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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 17:11

5353047512_d1ec1ba0a2.jpgLa musique des grillons dans l'herbe haute

les syllabes de l'eau verte sur l'étang

les vent qui emporte nos paroles

les silhouettes des promeneurs

déambulant avec nonchalance

dans les  allées symétiques de peupliers

la chaleur gagne nos corps et nos âmes

l'été déverse ses urnes de lumières vivantes

il fait clair

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 20:20

3849767291_d344cd0439.jpgLe soleil blanc sur l'arête de granit

Les névés comme des épées luminescentes

Les chamois blottis dans les anfractuositiés herbeuses

Et le vent

doux et léger

et le pierrier

muet et pesant

et les champs de rhododendrons

 leurs calices de liqueurs rosées

et le bisse qui serpente

 et suit les renflements de la vallée

et le pas

souple et vivant

battements magiques

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 13:00

La Fondation Valette nous propose de découvrir jusqu’au 4 juin à Ardon les oeuvres, dessins et peintures, de Pavlina.

Des pièces authentiques, inscrites dans un langage universel, qui représentent une rencontre entre le corps et l’âme, l’intérieur et l’extérieur, le proche et le lointain.

L’artiste a effectué des études d’art à Paris et a exposé dans de nombreuses galeries européennes, ’au Brésil, en Inde, à Miami et ailleurs. Actuellement Pavlina vit et travaille en Suisse, précisément sur les bords du Léman.

Pavlina a dévoilé pour son exposition à la Fondation Valette cinq toiles géantes, des oeuvres monumentales sur les murs du Vieux Village d’Ardon ainsi que 38 tableaux. Les cinq formats géants, d’une hauteur de 3 mètres, resteront exposés jusqu’au mois d’août. A noter que l’ensemble de l’oeuvre de Pavlina a été honoré par le Prix européen francophone des Arts Sédar Senghor. L’un des tableaux exposés à Ardon «La Femme-Christ» a été primé à Paris par la Société nationale des Beaux-arts de France. C/JMT

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jean-marc theytaz
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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 12:58

Le château de Venthône nous offre pour trois semaines un univers de lumières, de légèreté et de transparence, avec les aquarelles de René et Claire Koenig. Des bleus laiteux, myosotis, pervenche, ciel d’avril...des blancs cassés, crème, profonds... des compositions qui touchent à l’abstraction, les deux peintres nous font visiter avec rythme leurs mondes si riches et variés. Père et fille se sont unis pour nous faire partager des émotions, des accords musicaux, des langages de souffles et d’évanescence, des écritures de vent et de soleil mêlés.

«Ce qui m’a frappé dans son travail, c‘est cette capacité à réduire dans une couleur et un geste un ensemble de conjonctions à priori fortuites mais qui prend un sens universel sitôt qu’il est mis sur le papier» nous dit Nicolas Pahlish à propos du travail de Claire Koenig qui elle nous dit en parlant des réalisations de son père: «Les aquarelles bleues de René Koenig, légères comme toutes ces hirondelles qui passent devant sa fenêtre, folles d’air et de vent». Une chose est sûre, les deux peintres se complètent, s’apprécient, convergent dans une recherche de l’authenticité et de la «vérité picturale» sans pareilles.

Comme nous rapporte Claire Koenig il s’agit de «partir d’un paysage, d’un ailleurs, et arrêter son regard sur les non-lieux, l’espace entre les choses, la vision cadrée par la vitre d’un train, un ciel entre deux façades...Recomposer par le trait du crayon graphite et le geste du pinceau si souvent répété que l’aquarelle finit par s’imposer. Le lien avec mon père c’est son espace de vie. Le prétexte de mon travail: le salon, les meubles, la baie vitrée de son appartement qui donne sur un parc, les arbres vus à travers les fenêtres, un cèdre immense , des marronniers, un érable, deux arbres morts, rouge-brun, sur la droite, puis le lac et les montagnes au loin. Un mur et les barrières des balcons définissent le cadre. Le printemps s’installe, les couleurs des arbres s’affirment. Je suis à l’intérieur, je suis chez mes parents, je regarde leur lieu de vie et aussi au-delà, par les fenêtres. Le fond du lac c’est l’affaire de mon père....»

Des aquarelles et fluides et lumineuses, qui apportent au monde qui nous entoure des structurations légères, effleurées, suggérées, tout un processus d’évocation envoûtante.

