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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 22:10

Chemin de pierres et de racines érodées,

 le sentier monte lentement, paisiblement à travers les bois de chênes, de hêtres, de bouleaux...
A l’arrivée, la chapelle, ancrée dans le rocher, et le silence, dense comme une présence divine.
Entrée.
 Les mains jointes, la grille ouvragée en losanges devant l’autel, derrière, les reflets d’un crucifix d’or martelé, la semi-obscurité qui laisse planer des images estompées d’ex-voto , les bancs de bois dur, et cette humidité et fraîcheur qui transpirent des roches entourant la chapelle de Longeborgne.
Puits de souffrances et de prières, de forces et d’énergies volatiles, enveloppe matérielle d’histoires vécues et traversées l’échine courbe, le lieu envahit l’être intérieur, le soulève,le délite, le libère, riche de ces mille forces, respirations spirituelles qui ont habité cet écrin de pierre et de forêt.
Se laisser baigner par ce non-temps, ne même pas prier, exister en communion....

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jean-marc theytaz - dans littérature
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 15:34
Craquèlement lumineux dans la montagne, sur l'arête neigeuse mûrissent les vents du désert, les chamois grimpent péniblement sur la vire granitique, les lagopèdes sont blottis sous les branches de l'arolle, une aquarelle fluide où coulent les eaux vertes de l'éternité... Sur les champs de lavande qui courent dans le ciel, des ondoiements de foulards bleus, des prières qui portent nos regards au-delà de nous-mêmes, des charrois de lumière, des envols de gerfauts... et puis ta voix comme un souffle jusqu'à l'horizon blanc...
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jean-marc theytaz - dans littérature
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 23:26
Marcel Nicolin , après avoir habité à, Corcelles-su-Chavornay, à Orbe, dans le Jura, en France, a travaillé durant de nombreuses années en Valais, notamment au Nouvelliste. Aujourd’hui à la retraite il s’est mis à l’écriture et sort un ouvrage intéressant sur les étapes principales qui ont forgé son existence et modelé son être:«Les balanciers de la vie», un pavé de 484 pages, paru aux éditions Thélès. Fils d’un père journalier agricole et d’une mère issue d’une famille de huit enfants, Marcel Nicolin a eu une enfance quelque peu chahutée, et dut affronter les placements dans les fermes dès son plus jeune âge. Il nous raconte dans son livre, ses errances, ses questionnement, ses chagrins , ses espoirs. Il nous parle également de ses parents, de leur vie dans les chalets du Jura suisse et français, puis de la guerre, de la mobilisation. L’auteur travaillera à la Vallée de Joux et en Valais dans le domaine de l’impression, passant de l’ère du plomb à la photocomposition; des tranches de vie traversées aussi de paris osés, d’aventures parfois rocambolesques, de rencontres bouleversantes.... bref une vie qui lui réservera bien des surprises, des joies et parfois des désagréments... Interview Un premier ouvrage à la septantaine. Est-ce un défi, un regard nostalgique sur un parcours de vie, l’envie de laisser une trace, comment percevez-vous ce passage à l’écriture? Plutôt envie de laisser une trace de mon parcours de vie à mes petits-enfants qui ne l’apprenaient que par bribes lors de nos discussions. Vous étiez typographe de formation, vous êtes passé en quelque sorte de l’autre côté de la barrière? C’est beaucoup dire. Il s’est plutôt agi de travailler ma mémoire puis de faire les recherches indispensables à l’écriture, voilà ce qui m’a passionné. Quelles sont les articulations de ce pavé, résumées succintement, les instants-charnière qui ont laissé une trace dans votre vie, qui vous ont marqué l’âme et le coeur? Ce sont en particulier mes années dans les chalets d’alpage avec les animaux. Les courses dans les pâturages où, enfant, mes journées filaient comme le vent. Votre existence est faite comme vous le dites de hasards et de rencontres: votre ouvrage qui au départ est une biographie, peut en fait se laire comme un roman, avec une trame narrative qui vous conduit à travers le Jura, en Valais dans des situations de vie qui vous révèlent à vous-mêmes? C’est tout à fait ça. Comment avez-vous procédé pour l’écriture de cet ouvrage? un travail quotidien, des notes, des moments de souvenirs intenses? Comme je le dis au début, c’est d’abord ce travail de mémoire, de visites dans mes souvenirs et de contacts avec les personnes retrouvées qui m’ont intéressé, puis les recherches plus sérieuses pour l’authenticité de mon récit. Désirez-vous laisser avec «Les balanciers de la vie» un message particulier? Avez-vous d’autres projets d’écriture? Au départ, j’avais simplement le besoin de raconter, puis au fur et à mesure de mes recherches je me suis rendu comte que cette péridode de ma vie est un reflet de ce qui a existé mais qui est entrain de mourir à petit feu et qui se trouve tellement dépassé aujourd’hui ; alors je me suis dit que mon témoignange apporterait une pierre à l’édifice. Quels sont vos auteurs favoris? Les auteurs du terroir, les Ramuz que je conserve précieusement, Zola, ou Saint-Exupéry qui fait encore rêver les jeunes générations.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 23:22
Le temps de braise et de cendres court le long de la forêt. Jeux de mains, jeux de corps embrasés, danses macabres, entre les bosquets de noisetiers, les prairies désertes; les verres de Murano s’allument à la nuit tombante, les vents lâchent leurs troupes intrépides, leurs rafales ciselées de courbes tranchantes. Prises dans les mailles de cette marche folle, les fuites et les errances d’une jeunesse ivre de musiques mauves et nostalgiques, les mots envolés entre les feuilles des trembles, les regards cerclés de la chouette effraie. Macération magique, fermentation de troubles emportés vers les écluses du dedans, les paroles fouaillent l’air épais de cette soirée lourde d’abeilles jaunes et noires, tournantes et ronronnantes. L’instant s’agrandit de flaches lumineuses informes, gronde, monte vers l’horizon, le jour et la raison basculent dans un vaste fracas de frissons volatiles...
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jean-marc theytaz - dans littérature
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 18:57

