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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:46

CO de Nendaz-Lezhe

 De jeunes élèves accompagnés de leurs professeurs acheminent des ordinateurs pour équiper une classe de jeunes enfants défavorisés. Un geste de rencontre et d’amitié.

 

Antoine Fournier et Pierre Lacomble deux professeurs au CO de Nendaz, dynamiques et enthousiastes, qui ont des projets plein la tête, les conçoivent, les mettent en forme et les réalisent avec la complicité de leurs élèves.

 Ils ont ainsi entrainé dernièrement dans leur aventure des élèves de Nendaz et Veysonnaz et cela a donné un voyage de 10 jours en Albanie à la rencontre de jeunes de la région.

Un choc culturel, social, humain que ces Nendards ne sont pas près d’oublier et qui leur a ouvert bien des horizons sur la manière d’appréhender notre société contemporaine et ses multiples facettes.

Entreprise sur deux ans Après une reconnaissance effectuée dans la ville de Lezhe par les deux professeurs nendards, également motards, en août 2009, l’expédition avec les jeunes du CO a eu lieu au mois de mars de cette année: un trajet de plus de 3000 kilomètres aller-retour en bus, une quinzaine d’élèves et plusieurs accompagnants.

 

L’objectif, simple et concret, aider une école pour des enfants défavorisés qui se situent hors du circuit de scolarisation habituel.

Le projet a son implantation dans une école réalisée par une communauté marianiste italienne. Encore en construction récemment l’école doit accueillir plus de 150 élèves dans quatre salles prévues, et les jeunes y suivront leur cursus complet de 9 années obligatoires, ce qui correspond aux degrés primaires et cycle d’orientation chez nous. Pour indication purement économique la scolarité d’un élève coût environ 25 euros par mois et le salaire d’un médecin avoisine les 300 euros par mois.

Comme le dit Antoine Fournier: «il s’agissait pour nous de montrer aux jeunes que l’on pouvait casser les préjugés. Le mode de vie de ces jeunes «roms» est totalement différent du nôtre, avec d’autres repères, d’autres valeurs, d’autres jalons. Aprés la dictature sous.... leurs parents ont souvent eu des opportunités intéressantes de vendre leur maison, mais maintenant ils se retrouvent dans une situation pécuniaire précaire et leurs conditions de vie s’avère être très difficiles. Leurs enfants en subissent les conséquences et doivent faire de gros sacrifices. Nous voulions pour notre part leur apporter une aide concrète avec quelques dizains d’ordinateurs amenés depuis le Valais. De plus nous organiserons également des parrainages pour apporter un soutien financier à ces jeunes défavorisés.»

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jean-marc theytaz - dans nendaz
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 20:29

09222r70-1-.JPGLe ciel matinal, traversé de vapeurs laiteuses sur Siviez, nous ouvre ses bras.
Départ près du Restaurant Les Bergers, sur l’alpage de Siviez.
Il nous faudra quelque trois heures pour parvenir à Saint-Laurent, un lieu mythique pour le ski-club Arpettaz Nendaz qui y a construit une buvette et une cabane à 2500 mètres d’altitude, entre alpages à l’herbe rase et contreforts caillouteux du Bec des Etagnes qui se dresse majuestueusement en vires aériennes, près du Mont-Fort.
Un itinéraire diversifié
 La montée se fait à travers les senteurs enivrantes des livèches, des bourgeons de mélèzes frais ou des orchis vanillés qui ponctuent les prairies où paissent les vaches, essentiellement de la race d’Hérens.
 Le paysage, en lignes douces et fluides, repose l’âme et le cœur, et nous fait filer dans les géométries accueillantes des alpages de Siviez, Tortin et Cleuson.
 Après trois quarts d’heure de marche, il faut bifurquer vers les «Poutchis», sur une moraine couverte de mélèzes, arolles, épicéas, qui nous conduit vers le barrage.
 La nature y est magnifique avec notamment des lieux marécageux sur lesquels phasmes et libellules construisent d’étranges architectures aériennes.
Puis, après l’arrivée à Cleuson, il faudra longer le lac artificiel avant de découvrir la fougueuse Printze, une rivière symbolique pour les Nendards, qui permet l’irrigation des vergers, des fraisières ou des framboisières, des prés de la commune, avant de se jeter dans le Rhône près d’Aproz.
Au fond du barrage on s’engage dans une montée un peu plus sérieuse pour le souffle, durant une heure. Un pont de pierres sèches enjambe la rivière, et de là, il ne vous restera plus qu’une merveilleuse balade avant d’arriver à Saint-Laurent.
Une flore riche et variée, avec un peu de chance des chamois ou des bouquetins vers le Métailler dont une partie du territoire se trouve en réserve de chasse, la promenade est parfaite, sur un rythme métronome, sans excès, en symbiose avec le cirque montagneux qui vous entoure, vous fascine et vous absorbe même par instants.
Puis, après quelques virages en épingle, un mât avec des drapeaux suisse, valaisan ou tibétain, qui grimpe dans l’horizon, vous voilà arrivés à Saint-Laurent, à 2500 mètres, un air vif vous fouette le visage, la moyenne et haute montagne vous attendait, vous y êtes. Pour tous les goûts La buvette vous propose des boissons de toute nature, et des produits du pays; vous pouvez vous y désaltérer, vous y restaurer, et même y dormir, si d’aventure le lendemain vous aimeriez vous attaquer à la Rosablanche, haut lieu de la Patrouille des glaciers à 3300 mètres d’altitude.
La cabane Saint-Laurent accueille également des camps pour jeunes qui vont découvrir l’escalade et la randonnée en haute montagne dans un cirque majestueux qui les conduira notamment à la Rosablanche à 3300 mètres, au col de Praz-Fleuri ou encore au Mont-Calme. Siviez - Saint-Laurent, une balade variée, étonnante, un bol d’air frais et un esprit de découverte permanent.

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jean-marc theytaz - dans nendaz
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 20:27
Le vent dans les feuilles de vigne craquelantes, les ceps dénudés sur le ciel moiré, le livre des absences à l'automne venu, le jour tourne sur ses gonds, silence.
L'angelus au loin enveloppe l'arpès-midi de ses tintements esseulés, les passants déambulent dans les chemins quadrillés, l'air est doux, moelleux, presque de miel et de paille, il fait bon se laisser porter par les embruns de la nostalgie novembrienne.
Au loin des bans saumonés portent l'horizon au-delà de demain, vibrations lumineuses, les taches solaires embrasent mes espérances.   novembre 08
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jean-marc theytaz - dans nendaz
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