Claire Koenig est née à Lausanne; elle est diplômée de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne et membre de Visarte Vaud. Elle a ouvert un atelier à Vevey en 1990 et enseigne également le dessin et l’aquarelle. Elle a notamment exposé au Manoir de Martigny, à Avenches, à Lausanne, à Thonon. Son père René Koenig a habité plusieurs années à Venthône après sa retraite en 89; il a exposé déjà deux fois au Château. Actuellement il se trouve à Vevey, d’où il peut admirer le lac, la plaine du Rhône et même le Catogne, des panoramas qu’il se plaît à peindre et à décliner.

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jean-marc theytaz
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 20:21

111458q7[1]Fernand Beney d’Ayent vient de sortir son premier roman aux éditions Cabedita. Une histoire qui se passe pour une bonne partie dans la montagne, la Dent-Blanche en particulier, qui allie l’immensité et l’infini de l’univers minéral, glaciaire avec la densité et la profondeur des sentiments des personnages. Un livre dynamique. bien rythmé , qui parle d’un Valais authentique et fort, ancré dans une certaine forme de tradition et de croyances. Interview de l’auteur Fernand Beney.

 

1. «Le monde d’en haut» est votre premier roman. Qu’est-ce qui vous a ouvert les chemins de l’écriture?

 

J’aime la poésie et j’en écris depuis longtemps. Bien de mes amis me disaient, écris! Cela fait un moment que l’idée d’écrire un roman en incluant des poèmes voyageait dans mon esprit. Mais écrire un roman lorsqu’on bosse tous les jours (au tribunal des mineurs) me paraissait aussi difficile de franchir le mur du son à bicyclette. Puis, un jour, j’ai retroussé les manches et je me suis mis à l’ordinateur, j’écrivais les samedis et dimanches matins d’hiver

.

2. Pourquoi avoir choisi le genre romanesque au lieu de la nouvelle, de la poésie ou autre forme littéraire?

 

Pourquoi le genre romanesque, en fait je n ‘ai pas trop réfléchi, le roman s’est imposé... Et puis le roman c’est génial, on peut aller et venir, et changer le cours des choses, ce que l’on ne peut pas faire dans la vie.

 

 

3. Votre premier ouvrage développe un fil narratif ayant trait à la montagne, la Dent Blanche et au Valais. Vous y avez un ancrage particulier, une relation fusionnelle avec ce pays?

 

Bien sûr que j’ai un ancrage très fort du Valais. Pour mon premier roman je me devais d’être crédible, j’ai donc situé l’histoire en Valais et dans la montagne. J’étais aspirant guide quand j’étais jeune et j’ai parcouru les Alpes, la Dent Blanche était ma préférée. Je l’ai escaladée une dizaine de fois, j’emmenais mes amis. Dès que j’ai commencé à écrire je me suis trouvé à l’aise dans ce monde.

 

 

4. La montagne c’est pour votre personnage une sorte de pèlerinage vers la spiritualité, l’absolu, l’infini, une attirance pour ce qui relève de la verticalité et de l’ascensionnel?

 

Je suis catholique, je fais partie de la Concordia, coeur d’hommes d’Ayent, il m’arrive donc de chanter la messe. Je suis assez passionné d’astronomie et les astrophysiciens écartent la présence de Dieu de l’histoire de l’univers, même en remontant la chaîne de causalité, ils l’ignorent même au début. Pour moi, il a y quelque chose, une fois du hasard, 10 fois du hasard , mais pas 100 fois. Je résume, dans la vie de tous les jours, le monde d’en bas, difficile de voir la présence de Dieu mais lorsque je suis en montagne, cette présence, elle est partout...

 

 

5. La mort, la fatalité, l’amour, ses errances... des thèmes qui vous attirent?

 

Bon, je ne pourrai jamais écrire un roman sans une histoire d’amour.... Pus on avance dans la connaissance de l’univers, de ce qu’il a été, de ce qu’il est et de ce qu’il sera, plus on se pose des questions sur l’au-delà. On va où, on devient quoi. La mort ne me fait pas peur, mais c’est tellement fascinant d’imaginer ce qu’il peut y avoir après ?

 

 

6.Quels sont les auteurs qui tiennent à coeur et vous ont incité à écrire?

