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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 15:01

 

 

 

 

«La prose du Transibérien», «Pâques à New-York». «L’homme foudroyé», «Moravagine»... autant de titres et de voyages dans l’espace, le temps, l’imaginaire, la mémoire.... de Blaise Cendrars: deux CD audio et un livret avec des textes de Christine Le Quellec Cottier viennent d’être publiés aux éditions Zoé en collaboration avec la RTS et le Centre d’études Blaise Cendrars.

L’éternel voyageur

Une manière de retrouver de façon vivante, rythmée et charnelle aussi, le bourlingueur et l’éternel voyageur qui, dans les années 50 «a posé sa malle au Château d’Ouchy à Lausanne.» Blaise Cendras a accordé à cette époque plusieurs entretiens à Radio-Lausanne et Radio-Genève: des impressions de voyage, la découverte des paquebots, de la vie des marins, des vagabonds qui partent à la recherche de l’inattendu, de l’impromptu, de l’inoui, de l’habituel, du Graal aussi.

On découvre des entretiens sur des artistes tels que Guillaume Apollinaire, François Villon, Jean Cocteau... et des journalistes tels que François-Achille Roch, Pierre Lazareff, Joël Curchod, Louis-Albert Zbinden... toute une époque

avec leurs repères , leurs phares, leurs témoins.

Il faut se souvenir que l’oralité a toujours fasciné Blaise Cendrars; dès le début des années 20 il publie des contes africains puisés dans des recueils de colons et missionnaires, nous dit Christine Le Quellec Cottier.

Il y introduit et intercale, au milieu des descriptions des dialogues ,

«actualise la temporalité pour faire naître le dit».

Un envoûtement pour l’oralité que l’on retrouvera d’ailleurs lors de l’adaptation radiophonique de quelques-uns de ses romans dans les années 30. Il déclarera un jour à un journaliste qu’«

écrire était pour lui une contrainte, opposée à son tempérament de contemplatif.»

Cendrars s’est ainsi beaucoup investi pour «la mise en ondes» avec des ajouts de bruitages, d’ambiances, d’atmosphères...des comédiens porteront la voix de ses personnages, car la sienne était trop haut perchée à son goût, lui qui incarnait l’écrivain-aventurier viril et entreprenant.

Blaise Cendrars fera preuve dans ces émissions radio de spontanéité et d’expressivité, rendant les histoires alertes, vivantes, avec un ressenti et un vécu hors des cadres de cette époque. Des entretiens marquants, dynamiques, qui apportent une dimension supplémentaire à la personnalitédeBlaiseCendrars.

«Entretiens avec Blaise Cendrars-Sous le signe du départ.»

avec les éditions Zoé, la RTS et le Centre d’études Blaise Cendrars.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 15:01

 

 

58e4tz0.jpgiennent à votre rencontre, vous transmettent des énergies cachées, Lucka Koscak, née à Ljubljana, en Slovénie, expose actuellement ses œuvres à la galerie Minuscule à Vercorin, en compagnie de Mireille Aubert qui nous présente, elle, ses travaux photographiques, des expériences sur la couleur, les floutés, la vitesse, des thématiques particulières.

Lucka Koscak a suivi les cours de l’Académie d’art à Ljubljana et à l’ESAV à Genève – dans les domaines de la sculpture, gravure et activités créatrices.

Elle a notamment participé à plusieurs symposiums internationaux, de la sculpture sur neige, invitée au Master Class de Sankt-Petersburg et représenté la Slovénie à l’Exposition Universelle à Hanovre en 2000, à la Biennale de Villa Nova de Cerveira en 2007…

Parallèlement à ses travaux artistiques Lucka Koscak est également engagée dans les actions sociales et humanitaires, entre Genève et Ljubjana, mais sa concentration reste axée sur ses réalisations artistiques.

