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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 14:54

Les sangles les chaînes les masques

le théâtre quotidien structure ses décors

le vide hante les rues

la solitude des grands espaces

rejoint la ville

la foule grouille

les gens se croisent s'ignorent et s'effacent

comme la lumière

au bord de la falaise océanique

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jean-marc theytaz
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 17:40

Lumières frisantes et obliques

l'automne s'invite

Alpages roux et prairies luisantes de rosée

j'écoute les sifflements de la marmotte près du pierrier

Sur la vire rocheuse

le chamois est devenu méfiant

Les chasseurs parcourent la forêt

et les monts poudrés de blanc

Le théâtre de la vie et de la mort

se joue quotidiennement

dans les hauts de la vallée

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jean-marc theytaz
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 16:16

Le galop des chevaux sur la berge

le bruissement de la brise dans les aulnes

la route rectiligne

qui longe le fleuve

les architectures des vergers

rythment la plaine

il fait bon se laisser bercer

par les heures tièdes

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jean-marc theytaz
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 15:33

~Editions Slatkine «Celui qui sait» Andrée Fauchère»

Andrée Fauchère a déjà publié plusieurs ouvrages, notamment sur la montagne qu’elle connaît particulièrement bien puisque son mari était guide.

Elle nous propose aujourd’hui «Celui qui sait» un ouvrage paru chez Slatkine et qui nous parle d’un monde spirituel. Pour elle «Le Marcheur de l’âme» symbolise cette âme divine que nous croison sur le chemin de la vie. «Celui qui sait» est l’Esprit qui se matérialise lorsque la personnalité et l’âme sont enfin réunies. Dans nos existences nous sommes soumis à mille émotions, bonnes ou mauvaises, qui nous réjouissent ou nous transpercent le cœur. Parfois, nous devons prend re le temps de nous arrêter, de regarder en nous pour convoquer toutes ces ressources qui nous manquent si nous n’avons confiance, et conscience de ce souffle intérieur qui nous habite. «L’être humain a la capacité de se soigner et de se guérir, car il a tous les pouvoirs mais il l’ignore. Comme sur un ordinateur, il lui suffit de cliquer sur la touche conscience pour que tout se réalise...» Un livre qui parle de chacun d’entre nous et de nos questionnements profonds.

«Le Mystère Pepeyrand» roman d’Yves Balet aux éditions Slatkine Avocat et notaire à Sion Yves Balet a publié en 2012 un récit intitulé «L’enchaînement». Aujourd’hui il remet l’ouvrage sur le métier en publiant un roman qui met en scène François Ledain, avocat suisse, proche de la retraite, et qui se trouve face à un double meurtre commis dans sa maison de vacances du Périgord. L’enquête menée par le commissaire Gazut renoue l’avocat aux fils d’un amour détruit par la main d’un assassin mystérieux. Dans ce livre, de nombreuses surprises sur les mœurs de la politique locale d’une ville de province française, avec ses retournements, ses imprévus, ses chambardements. Un univers traversé d’intrigues aussi et d’activités pas toujours inscrites sur le code de déontologie usuelle. Suspense au rendez-vous.

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jean-marc theytaz
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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 10:52

~Le musée Olsommer situé à Veyras présente sa nouvelle exposition ouverte jusqu’au 14 décembre. Avec cette manifestation, le musée Olsommer poursuit son élan d’ouverture, de décloisonnement du strict cadre monographique, en confrontant une facette de l’œuvre d’Olsommer à une forme artistique autre. Source d’enrichissement mutuel, cette orientation prend la forme, cette année, d’une incursion dans le monde de l’art contemporain. Intitulée «DÉTOURAGES», l’exposition est conçue comme un dialogue entre passé et contemporanéité car elle met en lien des dessins de C.C. Olsommer et les interventions graphiques du groupe d’artistes contemporains Barbezat et Villetard autour de l’Art nouveau. L’ensemble des dessins réalisés par Olsommer à Munich et à la Chaux-de-Fonds au début du XXe siècle est inédit. Ils n’ont en effet jamais été montrés au public auparavant. Ce sont des dessins de plantes et d’animaux d’influence Art nouveau, qui nous donnent à voir un aspect totalement inconnu de l’artiste. Munich est un centre important en Europe de l’Art nouveau.

