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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 20:50

Brume floconneuse

 la vallée du Rhône déroule ses parchemins vitreux

le silence donne naissance

à une douce mélodie flûtée

les mains jointes

longer le fil des heures

le regard ouvert

sur l'impatience de ne plus s'appartenir

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jean-marc theytaz - dans littérature
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 20:43

L’Atelier Espace Couleur à Anzère nous propose jusqu’au 10 avril de découvrir les tableaux de Angèle Ruchti, une artiste née à Zurich, et qui est établie dans la station valaisanne depuis 1998.

Angèle Ruchti a suivi une formation de peinture et de pédagogie à l’école Assenza à Dornach et travaille actuellement entre Anzère et Uberlingen où elle a un second atelier; elle y dispense des cours de peinture et y rencontre et forme de nombreux artistes.

L’exposition actuellement proposée à Anzère se décline sur une thématique alliant les montagnes et le bouquetin. «Pendant tout l’hiver 2010, cinq bouquetins ont séjourné durant des mois au Chamossaire au-dessus de la piste de ski de la Combe. Tous les jours j’ai pu observer le plus grand que j’ai nommé Ary. Le 22 mars 2010 une avalanche a emporté et tué Ary.Il avait onze ans et sa mort m’a très touchée. J’ai ainsi fait plusieurs peintures pour Ary ainsi que des eaux-fortes du Chamossaire et des autres bouquetins. Au printemps, j’ai réalisé des peintures avec des couleurs vives et des tulipes qui étaient dans un vase dans mon atelier d’où je peignais mes toiles.»

La technique utilisée par Angèle Ruchti est essentiellement la tempéra à l’œuf, qui assemble les avantages à la fois de l’aquarelle et de l’huile. Il s’agit d’une peinture à l’huile soluble à l’eau, le jaune d’œuf étant une émulsion eau-huile parfaite. L’artiste travaille avec cette technique depuis six ans. Angèle Rutchi accorde une grande attention à la nature avec laquelle elle vit en symbiose: «j’essaie de vivre et de peindre le présent, l’avenir vient à ma rencontre dans le présent et la peinture m’aide à le concrétiser activement.» Angèle Ruchti, parallèlement à ses tableaux figuratifs, réalise également des compositions abstraites. Jean-Marc Theytaz

Exposition de Angèle Ruchti, Atelier Espace Couleur, Place du Village 9, Anzère, jusqu’au 10 avril.

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jean-marc theytaz
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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 23:22

Le Château de Venthône offre avec sa galerie la possibilité aux artistes de notre canton de mettre en valeur leurs œuvres dans un lieu chaleureux, accueillant, lumineux. Artistes bas-valaisans et artistes haut-valaisans s’y croisent comme maintenant avec l’exposition de Andreas Henzen. Originaire de Baltschieder, Anderas Henzen a d’abord travaillé comme enseignant primaire pendant quelques années avant de suivre l’Ecole cantonale des Beaux-Arts à Sion. Depuis il peint constamment avec en annexe des travaux effectués en archéologie. Son atelier se trouve actuellement à Saint-German.

Le peintre haut.valaisan se consacre essentiellement aux «symboles, aux signes et à leur structure. Semblables aux hiéroplyphes, ceux-ci fonctionnent comme gardiens de la mémoire» nous dit Muriel Constantin, historienne d’art. Les traces, les empreintes, les écritures sont le garant quelque part de «l’existence» par l’intermédiaire d’une mémoire qui enferme le temps et l’espace, les circonscrit, leur apporte forme, relief, leur octroie un poids particulier. Trait d’union entre choses passées, absentes, entre la mort et la vie, les signes qui ont leur propre langage dilatent en quelque sorte le temps tout en le rendant plus concret. «L’événement pictural circonscrit dans le carré, le rectangle, a lieu dans la toile. Il s’impose au regard par cet air de silence monochrome, interstice entre l’environnement quotidien et la poésie d’une image mentale..» nous dit Miryam Polatti. La lecture des tableaux de Andreas Henzen peut se faire à plusieurs niveaux tant les couches se superposent et se complètent, se prolongent, comme un palimpseste ... «Il surgit une étrange géographie suggestive de territoires culturels inscrits dans notre mémoire,, au-delà des icônes fortement valorisées de notre temps». Mais l’artiste haut-valaisan laisse une large part à ses propres territoires, son univers imaginaire personnel, qui fait que son alphabet nous parle de temps oubliés, de temps à venir, de territoires à explorer.

