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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 22:52

Un recueil de poésie c’est toujours un évènement, comme un enfantement: on y met une part de soi-même, on y essaie de communier avec les autres, avec le monde, on trace un itinéraire, si petit soit-il. La Valaisanne Nicole Coppey nous offre ainsi un nouvel ouvrage de poésie, aux éditions Jets d’Encre en France; «Univers mystère».

Un ouvrage tout d’équilibre, de rythme, de découvertes calligraphiques, qui correspond à la trajectoire de Nicole Coppey qui est musicienne de profession, qui donne des conférences en Suisse, en France et ailleurs et qui en Valais prépare notamment les jeunes aux études de la Haute Ecole Pédagogique.

Musicienne, artiste et pédagogue musicale, Nicole Coppey crée sa propre philosophie à partir des pédagogies musicales actives, principalement Orff et Willems, mais également Kodaly, Martenot, Dalcroze... Son travail de recherche l’amène notamment à analyser les portées thérapeutiques de la musique, ses incidences avec la kinésiologie, l’ethno...

Pour Nicole Coppey «la poésie reste une source de création profonde, dans une interaction poésie-musique qu’elle interprète avec la connivence des musiciens qui l’accompagnent. Sa sensibilité et sa conviction du message profondément authentique des musiques du monde l’inspire dans le développement de concepts novateurs.» Nicole Coppey a ainsi publié plusieurs recueils mais sa soif de connaître et d’innover l’emmène aussi vers des formes poétiques audiovisuelles. A Sion elle ouvre en 1997 sa propre école

«Un, Deux, Trois, Musiques...», mettant en exergue la création et l’expression artistique. La musique, l’art et la personne sont au centre de ses préoccupations. On le voit un parcours riche d’expériences pédagogiques, philosophiques, humaines, toujours en adéquation avec l’authenticité et la spontanéité que chacun porte en soi. Son dernier ouvrage représente une étape de plus dans ce cheminement, avec cette approche particulière propre aux calligrammes dans lesquels le poème prend une forme graphique qui lui est propre, et qui peut apporter mouvement, couleur et vie supplémentaire au texte. «Univers mystère» de Nicole Coppey, aux éditions Jets d’Encre.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 22:39

Elisabeth Jobin, pour son premier livre, nous propose de découvrir «Anatomie de l’hiver» aux éditions de l’Aire: un premier roman réussi, qui allie inventivité et poésie, force de création et innovation.

Elisabeth Jobin a grandi dans le Jura bernois et elle étudie actuellement à la Faculté de lettres à Berne après un bachelor à l’Institut Littéraire Suisse.

Ce premier roman met en scène un certain Michaël, qui un matin de décembre s’en va de son village. Une quête initiatique, qui va peut-être pousser les autres gens du village à se poser des questions, à se regarder en face, à s’interroger sur leur vécu rigide et leur trajectoire existentielle, sur le réel et l’imaginaire, qui va les inciter à se demander qui ils sont, si la vie n’est peut-être pas mieux, en tout cas autre ailleurs, dans cet univers qui n’est plus le même, évolue dans d’autres dimensions, avec d’autres valeurs... personne ne sait où Michael va mais quelque chose est changé, une sorte d’équilibre s’est rompu. Emily sa sœur nous conte des histoires captivantes, qui parlent d’eux, de leurs chamboulements intérieurs; les deux maîtresses de Michaël sont elles aussi affectées...

La nature occupe une grande place dans cet ouvrage, les femmes, les hommes, les enfants, y sont alliés, en font partie intégrante, participent de ses métamorphoses, de ses respirations, de ses infinis, de ses générosités et de ses violences .., et puis cette cabane qui traverse les saisons, qui abrite tous lespérégrinations intérieures: «la nature est si bouillonnante tout en demeurant figée, si avalante, que les sensations, les sentiments et les états d’âme des personnages se retrouvent en elle sans se décomposer, mais en évoluant, comme elle. Les relations s’entremêlent, elles s’entretissent,, elles s’entrechoquent...». Hommes et animaux ont des affinités, se parlent par gestes et cris, immobilité et mouvement, la forêt est pofonde, la neige lumineuse ou hagarde,tout grouille d’une vie incessante, parfois cachée, parfois criante, mais toujours présente.

