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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:39

 "Salope de pluie », voilà le titre d'un ouvrage de Bastien Fournier paru en 2006, un auteur  qui a à son actif plusieurs romans aux Editions de l’Hèbe et des pièces de théâtre, dont « La Ligne Blanche & Genèse 4 »  qui sont sorties aux Editions Faim de siècle à Fribourg.

Rêve et réalité

Pluralité d’une réalité qui est multiple, diversifiée, superposée par couches, par climats, par étagements de rêves et de sentiments, Simon, le personnage du roman poursuit sa quête : « Il y a ce qu’on veut. Et il y a ce qu’on peut. Simon a des aspirations. Qui ne sont peut-être pas les siennes mais qu’il s’efforce d’assouvir. L’écrivain raconte-t-il ce qu’il a vécu ou vit-il pour raconter ? » Une interrogation essentielle qui démontre le flou dans lequel avance le héros ou l’antihéros du roman, confronté aux contingences de la vie, aux cadres rigides d’une société par trop formatée, une société qui impose plus qu’elle ne propose, avec ces flottements existentiels qui nous emportent et nous enveloppent au quotidien. Peut-être est-ce cette liberté qui est source d’angoisse, cette liberté de Kierkegaard, trop grande et trop immense pour un être humain qui se cherche, questionne, interroge, se trouve en quête de bonheur.

Et puis il y a la présence concrète et épaisse d’une réalité matérielle, la présence optique parfois obsédante des objets, leurs formes, couleurs, composition, leur largeur, leur profondeur, leur hauteur, la gomme, le tableau, la rue, la pluie, le café, la goutte d’encre… présence de la matière, recul ou absence de l’humain : « Il n’y a de réalité que dans le détail et le particulier. Des faits, des faits, des faits… » Et puis l’auteur nous parle de l’écriture, la littérature, qui nomme, dit, répertorie, peut construire et défaire à la fois : « Ecrire, c’est agir. Agir, c’est réagir. Char. Dans la rue, un klaxon à deux tonalités s’accroît, puis diminue, puis disparaît. On n’entend plus dans l’appartement que la mine qui évolue en crissant sur le papier. Proust, la claustration, l’asthme. Au-dehors, il pleut… » Parallèlement à l’écriture, à cette existence parfois décousue, errante, délitée, il y a aussi cet amour pour la musique, Ravel, Debussy, Vivaldi, Saint-Saëns… et puis le théâtre de Tchekov et tous les autres. Après Paris, on retrouve dans ce roman le Valais, Martigny, Fully, Sion, Valère et Tourbillon… tout un microcosme dans lequel le lecteur peut retrouver des repères, des points de rencontre ou d’égarement avec Simon, toujours en mouvement, toujours en questionnement, la vie, la mort, le théâtre, la naissance d’un enfant, l’amour qui va qui vient et puis en filigrane, la carrière, l’indépendance financière qui n’est pas une sinécure. L’écriture avance sur un rythme élevé, binaire, ou énumératif, nous introduisant irrémédiablement dans la quotidienneté de Simon, avec force, avec vigueur, avec insistance, trop parfois. Les êtres, les éléments, le temps, l’espace s’enchaînent et nous livrent leur histoire. Le lecteur est parfois désorienté quand l’ellipse est trop appuyée mais il reprend vite pied, dans cette quête d’un bonheur aussitôt perdu que deviné.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:25

Leyla Tatzber vient de publier aux éditions de l’Hèbe un ouvrage intitulé «Rondes»: l’auteur qui est née «berbère» en Auvergne vit actuellement à Genève.Amoureuse des lettres elle suit une formation en littérature allemande à l’université de Toulouse. Elle a également obtenu un diplôme d’études supérieures en Psychologie et Sciences de l’Education à Genève.

