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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 20:29

09222r70-1-.JPGLe ciel matinal, traversé de vapeurs laiteuses sur Siviez, nous ouvre ses bras.
Départ près du Restaurant Les Bergers, sur l’alpage de Siviez.
Il nous faudra quelque trois heures pour parvenir à Saint-Laurent, un lieu mythique pour le ski-club Arpettaz Nendaz qui y a construit une buvette et une cabane à 2500 mètres d’altitude, entre alpages à l’herbe rase et contreforts caillouteux du Bec des Etagnes qui se dresse majuestueusement en vires aériennes, près du Mont-Fort.
Un itinéraire diversifié
 La montée se fait à travers les senteurs enivrantes des livèches, des bourgeons de mélèzes frais ou des orchis vanillés qui ponctuent les prairies où paissent les vaches, essentiellement de la race d’Hérens.
 Le paysage, en lignes douces et fluides, repose l’âme et le cœur, et nous fait filer dans les géométries accueillantes des alpages de Siviez, Tortin et Cleuson.
 Après trois quarts d’heure de marche, il faut bifurquer vers les «Poutchis», sur une moraine couverte de mélèzes, arolles, épicéas, qui nous conduit vers le barrage.
 La nature y est magnifique avec notamment des lieux marécageux sur lesquels phasmes et libellules construisent d’étranges architectures aériennes.
Puis, après l’arrivée à Cleuson, il faudra longer le lac artificiel avant de découvrir la fougueuse Printze, une rivière symbolique pour les Nendards, qui permet l’irrigation des vergers, des fraisières ou des framboisières, des prés de la commune, avant de se jeter dans le Rhône près d’Aproz.
Au fond du barrage on s’engage dans une montée un peu plus sérieuse pour le souffle, durant une heure. Un pont de pierres sèches enjambe la rivière, et de là, il ne vous restera plus qu’une merveilleuse balade avant d’arriver à Saint-Laurent.
Une flore riche et variée, avec un peu de chance des chamois ou des bouquetins vers le Métailler dont une partie du territoire se trouve en réserve de chasse, la promenade est parfaite, sur un rythme métronome, sans excès, en symbiose avec le cirque montagneux qui vous entoure, vous fascine et vous absorbe même par instants.
Puis, après quelques virages en épingle, un mât avec des drapeaux suisse, valaisan ou tibétain, qui grimpe dans l’horizon, vous voilà arrivés à Saint-Laurent, à 2500 mètres, un air vif vous fouette le visage, la moyenne et haute montagne vous attendait, vous y êtes. Pour tous les goûts La buvette vous propose des boissons de toute nature, et des produits du pays; vous pouvez vous y désaltérer, vous y restaurer, et même y dormir, si d’aventure le lendemain vous aimeriez vous attaquer à la Rosablanche, haut lieu de la Patrouille des glaciers à 3300 mètres d’altitude.
La cabane Saint-Laurent accueille également des camps pour jeunes qui vont découvrir l’escalade et la randonnée en haute montagne dans un cirque majestueux qui les conduira notamment à la Rosablanche à 3300 mètres, au col de Praz-Fleuri ou encore au Mont-Calme. Siviez - Saint-Laurent, une balade variée, étonnante, un bol d’air frais et un esprit de découverte permanent.

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jean-marc theytaz - dans nendaz
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 19:16
«Je te tiendrai la main» le livre de Isabelle Guisan nous offre une regard aiguisé sur l’univers des maisons de retraites: «une polyphonie un peu particulière autour du vieillissement» avec ses rumeurs, ses murmures, ses cris, ses chuchotements, se angoisses, ses espérances aussi.
Un neuvième ouvrage pour cette écrivaine voyageuses, chroniqueuse attentive à la poésie du quotidien, qui s’intéressant aux autres se penche également sur son propre vieillissement, qui va de pair avec celui d’une société toute entière en train de s’effriter dans certains de ses fondements de solidarité et de responsabilité.
Le monde des EMS est un univers à part, un monde clos, confiné, reclus parfois, fermé sur-lui-même en quelque sorte dans lequel, toute personne en y arrivant vit un chavirement complet, une transformation abrupte des habitudes, avec une perte des repères des jalons, des schémas mentaux au rythme desquels il vivait.
Ce sont souvent la maladie, la solitude, la détresse exstentielle qui amènent les personne âgées dans ces établissements: au départ la situation est déjà déstabilisante, et l’entrée dans un home n’est de loin pas quelque chose d’anodin.
 Dans le livre de Isabelle Guisan «Sophie débarque du monde du théâ’tre dans celui des maisons de retraite. Elle est saisie d’emblée par l’écho des voix contrastées qui résonnent à Bellevue, le vaste établissement médico-social qui l’engage pour stimuler le dialogue. Confidence, cris et rumeurs s’y rencontrent, s’y entrechoquent parfois...»
Le livre de Isabelle Guisan recouvre des faits précis, clairs, concrets, qui ont trait à une réalité matérielle, psychologique, sociale; il tient de « l’observation documentaire et du récit littéraire.»
L’ouvrage avance au rythme lent, monocorde, patient des résidences pour personnes âgées, qui alterne avec le monologue de l’héroïne du livre.
Il y a le rituel des repas qui scandent la journée, comme les soins, les animations qui ouvrent un peu les horizons des résidents.
La parole, le toucher, le contact par le regard et les mains, la parole douce et attentionnée prennent une importance particulière, alors qu’avec l’âge les traits de caractère s’exacerbent parfois,devenant presque insupportables pour certains. Le dialogue, les confidences, le vécu permettent de sublimer une souffrance latente, qui vit en pointillé dans cet âge de la vie si particulier.
Un ouvrage de Isabelle guisan aux éditions de l’Aire.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 21:22