Un roman de fraîcheur poétique et d’étrangeté, d’imagination, de transparence et de gravité, «Anatomie de l’hiver», de Elisabeth Jobin, aux éditions de l’Aire.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:36

Les éditions Zoé à Genève, un pilier de notre monde éditorial en Suisse romande, publie de nombreux auteurs romands, comme Jean-Marc Lovay, Michel Layaz par exemple, mais également des suisses alémaniques comme Matthias Zschokke ou Robert Valser.

Nombre d’entre eux ont d’ailleurs reçu des prix prestigieux comme Matthias Zschokke. Mais Zoé travaille également au-delà de nos frontières notamment avec le dernier livre de Brian Chikwava qui vient d’écrire «Harare Nord».

Un auteur qui vit à Londres et a gagné le Caine Prize en 2004, pour un recueil de nouvelles; «Harare Nord» est son premier roman et a été traduit de l’anglais par Jimenez Morraws.

Le livre raconte l’arrivée à Londres depuis le Zimbabwe, d’un homme en quête d’un lieu où vivre «dignement», un homme «effronté, arrogant, manipulateur, incorrect, menaçant, tordu, mais aussi caustique, brillant, un peu sexy et drôle...» un individu atypique qui a de l’énergie à revendre et des ambitions à assouvir. Il viendra d’abord chez un compatriote, mais il le jugera peu amène et s’installera dans un squat. Là il trouve des personnages singuliers, parmi lesquels une jeune femme qui «loue» son bébé aux femmes qui cherchent un appartement auprès des services sociaux. On suivra le héros dans les dédales de Londres, avec moult péripéties, rebondissements, épisodes cocasses, avec toujours un esprit ironique, agressif ou féroce, poétique aussi, bref un héros dérangeant, qui ne ménage pas ses surprises, et tient le spectateur en haleine

«Harare Nord» de Brian Chickwava aux éditions Zoé,Genève.

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:50
 «L'écrivain est le garant du langage»

LITTERATURE Poème d'amour moderne, «Le cri de Riehmers Hofgarten» de Bastien Fournier met en oeuvre un style personnel touchant portant à l'universel.

Après «La Terre crie vers ceux qui l'habitent» et «Salope de pluie», «Le Cri de Riehmers Hofgarten» ferme la trilogie de Simon, initiée par Bastien Fournier. ldd

L'écrivain valaisan Bastien Fournier vient de sortir un nouveau roman aux Editions de l'Hèbe. On y retrouve le héros principal Simon, qui a vécu quelques mois en Allemagne. Un récit très bien rythmé, une écriture presque théâtrale, qui emmène le lecteur dans les dédales d'une aventure d'écriture et sentimentale enlevée. Le quotidien et l'amour s'y croisent, se parlent, se neutralisent, l'interrogation se fait profonde... mais chaque jour il s'agit avancer, à la découverte de l'Autre et de soi- même.

Votre dernier roman met en scène Simon, votre personnage récurrent, dans un quartier de Berlin, Riehmers Hofgarten. Simon est mal dans sa peau; il crie contre les murs qui s'érigent autour de lui, cette forme de silence, de solitude qui l'habitent, mais pourtant il doit écrire... Quelle est la place de l'écrivain dans la société d'aujourd'hui, selon vous?