Les anges de Koscak sont des êtres mystérieux et simples à la fois, qui peuplent un univers situé au-delà des apparences, qui va à l’essentiel, dans une dynamique de recherche et d’ascèse, de quête et de vibrations:

«Les sculptures d’anges symbolisent une connexion entre extérieur et intérieur. Un aperçu du chemin que tout être humain devrait parcourir dans sa vie, une perspective de la croisade personnelle pour arriver à l’essentiel. Les sculptures de terre cuite tentent de représenter cette recherche, de détourner notre attention de l’extérieur pour découvrir de nouveaux trésors, basiques, accessibles et simples … comme la beauté de la vie. Cette croisade est personnelle, elle s’accomplit en fermant les yeux... La simplicité est subtile, mais reconnaître la beauté est simple...»

Mireille Aubert nous propose elle ses créations photographiques, des œuvres que l’on pourrait qualifier d’impressionnistes, qui ont trait aux éléments atmosphériques notamment. Parallèlement à sa profession dans le domaine médical elle a approfondi son intérêt pour la photographie à Genève puis à Arles et ensuite à l’Université, section art et sémiologie. Ses maîtres en photographie ont été Jésus Moreno, Jean Dieuzaide, Ernst Haas... Mireille Aubert entretient des liens étroits avec la réalité, avec le quotidien, et la photo lui permet de capter certains fils narratifs qui construisent les histoires de nos existences, avec le plaisir de la lumière, du cadrage, la maîtrise de la technique...

Mireille Aubert a commencé par le travail noir-blanc en laboratoire mais la couleur la touche également profondément, comme ses photos sur les velours jaunes et pourpres de l’automne. La nature avec ses rythmes, ses respirations, la beauté et la force des éléments l’intéressent vivement et cette sensibilité apparaît dans ses créations. Le vent, les nuages, le soleil, la mer, la montagne, tout peut la touche, et elle en tire des photos sensibles, pailletées de lumière et de finesse.

 

Lucka Koscak, sculptures et Mireille Aubert, photos, à la galerie Minuscule de Vercorin, jusqu’au 28 avril.

 

 

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jean-marc theytaz
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 14:58

 

 

 

pamo40-copie-1.jpgAtmosphère de sérénité, de calme, de temps suspendu, de lumière diaphane dans une clairière de silence, les œuvres de Rieko Karrer sont actuellement exposées à la galerie Grande-Fontaine à Sion.

Avec Rieko Karrer, qui est d’origine japonaise et vit actuellement à Sion, le bouddhisme, la méditation occupent une place importante:

«Je voudrais sentir l’air qui traverse l’espace dans mes œuvres, nous donnant l’énergie apaisée et légère. Utilisant des matières traditionnelles japonaises, j’essaie de créer l’atmosphère de fond épuré, avec un trait concis qui respire dans la lumière naturelle pour éveiller notre pensée....»

^ L’artiste, lorsqu’elle crée, entre dans un état particulier, immergée dans son univers, le cosmos , avec une forme d’attention à soi, la conscience essayant d’atteindre peut-être un état de plénitude.

Comme le dit le professeur Stelios Lyd

akis, de l’université d’Athènes, «l’artiste nous révèle dans ses œuvres des vertus les plus significatives du Pays du Soleil levant: calligraphie exécutée avec sensibilité, une atmosphère de poésie et de lumière et une impression rehaussée de son subconscient...».

Les œuvres de l’artiste sont dépouillées, épurées, chargées de simplicité et d’authenticité, une économie de moyens qui nous ramène aux symboles basiques, la ligne, le cercle, les respirations de la calligraphie et du dessin automatique.

Les tableaux de Rieko Karrer apportent une ambiance d’équilibre, musique de sonate, de flûte légère qui dispensent un air vif et apaisant à la fois.

Elle utilise comme matériaux du papier de chanvre fait main, de l’encre Sumi, une encre noire obtenue en frottant un bâton à base de suie de pin, mélangée à de l’eau sur une pierre schiste; comme fond la nacre, coquille d’huître broyée apportent une unité bienvenue. Les pigments utilisés ne proviennent pas d’un tube de peinture mais sont naturels à base de roche telle que malachite, corail, oxyde de fer, de plomb, d’agate. On trouve également dans les reliefs des tableaux des feuilles d’aluminium, d’or, de platine et du papier «koyori» de mûrier. Un savant ensemble d’alchimie qui construit des ensembles cohérents, traversés de finesse, de légèreté, non pas dénués d’une certaine gravité.