Olsommer travaille notamment avec Jean Niestlé, son «frère d’âme» qui sera lui peintre animalier. Le Jugendstil est formé par Behrens, Eckmann, Endell, Obrist, Pankok, Paul et Riemerschmied. Olsommer s’intéresse fortement au dessin d’observation des animaux, végétaux , et apprend à les styliser, à les rapprocher du décoratif. Les motifs détourés, cernés à l’encre de Chine, sont dépouillés, épurés, simplifiés et traduits en à plats de couleurs. En 1904 sur les conseils d’Eugène Burnand fréquentera l’Ecole des Beaux-Arts de Genève, suivant notamment les cours de Gustave de Beaumont. Olsommer sera toujours touché par la figure humaine mais la nature le passionnera aussi, et le végétal, l’animal auront pour lui, au-delà du rendu du réel, une portée symbolique. Quant aux artistes Barbezat et Villetard, ils sont intervenus in situ, à l’intérieur mais aussi sur la façade extérieure du musée, proposant un ensemble graphique très original et abouti, qui décline différents motifs Art nouveau.

Ces derniers sont dessinés à la craie sur le fond noir du plafond, imprimés sur du papier peint, puis découpés et disposés en électrons libres sur les murs du musée ou insérés dans une enseigne lumineuse accrochée à l’entrée du bâtiment.

Tout en tissant des liens subtils avec les dessins d’Olsommer, ces motifs investissent l’esprit des lieux et se fondent dans l’espace muséal pour ne former qu’un. Matthieu Barbezat et Camille Villetard travaillent ensemble depuis plus d’un an.

AUTOUR DE L’EXPOSITIONL’art se met à table: Visite guidée de l’exposition, suivie d’un repas inspiré par les œuvres abordées au restaurant le Muzot à Veyras.

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jean-marc theytaz
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 17:36

~Urbain Salamin expose actuellement à la galerie Duo à Sion. Il pratique la sculpture sur arolle depuis des décennies, sachant redonner vie aux vieilles souches d’arolle, aux troncs, aux racines aux couleurs chaudes et vivantes, l’arolle une essence d’altitude, habituée à être confrontée aux éléments les plus difficiles: «Emerveillé par la beauté du paysage, l’homme trébucha et buta sur un arolle mourant... L’effroyable réalitéd’embrasser du néant réveilla en lui des instincts de création... Par d’infinies caresses de ses ciseaux tranchants il redonna vie à ce triste moribond. Par centaines, troncs et racines qémandèrent l’opération; une symphonie est née, l’arolle reste vivant.» écrit l’artiste, autodidacte qui travaille avec passion, fureur, fiévreusement aussi suivant les périodes, comme nous font voir ses sculptures. Des formes plurielles

Torsions,strangulations, nouaisons, entremêlements et croisements de racines dans lesquelles semblent encore respirer l’air et le soleil, les œuvres de Urbain Salamin ont une vie propre qui touche à la respiration première. On y sent la force et les énergies fluides que le sculpteur leur a insufflées, des flux constants qui créent des formes torsadée, torturées parfois, avec des éclairs de lumière, des fenêtres ouvertes sur l’infini et des espaces découpés dans la clarté d’un ciel d’aurore. Avec Urbain Salamin, l’arolle a une seconde existence et vit encore longtemps en des formes et des couleurs nouvelles. Comme le dit l’artiste «L’arolle, arbre majestueux vivant jusqu’à 600 ans, peuple les terres arides et venteuses des Alpes valaisannes parfois même à plus de 2000 mètres d’altitude.» Il a affronté tous les éléments, soleil, pluie, neige vent et cela se retrouve dans sa texture, son «corps», son intérieur, sa présence...Galerie Duo, Sion, Urbain Salamin, exposition de sculptures jusqu’à fin mai.