Le livre «Rondes» rassemble neuf nouvelles, des récits courts, rythmés, avec une écriture nerveuse et elliptique par moments qui nous donne à découvrir un monde animé et dynamique, sombre et joyeux, coloré et pluriel. Les sujets et thèmes traités tournent autour de la création, de différents épisodes de la mythologie, des pérégrinations de la pensée et des voyages intérieurs du rêve. Le cycle temporel des heures occupe une place importante, car « à l’aube naissante et au soleil couchant, la pensée créatrice peut s’immiscer. Ce recueil fait tourner comme une ronde le monde intérieur des personnages que l’imaginaire et la créativité ramènent à la vie.» Le réel et l’imaginaire sont tout proches, ils se mêlent parfois, ouvrent de nouveaux horizons, le narrateur avance à pas feutrés dans une existence qui offre des moments de solitude et des îles de plénitude, des interrogations et des divagations, des questionnements et des envols. La nouvelle est un genre concis et rapide, il faut avancer rapidement, même dans les moments essentiels, ceux de la crise et du dénouement, avec toujours ce suspense qui permet au lecteur de surfer sur l’infini des mondes parallèles ou intérieurs.

«Rondes» de Leyla Tatzber, aux éditions de l’Hèbe.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:23

Laurent Schlittler n’est pas un novice en littérature: il est en effet actif dans domaine des lettres depuis une dizaine d’années en Suisse romande, ayant écrit un roman «On est pas des guignols» en 2004.

Parallèlement, comme ce monde de l’édition le fascinait il a également créé une maison d’édition qui s’appelle «Novarino» qui a déjà publié de nombreux ouvrages.

Aujourd’hui Laurent Schlittler nous offre un roman «Séjour à la nuit»: un vrai dépaysement dans l’île d’Ibiza, l’île de tous les rêves, de tous les voyages, de tous les fantasmes aussi. Un séjour de vacances qui va prendre un tour romanesque avec tout d’abord un décor merveilleux, les forêts de pins qui rythment le paysage jusqu’au bleu cobalt de la mer étale, le silence qui «bruisse» dans un air transparent, l’étendue et l’espace qui se distendent, tout concourt à créer une atmosphère propice aux rencontres, aux relations humaines, aux découvertes inédites et surprenantes.

Le roman nous rapporte l’histoire de deux couples et trois enfants qui se trouvent voisins dans cette île, et qui ont repéré, semble-t-il, des signes de bonne entente et de rencontre conviviale et fraternelle. Il y a aussi la maison où ils se retrouvent, qui surplombe la mer, ses alentours paradisiaques, sa chaleur intime. Les heures s’égrènent, le temps file partagé entre la plage, les repas , la sieste, bref de quoi laisser vagabonder son âme, son esprit, ses pensées, faire des détours dans le possible imaginaire de l’autre, inventer et s’inventer des histoires... Et parfois plus l’on s’approche de l’autre plus les risques de s’y confronter et d’entrer en conflit augmentent, et les disputes surgissent.

La parole et ses dédales vont prendre une grande place entre les protagonistes, parole qui nomme, qui donne vie, qui explique, qui déchire, qui met à nu, qui donne naissance mais qui peut également apporter la mort. Sous la réalité brute et existentielle des personnages, des secrets qui vont émerger, et parfois faire mal. Des rêves qui s’effondrent, des espérances qui s’érodent et le vent de l’habitude et de la lassitude. A découvrir. Jean-Marc Theytaz

«Séjour à la nuit» de Laurent Schlittler, aux éditions de l’Aire.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:20

013334r3[1]Il y a dix ans mourait Maurice Métral, écrivain valaisan connu largement au-delà de nos frontières cantonales. L’un si ce n’est le premier homme de plume de notre canton à vivre de ses livres.

A son actif des dizaines de romans, près d’une centaine, qu’il a écrits au long de sa carrière qui fut très longue.

Au début de son existence Maurice Métral travailla sur les chantiers, puis il fut professeur, correcteur, journaliste, rédacteur en chef de la Feuille d’Avis avant de vivre de sa plume.

Son rayonnement hors des frontières fut très grand, notamment grâce à France Loisirs qui vendait ses livres par abonnement et qui comptait plusieurs dizaines de milliers de lecteurs. En entrant dans ce réseau de diffusion Maurice Métral toucha un public important qui aimait sa manière d’écrire et de raconter des histoires.

