Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 15:02

Quand on parle de poésie russe on pense à Maïakovski, Essenine, Mandelstam, Brik, Blok... mais aussi à Anna Akhmatova qui a connu un parcours de vie particulièrement dur et cahotique.

Les éditions «La Dogana» viennent de faire paraître cet automne un recueil de soixante poèmes d’Akhmatova dont la langue précise, sobre, retenue, classique nous donne à découvrir une profondeur d’esprit et de cœur hors du commun. Une noblesse de sentiments qui honore la poétesse qui a traversé tant et tant de malheurs dans sa vie.

Les temps qui suivirent la Révolution russe furent synonymes pour elle de souffrance, malheur, deuil, abandon...

Elle perdit notamment son premier mari, l’écrivain Niolas Goumilev, qui fut fusillé en 1921, puis son fils qui fut envoyé dans les camps. Parallèlement son œuvre était mise à l’indexe et frappée de censure, les critiques s’acharnant sur elle en la traitant de décadente et rebelle. La poétesse fit alors preuve de beaucoup de dignité, grandeur d’âme et de noblesse, dans des situations existentielles très dures et qui lui laissaient peu de chance de trouver une certaine sérénité et paix intérieure.

L’ouvrage publié aujourd’hui a été réalisé et traduit par Marion Graf et José-Flore Tappy pour faire connaître l’œuvre de la poétesse russe au-delà de «Requiem» qui est le plus souvent cité lorsque l’on parle de Anna Akhmatova. Poèmes de tendresse, de souvenirs, de contacts avec la nature, de séparation, poèmes d’amour et de mort... un ouvrage dense et substantiel.Jean-Marc Theytaz

«L’églantier fleurit et Autres poèmes», édtions «La Dogana», de Anna Akhmatova.

Repost 0
jean-marc theytaz - dans littérature
commenter cet article
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:59

Il y a deux ans Sandrine et Jeremy Maes-Bourban de Nendaz faisaient le grand saut et s’engageaient pour quatre ans dans une expérience humanitaire très profonde et riche d’enseignement humain avec E-Changer: en octobre 2008 ils sont ainsi partis à Cochabamba, en Bolivie, pour s’occuper de jeunes enfants en difficulté, en situation de handicap, proposer des solutions concrètes à leurs difficultés familiales, intégrer et développer dans les institutions existantes des programmes simples et efficaces pour l’épanouissement de ces jeunes souvent en recherche d’équilibre existentiel. Educateurs de formation, Sandrine et Jeremy ont constitué autour d’eux un réseau de parrainage qui leur permet d’atteindre leurs objectifs et de vivre durant quatre ans dans les environs de cette ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants.

Depuis un mois ils sont de retour au pays de manière temporaire, et nous proposent en guise de bilan de les retrouver dans une soirée rencontre qui aura lieu le 11 décembre à la Salle du CO à Basse-Nendaz. Bien sûr depuis deux ans de nombreux événements sont venus ponctuer le quotidien, avec leur lot de surprises, de découvertes, d’inattendu, voire même d’impromptu.

Un Centre de réhabilitation

«Nous nous occupons actuellement d’un centre de réhabilitation pour les jeunes en situation de handicap, à une soixantaine de kilomètres de Cochabamba. Nous visitons les familles et effectuons avec elles un travail d’assistant social, entre autres, leur apprenant à gérer leur budget, à réaliser les démarches administratives pour leurs enfants handicapés. Il s’agit aussi de leur montrer les différentes façons d’intégrer leurs enfants dans le cadre de la famille, que ce soit par les loisirs, le travail… La réhabilitation est basée sur la communauté, les institutions s’occupant des handicapés sont pratiquement inexistantes en Bolivie; le projet auquel nous participons est porté par des sœurs mexicaines.» nous disent Sandrine et Jeremy. Les mairies locales mènent parallèlement des actions de sensibilisation au handicap qui «est considéré encore souvent comme une malédiction, le résultat d’une faute, d’un péché. Il n’y a pas si longtemps des enfants handicapés ont été tués ou cachés, isolés du reste de la communauté» nous dit Jeremy.