Expositions

Rieko Karrer a étudié la calligraphie dès l’enfance et a poursuivi ses études avec le Maître Matsumoto. Elle a exposé pour la première fois à Tel-Aviv en 1989, puis d’autres expos ont eu lieu en Israël, en Grèce et en Suisse. Il s’agit ici, à la Grande-Fontaine, de sa 10e exposition.

 

 

Exposition à la galerie Grande-Fontaine de Sion, œuvres de Rieko Karrer, jusqu’au 27 avril.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 14:58

 

 

 

 

 

images-copie-8.jpgMarilou Délèze, une artiste ascète, esthète, qui aurait pu vivre dans une autre époque et trouver sa voie sans difficulté, expose aujourd’hui ses tableaux à Venthône: «

Née au Moyen-Age, j’aurais aimé être moine copiste.Aujourd’hui je partage avec vous mes instants de méditation.

»

Marilou Délèze peint comme elle respire, avec aisance, naturel, par nécessité vitale, la «façon la plus forte et la plus égoïste d’exister», «

le plaisir de jouer avec les accords, les couches et les transparences»

, comme pour mieux apprivoiser le quotidien , le faire sien, le faire exister dans ses contours, son poids, son relief.

L’artiste est également enseignante, depuis 1976, elle transmet ses connaissances et sa sensibilité dans des cours de dessin, de peinture, de la couleur, de grammaire graphique....

Prolongations végétales, animales

Marilou affectionne les architectures intérieures, les constructions géométriques, les jeux d’ombres et de lumières, les fragments, mais aussi les ombres domestiques et champêtres, les animaux et les plantes les plus ordinaires, les plus communes, les plus simples, et les plus compliquées aussi, de quoi donner libre cours à sa virtuosité technique, à son imagination, à son besoin d’expression authentique et profond:

«Représenter le monde ordinaire m’aide à sublimer le quotidien...».

Au Château de Venthône, l’artiste originaire de Nendaz, nous présente les «ombres champêtres» , une sorte de prolongation des intérieurs, avec moult variations et nuances.

On y rencontre les lumières des sous-bois et des clairières, avec leurs puits d’ombres et de lumières, de soleil filtré, ouaté, grisé; le bleu y est souvent présent,

«il s’agit d’une couleur qui me vient naturellement. Parmi les couleurs de ma palette, j’y vais instinctivement. C’est la couleur de méditation par excellence.»

L’humus épais, les fûts d’arbres magiques, les feuillages ombragés, les branchages

peuvent devenir des calligraphies, autant de notes musicales dans le silence d’une cellule de moniale...

Et puis on peut découvrir à Venthône les séries sur les pissenlits, leurs structures fines, banales et complexes à la fois, leur délicatesse, leurs boutons entr’ouverts et leurs fleurs solaires et les acquènes, stade suivant de leur évolution.

Les animaux sont aussi de la partie, le mouton, la vache:les moutons, si semblables, si différents, comme les multiples caractères des humains.

Et puis les vaches, de la laitière Simmental à l’opiniâtre lutteuse d’Hérens , avec leur douceur légendaire et leur humeur batailleuse...

Signalons que Marilou Délèze a exposé dans de nombreuses galeries, Sion, Viège, Pully, Montreux, Yverdon... et que son itinéraire créatif est très fourni.

 

 

Château de Venthône, exposition de Marilou Délèze, du 16 mars au 7 avril.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:26

2887871183_be35378018.jpg 

Malgré une température frisquette pour Pâques, la neige s’érode peu à peu dans les prairies esseulées, les clairières et lisières de forêts deviennent le lieu de rendez-vous des cerfs, des biches et des faons, la tiédeur de l’après-midi multiplie les fresques sonores des oiseaux dans les airs, les aulnes laissent apparaître leurs premiers bourgeons de duvet gris, tendre et sauvage, les pêcheurs ont lancé leur ligne le long des Rhône et des rivières avec plus oui moins de réussite.

