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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:57
Jacques Tornay, nouveau président de l’AVE, Association Valaisanne des Ecrivains, vient de sortir un nouvel ouvrage au éditions de la ‘Arrière Pays «Gain de cause». Ce livre a d’ailleurs reçu le prix de l’AVE 2009 ex-aequo avec Jean-Marc Theytaz pour «Paroles de vent» aux éditions Monographic. Jacques Tornay a à son actif une vingtaine d’ouvrages, poésie, romans, récits. Un auteur éclectique et polyvalent, qui a une plume toujours alerte, vive, inventive. L’écrivain de Martigny a un esprit analytique mais non dénué d’humour, un humour parfois caustique, mais non ironique au sens agressif du terme. Il sait capter et saisir le quotidien sous ses angles les plus inattendus, improbables, originaux, avec sensibilité et finesse. Avec lui les surprises sont fréquentes dans les thématiques, les traitements, la mise en scène qui nous mènent dans univers qui lui est propre, singulier, original. L’approche est parfois décalée, en demi-teinte, allusions ou suggestions, mais toujours très subtile et simple à la fois. Des textes courts, incisifs, émouvants, qui vont droit au coeur et nous ménagent des plages de sensualité, douceur et dépaysement. Décidément l’écriture de Jacques Tornay nous offre toujours d’excellentes plages de lecture, entre réflexion et divertissement. CP «Gain de cause». de Jacques Tornay
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:53

Les peintres déclinent le décor lémanique Le Léman et ses lumières, ses profondeurs, ses reflets, ses échos, ses prolongements, ses fuites, ses enjambements vers le Jura ou le Plateau, ses enfoncements et ses compressions, le Léman coloré et varié à souhait, les éditions Slatkine nous proposent un ouvrage très prenant sur les «Regards de peintres contemporains sur le Léman», signé Erik Chrispeels avec une préface de Frank Bridel.

 

Le paysage lémanique a une identité propre qui est forte et typée, racée et fluide à la fois.

 

 Depuis deux cents ans les amateurs de peinture ont pu découvrir de multiples œuvres des plus grands artistes: ainsi Turner, Corot, Courbet, Bocion, Hodler ou Valloton.

 Les tableaux qu’ils ont peints ont des touches lyriques, cosmiques, introspectives, épiques parfois… évocation romantique pour âmes solitaires, expression artistique passée de mode comme se demande l’auteur , on peut se poser des questions esthétiques, artistiques, mais il est un constat que les critiques et les historiens sont bien obligés de faire, les succès liés à ces peintres sont toujours aussi grands lorsque des rétrospectives¨sont organisées ou des expositions mises sur pied dans des musées.

Les grands maîtres pourraient avoir épuisé le sujet, mais en fait le panorama lémanique est si grand, ses espaces, ses lumières, ses vibrations si intenses que les artistes contemporains continuent à s’y intéresser avec passion et violence parfois.

 Des compositions figuratives qui confinent aussi à l’abstrait tant les déclinaisons de valeurs sont subtiles, avec des couleurs chamarrées ou transparentes, des scintillations magiques, tout un univers à découvrir et à savourer avec délectation, des peintures de Berger, Besson, Chopard, Flach, Mafli, Magnin, Sarto, Tenthorey, Tornare, Wuthrich.... Des instants de pure délectation. «Le Léman» par Erik Chrispeels, Regards de peitnres contemproains , aux édtions Slatkine à Genève.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:50

granges_foret.jpgL’abbé Gilbert Zufferey est habité par la fibre poétique et artistique, comme l’est aussi l’abbé Bernard Dubuis, aquarelliste.

 

A eux deux ils forment une paire adéquate et authentique qui sait exprimer au plus près de leur vérité première les passions humaines, les interrogations spirituelles qui nous traversent, les engagements religieux, intellectuels, artistiques qui nous habitent tous peu ou prou. «Les ailes de la nuit» viennent de sortir de presse aux éditions A la Carte, un recueil de 80 pages qui réunit poèmes et aquarelles en un ensemble cohérent, harmonieux, équilibré.

 

 Les mots et les couleurs s’animent de mille vibrations, le rythme de la parole est fluide, se fait murmure, souffle grave ou léger, oraison; le texte met en conjuguaison l’intérieur et l’extérieur, l’individuel et l’universel, le «quant à soi» et le cosmique en une gerbe d’images qui sont toujours sobres, dépouillées, évocatives, stylisées, parfois, en un mot poétiques, avec cette ciselure et cette finesse que Gilbert Zufferey sait apporter à son écriture. Interview de l’auteur des textes Gilbert Zufferey.