Les deux jeunes éducateurs ont en charge une quarantaine de jeunes près deCochabamba et une quarantaine dans la campagne environnante, qu’ils vont visiter régulièrement.

Sandrine et Jeremy mènent également des actions ponctuelles pour faire prendre conscience à la population de ces problèmes de handicap avec par exemple des marches dans les villages ou un programme télé en quéchua (dialecte) et en espagnol sur les chaînes de télévision locales. Des manières intéressantes de créer des liens plus forts, solides et durables avec la population bolivienne.

Repost 0
jean-marc theytaz
commenter cet article
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:55

Julia et Olivier Taramarcaz exposent actuellement à la Galerie Grande Fontaine à Sion: la fille et le père pour un travail de gravure précis, minutieux, fin, qui nous emmène sur les chemins d’une nature sauvage et profonde.

Les deux artistes, qui sont originaires de Fully, ont déjà exposé à plusieurs reprises ensemble et il est né comme une complémentarité, une complicité, une vision commune d’une certaine approche artistique du paysage, de la nature, de la réalité quotidienne.

Olivier Taramarcaz, en parallèle de la gravure et du dessin, écrit également. Il a publié plusieurs recueils, certains illustrés de ses propres dessins. Une sensibilité toute particulière, ouverte sur le monde qui l’entoure, avec lequel il essaie de communiquer en permanence, qu’il écoute, auquel il prête attention et qu’il tente d’exprimer dans ses textes et ses gravures.

«L’entrevol de brindilles», «Forêt de cils clos», «Muscari au vent des pierres» autant de titres évocateurs pour cette exposition commune à la Galerie Grande Fontaine intitulée «Chemins effacés»:les deux artistes nous parlent de signes, de traces, d’empreintes, d’absences et de souvenirs, d’écritures envolées, de poèmes à naître...autant de jalons pour baliser le temps et l’espace dans lequel nous évoluons. La technique de Julia et Olivier Taramarcaz est soignée, toute de sobriété et de retenue, elle évoque et dit les choses avec simplicité. Jean-Marc Theytaz

Julia et Olivier Taramarcaz à la Galerie Grande Fontaine, Sion, exposition jusqu’à no!el.

Repost 0
jean-marc theytaz - dans littérature
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 19:14

0209279n-1--copie-1.JPGUnivers de couleurs et de douceur,Isabelle Tabin expose actuellement ses tableaux à la galerie de Sonvillaz à Saint-Léonard,

 

L’artiste, qui habite Savièse depuis de longues années, fut l’élève de Chavaz et on ressent dans ses œuvres cet art de la construction, de la composition fragile et forte, à la fois, cette délicatesse dans le travail des couleurs, cette sensibilité de touche si caractéristique.

Excellente paysagiste Isabelle tabin-Darbellay sait rendre avec doigté dans ses aquarelles et ses huiles toute la sauvagerie et la pureté du Valais; elle en saisit toutes les nuances, celles qui viennent de ses respirations telluriques, les orages de lumières qui nous descendent des montagnes hautes et escarpées qui ceignent la vallée du Rhône.

Avec une grande connaissance technique des étagements de lumières qui construisent nos paysages elle sait faire vibrer sa palette de manière subtile et touchante, musicale et mélodique.

 Une voix intérieure habite ses tableaux et l’on y retrouve la même présence que l’artiste sait faire vibrer dans  ses vitraux, ses images saintes, ses compositions abstraites.... Un souffle venu d’ailleurs, comme une clarté transparente, filtrée, porteuse de pigments inconnus, feutrée ou cristalline, vive, foudroyante, envoûtante.

 

Isabelle Tabin-Darbellay a ausi une prédilection particulière pour la Toscane, Venise, l’Italie, ses collines rythmées, ses plaines infinies, ses couchants et ses aubes magiques.