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jean-marc theytaz
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:59

Toujours riche, variée, diversifiée, la saison du Manoir de la Ville de Martigny présente actuellement «Authentik Énergie»; une exposition qui sort de l’ordinaire et se décline en quatre volets artistiques, comprenant: une exposition d’artistes internationaux au Manoir, des sculptures monumentales en plein air, un festival de musique du monde ainsi qu’une gigantesque sculpture en forme de main «Authentik Burning Hand» de l’artiste COSKUN qui sera brûlée le 15 juin 2014.

L’expostion«Authentik Ener-gie» est organisée et dirigée par la curatrice parisienne Laurence d’Ist. Elle présente une dizaine d’artistes internationaux, «audacieux et sensibles, vivants et entiers.»: Omar Ba, peintre(Sénégalais,vità Genève),MarioBenjamin, peintre (Haïtien, vit en Haïti), AlexBurke,plasticien(Martini-quais, vit à Paris), Coskun, sculpteur-peintre (Franco-turc,vitàParis), MaksaensDenis,vidéaste (Haïtien, vit en Haïti), Astrid Dick, peintre (Argentine, vit à Paris), Olivier Estoppey, sculpteur (Suisse, vit en Suisse), Myriam Mihindou, photographe (Franco-gabonaise, vit à Paris), Pascale Monnin, plasticienne (Suisse, vit en Haïti), et Petra, peintre-plasticienne (Allemande, vit à Paris). Des artistes contemporains qui ont des inspirations au cœur de leur culture personnelle et qui restent également attachés au monde actuel avec ses questionnements, ses antagonismes, sa pluralité, ses composantes infinies, ses problèmes et ses solutions. «L’ambition de l’exposition «Authentik Énergie» est de montrer que les artistes de différentes origines culturelles trouvent, à travers l’histoire de l’art et les codes plastiques, un langage qui leur reste personnel mais qui tend des passerelles avec d’autres cultures, d’autres continents. La cohésion entre les différents projetsartistiques et plasticiens repose sur leur authenticité.»

Omar Ba, par exemple, jette des ponts entre l’Europe et l’Afrique, la réalité et le rêve. Ses créations sont des «poèmes visuels faussement naïfs empreints d’une mythologieaussi personnelle qu’universelle.» Olivier Estoppey, un des plus grands sculpteurs suisses nous présente pour sa part ses fameux Loups, qui ont été exposés au jardin des Tuileries à Paris. Chez Olivier Estoppey, les animaux et les présences humaines ont d’étranges complicités, intimités et proximités, passent par la «pensée». Chez Miryam Mihindou, photographe plasticienne franco-gabonaise, les œuvres sont collectionnées par les fonds régionaux d’art contemporain en France et lesmuséeseuropéens. Mythologie, univers sacré, rites initiatiques font partie de son monde. Alex Burke, est un plasticien originaire de la Martinique; très attaché au passé de sa région il évoque dans ses œuvres, des installations, la traite négrière et aussi la mémoire créole qui mêle de multiples histoires. «Authentik» – Ciel ouvert Une dizaine de sculptures monumentales taillées à la tronçonneuse de l’artiste Coskun et une installation en béton d’Olivier Estoppey ont été placées en ville, parmi les habitants et les visiteurs, dans le cadre d’un parcours piétonnier. Une exposition originale qui investit des lieux ouverts, une idée remarquable à retenir et aussi peut-être à renouveler.£