photo 014[1]Muguets et soldanelles, valérianes et jonquilles blanches, le printemps explose dans les taillis échaudés, de par les failles terreuses des schistes vitreux.

 

 La tiédeur de l'air enveloppe les corps, réveille les lézards verts, l'esprit se distend, découpe les nappes de soie qui flottent sur les coteaux, ces mondes intermédiaires où volent les esprits de nos chers disparus.

 

 Les champs d'abricotiers prolongent l'infini, autant d'incandescences et de vagues de pétales veloutés, d'ongles nacrés qui se posent sur la vastitude du ciel, et puis l'air léger des forsythias, la respiration lente des amandiers, le Valais et la Provence, et le Tibet, et l'Espagne, ses espaces de chaleur, ses extensions magnétiques qui agitent nos pensées, ses polarisations lumineuses, ses houles marines d'anémones et de déflagrations venteuses.

 

Le vagabondage sur les routes, à moto, dans les inflexions des routes qui lèchent les vallées latérales, l'errance ambulatoire, les pérégrinations aventureuses, la paranoïa du mouvement et de la vitesse sans frontières, aux limites des territoires inconnus, rouler, battre le ruban de bitume, avec les paysages qui s'emboîtent, se chevauchent et défilent, sans interruption, passer d'un décor à l'autre, le théâtre ne s'arrête jamais, le livre est toujours à écrire, sans autres rimes que le vent sur le visage, et les yeux qui pleurent dans l'humidité des revers de vallée, et puis la musique du moteur, le sifflement des pistons dans les cylindres, comme des flûtes puissantes qui soulignent la fuite en avant, dans l'intemporalité de l'instant parfait, le corps, l'esprit, le paysage, le mouvement, la mémoire en adéquation, sur le fil d'un voyage intérieur, en extension dans l'espace-temps.

 

 Parcourir plaines et montagnes, s'étendre et se retrouver, naître et mourir, et puis s'envoler, pour un instant, pour toujours.