 

 Le portrait, les natures mortes fascinent aussi l’artiste, le mystère de l’expression, de la composition, du silence qui parfois en dit plus long que tous les romans imaginables.

Une peinture sobre, qui peut être réservée, mais très mature et attachante.

 

Légende de la photo: un vitrail réalisé par Isabelle Tabin-Darbellay, un art dans lequel l'artiste excelle.

Repost 0
jean-marc theytaz
commenter cet article
23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:50

103282zz-1-.JPGAnne Bottani-Zuber, née à Sierre, vient de publier son premier ouvrage aux éditions de l’Aire à Vevey: un roman de 252 pages, dense et rythmé, frais et riche d’émotions qui nous conduit dans l’aventure d’Aline, étouffée dans un milieu d’origine profondément catholique et moral.

Mal dans sa peau dans ce milieu aux cadres et structures rigides, avec des normes paralysantes et une sorte de confinement émotionnel et existentiel, la jeune fille va peu à peu s’émanciper, s’affranchir de cette atmosphère pesante. Sa libération intérieure va passer par sa curiosité pour les livres, le monde qui l’entoure, elle qui n’a pas fait d’études va s’ouvrir à l’Autre, rencontrer des gens, se construire petit à petit. Les problèmes sociaux, politiques, humains la touchent: elle se plonge dans l’actualité qui devient sienne se mettant également à se passionner pour différents domaines artistiques. Avec le temps elle trouve ainsi sa propre identité, développe une estime de soi et un respect pour elle-même et les autres très avancé...une manière de s’épanouir et d’adhérer à l’existence.

Enseignante pour les immigrés

Anne Bottani-Zuber vit actuellement à Lausanne: elle a durant de longues années dipensé des cours de français à des adultes immigrés: elle a par ailleurs mis au point de nouveaux outils pédagogiques et s’occupe maintenant d’enfants présentant des difficultés scolaires. Elle signe aujourd’hui avec «Aline ou les cahiers de ma mère» son premier roman; d’autres sont déjà annoncés. Interview de l’auteure mais aussi de l’enseignante aux immigrés.

Qu’est-ce qui vous a conduite sur les chemins de l’écriture: une envie de mieux appréhender le réel?

L’écriture me permet d’appréhender le réel et aussi de m’en affranchir. J’écris (en empruntant la formule à je ne sais plus qui) parce que « vivre ne suffit pas ».

Quelles sont les parts de fiction et de réalité vécues dans ce roman et que pensez-vous de l’autofiction qui a pris beaucoup de place dans le roman français contemporain ?

Je répondrai en citant Max Gallo dans «L’amour au temps des solitudes»: «Rien dans ce livre ne saurait être confondu avec des personnages ou des situations réels. Tout y est imaginaire. Et donc tout ce qui est écrit ici peut avoir eu lieu.»

Quand à l’autofiction, c’est un genre que je connais peu ; cependant j’ai beaucoup aimé «La femme gelée» d’Annie Ernaux.

Le multiculturalisme a-t-il une chance de se développer de manière harmonieuse en Suisse ?

Je n’en sais rien. Le multiculturalisme a lieu. C’est un fait de société. Mais cela ne va pas sans causer de problèmes. La réponse est politique. D’un côté il n’y a jamais eu en Suisse autant d’argent pour soutenir les actions qui promeuvent l’intégration des étrangers. Mais de l’autre, il y a l’UDC et leurs amis qui, chaque année - ou presque - lancent des initiatives anti-étrangers. Ils ont trouvé le parfait «bouc émissaire», ce qui nous évite de régler nos problèmes. Et cela marche. Pas seulement auprès de la population, mais aussi auprès de certains partis politiques qui durcissent le ton. J’ai bien peur qu’au bout du compte ce soit eux qui «mènent le bal».

Quelle est la force d’un livre, d’un témoignage, dans ce climat de racisme qui se crée parfois dans notre pays par le biais de certains partis politiques ?