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jean-marc theytaz
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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 17:24

Le fleuve endormi

 

Le sentier d'humus le long du fleuve

rassemble mille pas évanouis

Les buissons de sureau

les bouquets de vernes

les clairièresespacées

les brassées de lumière

inondent ler regard

Sur les pierres

près  des rives

le poids du temps

le limon où sont venues les mésanges

boire à la source

Et le silence du fleuve endormi

ses litanies d'écharpes soyeuses

la douce brise

qui berce notre mélancolie

ta voix ronde

sur l'eau de marbre et de vent

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jean-marc theytaz - dans littérature
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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 16:12

L'internet est devenu incontournable, aussi bien pour le commun des mortels que pour les écrivains.

Nombre d’entre eux ont en effet des sites ou des blogs et dernièrement le Valaisan Christian Michaud a également mis en ligne un site d’écrivain attrayant, plusieurs pages pleines d’informations et d’enseignements sur son activité littéraire, avec biographie, bibliographie, inédits, projets d’écriture... Il va prochainement publier un livre de prose poétique intitulé «Je rampe devant ton fard comme glisse le tueur dans la pénombre» aux éditions Persée.

Dynamique et diversifié

Une simple visite de quelques minutes permet de se faire rapidement une idée de son trajet littéraire.

Né dans le val de Bagnes, Christian Michaud suivra des études universitaires de Lettres et de Méthodologie pour l’enseignement des langues; il sera ainsi professeur de français et d’allemand dans un cycle d’orientation durant trente ans, dispensant des cours de français et d’allemand. Entre 1982 et 1987 il publiera trois livres, notamment aux éditions Zoé un roman intitulé «Nécrose», un recueil de poésie «Les langages de la mort» et un récit nommé «Carcan». Parallèlement à ces activités il participera à des créations poétiques notamment et signera des critiques de peinture contemporaine, par exemple sur Ciana dans le Chablais. A partir de 2007 il se consacrera à plein temps à l’écriture et de cet engagement vont naître «Le roman de l’illusoire» aux éditions Persée et un ouvrage de prose poétique qui va paraître en 2011 «Je rampe devant ton fard comme glisse le tueur dans la pénombre». Par ailleurs Christian Michaud prépare la réédition de «Carcan» et a des projets de poésie et de roman. Un écrivain traversé d’énergies, et qui les redonne pleinement dans ses écrits.

Douceur et lignes subtiles pour son dernier ouvrage

Son dernier ouvrage de prose poétique mêle des accents lyriques, esthétiques avec une certaine forme d’érotisme: la nature et la femme se marient, sont en symbiose, en complémentarité, en prolongement, nous offrent des musiques intérieures rythmées d’émotions physiques et sentimentales, de corps et d’esprit: «Guettant sur la surface neigeuse les plis et replis du vallon, par-delà les lignes subtiles des dunes et des monts, il reconnaît la fragile intimité d’une source, où une tendre dépression fait songer à la secrète douceur pubienne, tandis que plus loin, le val se courbe et dessine en son centre les lignes symétriques et arrondies d’un sein. Vers le puits il s’achemine, vers ce creux de chair et d’eau il voudrait disparaître, laissant derrière lui comme une brume létale, un souffle d’inexistence...» . Christian Michaud, un auteur valaisan très dynamique, qui consacre son temps à l’écriture avec passion et ferveur, un écrivain qui pratique plusieurs genres et passe sans difficulté de la poésie au roman, à la nouvelle ou à la prose poétique.