L'écrivain est à mon sens celui qui pèse ses mots; par excellence, il est le garant du langage, de sa force et de sa faiblesse, de ses permanences et de ses évolutions. L'écriture littéraire est un domaine où les mots, les phrases, existent aussi pour eux-mêmes. Par là, l'écrivain tempère la parole médiatique et publicitaire à laquelle nous sommes soumis chaque jour et à laquelle nous pouvons avoir tendance à nous conformer. En fait, l'écrivain est peut-être là pour rappeler que le langage, la faculté de dire, de penser et d'exprimer ce que l'on pense, est une chose précieuse. Si cet outil est souvent galvaudé, il ne me paraît pas aberrant, de temps à autre, de rappeler qu'il peut aussi ne pas l'être. L'écrivain a donc comme fonction, me semble-t-il, de dire de manière construite les choses qui lui paraissent importantes; il peut le faire plus ou moins bien, plus ou moins honnêtement et avec plus ou moins de succès. Mais à la fin, il aura dit quelque chose plutôt que de se taire. Il ne se sera pas soumis à tout ce qui nous pousse au silence ou à la parole vide de sens, le non-dit, la peur (des autres, de soi-même) et la futilité.

On retrouve Simon dans ses pérégrinations à travers l'Europe, Paris, Bruxelles, Rome, le Valais... et son histoire d'amour avec Aélia, la musicienne harpiste qu'il aime mais qui devant ses interrogations et ses questionnements, ses doutes et ses peurs, s'éloigne peu à peu... L'amour, la mort, l'absence, des thèmes qui vous sont chers?

Je crois qu'il n'y a pas de littérature sans amour, de même, me semble-t-il, qu'il n'y a pas d'amour sans littérature, ou du moins sans discours: l'amour qui se cache et qui se tait me paraît un amour tronqué. La littérature comme je la conçois cherche précisément ce qui se cache et se tait pour le mettre au jour et le faire exister pleinement. Quant à la mort et à l'absence, elles ne sont que des corollaires de l'amour, puisqu'ils sont privation des choses et des êtres auxquels on est attaché par amour. En fait, l'absence est une expression, en négatif, de l'amour.

Existe-t-il dans vos écrits une forme de chronique de l'errance, de «pérégrination ambulatoire», propre au philosophe, poète qui questionne perpétuellement le monde dans lequel il vit?

Sénèque dit avec raison qu'à traverser les mers, on change de pays, mais qu'on ne change pas d'âme. Je pense néanmoins que pour sonder la profondeur de cette pensée il est nécessaire de l'expérimenter. La pérégrination, ou l'errance, à laquelle se livre mon personnage n'est autre qu'une recherche de soi-même à travers la diversité des paysages et des personnes.

Le voyage géographique, temporel, intérieur, fait-il partie intégrante de votre parcours de vie, de votre projet éditorial?

Nous vivons aujourd'hui dans un monde globalisé; il n'y a pas de raison, me semble-t-il, que la littérature résiste à ce fait. Je ne crois pas m'intéresser au récit de voyage en tant que tel, mais plutôt aux conséquences, bénéfiques à mes yeux, que peuvent avoir les déplacements et les incertitudes auxquelles sont soumises les jeunes générations.

Comment voyez-vous votre avenir littéraire?

Je vais continuer d'écrire.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:39

 "Salope de pluie », voilà le titre d'un ouvrage de Bastien Fournier paru en 2006, un auteur  qui a à son actif plusieurs romans aux Editions de l’Hèbe et des pièces de théâtre, dont « La Ligne Blanche & Genèse 4 »  qui sont sorties aux Editions Faim de siècle à Fribourg.

Rêve et réalité

Pluralité d’une réalité qui est multiple, diversifiée, superposée par couches, par climats, par étagements de rêves et de sentiments, Simon, le personnage du roman poursuit sa quête : « Il y a ce qu’on veut. Et il y a ce qu’on peut. Simon a des aspirations. Qui ne sont peut-être pas les siennes mais qu’il s’efforce d’assouvir. L’écrivain raconte-t-il ce qu’il a vécu ou vit-il pour raconter ? » Une interrogation essentielle qui démontre le flou dans lequel avance le héros ou l’antihéros du roman, confronté aux contingences de la vie, aux cadres rigides d’une société par trop formatée, une société qui impose plus qu’elle ne propose, avec ces flottements existentiels qui nous emportent et nous enveloppent au quotidien. Peut-être est-ce cette liberté qui est source d’angoisse, cette liberté de Kierkegaard, trop grande et trop immense pour un être humain qui se cherche, questionne, interroge, se trouve en quête de bonheur.