 

Quels sont les liens qui mettent en écho vos textes avec les aquarelles de l’abbé Dubuis?

 Je ne vois pas toujours les liens de manière évidente, mais souvent ces «conjugaisons» viennent après réflexion, il existe plusieurs niveaux de lecture. L’abbé Dubuis a pris conniasssance de mes textes et après six mois de méditaiton a réalisé cent-vingt aquarelles, trois par poème environ. Il s’agit d’une approche complice, d’un langage symbolique et en fait chacun peut avoir sa propre interprétation. Personnellement je porte une grande attention aux oeuvres de Kandinsky pourqui l’abstraction corrrespond à ce que vous ressentez, qui relève de l’affect: «la couleur a des tonalités intérieures»...

 

 Vos textes ont parfois des sources bibliques, ils ont trait à la spiritualité, à la méditation, à la contemplation, à la vie, au deuil et à la séparation aussi. Sont-ils accessibles à tout le monde ou demandent-ils une «mise en condition» particulière, notamment par rapport aux Saintes Ecritures?

 La poésie comme les textes sacrés se découvrent dans diverses strates, couches de lecture; les approches peuvent être nombreuses, multiples, diversifiées. Il existe un caractère mystérieux à la poésie comme dans une parabole de Jésus par ailleurs qui vous aide à plonger dans le Vrai, permet de faire respirer le monde, il s’agit d’aller au bout du «signe» pour trouver le «signifié», percevoir derrière le monde, les apparences ce qu’il y a de Vrai, la Bible n’est pas le Livre mais la Création. La poésie me permet ainsi de mettre en résonance la Parole du poète et celle du prêtre, jonction entre l’Intérieur et l’Extérieur.

 

Quelle est la place de l’écriture dans votre quotidien?

 Mon objectif n’est pas en priorité littéraire mais surtout de communiquer, de vibrer ensemble avec l’Autre; l’homme d’aujourd’hui est pris dans um mouvement perpétuel et il reste en lui une part de solitude qui est difficile à briser. Le Dire permet de le faire et de témoigner de ce processus d’ouverture au monde et à l’autre. Si je peux apporter une étincelle d’Espérance et une petite lueur qui peut nous arracher aux pesanteurs de la terre alors mon travail d’écriture a peut-être atteint son but... Mon intérêt pour des poètes comme Patrice de la Tour du Pin ou des mystiques comme Saint-Jean de la Croix , les Pères de l’Eglise me mettent en correspondance avec la force du Verbe , celle qui permet d’être en accord, en communion avec les êtres et les choses. «Les ailes de la nuit» de Gilbert Zufferey et Bernard Dubuis aux éditions A la Carte, Sierre. LE LIVRE est EN VENTE: à lalibrairie la Liseuse, rue des Vergers 14,1950 SION, aux Editions à la Carte, place de la Gare, 3960 SIERRE et à la Librairie St-Augustin, avenue de la Gare,1890 ST-MAURICE ou à www.edcarte.ch

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:48

Les arts contemporains sont florissants et connaissent un essor réjouissant.

L’approche de la pratique artistique s’est démocratisée au fil des décennies et actuellement l’on compte de nombreux créateurs qui se situent à tous les niveaux de l’échelle esthétique.

 Dans le grand public de nombreuses personnes ont découvert les bienfaits de l’acte créateur, sincère, authentique, spontané, de son effet reposant et gratifiant: l’art implique un engagement, une démarche intérieure, un élan, une envie, un désir, une impulsion positive en quelque sorte qui permet de sortir de son train-train quotidien, de son carcan de contraintes et de contingences habituelles, celles qui lestent trop souvent notre existence.

 

 L’art peut ainsi avoir un effet thérapeutique, apporter une certaine sérénité, une paix intérieure qui trop souvent nous ont abandonnés.

 Pratiquer la peinture, la céramique, l’écriture ou quelque autre activité créatrice offre une possibilité d’épanouissement et d’accomplissement; tout à coup l’on se sent à nouveau respirer. Le sport peut également ouvrir des portes dans le sens d’une réalisation de soi par l’effort et le dépassement de ses limites.

