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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 19:30

Explosions solaires,
éruptions de lumières magmatiques,
la nuit s'embrase dans le lit de mes errances;
 sur le coteau les rangées rectilignes d'échallas silencieux,
qui semblent tenir sur leur tête
la nuit comme une toile de tente immobile,
et puis, près du bisse
la vipérine glissant dans le gîte des ombres lunaires.
Grouillement végétal,
la nuit creuse mon être,
comme dans un puits privé d'eau fraîche,
évanescence létale du temps et de ses lambeaux anthracite.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 21:12

sofleu hiver[1]Ciel d'émail, de carreaux lissés, de teintes moirées,
 ciel de lin,
 ciel de soie,
paupières cendrées qui s'entassent sur le bois fracturé de la balustrade, sur la véranda,
merisiers à la peau grise qui étendent leurs doigts dans l'air immobile,
 j'écoute la solitude du chalet perdu ans la brume de janvier.
Le bisse s'est lové sous une carapace de glace vitreuse,
 les aiguilles de mélèze ondulent sur le sentier,
les promeneurs de l'hiver abandonnent leurs pas dans la neige comme des pattes de chat,
sur le fil d'une musique silencieuse...
Bâtisse simple, équilibrée
et bien proportionnée dans les poutraisons célestes,
 le jour s'ouvre en moi comme anémone fragile,
duveteuse, au centre de l'hiver.
Ecorce rougie du mélèze foudroyé,
mon regard s'accroche à l'instant qui se délaie dans la prairie laiteuse,
le lynx, certainement lui,
a abandonné à la lisière de la forêt un chevreuil égorgé.
 Et puis le cristal de ton regard,
 la transparence des fenêtres couvertes de givre,
 le vent qui souffle dans les branches nues du sorbier.
 Il fait clair dans les interstices de l'existence...

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jean-marc theytaz - dans littérature
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 00:43
Les herbes sauvages
dans la steppe jaunie
les odeurs d'absinthe
sur le taillis
près du sentier solitaire
et la voix boisée de la forêt
qui descend avec le vent de la vallée
Entre Clèbes et Verrey
un chemin de Croix
de petits vitraux incrustés
dans des stèles de granit bleuté
la respiration qui se fait plus courte
étagement de souffles pour gagner
les mayens dépeuplés
après-midi de novembre
entre silence et bribes de givre
se sentir poussière de ciel
parcelle d'azur ou de pierre brillante
faire corps avec  les renflements et
les ressauts du paysage
mourir à l'instant présent
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jean-marc theytaz - dans littérature
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 23:03
Liqueur rosée sur la vire dentelée de schistes,
le linceul du jour étend ses offrandes,
les nappes moelleuses de brume grignotent le soleil,
champs de pavots et de nivelles, de muguets et de narcisses jetés à grandes brassées dans le ciel ouvert, mes souvenirs remontent, gorgés de miel du maquis.

 Les veines se gonflent, la nuque tend ses nerfs, je me sens une anguille prise dans les dédales et les labyrinthes étroits de l’écluse entrouverte.

Entre les pages du temps se faufiler lentement,
 entre passé et présent, intérieur et extérieur, envers et endroit...
nager comme l’ombre fuyante traversée de secrets.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 22:10

 L’AVE a changé de président, après 20 ans à ce poste Germain Clavien s’est retiré: un «règne» sous le sceau du sérieux, de l’engagement et de l’attention portée à la chose littéraire» comme l’a relevé Jacques Tornay, son successeur, qui a été élu à l’unananimité samedi 14 novembre 2009 à la salle Supersaxo à Sion.
Un moment symbolique aussi pour Germain Clavien qui a vu durant ces vingt ans l’éclosion de nombreuses nouvelles plumes qui aujourd’hui s’épanouissent de fort belle manière à l’image d’Alexandre Jollien ou Bastien Fournier qui ont tous deux été couronnés par différents prix mis sur pied par l’Assocication valaisanne des écrivains.