~«Une exposion authentique traversée d’énergies Pour Laurence d’Ist, curatrice de l’exposition, il s’agit de réunir des artistes de nationalités diverses, avec des racines propres, mais qui ont chacun leur expression, leur langage personnel. «Ces artistes sont authentiques avec des énergies profondes et sont capables de faire passer des émotions, du ressenti à travers leurs œuvres. Avec cette exposition au Manoir, ils dépassent chacun leurs limites et la mondialisation, loin de gommer leur authenticité les enrichit des différences qui les caractérisent. Ils apprennent ainsi à mieux se connaître en baignant dans d’autres cultures.» Laure d’Ist a également eu à cœur de présenter toutes sortes de medium pour caractériser l’ouverture, multiplier les lectures de l’univers , convoquer nos références. Les œuvres présentées dégagent en effet une force, un souffle, des pulsions, qui peuvent passer par des rites inititatiques d’antan avec des regards sur le présent et vers l’avenir. Tout un symbole.£jmt

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jean-marc theytaz
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:50

Couleurs, lumières, énergies, la Fondation Beyeler nous propose une grande exposition jusqu’au 18 mai 2014 sur le peintre Odilon Redon. L’un des maîtres du symbolisme avec son univers de lignes et de couleurs vibrantes qui se trouve à la jonction de plusieurs courants picturaux dont le symbolisme. Après une enfance agitée il aura pour premier maître, lui qui savait dessiner avant de savoir écrire Stanislas Gorin, élève d’Eugène Isabey, qui lui fera découvrir découvre Millet, Corot, Gustave Moreau. 1899 sera une date importante car Maurice Denis lui fera rencontrer les Nabis groupe d’artistes qui compte parmi ses membres Gauguin. En 1900, Maurice Denis peint l’Hommage à Cézanne — Redon y est représenté debout devant une toile de Cézanne, entouré de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Roussel, Paul Sérusier, André Mellerio et Ambroise Vollard. Il travaille avec Mallarmé. Une exposition Odilon Redon a lieu à la galerie Durand-Ruel en 1900 comme nous le dit la critique. Un artiste surprenant Le peintre français Odilon Redon (né à Bordeaux en 1840, mort à Paris en 1916) compte, avec son cosmos de couleurs variées et étincelantes, parmi les artistes les plus éblouissants des débuts de l’art moderne. L’œuvre de ce représentant majeur du symbolisme français marque la jonction entre le XIXe et le XXe siècle et illustre parfaitement les interactions entre tradition et innovation. Un univers de découvertes mais aussi d’expérimentation, de tentatives, de nouveautés initées au fil des jours et des désirs d’innovation.

Odilon Redon a une spontanéité et une fraicheur remarquable qui font de lui un poète, un magicien, un alchimiste aussi. L’œuvre ambiguë et énigmatique de ce poète de la couleur se caractérise par des ruptures et des contrastes et suit une évolution: Redon a débuté sa carrière par des noirs , fusains et lithographies avant de passer à l’explosion chromatique des huiles et des pastels qui marqueront l’étape suivante.

Après des années plus sombres et angoissées le peintre découvre un univers plus serein et traversé de quiétude: des monstres bizarres surgissent au côté de créatures célestes, rêve et cauchemar, nature et imagination se côtoient. Fascination pour la littérature et la musique Issu de la haute bourgeoisie, Redon n’a pourtant pas connu une enfance heureuse. Ses parents le confièrent en effet à la garde de son oncle, dans le domaine viticole familial de Peyrelebade, où il grandit dans la solitude et l’exclusion. Homme d’une nature paisible et songeuse, l’artiste cultivait également une profonde fascination pour la littérature et la musique.

Menant sa carrière loin des regards de la foule, il n’a accédé que tardivement à la notoriété. Cette exposition présente à l’aide de toiles, de pastels, de dessins et de lithographies, célèbres pour certains, rarement montrés pour d’autres, tous les thèmes de sa création, révélant ainsi les idées révolutionnaires et les innovations spectaculaires de l’œuvre de Redon, si diverse tant par le contenu que par la technique. Ces œuvres proviennent de célèbres collections particulières ainsi que de musées suisses et internationaux, tels le MoMA de New York et le Rijksmuseum d’Amsterdam. Le Musée d’Orsay participe de façon exceptionnelle à cette exposition avec le prêt de neuf œuvres de toute première importance.