.A découvrir: http://www.christian-michaud.fr

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jean-marc theytaz - dans littérature
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 22:57

Le corps du prunier

noir dans la  vierge prairie

 le givre matinal

l'herbe fauve

 comme un îlot silencieux

qui danse

entre hiver et printemps

un vol de moineaux

 une poignée de cris frêles

au creux de mes mains

le ciel d'anémone

les pages de soie feutrée

¨dans tes yeux et sur ta peau

tout près de moi

je passe

un souffle sur les branches de mélèze

la clairière s'illumine

un premier matin du monde

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jean-marc theytaz - dans littérature
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 22:52

Un recueil de poésie c’est toujours un évènement, comme un enfantement: on y met une part de soi-même, on y essaie de communier avec les autres, avec le monde, on trace un itinéraire, si petit soit-il. La Valaisanne Nicole Coppey nous offre ainsi un nouvel ouvrage de poésie, aux éditions Jets d’Encre en France; «Univers mystère».

Un ouvrage tout d’équilibre, de rythme, de découvertes calligraphiques, qui correspond à la trajectoire de Nicole Coppey qui est musicienne de profession, qui donne des conférences en Suisse, en France et ailleurs et qui en Valais prépare notamment les jeunes aux études de la Haute Ecole Pédagogique.

Musicienne, artiste et pédagogue musicale, Nicole Coppey crée sa propre philosophie à partir des pédagogies musicales actives, principalement Orff et Willems, mais également Kodaly, Martenot, Dalcroze... Son travail de recherche l’amène notamment à analyser les portées thérapeutiques de la musique, ses incidences avec la kinésiologie, l’ethno...

Pour Nicole Coppey «la poésie reste une source de création profonde, dans une interaction poésie-musique qu’elle interprète avec la connivence des musiciens qui l’accompagnent. Sa sensibilité et sa conviction du message profondément authentique des musiques du monde l’inspire dans le développement de concepts novateurs.» Nicole Coppey a ainsi publié plusieurs recueils mais sa soif de connaître et d’innover l’emmène aussi vers des formes poétiques audiovisuelles. A Sion elle ouvre en 1997 sa propre école

«Un, Deux, Trois, Musiques...», mettant en exergue la création et l’expression artistique. La musique, l’art et la personne sont au centre de ses préoccupations. On le voit un parcours riche d’expériences pédagogiques, philosophiques, humaines, toujours en adéquation avec l’authenticité et la spontanéité que chacun porte en soi. Son dernier ouvrage représente une étape de plus dans ce cheminement, avec cette approche particulière propre aux calligrammes dans lesquels le poème prend une forme graphique qui lui est propre, et qui peut apporter mouvement, couleur et vie supplémentaire au texte. «Univers mystère» de Nicole Coppey, aux éditions Jets d’Encre.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 22:39

Elisabeth Jobin, pour son premier livre, nous propose de découvrir «Anatomie de l’hiver» aux éditions de l’Aire: un premier roman réussi, qui allie inventivité et poésie, force de création et innovation.

Elisabeth Jobin a grandi dans le Jura bernois et elle étudie actuellement à la Faculté de lettres à Berne après un bachelor à l’Institut Littéraire Suisse.

Ce premier roman met en scène un certain Michaël, qui un matin de décembre s’en va de son village. Une quête initiatique, qui va peut-être pousser les autres gens du village à se poser des questions, à se regarder en face, à s’interroger sur leur vécu rigide et leur trajectoire existentielle, sur le réel et l’imaginaire, qui va les inciter à se demander qui ils sont, si la vie n’est peut-être pas mieux, en tout cas autre ailleurs, dans cet univers qui n’est plus le même, évolue dans d’autres dimensions, avec d’autres valeurs... personne ne sait où Michael va mais quelque chose est changé, une sorte d’équilibre s’est rompu. Emily sa sœur nous conte des histoires captivantes, qui parlent d’eux, de leurs chamboulements intérieurs; les deux maîtresses de Michaël sont elles aussi affectées...