Et puis il y a la présence concrète et épaisse d’une réalité matérielle, la présence optique parfois obsédante des objets, leurs formes, couleurs, composition, leur largeur, leur profondeur, leur hauteur, la gomme, le tableau, la rue, la pluie, le café, la goutte d’encre… présence de la matière, recul ou absence de l’humain : « Il n’y a de réalité que dans le détail et le particulier. Des faits, des faits, des faits… » Et puis l’auteur nous parle de l’écriture, la littérature, qui nomme, dit, répertorie, peut construire et défaire à la fois : « Ecrire, c’est agir. Agir, c’est réagir. Char. Dans la rue, un klaxon à deux tonalités s’accroît, puis diminue, puis disparaît. On n’entend plus dans l’appartement que la mine qui évolue en crissant sur le papier. Proust, la claustration, l’asthme. Au-dehors, il pleut… » Parallèlement à l’écriture, à cette existence parfois décousue, errante, délitée, il y a aussi cet amour pour la musique, Ravel, Debussy, Vivaldi, Saint-Saëns… et puis le théâtre de Tchekov et tous les autres. Après Paris, on retrouve dans ce roman le Valais, Martigny, Fully, Sion, Valère et Tourbillon… tout un microcosme dans lequel le lecteur peut retrouver des repères, des points de rencontre ou d’égarement avec Simon, toujours en mouvement, toujours en questionnement, la vie, la mort, le théâtre, la naissance d’un enfant, l’amour qui va qui vient et puis en filigrane, la carrière, l’indépendance financière qui n’est pas une sinécure. L’écriture avance sur un rythme élevé, binaire, ou énumératif, nous introduisant irrémédiablement dans la quotidienneté de Simon, avec force, avec vigueur, avec insistance, trop parfois. Les êtres, les éléments, le temps, l’espace s’enchaînent et nous livrent leur histoire. Le lecteur est parfois désorienté quand l’ellipse est trop appuyée mais il reprend vite pied, dans cette quête d’un bonheur aussitôt perdu que deviné.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:25

Leyla Tatzber vient de publier aux éditions de l’Hèbe un ouvrage intitulé «Rondes»: l’auteur qui est née «berbère» en Auvergne vit actuellement à Genève.Amoureuse des lettres elle suit une formation en littérature allemande à l’université de Toulouse. Elle a également obtenu un diplôme d’études supérieures en Psychologie et Sciences de l’Education à Genève.

Le livre «Rondes» rassemble neuf nouvelles, des récits courts, rythmés, avec une écriture nerveuse et elliptique par moments qui nous donne à découvrir un monde animé et dynamique, sombre et joyeux, coloré et pluriel. Les sujets et thèmes traités tournent autour de la création, de différents épisodes de la mythologie, des pérégrinations de la pensée et des voyages intérieurs du rêve. Le cycle temporel des heures occupe une place importante, car « à l’aube naissante et au soleil couchant, la pensée créatrice peut s’immiscer. Ce recueil fait tourner comme une ronde le monde intérieur des personnages que l’imaginaire et la créativité ramènent à la vie.» Le réel et l’imaginaire sont tout proches, ils se mêlent parfois, ouvrent de nouveaux horizons, le narrateur avance à pas feutrés dans une existence qui offre des moments de solitude et des îles de plénitude, des interrogations et des divagations, des questionnements et des envols. La nouvelle est un genre concis et rapide, il faut avancer rapidement, même dans les moments essentiels, ceux de la crise et du dénouement, avec toujours ce suspense qui permet au lecteur de surfer sur l’infini des mondes parallèles ou intérieurs.

