Suisse romande et dans la jet-set internationale, a depuis longtemps tissé des liens étroits avec le Valais.
Non seulement pour ses paysages et ses reliefs tourmentés, infinis, mais également sur le plan artistique puisqu’il y a déjà exposé à plusieurs reprises, notamment à Crans-Montanan et à Sion.
Cette fois le défi pictural de- Jérôme Rudin est d’une autre dimension puisqu’il s’agit pour l’artiste de s’exprimer sur les différentes disciplines sportives de notre monde contemporain et de les mettre en relation avec le Valais.
Les peintres qui parlent de sport ne sont pas très nombreux, l’exercice est difficile et parfois périlleux.
Certains peintres suisses se sont lancés et ont accompli un parcours jalonné de succès.
 On peut penser d’abord à Hans Erni qui a su magnifiquement travaillé sur cette thématique avec des tableaux remarquables de pureté et d’expression forte.
Notre canton a aussi ses représentants avec Albert Chavaz ou Jean-Blaise Evêquoz qui ont parlé du sport avec sensibilité et originalité.
Jérôme Rudin a lui relevé ce pari avec force, conviction, inventivité, imagination, pour apporter au sport un surplus d’humanité et de sensibilité.
Ainsi, avec une approche graphique particulière l’artiste vaudois a inséré ses footballeurs, escrimeurs, coureurs, boxeurs, plongeurs, surfeurs, skieurs..... dans des paysages valaisans concrets et réels, créant une véritable fusion entre l’homme et le milieu dans lequel il s’exprime. Zermatt, Crans, Chandolin, Raron, Loèche, la Fondation Gianadda... de multiples villages ou lieux-dits de notre canton .... se retrouvent ainsi mis en symbiose avec des sportifs qui, dans leur gestuelle, leur expression corporelle, leur sensibilité individuelle signifient une communion entre l’humain et le matériel, ici des paysages aux dimensions cosmiques sortis tout droit de la Bible comme le dit Maurice Chappaz.
Nous retrouvons ainsi dans les tableaux de Jérôme Rudin de grands noms comme Ramuz, Balthus, Ella Maillart que l’artiste convoque dans ses créations sous forme de légendes réalisées par Arnaud Bédat qu’il ajoute à ses compositions, dans une sorte de prolongement de l’élément plastique.
De petits textes évocateurs, concis, précis, poétiques, qui situent, donnent des clefs, ouvrent des voies dans l’interprétation du tableau.
Fréquemment l’on oppose ou l’on met à distance la culture et le sport.
Et pourtant souvent le sport, pratiqué avec justesse et finesse peut devenir un mode d’expression culturel complet, avec cet investissement de l’être humain dans une activité qui peut l’amener à un épanouissement et un équilibre personnel tout à fait appréciable, voire essentiel.
Sport et culture ont en tout cas trouvé ici avec l’exposition de Jérôme Rudin une complicité, une complémentarité, une rencontre riche de découverte, d’originalité, de puissance d’évocation.
La peinture devient alors lieu de partage, une fenêtre ouverte sur un monde sportif parfois semé d’ombres bien obscures nommées dopage par exemple.
Mais en tout cas, dans ces tableaux traversés de grandes flammes orangées, de vagues bleues, de blanches étendues, le sport réussit à unir le sport avec un Valais authentique et conquérant. Une technique particulière Pour ces trente-trois tableaux de grand format qui ont été exposés aux Portes d’Octodure à Martigny Jérôme Rudin a utilisé une technique particulière et originale.
L’artiste a d’abord travaillé avec Photoshop sur des images libérées de droit des Offices du tourisme ou d’internet représentant des sites valaisans.
 Il y a ensuite avec des montages, cadrages, compositions spécifiques, inséré des footballeurs, skieurs, hockeyeurs.... souvent dédoublés de façon très légère pour laisser apparaître une sorte de mouvement, dynamisme, force intinsèque.
Puis après que ces images aient été imprimées sur la toile elles sont recouvertes d’une matière spéciale composée de sable, sucre, colle et résine; le tout sera finalement lissé au rateau, à la brosse ou au balai dans une sorte de pétrification, technique que l’artiste pratique depuis plusieurs années déjà.
 La gestuelle de l’artiste, le dripping sont également utilisés pour arriver au résultat final; on y retrouve aussi parfois sur la toile des traînées de bleu cobalt, de terre de sienne, des lambeaux orangés, autant de forces «jetées par la tâche», mettant en exergue des flux énergétiques et des puissances souterraines. Il s’agit d’un travail contemporain qui met en scène les écrans de TV, d’ordinateurs de notre modernité, avec cette matière blanche qui apparaît sur la toile et qui est un appel à la pureté, au côté cristallin, minéral, blanc que l’on retrouve dans notre monde actuel de l’écran. «Le sport vu sur les écrans» , toute une aventure menée ici avec succès par Jérôme Rudin.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 21:04

Méditation
L'heure se fait brun-violet,
 le dôme s'aplatit contre le ciel laiteux,
 le coeur se serre...
le quotidien semble construit de contractions et de dilatations,
 entre deux
juste un peu d'espace pour tenter de respirer,
 des limailles d'instants calmes,
d'eau étale,
de prairies déployées.
Et puis sur la plaine rase
 ce vent qui revient
forcit, explose,
entre deux phrases immobiles,
celles d'une méditation inscrite dans les mottes de terre noire,
celle des labours et des semailles à venir.

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