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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:26

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Malgré une température frisquette pour Pâques, la neige s’érode peu à peu dans les prairies esseulées, les clairières et lisières de forêts deviennent le lieu de rendez-vous des cerfs, des biches et des faons, la tiédeur de l’après-midi multiplie les fresques sonores des oiseaux dans les airs, les aulnes laissent apparaître leurs premiers bourgeons de duvet gris, tendre et sauvage, les pêcheurs ont lancé leur ligne le long des Rhône et des rivières avec plus oui moins de réussite.

 

 Sur les bisses les processions de promeneurs, de marcheurs infatigables ont repris leurs pérégrinations au milieu des vignes fraîchement taillées ou dans les forêts encore chargées de l’humidité de l’hiver défunt: tout un ensemble d’éléments et de paramètres qui nous donnent à retrouver les allées fleuries du printemps.

 

A Sion ce sont souvent les amandiers, les pêchers des vignes qui donnent le signal de la saison qui tourne, et puis arrive avril le frileux mais aussi le joyeux, le «poisson d’avril» celui des narcisses et des muguets, et celui des dictons:

 « Il n’est si gentil mois d’avril qui n’ait son chapeau de grésil».

 

Dans les esprits aussi les tiédeurs de la saison naissante réveillent les élans et les désirs, les plaisirs et les chants, n’est-ce pas la saison des festivals, de la musique et de l’amour, du vin qui chante dans les verres...

 

 Tout un décor pour sortir de la léthargie et du silence blanc de l’hiver, de ses musiques lancinantes.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:18

 

 

Robert Hainard (1906-1999), une légende dans le monde du dessin animalier et de la gravure dans notre pays. Une exposition lui rendant hommage a lieu à la Galerie de La Tine à Troistorrents jusqu’au 20 avril.

Robert Hainard cumule de nombreuses qualités humaines et artistiques. Il est à la fois sculpteur, graveur sur bois, peintre, écrivain, philosophe, précurseur de l’écologie. Né à Genève de parents peintres, il commencera très jeune à dessiner avec des allumettes brûlées en guise de crayon. Très tôt, en 1916 déjà, il se met à sculpter des animaux et réalise ses créations animales.

Il se met à travailler également la sculpture sur pierre, inventant même un nouveau procédé de gravure sur bois qui lui ouvrira de nouveaux horizons. Robert Hainard adore se promener dans la nature, passant de longues heures à observer la vie sauvage. Il se passionnera pour tout ce qui touche la nature et consacrera de nombreux articles à l’environnement. En atelier il passera de longues heures à la gravure et à l’impression de ses estampes sur lesquelles il doit s’attarder de manière précise, méticuleuse, astreignante mê’me, les gravures étant composées de plus de dix couleurs.

Un art parfait

Finesse et justesse du trait, précision du geste, spontanéité et fraîcheur du coup de crayon, les œuvres de Robert Hainard respirent une authenticité et une profondeur du regard sans égal. On y sent une complicité et un grand amour pour le monde animal et la nature en général; renards, hermines, lynx, écureuils, chevreuils, chamois, hulottes, loriots, mésanges, colverts, sont saisis, «captés», reconstruits dans leur environnement quotidien.

Les gravures reflètent aussi ce monde fascinant dans toute sa complexité, ses pulsions, ses respirations, comme dans un univers qui tend vers une esthétique et une perfection formelle éblouissantes.

«Robert Hainard a beaucoup voyagé dans diverses régions d’Europe et notamment en Bulgarie où le roi Boris l’avait invité pour observer les ours, toute une aventure...»

images-copie-7.jpg, nous rapporte le galeriste Gérald Lange.

 

 

 

Galerie de la Tine, exposition des œuvres de Robert Hainard à Troistorrents, du 9 mars au 20 avril images-copie-5.jpgInfos: 0244777070.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 20:01

 

Dérouler le fil d’Ariane, le faire devenir chemin et itinéraire, langage et vocabulaire sybillin, le tisser, le tourner sur lui-même, lui donner la parole... May-Lucy Süess, créatrice sur fibres et textiles , expose jusqu’au 1er avril à la galerie Minuscule à Vercorin.