«Rondes» de Leyla Tatzber, aux éditions de l’Hèbe.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:23

Laurent Schlittler n’est pas un novice en littérature: il est en effet actif dans domaine des lettres depuis une dizaine d’années en Suisse romande, ayant écrit un roman «On est pas des guignols» en 2004.

Parallèlement, comme ce monde de l’édition le fascinait il a également créé une maison d’édition qui s’appelle «Novarino» qui a déjà publié de nombreux ouvrages.

Aujourd’hui Laurent Schlittler nous offre un roman «Séjour à la nuit»: un vrai dépaysement dans l’île d’Ibiza, l’île de tous les rêves, de tous les voyages, de tous les fantasmes aussi. Un séjour de vacances qui va prendre un tour romanesque avec tout d’abord un décor merveilleux, les forêts de pins qui rythment le paysage jusqu’au bleu cobalt de la mer étale, le silence qui «bruisse» dans un air transparent, l’étendue et l’espace qui se distendent, tout concourt à créer une atmosphère propice aux rencontres, aux relations humaines, aux découvertes inédites et surprenantes.

Le roman nous rapporte l’histoire de deux couples et trois enfants qui se trouvent voisins dans cette île, et qui ont repéré, semble-t-il, des signes de bonne entente et de rencontre conviviale et fraternelle. Il y a aussi la maison où ils se retrouvent, qui surplombe la mer, ses alentours paradisiaques, sa chaleur intime. Les heures s’égrènent, le temps file partagé entre la plage, les repas , la sieste, bref de quoi laisser vagabonder son âme, son esprit, ses pensées, faire des détours dans le possible imaginaire de l’autre, inventer et s’inventer des histoires... Et parfois plus l’on s’approche de l’autre plus les risques de s’y confronter et d’entrer en conflit augmentent, et les disputes surgissent.

La parole et ses dédales vont prendre une grande place entre les protagonistes, parole qui nomme, qui donne vie, qui explique, qui déchire, qui met à nu, qui donne naissance mais qui peut également apporter la mort. Sous la réalité brute et existentielle des personnages, des secrets qui vont émerger, et parfois faire mal. Des rêves qui s’effondrent, des espérances qui s’érodent et le vent de l’habitude et de la lassitude. A découvrir. Jean-Marc Theytaz

«Séjour à la nuit» de Laurent Schlittler, aux éditions de l’Aire.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:20

013334r3[1]Il y a dix ans mourait Maurice Métral, écrivain valaisan connu largement au-delà de nos frontières cantonales. L’un si ce n’est le premier homme de plume de notre canton à vivre de ses livres.

A son actif des dizaines de romans, près d’une centaine, qu’il a écrits au long de sa carrière qui fut très longue.

Au début de son existence Maurice Métral travailla sur les chantiers, puis il fut professeur, correcteur, journaliste, rédacteur en chef de la Feuille d’Avis avant de vivre de sa plume.

Son rayonnement hors des frontières fut très grand, notamment grâce à France Loisirs qui vendait ses livres par abonnement et qui comptait plusieurs dizaines de milliers de lecteurs. En entrant dans ce réseau de diffusion Maurice Métral toucha un public important qui aimait sa manière d’écrire et de raconter des histoires.

Car Maurice Métral aimait le Valais de manière viscérale; il y avait ses racines, comprenait ses traditions et y était profondément attaché. Le Valais avec ses paysages diversifiés, ses reliefs mouvementés et tourmentés, la paysannerie de montagne avec son climat rude, sa société qui vivait pratiquement en autarcie. Il appréciait également le caractère bien trempé de ses habitants, leur rudesse, leur opiniâtreté, leur robustesse, leur silence aussi, celui des gens de la montagne, tout un ensemble de valeurs que l’on retrouvait dans ses récits, souvent des romans d’amour et de déchirure, des tragédies avec des connotations aussi parfois théâtrales.