La nature occupe une grande place dans cet ouvrage, les femmes, les hommes, les enfants, y sont alliés, en font partie intégrante, participent de ses métamorphoses, de ses respirations, de ses infinis, de ses générosités et de ses violences .., et puis cette cabane qui traverse les saisons, qui abrite tous lespérégrinations intérieures: «la nature est si bouillonnante tout en demeurant figée, si avalante, que les sensations, les sentiments et les états d’âme des personnages se retrouvent en elle sans se décomposer, mais en évoluant, comme elle. Les relations s’entremêlent, elles s’entretissent,, elles s’entrechoquent...». Hommes et animaux ont des affinités, se parlent par gestes et cris, immobilité et mouvement, la forêt est pofonde, la neige lumineuse ou hagarde,tout grouille d’une vie incessante, parfois cachée, parfois criante, mais toujours présente.

Un roman de fraîcheur poétique et d’étrangeté, d’imagination, de transparence et de gravité, «Anatomie de l’hiver», de Elisabeth Jobin, aux éditions de l’Aire.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:36

Les éditions Zoé à Genève, un pilier de notre monde éditorial en Suisse romande, publie de nombreux auteurs romands, comme Jean-Marc Lovay, Michel Layaz par exemple, mais également des suisses alémaniques comme Matthias Zschokke ou Robert Valser.

Nombre d’entre eux ont d’ailleurs reçu des prix prestigieux comme Matthias Zschokke. Mais Zoé travaille également au-delà de nos frontières notamment avec le dernier livre de Brian Chikwava qui vient d’écrire «Harare Nord».

Un auteur qui vit à Londres et a gagné le Caine Prize en 2004, pour un recueil de nouvelles; «Harare Nord» est son premier roman et a été traduit de l’anglais par Jimenez Morraws.

Le livre raconte l’arrivée à Londres depuis le Zimbabwe, d’un homme en quête d’un lieu où vivre «dignement», un homme «effronté, arrogant, manipulateur, incorrect, menaçant, tordu, mais aussi caustique, brillant, un peu sexy et drôle...» un individu atypique qui a de l’énergie à revendre et des ambitions à assouvir. Il viendra d’abord chez un compatriote, mais il le jugera peu amène et s’installera dans un squat. Là il trouve des personnages singuliers, parmi lesquels une jeune femme qui «loue» son bébé aux femmes qui cherchent un appartement auprès des services sociaux. On suivra le héros dans les dédales de Londres, avec moult péripéties, rebondissements, épisodes cocasses, avec toujours un esprit ironique, agressif ou féroce, poétique aussi, bref un héros dérangeant, qui ne ménage pas ses surprises, et tient le spectateur en haleine

«Harare Nord» de Brian Chickwava aux éditions Zoé,Genève.

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 22:50
 «L'écrivain est le garant du langage»

LITTERATURE Poème d'amour moderne, «Le cri de Riehmers Hofgarten» de Bastien Fournier met en oeuvre un style personnel touchant portant à l'universel.

Après «La Terre crie vers ceux qui l'habitent» et «Salope de pluie», «Le Cri de Riehmers Hofgarten» ferme la trilogie de Simon, initiée par Bastien Fournier. ldd

L'écrivain valaisan Bastien Fournier vient de sortir un nouveau roman aux Editions de l'Hèbe. On y retrouve le héros principal Simon, qui a vécu quelques mois en Allemagne. Un récit très bien rythmé, une écriture presque théâtrale, qui emmène le lecteur dans les dédales d'une aventure d'écriture et sentimentale enlevée. Le quotidien et l'amour s'y croisent, se parlent, se neutralisent, l'interrogation se fait profonde... mais chaque jour il s'agit avancer, à la découverte de l'Autre et de soi- même.