Importance de la culture

L’assemblée de samedi a été particulièrement bien fréquentée et a vu la présence de Jacques Cordonier, Monsieur Culture de l’Etat du Valais, qui a mis en valeur le travail réalisé par Germain Clavien et l’AVE:«nous avons besoin de projets concrets qui puissent atteindre un public de plus en plus étendu et qui puisse permettre à la créativité littéraire valaisanne de se donner des assises solides et durables. En ces temps difficiles la culture garde toujours une place importante et il s’agit d’aller toujours de l’avant.» Pour sa part Alain Bagnoud, professeur-écrivain à Genève a mis en évidence la nécessité pour l’AVE de créer un site internet qui puisse lui offrir une visibilité toujours plus grande, créer des échanges entre créateurs, écrivains, et public et apporter un nouvel élan.
L’Association vaudoise des écrivains présidée par Jacques Herman qui était notamment présent samedi à Sion en a déjà fait l’expérience et cette dernière s’et montrée très positive et bénéfique pour tous.

Un récital très apprécié

Le point fort de la rencontre de samedi à la Salle Supersaxo fut le récital de Germain Clavien qui a dressé un panorama très intéressant de la poésie valaisanne.
Avec une justesse de ton, une finesse d’élocution et une sensibilité artistique qui lui sont propres Germain Clavien a ainis déclamé des poèmes de Maurice Chappaz, Corinna Bille, Pierrette Micheloud, Ronald Fornerod, Vital Bender, Jean-Marc Theytaz, Jacques Darbellay et bien d’autres auteurs valaisans.
Des moments d’émotion et de tendresse à dire le Valais, ses paysages, ses lumières, ses couleurs, ses parfums, des instants privilégiés que Germain Clavien a su rendre importants et précieux.
Un récital et une expérience qui devraient peut-être être renouvelées tant la poésie valaisanne est riche et compte d’auteurs souvent très discrets dans la diffusion de leurs œuvres.

Les prix littéraires 2009

 L’AVE a procédé samedi à la Salle Supersaxo à la distribution des prix littéraires 2009 dont voici les résultats.
Prix Loterie romande 2009 attribué à deux auteurs ex-aequo: -Nicolas Couchepin pour «La théorie du Papillon» Infolio, Golion, 2008. -Jérôme Meizoz pour «Terrains Vagues», l’Aire, Vevey,2007.
Prix de l’AVE 2009 attribué aussi à deux auteurs ex-aequo: Jacques Tornay pour «Gains de cause», Editions de l’Arrière Pays, Jégun, 2009. -Jean-Marc Theytaz pour «Paroles de vent», Editions Monographic , Sierre, 2008.
 Prix des jeunes: (13-15 ans) Justine Volluz, Orsières, pour «J’aperçois une ombre». Sébastien Besse, Verbier, pour «Un collier et une pierre». Catégorie 17-19 ans: Céline Zufferey à Granges pour «La réponse est sur le toit», Sandrine Rudaz à Sion, pour «Ecrire sa propre histoire».
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jean-marc theytaz - dans littérature
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 20:06
La poésie valaisanne est bien vivante et créative même si discrète et parfois intimiste.
Germain Clavien, romancier et poète lui-même, nous en donne la preuve avec ce récital organisé le samedi 14 novembre 2009 à la salle Supersaxo à Sion à 16 h 30 heures.
En effet, après l’assemblée de l’AVE, Association valaisanne des écrivains, dont Germain Clavien est le président, ce dernier offrira au public un panorama de la création poétique de notre canton de ces dernières années.
Avec la sensibilité, la justesse de ton et l’enthousiasme qu’on lui connaît Clavien déclamera des textes de plusieurs auteurs de chez nous: Maurice Chappaz, Corinna Bille, Pierrette Micheloud, Jacques Darbellay, Vital Bender, Roselyne Koenig, Jacques Tornay, Jean-Marc Theytaz, Jacques Herman, Ronald Fornerod, Andrée Pfefferlé, Olivier Taramarcaz, Gabriel Udry et en guise de conclusion le public découvrira quelques poèmes inédits du récitant, qui a laissé temporairement «La Lettre à l’Imaginaire» pour revenir à ses premières amours la poésie... tout un panel de textes qui permettront de goûter à des écritures authentiques, sincères, graves ou plus humoristiques.
De quoi se mettre à l’écoute des autres et de soi-même. Rappelons que l’Association valaisanne des écrivains a accueilli à Sion au fil des ans de grands auteurs comme Georges Borgeaud, Georges Emmanuel Clancier ou autre Georges Haldas...
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jean-marc theytaz - dans littérature
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 23:06