Car Maurice Métral aimait le Valais de manière viscérale; il y avait ses racines, comprenait ses traditions et y était profondément attaché. Le Valais avec ses paysages diversifiés, ses reliefs mouvementés et tourmentés, la paysannerie de montagne avec son climat rude, sa société qui vivait pratiquement en autarcie. Il appréciait également le caractère bien trempé de ses habitants, leur rudesse, leur opiniâtreté, leur robustesse, leur silence aussi, celui des gens de la montagne, tout un ensemble de valeurs que l’on retrouvait dans ses récits, souvent des romans d’amour et de déchirure, des tragédies avec des connotations aussi parfois théâtrales.

Métral a donné une image traditonnaliste du Valais, ce que lui ont reproché certains: ce qui est sûr c’est que nombre de lecteurs retrouvaient dans ses ouvrages une part de leur existence, relatée avec bonheur, vivacité, originalité.

Après son décès plusieurs inédits de poésie furent encore édités, aujourd’hui un ses romans sont pratiquement tous épuisés, à part quelques-uns.

Maurice Métral a marqué les lettres de notre canton, son œuvre a fait des milliers de lecteurs heureux, émus, qui ont trouvé dans ses livres des moments de rencontre avec notre Valais si riche et profond.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:08

Que  ce soit dans les conflits armés, les problèmes économiques, les difficultés diplomatiques, tout se joue désormais au plan planétaire, avec en point de mire le recours fréquent à une entité commune, l’ONU. Une organisation à l’échelle mondiale qui intervient lorsque les enjeux sont majeurs et que les solutions internationales ont peine à trouver leur chemin.

L’ONU est souvent critiquée; on lui reproche son inefficacité, son caractère relativement informe, son manque de pouvoir concret sur le terrain.

Et pourtant elle est fréquemment mise à contribution lorsque l’on ne trouve pas de terrain d’entente entre des Etats.

Avec les sables mouvants dans lesquels nous avançons maintenant, notamment sur le plan de l’émergence de grands pays comme le Brésil, la Chine, l’Inde.... les frottements politiques sont légion et les luttes d’influence requièrent des engagements très forts de la part des pays aux quatre coins de la planète.

Pour arbitrer certains conflits, échafauder des plans de paix ente pays en guerre, l’ONU représente un interface et une plate-forme commune idéale malgré les faiblesses dont on l’affuble.

La question est de savoir en fait comment donner plus d’influence et de pouvoir à l’ONU?

La question est épineuse, et la représentation des pays au sein de l’organisation des Nations Unies a toujours posé problème.

Le jour, par exemple, où les forces internationales, les casques bleus, pourront intervenir avec plus de latitude et de puissance dans le monde, l’ONU aura acquis une nouvelle dimension au niveau planétaire pour le plus grand bien de l’édification de la paix.

 

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jean-marc theytaz
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:06

Les élections présidentielles françaises sont pour 2012, avec la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy qui s’annonce agité et traversé de rebondissements.

En effet avec la crise financière européenne, la stabilité de l’UE, et partant de la France, est plus que relative; la scène internationale est en effet très mouvementée, les relations entre Etats étant de plus en plus remises en question régulièrement, à l’occasion du moindre accrochage diplomatique.

Sur le plan intérieur il y a toujours les interrogations identitaires et le problème sécuritaire qui reviennent avec récurrence sur le devant de la scène.

L’immigration, les difficultés liées à l’islamisation de la société, autant de problèmes auxquels le président Sarkozy doit faire face et qui représentent un défi majeur pour l’Elysée.

Le président a déjà commencé à placer ses pions avec le remaniement ministériel, le renouvellement de mandat du fidèle François Fillon et avec un renforcement de l’appareil à élire que représente l’UMP.

Une des grandes chances de Sarkozy, qui se fait jour en tout cas pour l’instant, est le manque d’unité et le climat délétère qui règne entre les papables socialistes.

Avec un Dominique Strauss-Kahn dont les hésitations sont plus qu’inquiétantes pour ses collègues camarades Segolen Royal ou autre Martine Aubry, les autres candidats à la candidature se tâtent continuellement, se lancent des «fions» et veillent à maintenir le doute et la méfiance entre eux: rien de tel pour baliser une «avenue» vers un renouvellement de quinquennat pour Nicolas Sarkozy.