corse 2005 015La prairie peignée de vents salés,
les senteurs vivantes des andains dispersés par les rafales d'avant l'orage,
les murs de pierre sèche d'où sortent un orvet et une couleuvre rebondie,
les chants des criquets qui étendent dans l'air leurs sabres de fer blanc.


Puis, avec les heures qui tournent sur elles-mêmes,
se laisser rouler dans les vapeurs du soir,
chanter sur des airs de cithare à la lisière de la forêt,
 fondre avec la cire beige de la bougie sur la table de noyer,
carrousel de chauve-souris dans les chevrons de la véranda,
la nuit et le jour respirent,
 les corps pris dans une boue piquée d'étoiles dorées,
 la vie se prolonge dans les marées d'un au-delà brassé de lumières mauves.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 20:26

Le vent léger sur les fougères
 l'écume du soleil sur les branches de mélèze
 l'oeil de la chevêche au creux de ta nuit
 le sang perlé dans  les fruits rouges des sorbiers

 la mésange a fait son nid avec les vagues de ta chevelure
 Il se fait tard
 dans l'arrière-saison de nos amours

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jean-marc theytaz - dans littérature
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 21:18
La pluie, lentement, sur les silhouettes nues des pruniers et des noisetiers qui bordent le chemin, le soir qui trébuche avec ses facines d'obscurité posées à même le sol et au fond des ruelles, le silence blanc des promeneurs du soir, l'errance des vagabonds et des curieux qui arpentent les terres vierges de l'ennui, le fleuve au loin comme un long serpent à la peau battelée, les berges mouillées où nichent les rêves d'antan, le pas cadencé de l'aventurier du quotidien qui traverse la plaine large et déserte, j'avance, à contre-jour, à contre-nuit, des mains invisibles autour de mon cou, il faut faire vite, elle me poursuit, me guette, m'invite, me prend même par la main la grande solitude des arrière-saisons, celle qui fait anti-chambre d'un espace infini, tout près des mers glaciaires, à revers des forêts d'améthyste qui dansent dans la nuit. Pour l'éternité.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 21:15
Des calligrammes, de nombreux dessins d’académie, des lithographies, des illustrations tirées de son carnet de croquis, des gravures, des sculptures au fil, la tour Lombarde à Conthey nous offre un festival de formes d’expressions artistiques avec les œuvres de Bernard Bavaud, un créateur aux talents polymorphes, au doigté exceptionnel, à la sensibilité exacerbée.
Un artiste complet et aux facettes multiples, qui se confronte à de multiples techniques, toujours avec cette maîtrise et cette maturité qui lui viennent certainement de sa formation de graphiste.
Bernard Bavaud a créé plus de 500 logos dont la célèbre griffe «Davidof»; il a également réalisé les gravures de pièces de monnaie ou alors les superbes portraits en bronze «saisissants de ressemblance et de simplicité» de Stravinsky ou Miles Davis, de Jean Piaget le pédagogue ou Jo Siffert le célèbre pilote de formule 1.
Une approche plurielle des formes d’expression artistique qui lui ont conféré maintenant un rayonnement national.
Bernard Bavaud totalise trente ans d’activités artistiques avec de multiples expositions.
Chez lui la précision du trait, la finesse de l’exécution, la pureté de la composition impressionnent par l’équilibre qu’ils dégagent avec, même dans ses dessins académiques, une touche d’originalité et de créativité toujours présente.
Les lignes et les formes mêlent tendresse et expressivité, puissance et retenue, une savante harmonie de sa passion pour les arts plastiques. Bernard Bavaud, tour Lombarde, Conthey.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 21:41
Pierre Favre, ses visages angéliques où se marient poésie et mystère, ses paysages traversés d’ondes magiques, ses êtres étranges qui habitent dans des univers oniriques, qui parlent un langage de lignes et de tensions flottantes, tout un monde artistique à découvrir à la galerie Grande-Fontaine à Sion.
«La peinture est un acte d’amour...Elle touche le coeur!...Redonne un élan à chaque homme pour qu’il retrouve une plus grande perception de sa vie, de sa propre aventure humaine!...» nous dit Pierre Favre qui a construit et élaboré un vocabulaire artistique très personnel : il nous invite au voyage intérieur ou à une certaine forme de symbolisme à la Füssli ou Klinger.
L’artiste crée, respire, génère des êtres et des lieux dans lesquels les humains sont fréquemment des adolescents, des faunes ou des sirènes, diront certains, qui semblent se mouvoir comme des oiseaux ou des anges dans des intermondes, des espaces transitoires, qui ne nous appartiennent pas vraiment.
L’artiste nous y emmène, nous met en relation avec une construction esthétique et symbolique, où la beauté des lignes, leur pureté, leur fluidité, nous baigne d’une lumière intérieure très vivante et transparente…; «Quand on ose se perdre dans une peinture on retrouve la liberté de penser, d’aimer. On retrouve du courage pour affirmer sa faim de vivre» raconte Pierre Favre.
 Parcours international
 L’artiste Pierre Favre, après l’école des Beaux-arts de Sion (ECBA), et l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris, a exposé dans plusieurs pays, notamment en Suisse, France, Hollande. Après avoir vécu plusieurs années en France, il s’est maintenant installé aux Marécottes.
Particularité. Pierre Favre travaille également pour de scénographies de théâtre comme chez Interface à Sion, «La Légende Dorée» ou la création d’affiches comme celle de «Sabbat». L’exposition de la Grande-Fontaine comprend des séries de 10 peintures acryliques de format 130/100cm, nous offrant des «personnages».
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jean-marc theytaz - dans littérature
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 21:43