 

Légende photo: balade au Grimsel, entre ciel, terre et bitume.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 23:03
Chaque printemps le Bénin devient le centre mondial de la poésie francophone, accueillant les créateurs de toute origine qui s’exprime en langue française. Récitals, conférences, spectacles, autant de manifestations pour permettre un meilleur rayonnement culturel des peuples francophones. Nous avons rencontré le promoteur et directeur de production de ce rassemblement annuel hors du commun, M. Amine Laourou. A signaler que pour lla dernière édition la Suisse était représentée par le poète valaisan Jacques Tornay. Interview. Amine Laourou vous êtes le représentant et directeur de IMAFA-AFRIC qui organise chaque année la rencontre des poètes francophones au Bénin depuis quelques années; comment est née cette manifestation et quelle est votre vision de ce rassemblement culturel significatif d’une volonté de rayonnement de la poésie francophone? Une histoire bien simple et naturelle en fait. IMA-AFRIVC représente une association internationale de diffusion des arts et de la culture africaine et a pour missionle développement socio-cuturel. Elle met sur pied plusieurs manifestations socioculturelles dont le Salon international des Poètes francophones qui se tient au mois de mars à Cotonou. Avec cette rencontre annuelle nous contribuons au retour de la poésie dans l’espace public et désirons l’inscrire dans une action au long cours pour apporter un influx durable à la création et diffusion de la poésie. Informer, conseiller, former , accompagner des projets, promouvoir le travail des auteurs vivants, des éditeurs, des artistes, telles sont les tâches auxquelles nous nous attelons. Il faut savoir que la création contemporaine est riche d’une extraordinaire diversité et elle est le lieu où la langue est maintenue au plus haut lieu d’intensité et , en cela, elle incarne une objection forte aux démagogies régnantes. Quelle est la place de l’Afrique dans concert culturel et politique international? Grande malgré parfois son manque d’organisation et de structuration des sociétés littéraires aux niveaux nationaux. . La Salon International des Poètes Francophone est un catalyseur de la fête des poètes de la famille francophone. Aujourd’hui à l’heure de la mondialisation dans tous les domaines, économique, social, culturel, environnemental , le dialogue entre les cultures devient essentiel. Dans ce dialogue l’Afrique reste pourtant le continent le plus isolé et le plus oublié malgré la dynamique créatice existante. La Poésie, art vivant par excellence, un art oral des traditions africaines est un des genres les plus prisés, en particulier par la jeunesse africaine. L’essentiel des choses de la vie se traduit, se dit en poésie. Elle permet le voyage, la découverte de l’inconnu et du nouveau, favorise le le rêve par la quête d’absolu et du primordial. Quel sont les rôles de Poésie pour vous? De quoi est-elle le vecteur, le support, la substance de la Vie? En ces temps de rupture, de pertes de repères, de navigation à vue la Poésie permet à l’homme de se retrouver, elle apaise les coeurs, apporte la joie, dynamise la paix et permet d’aller à la rencontre de l’Autre. La poésie est un domaine de la création littéraire qui, plus que d’autres, est fait pour être dit, voire chanté. Elle éduque et permet de connaître sa propre culture et celle des autres. En un mot, la Poésie est la Parole qui humanise le monde. Mais comment apporter un écho viable à la création poétique? Il n’existe aujourd’hui en Afrique aucun espace qui permette aux poètes de se produire devant un large public. Le Salon internantional du Bénin a été créé pour combler ce vide et occasionner l’organisation de conférences, expositions de livres, lectures de poésie, ateliers d’écriture... Ce Salon se veut un carrefour d’échanges entre poètes, éditeurs, public... favorisant les synergies nécessaires entre ces différents opérateurs, les mettant en contact avec les autres créateurs du monde francophone. Quels sont les point forts du Salon 2009 au Bénin, ses centres d’intérêt? La 3ème édition se tient du 2 au 7 mars 2009 à Cotonou dans les locaux du Centre Culturel Français et de la Maison de la Francophonie au Bénin, et elle pour thème «En rires». Comme l’avait dit Alphonse Allais «Les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux», c’est mal connaître la poésie que de la cantonner à une gravité sourcilleuse, austérité, spleen et mélancolie. Si elle s’attache certes aux grandes questions et aux grands enjeux de l’existence, le poète ne s’interdit pour le faire nul