La course sera cependant certes semée d’embûches et les retournements ne manqueront pas d’ici 2012.

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jean-marc theytaz
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 15:02

Quand on parle de poésie russe on pense à Maïakovski, Essenine, Mandelstam, Brik, Blok... mais aussi à Anna Akhmatova qui a connu un parcours de vie particulièrement dur et cahotique.

Les éditions «La Dogana» viennent de faire paraître cet automne un recueil de soixante poèmes d’Akhmatova dont la langue précise, sobre, retenue, classique nous donne à découvrir une profondeur d’esprit et de cœur hors du commun. Une noblesse de sentiments qui honore la poétesse qui a traversé tant et tant de malheurs dans sa vie.

Les temps qui suivirent la Révolution russe furent synonymes pour elle de souffrance, malheur, deuil, abandon...

Elle perdit notamment son premier mari, l’écrivain Niolas Goumilev, qui fut fusillé en 1921, puis son fils qui fut envoyé dans les camps. Parallèlement son œuvre était mise à l’indexe et frappée de censure, les critiques s’acharnant sur elle en la traitant de décadente et rebelle. La poétesse fit alors preuve de beaucoup de dignité, grandeur d’âme et de noblesse, dans des situations existentielles très dures et qui lui laissaient peu de chance de trouver une certaine sérénité et paix intérieure.

L’ouvrage publié aujourd’hui a été réalisé et traduit par Marion Graf et José-Flore Tappy pour faire connaître l’œuvre de la poétesse russe au-delà de «Requiem» qui est le plus souvent cité lorsque l’on parle de Anna Akhmatova. Poèmes de tendresse, de souvenirs, de contacts avec la nature, de séparation, poèmes d’amour et de mort... un ouvrage dense et substantiel.Jean-Marc Theytaz

«L’églantier fleurit et Autres poèmes», édtions «La Dogana», de Anna Akhmatova.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:59

Il y a deux ans Sandrine et Jeremy Maes-Bourban de Nendaz faisaient le grand saut et s’engageaient pour quatre ans dans une expérience humanitaire très profonde et riche d’enseignement humain avec E-Changer: en octobre 2008 ils sont ainsi partis à Cochabamba, en Bolivie, pour s’occuper de jeunes enfants en difficulté, en situation de handicap, proposer des solutions concrètes à leurs difficultés familiales, intégrer et développer dans les institutions existantes des programmes simples et efficaces pour l’épanouissement de ces jeunes souvent en recherche d’équilibre existentiel. Educateurs de formation, Sandrine et Jeremy ont constitué autour d’eux un réseau de parrainage qui leur permet d’atteindre leurs objectifs et de vivre durant quatre ans dans les environs de cette ville de plusieurs centaines de milliers d’habitants.

Depuis un mois ils sont de retour au pays de manière temporaire, et nous proposent en guise de bilan de les retrouver dans une soirée rencontre qui aura lieu le 11 décembre à la Salle du CO à Basse-Nendaz. Bien sûr depuis deux ans de nombreux événements sont venus ponctuer le quotidien, avec leur lot de surprises, de découvertes, d’inattendu, voire même d’impromptu.

Un Centre de réhabilitation

«Nous nous occupons actuellement d’un centre de réhabilitation pour les jeunes en situation de handicap, à une soixantaine de kilomètres de Cochabamba. Nous visitons les familles et effectuons avec elles un travail d’assistant social, entre autres, leur apprenant à gérer leur budget, à réaliser les démarches administratives pour leurs enfants handicapés. Il s’agit aussi de leur montrer les différentes façons d’intégrer leurs enfants dans le cadre de la famille, que ce soit par les loisirs, le travail… La réhabilitation est basée sur la communauté, les institutions s’occupant des handicapés sont pratiquement inexistantes en Bolivie; le projet auquel nous participons est porté par des sœurs mexicaines.» nous disent Sandrine et Jeremy. Les mairies locales mènent parallèlement des actions de sensibilisation au handicap qui «est considéré encore souvent comme une malédiction, le résultat d’une faute, d’un péché. Il n’y a pas si longtemps des enfants handicapés ont été tués ou cachés, isolés du reste de la communauté» nous dit Jeremy.