Le vent froid souffle sur la lande

les vols des passereaux
comme des éclairs entre les peupliers
construisent des conques aériennes
le long du fleuve
les processions des bouleaux orangés
enveloppent nos prières
d'ondes magiques
mains tendues
fragiles paupières
les feuilles mortes jonchent le sol
paysage de cendres et de sang
les morts sont sortis de terre
ils marchent lans le jour novembrien
comme des pèlerins d'éternité
qui nous attendent
entre les doigts la sciure des jours emportés
chants oraisons mousses argentées
je me couche dans l'humus fertile
des temps futurs
papillon insignifiant

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:04

021498je-1-.JPGArtiste valaisan ayant une renommée nationale, Pierre Loye vit au Trétien depuis plus de 30 ans.
 Là-haut, caché entre la forêt, les bocages et les prairies herbeuses, tout près de la montagne, il mène une vie toute de sérénité et de recherche, de passion pour la chose artistique et le questionnement philosophique.
 Debout chaque jour aux aurores il passe plusieurs heures quotidiennement face au chevalet, à la planche à dessiner ou alors il taille dans la pierre, le bois, des formes inédites et remarquables qui disent le monde actuel, ses impasses, son emportement, ses flux vitaux.
 Un mode de vie alpestre, entre ruralité, modernité et recherche picturale, un homme qui descend chaque jour en lui-même pour tenter de répondre aux questions essentielles sur l’existence, l’amour, la mort, le bonheur... Interview.

Plus de 45 ans de peinture, la foi est-elle toujours présente, vivante, motivante, lorsque vous vous levez et vous mettez face à la toile vierge?

Ma réponse sera une question : après 45 ans passés à respirer, la respiration vous semble-t-elle encore nécessaire, captivante, motivée ? Oui, la fonction crée l’organe qui, à force de fonctionner, meurt, non sans installer, dans l’entre-deux, une logique de fonctionnement. Pierre Loye et le Trétien, une histoire d’amour, une symbiose entre une personnalité et un lieu?

On sait que la vie loin des villes est peut-être sous certains aspects plus sereine, calme, tranquille mais ne vous sentez-vous pas parfois un peu coupés du monde actuel?

 Une histoire d’amour, certes, dont il me faut cependant parler au passé car je suis déjà ailleurs, requis autrement. Le Trétien m’a permis une relation profonde avec le monde alpin, a autorisé, en quelque sorte, l’exercice de ma langue maternelle, mais ce qui compte se trouve au-delà de l’exercice de cette langue, au-delà de ce lieu. Paradoxalement, l’exigence de continuité que nos vies, pour se réaliser, appellent, me demande de dépasser ces moyens. Il y a des fins à peaufiner.
Comme tous ceux m’ayant précédé sur cette terre, je puise dans ce monde, que vous appelez actuel, les nourritures me permettant ce peaufinement.
L’assiette est garnie, je dois choisir et y vais à l’instinct plus qu’à la raison raisonnante.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce lieu hors du temps, suspendu dans une sorte d’éternité et d’absolu?