Alors pourquoi s’en priver? Ainsi par exemple les écoles d’art, les universités populaires se sont bien développées ces dernières années et ceci est une bonne chose car elles ouvrent en permanence de nouveaux horizons artistiques et spirituels à chacun d’entre nous.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 20:13

Les mouettes sur la ligne d'horizon
le soleil et ses fuseaux de laine cotonneuse
regarder en silence
les marches et les dalles marbrées
de la lumière sur la mer ouverte
le ciel qui dévoile ses tentures
la Promenade des Anglais
et ses flots de marcheurs ingfatigables
la brise fine et légère sur la jetée
au creux de l'instant
puis se laisser bercer
par les vagues scintillantes
une plume un papillon blanc
dans le berceau du temps
une parole syncopée
sur la mer immense

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 19:47
Sion
Un ouvrage d’histoire cantonale de référence qui vient de sortir de presse.
 Interview
 Avec «Les grands baillis du Valais 1388 à 1798» de Hans Anton von Roten les Archives cantonales ont publié l'année dernière, dans leur collection «Cahiers de Vallesia», sous le numéro 17, un livre capital sur l’histoire valaisanne.
Nous avons rencontré M. Hans-Robert Amman, archiviste cantonal, qui a bien voulu nous faire découvrir à travers ses réponses les principales articulations de cet ouvrage.

[1] Rappelez-nous quelles étaient les fonctions essentielles de grand bailli et en quoi consistait son autorité?

 La charge de grand bailli - en allemand Landeshauptmann, soit "capitaine du pays" - présentait à l'origine un caractère militaire.
Dès 1400 le bailli cumule deux fonctions: celle de capitaine des dizains et celle de bailli ou lieutenant de l'évêque, alors seigneur du pays. Ce cumul est un signe de la victoire des dizains sur le pouvoir épiscopal.
 Avec le temps, le bailli est de moins en moins un lieutenant épiscopal et apparaît davantage un chef des dizains ; il commence à présider la Diète ou le parlement du pays, ancêtre du Grand Conseil actuel. Dès le XVIe siècle, le grand bailli représente un véritable contre-pouvoir face à l'évêque.
Elu par les députés des sept dizains, il jouit de leur pleine confiance. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, au sommet de son autorité, il dirige les relations diplomatiques avec l’étranger, il convoque et préside la Diète, avec laquelle il forme l’instance judiciaire suprême, et il dirige l'élection du prince-évêque. Son importance et sa réputation au sein de la société valaisanne sont alors très grandes.

Quelles sont les familles les plus illustres qui ont gouverné notre canton durant quatre siècles et provenaient-elles de toute l’aristocratie?

Les baillis viennent de presque toutes les régions du Haut-Valais y compris les dizains de Sion et de Sierre. Des familles patriciennes sont représentées, comme les Rarogne, Courten, Kalbermatten, Roten, Riedmatten, Stockalper, Werra, mais aussi des familles sans particule, comme les Allet, Blatter, Burgener, In Albon, Schiner, Venetz, Zuber etc. Parmi ces hommes qui ont dirigé le Valais durant quatre siècles, on trouve, d’après l’abbé Hans Anton von Roten, des riches et des moins riches, des sages et des aventuriers, des nobles, des notables locaux, des juristes, des aubergistes rusés, des paysans et des marchands.

Comment étaient choisis et élus les grands baillis?

 Les baillis ont d’abord fait leurs preuves au niveau de leur dizain d’origine. Ils étaient châtelain ou major, banneret, capitaine de dizain, député à la Diète, gouverneur dans le Bas-Valais, secrétaire du pays ou vice-bailli, avant que leur élection comme bailli par la Diète vienne couronner presque toujours une longue carrière politique. Existe-t-il un pendant du grand bailli dans la structure politique cantonale contemporaine? Pas vraiment, même si notre président du Grand Conseil a hérité de son titre.

Comment ce livre de référence est-il né et pourquoi les „Cahiers de Vallesia“ ont-ils pris en charge sa publication?

L’abbé von Roten a publié les 87 biographies de grands baillis en allemand dans le Bulletin annuel de la Société d’Histoire du Haut-Valais, entre 1946 et 1986. Par la suite mon prédécesseur, M. Bernard Truffer, a répondu à la demande d’une traduction française de cet ouvrage capital sur l’histoire valaisanne, que nous avons publiée dans les „Cahiers de Vallesia“, édités par les Archives cantonales. M. Pierre Martin a été chargé de la traduction qu’il a accomplie magistralement.
Ce livre représente l’un des plus remarquables travaux de l’historiographie valaisanne du XXe siècle. De quelle manière l’auteur Hans Anton von Roten a-t-il construit et articulé son ouvrage?