Les deux jeunes éducateurs ont en charge une quarantaine de jeunes près deCochabamba et une quarantaine dans la campagne environnante, qu’ils vont visiter régulièrement.

Sandrine et Jeremy mènent également des actions ponctuelles pour faire prendre conscience à la population de ces problèmes de handicap avec par exemple des marches dans les villages ou un programme télé en quéchua (dialecte) et en espagnol sur les chaînes de télévision locales. Des manières intéressantes de créer des liens plus forts, solides et durables avec la population bolivienne.

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jean-marc theytaz
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:55

Julia et Olivier Taramarcaz exposent actuellement à la Galerie Grande Fontaine à Sion: la fille et le père pour un travail de gravure précis, minutieux, fin, qui nous emmène sur les chemins d’une nature sauvage et profonde.

Les deux artistes, qui sont originaires de Fully, ont déjà exposé à plusieurs reprises ensemble et il est né comme une complémentarité, une complicité, une vision commune d’une certaine approche artistique du paysage, de la nature, de la réalité quotidienne.

Olivier Taramarcaz, en parallèle de la gravure et du dessin, écrit également. Il a publié plusieurs recueils, certains illustrés de ses propres dessins. Une sensibilité toute particulière, ouverte sur le monde qui l’entoure, avec lequel il essaie de communiquer en permanence, qu’il écoute, auquel il prête attention et qu’il tente d’exprimer dans ses textes et ses gravures.

«L’entrevol de brindilles», «Forêt de cils clos», «Muscari au vent des pierres» autant de titres évocateurs pour cette exposition commune à la Galerie Grande Fontaine intitulée «Chemins effacés»:les deux artistes nous parlent de signes, de traces, d’empreintes, d’absences et de souvenirs, d’écritures envolées, de poèmes à naître...autant de jalons pour baliser le temps et l’espace dans lequel nous évoluons. La technique de Julia et Olivier Taramarcaz est soignée, toute de sobriété et de retenue, elle évoque et dit les choses avec simplicité. Jean-Marc Theytaz

Julia et Olivier Taramarcaz à la Galerie Grande Fontaine, Sion, exposition jusqu’à no!el.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 19:14

0209279n-1--copie-1.JPGUnivers de couleurs et de douceur,Isabelle Tabin expose actuellement ses tableaux à la galerie de Sonvillaz à Saint-Léonard,

 

L’artiste, qui habite Savièse depuis de longues années, fut l’élève de Chavaz et on ressent dans ses œuvres cet art de la construction, de la composition fragile et forte, à la fois, cette délicatesse dans le travail des couleurs, cette sensibilité de touche si caractéristique.

Excellente paysagiste Isabelle tabin-Darbellay sait rendre avec doigté dans ses aquarelles et ses huiles toute la sauvagerie et la pureté du Valais; elle en saisit toutes les nuances, celles qui viennent de ses respirations telluriques, les orages de lumières qui nous descendent des montagnes hautes et escarpées qui ceignent la vallée du Rhône.

Avec une grande connaissance technique des étagements de lumières qui construisent nos paysages elle sait faire vibrer sa palette de manière subtile et touchante, musicale et mélodique.

 Une voix intérieure habite ses tableaux et l’on y retrouve la même présence que l’artiste sait faire vibrer dans  ses vitraux, ses images saintes, ses compositions abstraites.... Un souffle venu d’ailleurs, comme une clarté transparente, filtrée, porteuse de pigments inconnus, feutrée ou cristalline, vive, foudroyante, envoûtante.

 

Isabelle Tabin-Darbellay a ausi une prédilection particulière pour la Toscane, Venise, l’Italie, ses collines rythmées, ses plaines infinies, ses couchants et ses aubes magiques.

 

 Le portrait, les natures mortes fascinent aussi l’artiste, le mystère de l’expression, de la composition, du silence qui parfois en dit plus long que tous les romans imaginables.

Une peinture sobre, qui peut être réservée, mais très mature et attachante.

 

Légende de la photo: un vitrail réalisé par Isabelle Tabin-Darbellay, un art dans lequel l'artiste excelle.

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jean-marc theytaz
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