Elle est importante mais ni plus ni moins que toutes les actions d’intégration qui sont menées avec les immigrés. Je pense particulièrement à l’Association Français en jeu du canton de Vaud pour laquelle j’ai eu la chance de travailler pendant plusieurs années ainsi qu’au Centre de Contact Suisses-Immigrés du Valais central. Sans ces «militants» de base (je n’aime pas trop ce mot de militant car il me fait penser à militaire, mais je n’en trouve pas d’autre), rien ne serait possible.

Simone de Beauvoir, Sartre, Ella Maillart… des intellectuels qui ont montré le chemin?

A l’époque où vivait Aline, les livres de Simone de Beauvoir et de Sartre ont été les livres de chevet de beaucoup d’intellectuels. Même si plus tard ils se sont fourvoyés en soutenant des dictatures, ils restent des incontournables.

Quand à Ella Maillart, elle a osé faire ce que beaucoup de femmes et d’hommes n’ont pas osé ou pu faire à cette époque. Cependant je ne suis pas sûr que ce soit une intellectuelle. Je pense plutôt que c’était une grande voyageuse et une mystique.

«Aline ou les cahiers de ma mère» de Anne Bottani-Zuber aux éditions de l’Aire.

 

 

 

Repost 0
jean-marc theytaz - dans littérature
commenter cet article
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 21:12

La Galerie de la Tour lombarde à Conthey nous propose de découvrir jusqu’au 28 novembre les travaux de l’artiste José Luis. Autodidacte, le peintre qui vit à Sion, a déjà de nombreuses expositions à son actif, ceci depuis 2001, en Valais mais aussi en Suisse romande, à Zürich, à Prague et ailleurs.

José Luis travaille de manière physique avec des matières qui l’obligent à «être dans le présent». Ses toiles se situent elles dans l’abstrait, dans lequel la lumière occupe une place importante, jouant avec les reliefs de la matière, ses textures, ses composantes, ses vibrations, ses ondulations.

On trouve dans ses tableaux des inscriptions, qui jalonnent le temps et la mémoire, comme des repères, des limites qui servent aussi à définir des territoires, qu’ils soient temporels ou géographiques. «Ces inscriptions matérielles du temps rétablissent, restituent, créent l’identité de l’artiste avec le tout: le flux matière-temps, cette unité dont l’expression est le but et l’acte créatif même...»

José Luis est né au Portugal en 1965: son enfance l’a marqué, lui qui jouait fréquemment avec la terre qu’il façonnait à sa manière et qu’aujourd’hui il aime tavailler pour son épaisseur, sa densité, sa force, sa puissance, ses vibrations concrètes et matérielles. Ses toiles sont très variées et riches de signes, elles ouvrent des espaces et des langages nouveaux, nous livrent des messages de «couleurs et de lumières mêlées» qui défient le temps. Jean-Marc Theytaz

 

Galerie de la Tour lombarde, Conthey, peintures de José Luis, jusqu’au 28 novembre.

Repost 0
jean-marc theytaz
commenter cet article
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 21:05

L’Association valaisanne des écrivains a couronné récemment  au Château Mercier à Sierre les lauréats de ses concours littéraires 2010.

Instants de convivialité et de fierté pour de nombreux jeunes Valaisans qui s’adonnent à l’écriture avec passion et engouement.

Une soixantaine de personnes ont également assisté à la conférence organisée à cette occasion pour l’écrivain romand, Etienne Barilier, qui a captivé son auditoire en nous parlant de «la langue française comme fondement des valeurs universelles».

Authenticité et souffle poétique

En ce qui concerne les récompenses littéraires, le Prix de la Loterie romande, doté de 2000 francs, a été attribué cette année à Mme Andrée Pfefferlé de Sion, pour son 13ème recueil de poèmes intitulé, «Les paysages de l’âme» : ....«Une écriture fluide et transparente, lumineuse et authentique, légère et musicale» comme l’a souligné le président du jury Jacques Herman. Andrée Pfefferlé a commencé à écrire tardivement mais a fait preuve d’une assiduité remarquable depuis 13 ans en publiant chaque hiver un nouveau recueil.