moyen. Depuis les fatrasies médiévales jusqu’aux actuels chahuteurs de langue, en passant par les pataphysiciens ou les dadaistes, la poésie n’a cessé de recourir au burlesque, à l’humour, à la satire. Oui, tous les rires sont dans la poésie, sauf le vulgaire et le mesquin, car même s’il rit , le poète reste poète: questionneur, rebelle et éveilleur de conscience. Cette édition 2009 est l’occasion d’un éclairage particulier sur les chantres de la Négritude, les écrivains poètes, hommes politiques et défenseurs de la langue française qui nous ont quittés tels que le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Martiniquais Aimé Césaire et le Guyannais Léon-Gontran Damas. Ce seront les écrivains poètes le Professeuer Amadou Lamine Sall du Sénégal, le Professeur Nicole Cage-Florentiny de la Martinique et le Professeur Bruno Doucey de la France qui sont les invités d’honneur. Le SIPoeF réunit les poètes francophones d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Europe. Cette rencontre est un grand hommage à la diversité culturelle et à la création littéraire. Y-a-t-il des actions particulières pour promouvoir la poésie, stimuler la création, faciliter la diffusion? Cinq Prix seront lancés pour tous les âges. Le Grand Prix de la poésie francophone en fait partie pour promouvoir l’excellence dans la création poétique de l’espace francophone. Ce Salon se caractérise par un travail important de sensibilisation à la poésie accompli par les créateurs dans les écoles. En effet les poètes investissent l’école une matinée et engagent des discussions avec les élèves et leurs professeurs, lisent des poèmes, et écoutent les poèmes des élèves. Ces échanges sont une façon de démythifier la poésie et de démontrer qu’il s’agit d’un art bien vivant. C En 2009 des ateliers d’écriture seront ainsi ouverts à Cotonou, Porto Nuovo, Abomey-cavali, Lokossa, Parakou, , Natitingou; les formateurs auront pour mission à la fin des ateliers d’évaluer le niveau des jeunes à travers un concours de slam. Ces ateliers seont animés par les poètes -phares du Salon, avec notamment des stages de mise en scène de spectacle poétique avec des comédiens ayant une grande expérience dans ce domaine. Un travail éducatif avec en parallèle des incursions dans le cinéma, les arts contemporains, la musique, des récitals, des moments de fête populaire, des témoignages, des tables ronde de critiques littéraires... Bref, il s’agit aussi de permettre une meilleure visibilité de l’écriture poétique francophone de l’Afrique et de renforce l’intégration culturelle entre les pays membres de l’espace francophone.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 21:16
Le vent qui siffle dans les madriers, les architectures du ciel qui s'émiettent en une neige légère, des écharpes de brume qui enveloppent les merisiers, les églantiers, les sorbiers, les fourmis dans les doigts, les traces du lièvre dans le chemin battu par les raquettes des promeneurs, la «rua» qui file vers l'aval, comme une sauvageonne, la mésange charbonnière perdue dans l'hiver d'avril et qui semble étourdie, la «crête aux mélèzes», elle, qui plonge ses mains dans l'horizon ouaté, le silence longe la courbe de la combe déserte, le tableau s'est refermé après une brève éclaircie. mars 09
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jean-marc theytaz - dans littérature
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 22:02
Les peupliers frémissants s'élargissent, lecture vibrante de mon corps qui avance à petits pas, sentiers d'humus et de branchages humides.
Le casse-noix et l'hirondelle, dans l'embrasure du ciel, les nuages labiles qui filent des tabliers de lin, les respirations sont lentes et ténues, l'horizon ferme ses grimoires dans l'espace nacré, je regarde s'envoler dans la verticalité des monts les bleus vitraux de ton absence, et recueille dans mes mains ta chevelure d'ange.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 22:50
«L’homme de paille» de Jacques Hermann, le dernier recueil de poèmes de l’auteur helvetico-belge nous emmène sur les chemins de traverse d’un homme qui peut avoir mille identités, des doubles de lui-même, qui peut changer de rives, de pays, d’existence.
Un voyage imaginaire , un voyage de couleurs et de vaticinations philosophiques et poétiques.
Jacques Hermann, s’il est de nationalité suisse est né à Tirlemeont en Belgique.
Professeur de français et d’histoire il a de nombreuses publications scientifiques à son actif mais pratique également la poésie: il a en effet proposé a public romand sept recueils dont l’un a d’ailleurs été couronné l’année dernière par le prix valaisan des Ecrivains, puisque l’auteur fait également partie de l’AVE.