 

 Sur les bisses les processions de promeneurs, de marcheurs infatigables ont repris leurs pérégrinations au milieu des vignes fraîchement taillées ou dans les forêts encore chargées de l’humidité de l’hiver défunt: tout un ensemble d’éléments et de paramètres qui nous donnent à retrouver les allées fleuries du printemps.

 

A Sion ce sont souvent les amandiers, les pêchers des vignes qui donnent le signal de la saison qui tourne, et puis arrive avril le frileux mais aussi le joyeux, le «poisson d’avril» celui des narcisses et des muguets, et celui des dictons:

 « Il n’est si gentil mois d’avril qui n’ait son chapeau de grésil».

 

Dans les esprits aussi les tiédeurs de la saison naissante réveillent les élans et les désirs, les plaisirs et les chants, n’est-ce pas la saison des festivals, de la musique et de l’amour, du vin qui chante dans les verres...

 

 Tout un décor pour sortir de la léthargie et du silence blanc de l’hiver, de ses musiques lancinantes.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:18

 

 

Robert Hainard (1906-1999), une légende dans le monde du dessin animalier et de la gravure dans notre pays. Une exposition lui rendant hommage a lieu à la Galerie de La Tine à Troistorrents jusqu’au 20 avril.

Robert Hainard cumule de nombreuses qualités humaines et artistiques. Il est à la fois sculpteur, graveur sur bois, peintre, écrivain, philosophe, précurseur de l’écologie. Né à Genève de parents peintres, il commencera très jeune à dessiner avec des allumettes brûlées en guise de crayon. Très tôt, en 1916 déjà, il se met à sculpter des animaux et réalise ses créations animales.

Il se met à travailler également la sculpture sur pierre, inventant même un nouveau procédé de gravure sur bois qui lui ouvrira de nouveaux horizons. Robert Hainard adore se promener dans la nature, passant de longues heures à observer la vie sauvage. Il se passionnera pour tout ce qui touche la nature et consacrera de nombreux articles à l’environnement. En atelier il passera de longues heures à la gravure et à l’impression de ses estampes sur lesquelles il doit s’attarder de manière précise, méticuleuse, astreignante mê’me, les gravures étant composées de plus de dix couleurs.

Un art parfait

Finesse et justesse du trait, précision du geste, spontanéité et fraîcheur du coup de crayon, les œuvres de Robert Hainard respirent une authenticité et une profondeur du regard sans égal. On y sent une complicité et un grand amour pour le monde animal et la nature en général; renards, hermines, lynx, écureuils, chevreuils, chamois, hulottes, loriots, mésanges, colverts, sont saisis, «captés», reconstruits dans leur environnement quotidien.

Les gravures reflètent aussi ce monde fascinant dans toute sa complexité, ses pulsions, ses respirations, comme dans un univers qui tend vers une esthétique et une perfection formelle éblouissantes.

«Robert Hainard a beaucoup voyagé dans diverses régions d’Europe et notamment en Bulgarie où le roi Boris l’avait invité pour observer les ours, toute une aventure...»

images-copie-7.jpg, nous rapporte le galeriste Gérald Lange.

 

 

 

Galerie de la Tine, exposition des œuvres de Robert Hainard à Troistorrents, du 9 mars au 20 avril images-copie-5.jpgInfos: 0244777070.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 20:01

 

Dérouler le fil d’Ariane, le faire devenir chemin et itinéraire, langage et vocabulaire sybillin, le tisser, le tourner sur lui-même, lui donner la parole... May-Lucy Süess, créatrice sur fibres et textiles , expose jusqu’au 1er avril à la galerie Minuscule à Vercorin.

 

L’artiste habite Bevaix, à Neuchâtel, où elle exerce la profession d’enseignante à l’école primaire de Corcelles-Cormondrèche.

De 1972 à 1975 elle a suivi les cours du Technicum de la Chaux-de-Fonds au département textile et elle a obtenu par la suite un certificat pédagogique pour ses activités créatrices sur textile. Sa passion pour la création artistique l’a amenée à se perfectionner dans le domaine de l’Histoire de l’art et depuis 2008 elle est membre de la IAPMA (International Association of Paper Artists).