 

L’artiste habite Bevaix, à Neuchâtel, où elle exerce la profession d’enseignante à l’école primaire de Corcelles-Cormondrèche.

De 1972 à 1975 elle a suivi les cours du Technicum de la Chaux-de-Fonds au département textile et elle a obtenu par la suite un certificat pédagogique pour ses activités créatrices sur textile. Sa passion pour la création artistique l’a amenée à se perfectionner dans le domaine de l’Histoire de l’art et depuis 2008 elle est membre de la IAPMA (International Association of Paper Artists).

 

May-Lucy Süess a à son actif plusieurs expositions à Fleurier, Mayoux, genève, Neuchâtel... et l’année dernière encore à à Pékin.

«Attirée depuis toujours par les jeux de matières, les formes et les reliefs, j’ai concentré mon travail uniquement sur le textile durant de nombreuses années. Suite aux rencontres avec d’autres artistes j’ai découvert un nouvel univers: le papier. Son utilisation m’a permis d’autres formes d’expression.

Je suis aussi sensible au recyclage des tissus défibrés avec lesquels on obtient une pâte à papier qui permet de former, gaufrer, mouler et peindre diverses formes qui deviennent les bases de mes tableaux...»

 

Il y a quelques années l’artiste construisait fréquemment à partir d’architectures et de formes géométriques: des compositions rythmées et abstraites qui laissent libre cours à l’imagination, des carrés, des rectangles, des losanges, des cercles.... qui créent des sortes de musiques et de rythmes cadencés, des réseaux métaphoriques qui ouvrent des espaces innovateurs, des échiquiers et des chemins sur lesquels on peut avancer avec les forces oniriques. Parfois on y trouve également des parallélismes avec des interprétations figuratives, des êtres humains qui sont réduits à leur plus simple expression.

 

Depuis deux ou trois ans May-Lucy Süess-Robert a transité en quelque sorte vers des formes plus mouvementées et mobiles, plus sinueuses et rapides, des labyrinthes, des amas de filaments qui se compressent et se détendent, des ondulations et des vibrations qui font penser aux circonvolutions d’un cerveau... tout une toile qui se replie sur elle-même et condense des énergies fabuleuses, qui enferme des tensions et des dynamiquesinsoupçonnées.

 

Galerie Minuscule, Vercorin, du 9 mars au 1er avril, May-Lucy Süess-Robert.

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jean-marc theytaz
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:31

 

Un nouvel ouvrage de Jérôme Meizoz vient de sortir de presse aux éditions Zoé, «Séismes»: un livre d’émotions, de rencontres avec la vie, avec les gens, avec soi-même, dans une écriture minimale, vive, rythmée qui nous met en face de la réalité et de ses méandres.

 

Jérôme Meizoz de Martigny est professeur de littérature à l'université de Lausanne et vit dans le canton de Vaud.

 

 Il a déjà publié plusieurs ouvrages dont «Morts ou vifs» chez Zoé, qui a été le «Livre de la fondation Schiller 2000», une récompense significative dans la littérature romande qui est actuellement foisonnante avec une jeunesse prolixe et entreprenante comme Joel Dicker, Quentin Mouron ou Aude Seigne par exemple.

Jérôme Meizoz a également publié des livres clefs dans son parcours comme «Destinations païennes», «Les désemparés», «Le rapport Amar», «Père et passe», «Fantômes» illustré par le peintre Zivo aux éditions d’En Bas.

6zr5r50.jpgDes livres qui parlent entre autres des petites gens, de la vie sèche et riche à la fois de certains villages valaisans au XXe siècle, avec leurs secrets, leurs embrouilles familiales, leurs interdits, leurs faux-semblants, leurs désirs cachés, leurs peurs enfouies, leurs croyances et leurs espérances, leurs singularités et leurs lâchetés parfois...

 

Moments-charnière

 

«Séismes» se passe aussi dans les années 1970 , nous faisant découvrir une bourgade dans laquelle «un enfant avance vers l’âge d’homme» comme nous le dit son éditeur. Un itinéraire parsemé d’émotions, d’embûches, de questionnements, qui nous prennent par le sentiment, le cœur et les tripes comme le dit le dicton populaire.