Dans cet ouvrage, l’abbé von Roten, excellent historien, a réuni et présenté sous forme de brèves notices biographiques ce qu’il a découvert dans de nombreuses archives publiques et privées sur la vie des grands baillis. Mais c’est aussi toute l’histoire du Valais que l’auteur retrace avec modestie à travers le destin de ces grands personnages.

 L’histoire contemporaine est-elle également l’objet de parutions et de publications de la part de VALLESIA?

Bien sûr. VALLESIA, la revue annuelle, est ouverte à tous les domaines et époques de l’histoire, de l’archéologie et de l’histoire de l’art, ayant trait au Valais. Elle se veut un organe de publication d’articles de haut niveau scientifique dans les deux langues de notre canton. A obtenir aux: Archives cantonales, Rue des Vergers 7, 1950 Sion 027 606 46 00 archives@admin.vs.ch
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:12
La surdouance, un thème fort, dont on parle beaucoup dans notre socièté contemporaine, que ce soit sur les plan psychologique, technique, créatif, professionnel, qui allient en même temps des performances hors du commun et des problématiques parfois aigues en termes d’adaptation et d’intégration sociale.

Dans le cadre de Label’Art l’EPAC à Saxon a relevé le défi et nous a offert une série d’œuvres d’artistes de l’école mais également des travaux de la Fondation SEQUENCE avec ce titre évocateur «Au-delà du mythe et du cliché».

«L’originalité de ce projet réside ans la réalisation d’une bande dessinée qui se veut certes dynamique, vive, rythmée mais également narrative et informative apportant des éléments concrets et tangents au grand public sur le thème de la surdouance» nous dit Patrizia Abderhalden, directrice de l’EPAC: «… le projet s’est développé sur une année entière, à travers des rencontres entre étudiants et professeurs, il nous a permis de produire onze histoires, qui en finalit. sont destinées à être publiées.
Nous sommes actuellement à la recherche de financement. Cet ouvrage peut être destiné aux écoles, aux institutions, avec des thèmes bien précis comme le génie génétique , la biologie. Le toute s traité avec humour, sur un ton décalé, qui apporte à l’ensemble une meilleure visibilité sur la surdouaqnce et ses difféentes implications. Il s’agit là d’un projet novateur et d’une première sur le plan suisse.... Didactique, informatif, créatif Le projet est d’envergure et a réussi à mettre sur pied et en forme onze histoires, des scénettes accompagnées de texte, apportant des complément didactiques, scientifiques provenant de recherches des sciences humaines
. Toute cette mise en oeuvre a nécessité une collaboration intense entre le programme pour surdoués Hélios et l’EPAC de Saxon, la première école de bande dessinée en Suisse. Quant à la fondation SEQUENCE elle met en exergue l’image narrative, avec tous ses atouts, prônant l’art séquentiel sous toutes ses formes dans le secteur de la formation et de l’évènementiel.
Il faut savoir que la surdouance touche envuiiron 3 à 5% de la population, soit entre 222000 et 370000 personnes en Suisse. C’est le docteur Marc Bersier qui a leu l’idée de créer une Bande dessinée et qui a pris contact avec Patrizia Abderhalden, directrice de l’EPAC pour organiser cette aventure. Les élèves de l’EPAC ont ainsi eu toute latitude pour donner cours à leur créativité, leur imagination, leur inventivité, à leur force et puissance de création artistique.Le scénariste Eric Gratien, les textes de psychologues ont permis de faire le point sur les récentes recherches scientifiques concernant la surdouance.
La bande dessinée remonte le fil de l’Histoire pour connaître les différences de sensibilité sur ce thème entre les pays, pour étudier les liens entre intelligence et créativité, pour relever l’influence des facteurs biologique, psychologiques sociaux, économiques, politiques, pour évaluer le QUI moyen des populations.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:12
La surdouance, un thème fort, dont on parle beaucoup dans notre socièté contemporaine, que ce soit sur les plan psychologique, technique, créatif, professionnel, qui allient en même temps des performances hors du commun et des problématiques parfois aigues en termes d’adaptation et d’intégration sociale. Dans le cadre de Label’Art l’EPAC à Saxon a relevé le défi et nous offre une série d’œuvres d’artistes de l’école mais également des travaux de la Fondation SEQUENCE avec ce titre évocateur «Au-delà du mythe et du cliché». «L’originalité de ce projet réside ans la réalisation d’une bande dessinée qui se veut certes dynamique, vive, rythmée mais également narrative et informative apportant des éléments concrets et tangents au grand public sur le thème de la surdouance» nous dit Patrizia Abderhalden, directrice de l’EPAC: «… le projet s’est développé sur une année entière, à travers des rencontres entre étudiants et professeurs, il nous a permis de produire onze histoires, qui en finalit. sont destinées à être publiées. Nous sommes actuellement à la recherche de financement. Cet ouvrage peut être destiné aux écoles, aux institutions, avec des thèmes bien précis comme le génie génétique , la biologie. Le toute s traité avec humour, sur un ton décalé, qui apporte à l’ensemble une meilleure visibilité sur la surdouaqnce et ses difféentes implications. Il s’agit là d’un projet novateur et d’une première sur le plan suisse.... Didactique, informatif, créatif Le projet est d’envergure et a réussi à mettre sur pied et en forme onze histoires, des scénettes accompagnées de texte, apportant des complément didactiques, scientifiques provenant de recherches des sciences humaines. Toute cette mise en oeuvre a nécessité une collaboration intense entre le programme pour surdoués Hélios et l’EPAC de Saxon, la première école de bande dessinée en Suisse. Quant à la fondation SEQUENCE elle met en exergue l’image narrative, avec tous ses atouts, prônant l’art séquentiel sous toutes ses formes dans le secteur de la formation et de l’évènementiel. Il faut savoir que la surdouance touche envuiiron 3 à 5% de la population, soit entre 222000 et 370000 personnes en Suisse. C’est le docteur Marc Bersier qui a leu l’idée de créer une Bande dessinée et qui a pris contact avec Patrizia Abderhalden, directrice de l’EPAC pour organiser cette aventure. Les élèves de l’EPAC ont ainsi eu toute latitude pour donner cours à leur créativité, leur imagination, leur inventivité, à leur force et puissance de création artistique.Le scénariste Eric Gratien, les textes de psychologues ont permis de faire le point sur les récentes recherches scientifiques concernant la surdouance. La bande dessinée remonte le fil de l’Histoire pour connaître les différences de sensibilité sur ce thème entre les pays, pour étudier les liens entre intelligence et créativité, pour relever l’influence des facteurs biologique, psychologiques sociaux, économiques, politiques, pour évaluer le QUI moyen des populations. L’exposition qui a lieu à l’EPAC à Saxon dans le cadre de LAbel’Art est ouverte durant trois semaines.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:08
«Trois regards au féminin», il s’agit là du titre d'une ancienne exposition au Manoir de Martigny qui a réuni les œuvres de Floriane Tissières, Colomba Amstutz et Zabu Wahlen.