 

May-Lucy Süess a à son actif plusieurs expositions à Fleurier, Mayoux, genève, Neuchâtel... et l’année dernière encore à à Pékin.

«Attirée depuis toujours par les jeux de matières, les formes et les reliefs, j’ai concentré mon travail uniquement sur le textile durant de nombreuses années. Suite aux rencontres avec d’autres artistes j’ai découvert un nouvel univers: le papier. Son utilisation m’a permis d’autres formes d’expression.

Je suis aussi sensible au recyclage des tissus défibrés avec lesquels on obtient une pâte à papier qui permet de former, gaufrer, mouler et peindre diverses formes qui deviennent les bases de mes tableaux...»

 

Il y a quelques années l’artiste construisait fréquemment à partir d’architectures et de formes géométriques: des compositions rythmées et abstraites qui laissent libre cours à l’imagination, des carrés, des rectangles, des losanges, des cercles.... qui créent des sortes de musiques et de rythmes cadencés, des réseaux métaphoriques qui ouvrent des espaces innovateurs, des échiquiers et des chemins sur lesquels on peut avancer avec les forces oniriques. Parfois on y trouve également des parallélismes avec des interprétations figuratives, des êtres humains qui sont réduits à leur plus simple expression.

 

Depuis deux ou trois ans May-Lucy Süess-Robert a transité en quelque sorte vers des formes plus mouvementées et mobiles, plus sinueuses et rapides, des labyrinthes, des amas de filaments qui se compressent et se détendent, des ondulations et des vibrations qui font penser aux circonvolutions d’un cerveau... tout une toile qui se replie sur elle-même et condense des énergies fabuleuses, qui enferme des tensions et des dynamiquesinsoupçonnées.

 

Galerie Minuscule, Vercorin, du 9 mars au 1er avril, May-Lucy Süess-Robert.

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jean-marc theytaz
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:31

 

Un nouvel ouvrage de Jérôme Meizoz vient de sortir de presse aux éditions Zoé, «Séismes»: un livre d’émotions, de rencontres avec la vie, avec les gens, avec soi-même, dans une écriture minimale, vive, rythmée qui nous met en face de la réalité et de ses méandres.

 

Jérôme Meizoz de Martigny est professeur de littérature à l'université de Lausanne et vit dans le canton de Vaud.

 

 Il a déjà publié plusieurs ouvrages dont «Morts ou vifs» chez Zoé, qui a été le «Livre de la fondation Schiller 2000», une récompense significative dans la littérature romande qui est actuellement foisonnante avec une jeunesse prolixe et entreprenante comme Joel Dicker, Quentin Mouron ou Aude Seigne par exemple.

Jérôme Meizoz a également publié des livres clefs dans son parcours comme «Destinations païennes», «Les désemparés», «Le rapport Amar», «Père et passe», «Fantômes» illustré par le peintre Zivo aux éditions d’En Bas.

6zr5r50.jpgDes livres qui parlent entre autres des petites gens, de la vie sèche et riche à la fois de certains villages valaisans au XXe siècle, avec leurs secrets, leurs embrouilles familiales, leurs interdits, leurs faux-semblants, leurs désirs cachés, leurs peurs enfouies, leurs croyances et leurs espérances, leurs singularités et leurs lâchetés parfois...

 

Moments-charnière

 

«Séismes» se passe aussi dans les années 1970 , nous faisant découvrir une bourgade dans laquelle «un enfant avance vers l’âge d’homme» comme nous le dit son éditeur. Un itinéraire parsemé d’émotions, d’embûches, de questionnements, qui nous prennent par le sentiment, le cœur et les tripes comme le dit le dicton populaire.

Une sorte de pèlerinage qui nous conte les surprises et les chocs qu’un jeune peut rencontrer lorsqu’il découvre un nouveau monde, avec ses nouvelles règles, ses nouveaux code, ses nouveaux repères et ses nouvelles sensations.