 

Ce n’est pas un auteur ou un autre qui m’a incité à écrire, c’est un processus qui était en veilleuse et que j ai réussi à faire démarrer.

Mes auteurs, (je ne suis pas un grand lecteur), Baudelaire pour la poésie, tant d’autres aussi, mais Baudelaire pour la musique de ses vers. J’adore Giono, Kessel, St Ex enfin, je suis assez éclectique. Lorsque j’ai commencé ce roman, j’avais sur mon bureau, Mme Bovary, les cavaliers de Kessel, le chant du monde de Giono et Manon des sources de Pagnol, ils me servaient de références pour construire le mien.

 

 

7. Des projets?

 

Bien sûr, le deuxième roman est déjà en route et l’histoire en boite. J’ai eu tant de plaisir à écrire le premier. Je pense, objectivement, que le fait de mettre des poèmes dans un roman (il y en a quelques-uns dans mon premier ouvrage), peut avoir ses lecteurs. Je vais donc continuer dans ce sens.

 

«Le monde d’en haut» de Fernand Beney, aux éditions Cabedita.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:13

La formation et la recherche constituent l’un des piliers fondamentaux de l’économie:elles nécessitent des engagements primordiaux de la part des politiciens. L’avenir des démocraties dépend pour beaucoup du niveau de la formation dans les pays et l’économie voit son développement et son futur liés à ceux de la jeunesse. Malheureusement, à l’heure actuelle, dans plusieurs pays européens, dont la France de Nicolas Sarkozy et l’Italie de Silvio Berlusconi, on assiste à des coupes sombres dans l’enseignement avec des milliers de professeurs en moins d’ici une année ou deux, des classes qui devront ainsi être surchargées, avec des taxes universitaires qui augmentent en masse. Un coup de frein sérieux est donné à la démocratisation des études et à l’égalité des chances pour une formation équitable et semblable pour tous. En touchant à la formation, à l’école, on prend des risques énormes, voire même inconsidérés. En effet le chômage risque d’augmenter si la jeunesse est moins bien formée car l’innovation et les entreprises technologiques de pointe sont les locomotives de l’exportation et de l’économie en général. Or si le chômage croît il est évident que la paix sociale et la stabilité politique en seront affectées...Si l’on touche à la jeunesse, on touche à la base même de ce qui fait notre démocratie, la liberté de se forme, la liberté de choisir son avenir.... Jean-Marc Theytaz

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jean-marc theytaz
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 20:55

2506254080_d8a3c8e8d9.jpgLa pluie

douce et légère

une fleur fragile

de transparence et de lumière

elle est blanche elle est feutrée

 tombe dans tes yeux

comme larmes d'azur

qui font communier

ciel et terre

en un bouquet

de subtilsparfums

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 19:56

La forêt escarpée noie mes pensées

Falaises et soubresauts

émaillent mon chemin

Les pins chantent

comme grillons

en plein zénith

j'écoute la respiration du jour

Dans la serande

les sorbiers  s'offrent aux mésanges

leurs chants emplissent l'espace

Un bouquet de paroles

au silence blanc de ton absence

Nos pas glissent sur la litière brune

des formes abandonnées

au temps qui efface tout

des signes fragiles

sur l'ardoise d'humus perlé

Regarder toujours plus loin

avec l'espérance

comme vive lumière

avec le corps

 comme vive appartenance

 Un monde

de silhouettes évanescentes

dans lequel ton regard apparaît

une montagne magique qui prolonge

nos croyances

timides et  flageolantes

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jean-marc theytaz - dans littérature
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 17:38

452335104_0e986cface.jpgIl pleut des pétales roses

les magnolias sont en fleurs

Orages de violine

les lilas remplissent l'après-midi

 de leurs embruns enivrants

Ondoiements des prairies dans l'air atone

le vent mouille les heures lentes

de ses soubresauts

Parchemin de bleuets

le ciel emporte

les voix discrètes et délicates

du printemps

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 15:11

Le fil du fleuve

l'existence en douce fluidité

les jours dans la clarté d'avril

la peur

accrochée à l'hiver

partie au vent mauvais

les yeux rieurs de la fillette

les tussilages pleins de soleil

ses mains d'enfant

qui tiennent fermement le petit bouquet

s'arrêter

caresser le chat

regarder couler le temps fleuri

celui de Lili

de son rire espiègle

de sa fraîcheur

si bienfaisante

de ses mots si précieux

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