Conçue comme une présentation à la fois ample et concentrée de la quintessence de la création artistique de Redon, cette manifestation met l’accent sur sa dimension avant-gardiste et, partant, sur son rôle de précurseur de l’art moderne. À l’image de Cézanne ou de Van Gogh, Redon est l’une des figures fondatrices de l’art moderne. On voit s’esquisser dans son œuvre un certain nombre de courants artistiques qui joueront un rôle capital au XXe siècle, comme le fauvisme, le cubisme, et le surréalisme, sans compter l’abstraction. Cette approche permet d’établir un lien avec la Collection Beyeler, dans laquelle Redon, sans y être représenté, n’en constitue pas moins un point de référence pour de nombreux artistes qui y figurent. C’est le cas notamment de Pierre Bonnard, Henri Matisse, Pablo Picasso, Wassily Kandinsky, Piet Mondrian, Max Ernst et même Barnett Newman et Mark Rothko. Cette exposition est organisée par groupes d’œuvres, au sein d’une chronologie libre. Ces ensembles illustrent les principales sphères d’intérêts de l’artiste, ainsi que ses rapports à la modernité.

On peut évoquer ainsi, dans le contexte des « Noirs » de jeunesse, les représentations mystérieuses et oniriques de visages et d’yeux, mais aussi de fascinants hybrides entre végétal, humain et animal, ainsi que des apparitions cosmiques. «L’art est une fleur qui s’épanouit librement hors de toute règle… » : L’épanouissement unique des couleurs chez Redon apparaît avec des scènes de nuit et le motif des yeux clos symbolisant la transition entre obscurité et lumière et dont le point culminant se trouve dans les sujets mythologiques tels que le char d’Apollon ou Pandore. Des représentations spirituelles aux thèmes bouddhistes et chrétiens font partie intégrante de son œuvre au même titre que des tableaux méditatifs de bateaux. Avec ses célèbres bouquets, Redon, poète et visionnaire de la couleur, permet enfin à la somptuosité débordante des fleurs de se transformer en hommage en bonne et due forme à la peinture pure. Dans ses panneaux muraux décoratifs de grand format destinés au château de son mécène, le baron de Domecy, en Bourgogne, il accède dès le début du XXe siècle aux formes les plus précoces de la peinture abstraite. Cette exposition a été conçue et montée par Raphaël Bouvier, conservateur de la

Odilon Redon www.fondationbeyeler.ch

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jean-marc theytaz
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:47

~Couleurs vivantes, traits vifs et sinueux, amalgame de courbes qui s’entrecroisent et se dynamisent, papier, scotch, matériaux hétéroclites.., le Château de Venthône nous donne à découvrir actuellement les œuvres de AndréCrettaz.

Des assemblages et des peintures qui entrouvent un imaginaire riche et fécond, grouillant de vie, de rêves, de voyages. André Crettaz est un artiste autodidacte né à Sierre en 1969; après un apprentissage d’imprimeur il choisit la peinture et les assemblages pour permettre à sa voix intérieure de s’exprimer, de parler à haute voix, de s’évader. Cela fait ainsi maintenant 20 ans qu’il «fabrique des objets», et se met à la peinture, acryl sur papier un peu plus tardivement. «Ce que j’aime c’est la vibration des couleurs les unes contre les autres.» L’affiche de l’exposition montre bien cette respiration, ces pulsions, ces flux qui habitent notre artiste, un ensemble d’oiseaux qui disent le jour qui se lève, qui sort des limbes, qui monte dans la tête et dans les yeux, un rêveur qui traverse le ciel sur son lit de vagabond...: «C’était le matin. J’étais au lit dans un état de somnolence: il y avait une petite pluie.Les oiseaux chantaient. J’avais l’impression qu’il y en avait énormément. J’ai rarement entendu chanter comme ça.» André Crettaz a réalisé notamment avec son frère Patrick, des décors pour des soirées festives ou de rock à La Cour des Miracles et pour le Carnaval de Sierre. Il a été invité à la collective, «Lune et Saturne», au Manoir de Martigny en 2010 et a participé à l’exposition Triades en 2012. André Crettaz est un conteur, il nous dessine ses rencontres, ses joies, des emportements, ses souffrances: un musicien de rue qui le touche, la joie de vivre des enfants, un pique-nique familial en forêt, la femme au parapluie dans un contexte urbain, la foule des Cinq Continents dans ses envols... tout un univers avec ses pleins et ses déliés, ses équilibres et ses chaos..