 Une réalité plurielle.
Dans ses textes Jacques Herman nous fait découvrir les mille et une facettes du quotidien mais également les dédales d’une réalité polymorphe, pleine d’imprévus, de distorsions, d’épisodes avec lesquels l’on n’avait pas forcément rendez-vous.
L’homme se construit dans le temps et dans l’espace, avec un conglomérat de sensations, d’images, d’énergies qui le traversent, le marquent, le font réagir.
 Il avance dans son existence à coup de désirs et d’engagements, de joies et de tristesse, de réussites et d’échecs.
Le bonheur mais aussi la déception ou la maladie peuvent l’emmener au-delà de lui-même, lui ouvrir de nouveaux horizons, malgré les ruptures qui jalonnent son parcours.
Le poète nous montre ici la pluralité qui nous habite tous, nous qui pouvons changer au gré des circonstances, qui pouvons devenir autres, suivant notre état d’esprit.
La mémoire peut parfois jouer un grand rôle mais aussi la manière d’appréhender la réalité, avec curiosité, détachement parfois, volonté d’adhérer à un monde qui n’est pas toujours le sien, tel que souhaité.
Le temps passe, les choses et les gens changent, métamorphose et instauration de nouveaux univers, le poète avance et ressent, décrypte et construit...: «Ò ma vie /Je te donne congé /Vas-t-en donc explorer/ Les terres lointaines/ Dans les quelles les rêves/ Du monde sont ancrés...» Jacques Herman «L’homme de paille», éditions du Madrier.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 22:30
Les tableaux qui ont été exposés par Salvina Del Graci Bavarel à la galerie Stella Helvetica de Saillon ont la fraîcheur de la poésie, la spontanéité des amoureux, la simplicité et la naïveté des choses vraies, authentiques, ils sont très colorés, ont un accent qui leur est propre et vivent dans une lumière qui leur appartient.
«Je suis établie depuis 25 ans en Valais, à Nemiaz, et j’adore ce pays: mes origines remontent à la Sicile mais j’ai vécu toute mon enfance dans les corons, en France, près de Saint-Etienne.
Une période qui m’a fortement marquée, un univers particulier, dur mais vrai et fort. Il s’agissait aussi d’une époque chahutée pendant et après la guerre: mes frères ont d’alleurs été prisonniers de guerre, j’en ai conservé des souvenirs très marqués. Nous y vivions simplement, souvent dehors, les rapports humains étaient parfois tendus mais toujours francs.»
 Puis elle enchaîne avec ses passions artistiques: «Toute jeune j’ai commencé à dessiner et aussi à écrire. J’ai ainsi rempli des quantités de cahiers, avec des poèmes, des aphorismes, des textes plus philosophiques, souvent en parallèle avec des gouaches. Toute ma vie durant, quand je me sens disponible, que mon esprit est libre, je prends la plume et laisse mon cœur et mon esprit s’exprimer de manière très souple et fluide. A 11 ans j’ai même gagné un prix de poésie qui m’a fait monter à Paris durant qelques jours, une véritable fête dont j’ai gardé un souvenir lumineux avec notamment la visite du Musée du Louvre une vraie découverte de l’univers lumineux des grands maîtres... Ici à Saillon c’est la première fois que je montre mon travail en compagnie de mon invitée Aline Kottmann, sculptrice, qui a travaillé sur des blocs de pierre ollaire. Un très beau résultat avec des pièces suggestives, un style fin et sobre, expressif aussi parfois....»
Une belle rencontre
L’exposition est ouverte depuis une semaine environ et Mme Del Graci y vient faire le gardiennage: «Ma famille était présente pour le vernissage, une rencontre internationale en quelque sorte puisque mes enfants habitent en Russie, Angola, France... Une réunion chaleureuse et cordiale de gens du monde entier; mes petits-enfants repartent souvent de chez moi avec un tableau sous le bras. Ici à Nemiaz, en dessus de Chamoson, la vie est calme, sereine, parfois solitaire mais j’apprécie beaucoup. On peut méditer, se livrer sans contraintes à des activités de création comme la peinture à l’huile, la gouache, l’écriture. Les contacts avec les Valaisans ne sont par contre pas toujours faciles. Ils restent un peu sur leur réserve, enfermés dans un monde qui est le leur et éprouvent quelque peine à s’ouvrir à celui qui vient d’ailleurs. C’est pourquoi je pense d’ailleurs que la culture est très importante pour le brassage des mentalités, des sensibilités, pour le partage et l’échange de points de vue, pour avancer.... tout simplement.»
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jean-marc theytaz - dans littérature
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