 J’aime l’abrupt, le plus que raide du Trétien où s’impose l’obligation de trouver des prises pour assumer notre verticalité. Sur ces pentes, en cet endroit, la résistance que la création m’offre est un cadeau. De la forme donnée à l’effort fait pour surmonter les difficultés rencontrées dans mon milieu vital naît le sens de mon existence.

Vous avez, au fil des années développé un vocabulaire pictural qui vous est propre, tout de fraîcheur, de poésie et d’inventivité, comment cela s’est-il inscrit dans votre démarche et s’est -il développé au fil du temps?

Discerner puis apporter à la table commune ce que je crois être de possibles nourritures offertes, ici et maintenant, par notre jardin planétaire, fait partie du chemin de chacun, chacune. Ferveur et patience engendrent des fruits. Dire oui plutôt que décider, accepter d’être démarché et non faire une démarche, voilà qui me requiert .

Vous êtes un des rares peintres-plasticiens valaisans à vivre de son art, n’est-ce pas de plus en plus difficile de devenir peintre professionnel, à plein temps aujourd’hui?

 Vous savez, dans nos montagnes nous ne sommes pas accoutumés au facile et la communauté dans laquelle je suis né excellait à nous communiquer le goût de l’effort. Le difficile me fascine, je le crois ami de long terme. Pourtant, même en avouant un net penchant pour les coups de collier et leurs joies, saisir ce que signifie vivre m’est malaisé ; comprendre l’expression « vivre de son art » passe loin de mes préoccupations. Comptes faits, je préfère mourir ma vie à marche forcée, à plein feu s’il le faut, que la gagner. Nous avons, mon épouse Elisabeth et moi, fait ce choix qu’aucun élément ne nous pousse, pour l’instant, à modifier. Art de vivre nous est plus attrayant que vivre de son art, et toute activité devrait tendre à être exercée avec art. Nos existences, celles de chacun, chacune, sont des sentiers de crête, un fil du rasoir se faisant chemin de vie supportant mal les recettes. Vers mes vingt ans, j’ai souhaité être peintre professionnel, ensuite, être un humain est devenu la priorité qui m’anime encore. Il y a à faire, nous sommes à étages multiples, et rien que l’entretien de mes escaliers intérieurs, c’est du boulot. Ceci dit, une société et chacun d’entre nous ne veille jamais assez à préserver la possibilité de vivre avec art par de modestes moyens quels que soient les revenus disponibles. En œuvrant plus dans cette direction, nous pourrions réduire considérablement notre pression sur l’environnement et sur nous-mêmes. Nous y gagnerions, c’est le cas de le dire, sur tous les tableaux : ce serait, en langage consumériste, pour le moins, une action trois pour deux.

 L’art contemporain n’est-il pas en train de se «marchandiser» et de devenir un vaste «business» soumettant les artistes à des courants, des modes, des «trend» qui peuvent intervenir sur leur travail ou leurs sources d’inspiration?


L’art reflète la société dans laquelle il se développe ; comme elle, il n’est pas monolithique, fait uniquement du discours dominant. Traversé, pluriel, il vit bien souvent au travers de ses manifestations les plus discrètes. Aussi sûrement que nos vies ne sont pas des pages de tabloïdes, la culture existe par la stabilité et la continuité qu’elle peut apporter, non par la valeur marchande que nous lui attribuons. Les formes que les arts empruntent, pour se dire, sécrètent leurs propres anticorps, permettent une résistance. Sans doute notre société a bon appétit. Nous recherchons ce qui descend vite et bien, mais il ne faut pas perdre de vue que presque tout ce qui touche au vivant s’élabore dans une profusion confinant au gaspillage. Le jeu qui se déroule pourrait se percevoir rigolo si le dos des plus faibles d’entre nos frères ne servait à paver le terrain sur lequel se joue la partie. L’espoir, cependant, demeure. Si une part de nos vies, réifiée, se consume, je crois ses cendres capables d’humus. Beaucoup de belles et bonnes choses se font ; mieux les regarder, en parler plus fait croître le bon, le beau. Nos regards peuvent changer le monde.
 