Le prix de l’AVE est revenu pour son édition 2010 à Germain Clavien, pour sa publication en Livre de Poche Suisse chez l’Age d’Homme d’un recueil intitulé «Notre vie»:une poésie de la nature, du temps qui passe, traversée d’un humanisme et d’une empathie bienvenues, une poésie qui nous fait penser à Verlaine ou Apollinaire, porteuse d’une musique intérieure omniprésente.

Des jeunes motivés

Pour ce qui est du concours des jeunes, l’année écoulée a été prolifique comme l’a rappelé le président de l’AVE, Jacques Tornay, avec une trentaine de manuscrits reçus.

Imagination, spontanéité, inventivité, qualité d’écriture, autant d’éléments pour définir cette gerbe de manuscrits qui contiennent déjà pour nombre d’entre eux cette étincelle essentielle qui fait que l’on peut peut-être un jour devenir écrivain comme l’a souligné Jacques Tornay.

Voici les principaux résultats: Concours des jeunes: lauréats 2010

Catégorie 13-15 ans :

1er prix ex-aequo: Maude Saraiva,Savièse pour «Le Conseiller de l’Empereur» et Nora Fellay, Evionnaz, pour «Sun-day la liberté».

Catégorie 16-18 ans:

1er prix: Simon Lovey, Orsières, pour «Pensées sauvages»

Mention pour 3 jeunes: Gaëlle Ramet, Haute-Nendaz,pour «Dring!», Ana-Sofia Domingues, Grône, pour «Une vie ne vaut rien mais rien ne vaut une vie», Lucien Zumofen, Vercorin, pour «Point de vue»

Catégorie 19-20 ans

1er prix: Eric Bonvin, Conthey, pour «Palpicorce étante».

Jacques Tornay, président de l’AVE a par ailleurs annoncé des récitals de poésie mis sur pied par par la Médiathèque de Sion en février au cours desquels, notamment les écrivains de l’AVE pourront se produire. «Une manière de multiplier les échanges entre les créateurs et le public» comme l’a précisé Mme Viaccoz représentante de la Médiathèque qui avait fait le déplacement de Sierre.

 

 

Repost 0
jean-marc theytaz - dans littérature
commenter cet article
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:06

Jean Starobinski, une figure légendaire de la critique universitaire en Suisse romande et en francophonie, qui avec Marcel Raymond, Jean Rousset, Albert Béguin, Georges Poulet et bien d’autres a marqué de son empreinte toute une époque.

Les éditions Zoé viennent d’éditer un coffret «Entretiens avec Jean Starobinski» comprenant deux CD et un livret avec des textes passionnants, un document incontournable.

Dans ces entretiens on peut entendre la voix de Starobinski de 1952 à 2006: il interroge Paul Ricoeur, Paul Eluard... ou répond aux questions de Jacques Bofford, Yvette Z’Graggen, Jean-Luc Rieder ou Isabelle Rüf.

L’homme est passionnant, attachant, simple et captivant: «le timbre est lumineux, la voix chaleuresue, le débit suit la pensée, la réflexion précise est topujours éclairante» nous dit Caroline Coutau. Les thèmes abordés sont multiples et très diversifiés: qu’il parle de Rousseau et de l’origine des langues, du clown artiste, saltimbanque génial et contradicteur dans une une société uniforme et standardisée, de la place de l’intellectuel, de la figure énigmatique de Franz Kafka, de la mélancolie de Hamlet, de la peur, l’angoisse et ses dédales chez Paul Ricoeur..., Jean Starobinski sait nous faire cheminer dans sa pensée, avec un rythme entrainant, un argumentaire convaincant, une émotion toujours présente.