Une sorte de pèlerinage qui nous conte les surprises et les chocs qu’un jeune peut rencontrer lorsqu’il découvre un nouveau monde, avec ses nouvelles règles, ses nouveaux code, ses nouveaux repères et ses nouvelles sensations.

«Dans tout ce livre règne une gaité cruelle, proche de celle d’un Fellini ou d’un Prévert, pour tenir en respect la «tristesse qui ferment en silence comme un vin abandonné.»» Derrière les traditions bien ordonnées qui règlent l’espace et le découpage temporel du monde rural avec la campagne, l’élevage, la nature, les saisons, il y a dans cette époque la place toujours importante de la religion avec les craintes qu’elle apaise, la croyance rivée au quotidien, les Sœurs qui «ont épousé Jésus», la Vie éternelle, un drame aussi, le suicide de la mère...

 

Et puis cette époque fut aussi marquée par l’arrivée de la modernité avec la télévision, un univers fascinant...

Et encore, d’une importance existentielle vitale, les premiers émois, les filles, Tine, les autres.... qui font battre le cœur et s’assécher la gorge, tout un climat de tendresse et d’angoisse, de brûlure et d’amours perdus...

 

«Séismes» de Jérôme Meizoz, aux éditions Zoé

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jean-marc theytaz - dans littérature
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 15:31

3991403036_edf2819a2b.jpgLe foehn disperse

les aiguilles de mélèzes

dans la prairie

la voix de la rivière

se fait discrète

et fragile

au matin blanc

le frisson de l'aube

sur la mousse

enveloppe le paysage

regard patiné

du soleil

le jour se fait velours

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jean-marc theytaz - dans littérature
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 19:10

 

 

2011--30-x-30-cm--Far-bspiel.jpgDes agencements de formes et de couleurs qui s’appellent, se répondent, se prolongent, se confondent, s’interpénètrent, des vibrations d’énergies qui se transforment en douces mélodies ou rythmes stridents, des compositions qui deviennent fresques symphoniques ou vitraux rayonnants, Angèle Ruchti expose actuellement ses tableaux à l’Espace couleur à Anzère.

 

L’art et le sport

 

Cette artiste bernoise est installée depuis une dizaine d’années dans la station, où elle combine de façon harmonieuses, la peinture et le ski. Elle anime en effet son atelier de peinture et parallèlement dispense des cours de ski, deux passions qui lui permettent d’entrer en contact avec beaucoup de monde, les amateurs d’art et de sport. Angèle Ruchti propose même des activités qui allient art et sport de manière équilibrée et épanouissante.

 

Nuances de tonalité

 

Dans son art Angèle Ruchti affectionnne le travail de la couleur, jouant avec les nuances, les tonalités, les valeurs qu’elle fait vibrer avec vigueur et diversité.

Elle présente cette année également des peintures au format 50 x 80 cm dans les couleurs vertes. Une tentative de dire la nature, ses variations, ses mille et une expressions:

«J’avais toujours un peu peur du vert, car la nature nous offre des verts d’une très grande gamme, dont le peintre ne peut que rêver.» Le rouge bordeau, vermillon, éclatant, plus sourd, grisé, satiné ou jouant avec les nuances de noir... fait également partie de ses petits et grands formats. L’artiste bernoise nous propose aussi des triptyques et une série de 12 peintures de petit format (30 x 30 cm) sur le thème du zodiaque. Angèle Ruchti nous offre par ailleurs des tableaux comme des épisodes de vie,

«une histoire continue qui va d’une peinture à l’autre. Ceci me permet de rendre visible l’invisible, c’est-à-dire la dynamique de la couleur qui peut se présenter ainsi sous des angles très intéressants.»

  

 

Peintures en location

 

A signaler une spécificité de l’Espace couleur à Anzère:Angèle Ruchti met aussi ses peintures en location. Pour une durée de douze mois, un mois. Une façon originale de vivre au milieu de tableaux et de pouvoir les changer régulièrement, une manière aussi de donner à voir ses œuvres dans des espaces différenciés...