Votre dernier roman met en scène Simon, votre personnage récurrent, dans un quartier de Berlin, Riehmers Hofgarten. Simon est mal dans sa peau; il crie contre les murs qui s'érigent autour de lui, cette forme de silence, de solitude qui l'habitent, mais pourtant il doit écrire... Quelle est la place de l'écrivain dans la société d'aujourd'hui, selon vous?

L'écrivain est à mon sens celui qui pèse ses mots; par excellence, il est le garant du langage, de sa force et de sa faiblesse, de ses permanences et de ses évolutions. L'écriture littéraire est un domaine où les mots, les phrases, existent aussi pour eux-mêmes. Par là, l'écrivain tempère la parole médiatique et publicitaire à laquelle nous sommes soumis chaque jour et à laquelle nous pouvons avoir tendance à nous conformer. En fait, l'écrivain est peut-être là pour rappeler que le langage, la faculté de dire, de penser et d'exprimer ce que l'on pense, est une chose précieuse. Si cet outil est souvent galvaudé, il ne me paraît pas aberrant, de temps à autre, de rappeler qu'il peut aussi ne pas l'être. L'écrivain a donc comme fonction, me semble-t-il, de dire de manière construite les choses qui lui paraissent importantes; il peut le faire plus ou moins bien, plus ou moins honnêtement et avec plus ou moins de succès. Mais à la fin, il aura dit quelque chose plutôt que de se taire. Il ne se sera pas soumis à tout ce qui nous pousse au silence ou à la parole vide de sens, le non-dit, la peur (des autres, de soi-même) et la futilité.

On retrouve Simon dans ses pérégrinations à travers l'Europe, Paris, Bruxelles, Rome, le Valais... et son histoire d'amour avec Aélia, la musicienne harpiste qu'il aime mais qui devant ses interrogations et ses questionnements, ses doutes et ses peurs, s'éloigne peu à peu... L'amour, la mort, l'absence, des thèmes qui vous sont chers?

Je crois qu'il n'y a pas de littérature sans amour, de même, me semble-t-il, qu'il n'y a pas d'amour sans littérature, ou du moins sans discours: l'amour qui se cache et qui se tait me paraît un amour tronqué. La littérature comme je la conçois cherche précisément ce qui se cache et se tait pour le mettre au jour et le faire exister pleinement. Quant à la mort et à l'absence, elles ne sont que des corollaires de l'amour, puisqu'ils sont privation des choses et des êtres auxquels on est attaché par amour. En fait, l'absence est une expression, en négatif, de l'amour.

Existe-t-il dans vos écrits une forme de chronique de l'errance, de «pérégrination ambulatoire», propre au philosophe, poète qui questionne perpétuellement le monde dans lequel il vit?

Sénèque dit avec raison qu'à traverser les mers, on change de pays, mais qu'on ne change pas d'âme. Je pense néanmoins que pour sonder la profondeur de cette pensée il est nécessaire de l'expérimenter. La pérégrination, ou l'errance, à laquelle se livre mon personnage n'est autre qu'une recherche de soi-même à travers la diversité des paysages et des personnes.

Le voyage géographique, temporel, intérieur, fait-il partie intégrante de votre parcours de vie, de votre projet éditorial?

Nous vivons aujourd'hui dans un monde globalisé; il n'y a pas de raison, me semble-t-il, que la littérature résiste à ce fait. Je ne crois pas m'intéresser au récit de voyage en tant que tel, mais plutôt aux conséquences, bénéfiques à mes yeux, que peuvent avoir les déplacements et les incertitudes auxquelles sont soumises les jeunes générations.

Comment voyez-vous votre avenir littéraire?

Je vais continuer d'écrire.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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