«Dans tout ce livre règne une gaité cruelle, proche de celle d’un Fellini ou d’un Prévert, pour tenir en respect la «tristesse qui ferment en silence comme un vin abandonné.»» Derrière les traditions bien ordonnées qui règlent l’espace et le découpage temporel du monde rural avec la campagne, l’élevage, la nature, les saisons, il y a dans cette époque la place toujours importante de la religion avec les craintes qu’elle apaise, la croyance rivée au quotidien, les Sœurs qui «ont épousé Jésus», la Vie éternelle, un drame aussi, le suicide de la mère...

 

Et puis cette époque fut aussi marquée par l’arrivée de la modernité avec la télévision, un univers fascinant...

Et encore, d’une importance existentielle vitale, les premiers émois, les filles, Tine, les autres.... qui font battre le cœur et s’assécher la gorge, tout un climat de tendresse et d’angoisse, de brûlure et d’amours perdus...

 

«Séismes» de Jérôme Meizoz, aux éditions Zoé

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jean-marc theytaz - dans littérature
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 15:31

3991403036_edf2819a2b.jpgLe foehn disperse

les aiguilles de mélèzes

dans la prairie

la voix de la rivière

se fait discrète

et fragile

au matin blanc

le frisson de l'aube

sur la mousse

enveloppe le paysage

regard patiné

du soleil

le jour se fait velours

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jean-marc theytaz - dans littérature
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 19:10

 

 

2011--30-x-30-cm--Far-bspiel.jpgDes agencements de formes et de couleurs qui s’appellent, se répondent, se prolongent, se confondent, s’interpénètrent, des vibrations d’énergies qui se transforment en douces mélodies ou rythmes stridents, des compositions qui deviennent fresques symphoniques ou vitraux rayonnants, Angèle Ruchti expose actuellement ses tableaux à l’Espace couleur à Anzère.

 

L’art et le sport

 

Cette artiste bernoise est installée depuis une dizaine d’années dans la station, où elle combine de façon harmonieuses, la peinture et le ski. Elle anime en effet son atelier de peinture et parallèlement dispense des cours de ski, deux passions qui lui permettent d’entrer en contact avec beaucoup de monde, les amateurs d’art et de sport. Angèle Ruchti propose même des activités qui allient art et sport de manière équilibrée et épanouissante.

 

Nuances de tonalité

 

Dans son art Angèle Ruchti affectionnne le travail de la couleur, jouant avec les nuances, les tonalités, les valeurs qu’elle fait vibrer avec vigueur et diversité.

Elle présente cette année également des peintures au format 50 x 80 cm dans les couleurs vertes. Une tentative de dire la nature, ses variations, ses mille et une expressions:

«J’avais toujours un peu peur du vert, car la nature nous offre des verts d’une très grande gamme, dont le peintre ne peut que rêver.» Le rouge bordeau, vermillon, éclatant, plus sourd, grisé, satiné ou jouant avec les nuances de noir... fait également partie de ses petits et grands formats. L’artiste bernoise nous propose aussi des triptyques et une série de 12 peintures de petit format (30 x 30 cm) sur le thème du zodiaque. Angèle Ruchti nous offre par ailleurs des tableaux comme des épisodes de vie,

«une histoire continue qui va d’une peinture à l’autre. Ceci me permet de rendre visible l’invisible, c’est-à-dire la dynamique de la couleur qui peut se présenter ainsi sous des angles très intéressants.»

  

 

Peintures en location

 

A signaler une spécificité de l’Espace couleur à Anzère:Angèle Ruchti met aussi ses peintures en location. Pour une durée de douze mois, un mois. Une façon originale de vivre au milieu de tableaux et de pouvoir les changer régulièrement, une manière aussi de donner à voir ses œuvres dans des espaces différenciés...

 

 

 

Angèle Ruchti, à l’Espace couleur Anzère jusqu’au 14 mars. Ouverture: vendredi, dimanche, lundi 17 h à 18 h 30 ou sur rendez-vous. www.espacecouleur.ch, tél. 079 240 00 64

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