Quelle est, selon vous, l’importance de l’art dans notre société contemporaine toujours plus agressive, violente, emportée dans ses défis souvent purement commerciaux, avec un oubli total des valeurs humanistes?

L’art et ses effets sur la société ne doivent pas être idéalisés. Une part non négligeable des œuvres produites renforce les courants établis. Ce n’est pas nouveau. Les pouvoirs soudoient. Beaucoup, dans les arts, est vénal. Il nous appartient de choisir.

Elisabeth votre femme, Alexandre votre fils, pratiquent également la peinture; existe-t-il dans votre famille une sorte de «communauté artistique» qui vous porte, vous soutient, vous stimule dans votre travail?

Bien sûr, et cette communauté dépasse et le cadre artistique, et le cadre familial. Je la tiens pour très précieuse. Parallèlement à votre travail vous couchez sur papier vos idées, vos questionnements, vos pérégrinations philosophiques: un livre en en projet? Ce me semble naturel : les images, mères, ont accouché l’écriture. Aujourd’hui les mots façonnent dans une bonne mesure les images. Pour qui s’intéresse à elles, vouer de l’attention aux mots n’est pas un luxe.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:59
«Les paysages de l’âme», un titre évocateur pour un nouveau recueil de la poétesse André Pfefferlé qui est sorti en 2010, une auteure  dont nous connaissons la sensibilité, l’ouverture au monde et la présence à un quotidien parfois construit de souffrance et de douleur.
Andrée Pfefferlé sent les choses de manière charnelle, sa poésie est faite d’une certaine matérialité mêlée à une spiritualité légère, une transparence qui apporte aux choses et aux êtres un poids, une épaisseur et une texture bien élaborée. Une poésie du lieu et de la présence, de l'Intériorité et du concret à la manière d'un Jaccottet ou d'un Bonnefoy.
La nature touche la poétesse, comme les rythmes des saisons, les souffles qui traversent nos journées, les lumières qui habitent nos non-dits et les absences qui nous entourent parfois.
 Avec l’âge l’univers a tendance à se rétrécir, les gens à disparaître autour de soi, l’autonomie n’est plus là, tout devient plus compliqué; mais l’écriture est heureusement toujours vivante en elle, qui défriche de nouvelles terres, bâtit de nouveaux horizons, qui rend notre quotidien plus solide et structuré à la manière d’une peinture de Cézanne; le temps se fixe alors dans une immobilité qui rassure, qui entoure notre être lui donnant une assise forte dans la fuite des jours qui parfois nous emporte.
 Andrée Pfefferlé se montre toujours d’un esprit vif, curieux, dynamique, battant: l’âge ne l’atteint pas ou très peu; l’écriture la porte comme une nécessité intérieure, cette lueur vitale qui jamais ne s’éteint. Les poèmes ponctuent les jours, les paysages défilent, l’âme et le coeur s’unissent pour dire le meilleur de soi et d’autrui. La musique baigne le texte d’une langueur verlainienne... jmt «Les paysages de l'âme» d'Andrée Pfefferlé aux éditions A La Carte  paru en janvier 2010
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jean-marc theytaz - dans littérature
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 20:39

Le chat tigré se frotte contre la futaine de mon pantalon/
dans la cheminée le crépitement du sapin et des cerisiers débités en petites bûches/
sur le fourneau la suie tombée de la cheminée/
la bouilloire qui siffle et chuinte/
 et le vent lui qui se faufile entre les madriers ajourés/
 l'été indien a encore peint de ses eaux roses les heures tièdes du crépuscule/
 les criquets ont déserté la muraille à l'entrée du chalet/
le chant de l'été s'est éteint /
avec la solitude vierge de l'automne/
grandit la mauve nostalgie.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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