Les peupliers frémissants s'élargissent,
 lecture vibrante de mon corps qui avance à petits pas,
sentiers d'humus et de branchages humides.
Le casse-noix et l'hirondelle,
dans l'embrasure du ciel,
les nuages labiles qui filent des tabliers de lin,
les respirations sont lentes et ténues,
l'horizon ferme ses grimoires dans l'espace nacré,
je regarde s'envoler dans la verticalité des monts
les bleus vitraux de ton absence,
et recueille dans mes mains ta chevelure d'ange.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 22:27

La truite fario,
son ventre d'argent sur le fil du jour,
dans les méandres sablonneux de la rivière,
le glissement de l'eau, ses failles de silence, ses fuites limonneuses,
ses entailles dans le corps vitreux de la source devenue douce lumière,
les galets rouillés par le charriage torrentiel,
le gravier sonore lorsque s'ouvrent les écluses du ciel,
 l'arc en ciel caché sous la pierraille gris perle, bleu souris,
les herbes fluides qui suivent le courant,
les bouquets de limailles transpercées de soleil blanc,
les grottes magiques sous les fraîches cascades,
 les «licornes» qui nous envoûtent,
 les truitelles et leurs vifs éclairs à la surface de l'eau,
 manège fluorescent, à la lisière d'une réalité qui nous dépasse et nous emporte,
dans les replis d'une respiration immortelle. juin 09

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jean-marc theytaz - dans littérature
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 16:36
«Je te tiendrai la main» le dernier livre de Isabelle Guisan aux éditions de l'Aire nous offre une regard aiguisé sur l’univers des maisons de retraites: «une polyphonie un peu particulière autour du vieillissement» avec ses rumeurs, ses murmures, ses cris, ses chuchotements, se angoisses, ses espérances aussi. Un neuvième ouvrage pour cette écrivaine voyageuses, chroniqueuse attentive à la poésie du quotidien, qui s’intéressant aux autres se penche également sur son propre vieillissement, qui va de pair avec celui d’une société toute entière en train de s’effriter dans certains de ses fondements de solidarité et de responabilité. Le monde des EMS est un univers à part, un monde clos, confiné, reclus parfois, fermé sur-lui-même en quelque sorte dans lequel, toute personne en y arrivant vit un chavirement complet, une transformation abrupte des habitudes, avec une perte des repères des jalons, des schémas mentaux au rythme desquels il vivait. Ce sont souvent la maladie, la solitude, la détresse exstentielle qui amènent les personne âgées dans ces établissements: au départ la situation est déjà déstabilisante, et l’entrée dans un home n’est de loin pas quelque chose d’anodin. Dans le livre de Isabelle Guisan «Sophie débarque du monde du théâ’tre dans celui des maisons de retraite. Elle est saisi d’emblée par l’écho des voix contrastées qui résonnent à Bellevue, le vaste établissement médico-social qui l’engage pour stimuler le dialogue. Confidence, cris et rumeurs s’y rencontrent, s’y entrechoquent parfois...» Le livre de Isabelle Guisan recouvre des faits précis, clairs, concrets, qui ont trait à une réalité matérielle, psychologique, sociale; il tient de « l’observation documentaire et du récit littéraire.» L’ouvrage avance au rythme lent, monocorde, patient des résidences pour personnes âgées, qui alterne avec le monologue de l’héroïne. Il y a le rituel des repas qui scandent la journée, comme les soins, les animations qui ouvrent un peu les horizons des résidents. La parole, le toucher, le contact par le regard et les mains, la parole douce et attentionnée prennent une importance particulière, alors qu’avec l’âge les traits de caractère s’exacerbent parfois,devenant presque insupportables pour certains. Le dialogue, les confidences, le vécu permettent de sublimer une souffrance latente, qui vit en pointillé dans cet âge de la vie si particulier.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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