Des installations, des tableaux, des œuvres de tissage, trois regards, trois sensibilités, trois approches du réel par des artistes qui ont chacune leur identité propre et leur mode d’expression très personnel.

Sur le mode ludique

Pour Floriane Tissières qui occupe les salles du bas du Manoir l’adjectif ludique pourrait fréquemment convenir à ses installations. L’artiste d’origine valaisanne qui vit dans le canton de Vaud adore en effet détourner certains objets de leur usage ou fonction première, décalant ainsi souvent leur sens vers un registre humoristique et ludique.
« L’un des thèmes exposés à Martigny tourne autour de l’image de l’Apollon du Belvédère à Rome, symbolisant les jeux de l’amour et du hasard, avec entres autres intervenants l’oracle de Delphes. J’ai utilisé pour figurer cette thématique des jeux de société, dont j’ai détourné le sens premier, mettant en évidence avec des sculptures d’Apollon les jeux de séduction de l’amour et tous les dangers qui gravitent autour de cette question; j’ai ainsi placé notamment des dés à la place des yeux ou des baguettes de mikados qui s’enfoncent dans le visage. A chacun d’y trouver un sens...»
A l’entrée d’une autre salle Floriane Tissières nous propose une fouille archéologique, avec des fragments de ce qui est exposé au Manoir, une idée originale sil en est. Puis on découvre des morceaux de miroir, comme une mosaïque installée à même les murs de la salle voûtée;«il s’agit ici pour moi de mettre en scène un jeu de fragmentations, de reflets, d’échos, qui renvoient la lumière et mettent en exergue certains éléments découpés des visiteurs qui traversent la salle...»
Le spectateur se retrouve ainsi morcelé et surpris des parties de lui-même qu’il découvre dans ces miroirs qiu traduisent aussi le mouvement des humains présents dans les lieux.