Starobinski est né à Genève en 1920. Il suivra une formation classique et fera un doctorat sur Jean-Jacques Rousseau. Il enseignera à l’université de Baltimore, de Bâle, et pendant près de trente ans à l’université de Genève. Son ensiegnement apportera des «vues inédites sur de grandes œuvres du passé ou sur des parcours thématiques qui permettent de traverser les époques et d’aborder tous les arts». La poésie l’a beaucoup intéressé, notamment Pierre Jean Jouve, Philippe Jaccottet, Yves Bonnefoy,Ramuz, Cingria, Chappaz... un véritable univers littéraire, de force et de sensibilité.

Signalons qu’à l’occasion du 90ème anniversaire de Jean Starobinski, les Archives littéraires suisses lui consacrent deux jours de colloque, le 19 novembre à Berne et le 20 novembre à Genève. «Entretiens avec Jean Starobinski», un coffret contenant 2 CD et 1 livret, aux éditions Zoé, Genève.

.

Repost 0
jean-marc theytaz - dans littérature
commenter cet article
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:00

0129543e-1--copie-1.JPGOrganisée par les «Pèlerins suisses romands de Terre Sainte» une exposition de peinture nous propose à l’Hôtel de Ville de Sierre de découvrir les œuvres de l’abbé Bernard Dubuis. Ce dernier a déjà exposé en divers endroits du Valais et a notamment illustré deux receuils de poèmes de l’abbé Gilbert Zufferey. Les ventes auront lieu en faveur de L’association «Les Amis de la Crèche de Bethléem» qui aide financièrement la Crèche de Bethléem en Palestine.

Dirigée par les Filles de la Charité, cette institution accueille jusqu’à 120 enfants pauvres ou orphelins dont 50 vivent en internat.

L’équipe d’encadrement offre l’amour, la sécurité, les

soins et l’éducation à tous ces jeunes démunis: «Je sais des régions/Faites de sable assoiffé/En attente de rosée./«Les Ailes de la Nuit» de Gilbert Zufferey.

L’exposition de Bernard Dubuis nous offre une soixantaine d’aquarelles récentes: «il s’agit de jeux de couleurs de couleurs blanche, bleue, sculptée par des bruns, des bleus-marine, des gris de Pen, des ocre.... J’ai travaillé sur plusieurs triptyques de format 10/15 qui peuvent se décliner en lecture autant verticale qu’horizontale, individuellement ou par séries. Les titres des tableaux ont été tirés des vers de Gilbert Zufferey et offrent un chemin de lecture cohérent et harmonieux.» nous dit l’abbé Bernard Dubuis.

Ses aquarelles nous invitent à la méditation, à la contemplation, au silence, à laisser descendre en nous une sorte de sérénité et paix intérieure qui nous envahissent petit à petit: des déclinaisons, nuances, variétés de couleurs qui s’agencent et se structurent presque de manière musicale pourrait-on dire, avec des points forts, des crescendo, des plages plus apaisées. Les aquarelles de Bernard Dubuis ont parfois cette respiration propre aux vitraux des églises, avec la lumière qui devient souffle et substance, voyage et nourriture intérieure. Jean-Marc Theytaz

Exposition de Bernard Dubuis, Hôtel de Ville de Sierre, jusqu’au 18 novembre, en faveur des «Amis de la Crèche de Bethléem».

Jeux de lumières et de couleurs avec Bernard Dubuis.

Repost 0
jean-marc theytaz - dans littérature
commenter cet article
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 20:38

Au centre du jour

sur les vagues glaciaires et la montagne bleue

les soubresauts de la saison

les lanières du vent dans tes cheveux défaits

les errances des  heures tièdes

les coups de boutoir du foehn endiablé

les promenades d'octobre sur les tapis

de feuilles jaunies

et le souvenir

dans les longues allés violacées de la nostalgie

Repost 0
jean-marc theytaz - dans littérature
commenter cet article