. Pour ce qui est des assemblages «André Crettaz utilise du papier froissé et du scotch, des objets de récupération, tessons de vaisselle, fil de fer, clous, clés et des matériaux naturels liés à la forêt, coquilles d’escargot, pives, brindilles, branchages, noix, écorces.... qui ont chacun leurs formes et leurs énergies intérieures. Ainsi se conjuguent êtres humains et animaux, oiseaux et sirènes, anges au sourire séraphique... le papier froissé leur donne corps.., à chacun son caractère particulier» comme nous explique Françoise de Preux, qui a présenté l’exposition. Comme le dit aussi Jérôme Meizoz: «André Crettaz aime les matériaux ordinaires, les techniques de bricolage. Les objets récusent le prestige, ils sont livrés comme nous à l’usure naturelle.»£ C/J-M Theytaz Peintures-assemblages de André Crettaz au Château de Venthône, jusqu’au 25 mai. Vernissage le 2 mai dès 18 h 30.

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jean-marc theytaz
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 17:04

Un style dépouillé, épuré , qui va à l’essentiel sans se fixer sur les détails, un style qui confine parfois à l’abstraction tant il est affiné, et ne s’arrête pas à l’anecdotique, à l’accidentel, à l’accessoire. Blaise Godet , ambassadeur en Chine, dit d’ailleurs de lui, «les toiles de Daniel Aeberli, à mes yeux un peintre de l’horizon, qu’il s’agisse du lac de Neuchâtel, de la campagne toscane ou de la lagune de Venise, apparaissent à Pékin comme un miroir distant de l’estampe traditionnelle chinoise avec sa technique du «shanshui», ses rouleaux verticaux qui permettent à l’artiste d’occuper l’espace et au paysage de prendre forme...»

Daniel Aeberli est en fait un peintre de la clarté lumineuse qui vient du fond des choses, et la nature est concept et prétexte à la peinture. Il ne restitue pas fidèlement les motifs mais travaille souvent en atelier, un lieu clos, un ancien pressoir à Saint-Blaise à la lumière des néons: « tout en nuance et en subtilité, ses toiles évoquent des lieux connus mais en même temps imaginaires que chacun peut s’approprier au gré de sa propre sensibilité...» nous dit Patrice Allanfranchini dans l’ouvrage sorti sur Daniel Aeberli.

Poésie permanente Chez lui la poésie occupe une belle place, avec des gradations irradiantes, des flux d’énergie qui miroitent sur l’eau, des ciels profonds qui indiquent le chemin à suivre pour trouver les gands espaces de l’horizon. Tout semble naturel et à sa place, en étant là comme par une évidence qui vous transporte. Le poids des choses, de la lumière, de l’invisible semblent former une équation parfaite. La peinture d’Aeberli fait vibrer dans les yeux du spectateur des vents venus d’ailleurs qui jouent une musique sublime. A découvrir.

Exposition de Daniel Aeberli, à la Grande-Fontaine à Sion, jusqu’au 17 mai.

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jean-marc theytaz
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