 Silhouettes et postures

Les peintures de Colomba Amstutz exposées au premier étage nous donnent à voir des sihouettes humaines en mouvement ou dans leur staticité première, dans différentes postures, comme en apesanteur parfois,
L’artiste sédunoise a ainsi réalisé de grands formats , parfois en forme de triptyque qui nous font découvrir des humains esseulés, des liserés qui pourraient être des écritures spécifiques et puis les humains confrontés à cet alphabet ou cette musique intérieure qui les habite: un travail de qualité qui accorde aussi une grande importance aux valeurs lumineuses, qui habillent ces humains qui semblent parfois à recherche d’eux-mêmes: on trouve ainsi des recherches poussées sur les rouges, sur les orangés, sur les bleux grisés, sur les ocres... de la peinture acrylique diluée qui offre des transparences très riches. Colomba Amstutz connaît bien l’art africain et on trouve dans ses tableaux ce côté pur, immédiat des personnages, mais aussi leur caractère emblématique et leurs relations directes à la nature première, cette osmose qui existe entre l’humain et les éléments premiers.
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:04
«Borborygmes» de Evelyne Rivat Métrailler à Nendaz, un témoignage poignant sur une situation particulière, avec la venue au sein de la cellule familiale d’un enfant handicapé.

Un ouvrage original décrivant le bouleversement psychologique qui intervient tout à coup lorsque la nouvelle tombe, votre enfant ne sera pas comme les autres.
 Il y a d’abord le choc, l’évènement que l’on n’avait pas prévu, que l’on avait même pas imaginé, puis vient la révolte, un mouvement naturel, instinctif «ce n’est pas juste, pourquoi nous?».

Passées les premiers emportements, viennent les questionnements profonds, les interrogations ... pour avancer lentement vers l’acceptation, transformant cette nouvelle naissance en une joie, un rayonnement intérieur, une occasion d’aller plus loin à l’intérieur de soi mais aussi vers les autre: «tout es cadeau avec Virgile. Tout est gratuit. Il n’y pas de récompense, ni friandise, ni petit sou à la sortie. Juste la joie intacte de l’observer dans ses découvertes et se dire: « Oui, il peut faire ça! C’est magnifique!» Regarder en avant....

Evelyne Rivat Métrailler est une battante; elle possède beaucoup d’énergie, une passion pour la vie, une envie d’aller de l’avant dans la positivité et l’épanouissement de tous les êtres de sa famille.

Elle a pris la plume pour transmettre cette trajectoire de vie particulière qu’est l’arrivée d’un enfant handicapé de façon tangible, communiquant avec elle-même, avec son entourage.
Chaque être a le droit de vivre, de se développer, de grandir, de parler avec le monde , de dialoguer, de partager: « J’avais en moi un désir d’écriture depuis longtemps, depuis l’Ecole des Beaux-Arts que j’ai effectuée à Sion. L’arrivée de Virgile a été l’élément déclencheur: il il ne s’agit pas d’un livre -thérapie mais l’expression d’un vécu, d’un ressenti. J’avais suivi des ateliers d’écriture et cette expérience m’a permis de dire au plus près les émotions qui m’ont traversée, chahutée, bouleversée aussi. Il s’agissait de décrire cette confrontation des parents lorsqu’ils accueillent un enfant handicapé, de dire leurs sentiments profonds et leurs réactions face à cet évènement. En effet souvent les parents concernés n’arrivent pas à exprimer les situations douloureuses, et là j’ai essayé de le faire. Il ne s’agissait pas pour moi de me plaindre sur mon sort: le livre raconte une histoire, il est tantôt drôle, triste, animé mais ne donne pas une image désespérée de souffrance.
Alexandre Jollien dont j’ai suivi les conférences m’a permis de voir l’aspect important de l’intégration des enfants qui ne sont pas dans les normes. Pour moi faire avancer les choses dans l’esprit des gens représentait une démarche importante, un processus nécessaire. Il y a un travail énorme à effectuer daqns ce domaine tant les blocages sont nombreux et parfois violents chez les parents concernés...» L’écriture de Borborygmes est vivante, spontanée, simple et profonde. Elle nous donne à voir des instants privilégiés de toute cette histoire.
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