Métral a donné une image traditonnaliste du Valais, ce que lui ont reproché certains: ce qui est sûr c’est que nombre de lecteurs retrouvaient dans ses ouvrages une part de leur existence, relatée avec bonheur, vivacité, originalité.

Après son décès plusieurs inédits de poésie furent encore édités, aujourd’hui un ses romans sont pratiquement tous épuisés, à part quelques-uns.

Maurice Métral a marqué les lettres de notre canton, son œuvre a fait des milliers de lecteurs heureux, émus, qui ont trouvé dans ses livres des moments de rencontre avec notre Valais si riche et profond.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:08

Que  ce soit dans les conflits armés, les problèmes économiques, les difficultés diplomatiques, tout se joue désormais au plan planétaire, avec en point de mire le recours fréquent à une entité commune, l’ONU. Une organisation à l’échelle mondiale qui intervient lorsque les enjeux sont majeurs et que les solutions internationales ont peine à trouver leur chemin.

L’ONU est souvent critiquée; on lui reproche son inefficacité, son caractère relativement informe, son manque de pouvoir concret sur le terrain.

Et pourtant elle est fréquemment mise à contribution lorsque l’on ne trouve pas de terrain d’entente entre des Etats.

Avec les sables mouvants dans lesquels nous avançons maintenant, notamment sur le plan de l’émergence de grands pays comme le Brésil, la Chine, l’Inde.... les frottements politiques sont légion et les luttes d’influence requièrent des engagements très forts de la part des pays aux quatre coins de la planète.

Pour arbitrer certains conflits, échafauder des plans de paix ente pays en guerre, l’ONU représente un interface et une plate-forme commune idéale malgré les faiblesses dont on l’affuble.

La question est de savoir en fait comment donner plus d’influence et de pouvoir à l’ONU?

La question est épineuse, et la représentation des pays au sein de l’organisation des Nations Unies a toujours posé problème.

Le jour, par exemple, où les forces internationales, les casques bleus, pourront intervenir avec plus de latitude et de puissance dans le monde, l’ONU aura acquis une nouvelle dimension au niveau planétaire pour le plus grand bien de l’édification de la paix.

 

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jean-marc theytaz
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:06

Les élections présidentielles françaises sont pour 2012, avec la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy qui s’annonce agité et traversé de rebondissements.

En effet avec la crise financière européenne, la stabilité de l’UE, et partant de la France, est plus que relative; la scène internationale est en effet très mouvementée, les relations entre Etats étant de plus en plus remises en question régulièrement, à l’occasion du moindre accrochage diplomatique.

Sur le plan intérieur il y a toujours les interrogations identitaires et le problème sécuritaire qui reviennent avec récurrence sur le devant de la scène.

L’immigration, les difficultés liées à l’islamisation de la société, autant de problèmes auxquels le président Sarkozy doit faire face et qui représentent un défi majeur pour l’Elysée.

Le président a déjà commencé à placer ses pions avec le remaniement ministériel, le renouvellement de mandat du fidèle François Fillon et avec un renforcement de l’appareil à élire que représente l’UMP.

Une des grandes chances de Sarkozy, qui se fait jour en tout cas pour l’instant, est le manque d’unité et le climat délétère qui règne entre les papables socialistes.

Avec un Dominique Strauss-Kahn dont les hésitations sont plus qu’inquiétantes pour ses collègues camarades Segolen Royal ou autre Martine Aubry, les autres candidats à la candidature se tâtent continuellement, se lancent des «fions» et veillent à maintenir le doute et la méfiance entre eux: rien de tel pour baliser une «avenue» vers un renouvellement de quinquennat pour Nicolas Sarkozy.

La course sera cependant certes semée d’embûches et les retournements ne manqueront pas d’ici 2012.

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jean-marc theytaz
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