 

 

 

Angèle Ruchti, à l’Espace couleur Anzère jusqu’au 14 mars. Ouverture: vendredi, dimanche, lundi 17 h à 18 h 30 ou sur rendez-vous. www.espacecouleur.ch, tél. 079 240 00 64

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jean-marc theytaz - dans littérature
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 14:45

sans-titre-copie-2.pngLes arbres font partie de notre environnement quotidien, ils nous sont familiers, proches, amicaux; on sent leur présence, on goûte leur esthétique, on les apprivoise, on en fait même nos confidents. Ainsi les poètes, les artistes, les scientifiques, le commun des mortels se sont tous intéressés à eux, qui font le lien entre la terre et le ciel, entre la profondeur des racines et les hauteurs célestes, entre l’horizontalité et la verticalité.

 

 

Dans le cadre de l’année internationale de la forêt en 2012 l’Office de l’environnement du canton du Jura a recensé une soixantaine d’arbres estimés remarquables et singuliers, par les scientifiques mais aussi par tout un chacun. Jacques Bélat a complété sa recherche en intégrant des arbres du Jura bernois correspondant aux mêmes critères: une démarche artistique pour développer et sauver un patrimoine inestimable, qui devra être légué à nos enfants et nos petits-enfants dans toute sa diversité et sa richesse de biodiversité.

 

Les Editions D’Autre part publient ainsi un ouvrage de 136 pages avec une sélection de 84 photographies imprimées en bichromie. Le poète Alexandre Voisard, dont la renommée s’étend au-delà de nos frontières romandes, a signé le texte; les photos sont accompagnées de notices scientifiques de Marcel S. Jacquat.

 

Les arbres ont un corps, mais aussi une âme, ils sont habités et nous habitent aussi, dans un dialogue et un amour partagé. Le poète Alexandre Voisard est passionné de nature, il sait la ressentir et sait la décrire. Il la vit de l’intérieur, avec force et intensité dans un déploiement de langage tout de simplicité, de sobriété et d’authenticité. Les photographies de Jacques Bélat nous offrent un cadrage et un équilibre de composition de qualité, de même qu’une pureté dans les lignes et les géométries, toute une poésie, et une puissance d’évocationremarquable.

 

«Arbres singuliers», photographies de Jacques Bélat et texte d’ Alexandre Voisard, notices scientifiques de Marcel S. Jacquat, aux Editions D’autre part.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:24

 

 

Après un premier ouvrage publié l’année dernière, «L’inventaire des lunes», aux Editions d’autre part managées par Pascal Rebetez, journaliste et écrivain lui-même, le Sédunois Pierre-André Milhit vient de publier un deuxième livre dans ces mêmes éditions, «La garde-barrière dit que l’amour arrive à l’heure».

 

Des poèmes vifs, incisifs et chantants, qui collent au quotidien comme l’écorce à son arbre et qui nous donnent à voir et à vivre l’existence avec son lot d’émotions, de révoltes, d’acquiescements ou de sursauts. Comme le dit l’éditeur

 

«ces textes écrits au quotidien des saisons composent un livre des heures bleues, celles des faits divers et des sentences auxquels Pierre-André Milhit invente une origine. Il décline un bestiaire savoureux et amoureux, empli de chuchotements de la nature et de murmure des hommes.»

  

 

Un inventaire en musique

 

Des poèmes  de Milhit ont été mis en scène avec le musicien Stéphane Métrailler qui a composé un spectacle avec son tuba. Joué entre autres au Teatro comico à Sion ce spectacle mêlant musique et écriture, émotions et joie de vivre, de sentir, d’exprimer... avait connu un joli succès, fait à relever tant la poésie est de nos jours difficile à transmettre et à faire connaître, à faire aimer et à faire vivre.

Pierre-André Milhit qui travaille dans le social et qui a mené également une carrière politique au Grand Conseil avec l’Alliance de gauche, écrit depuis toujours.

Il a rempli des cahiers et des cahiers,a un blog, et se met régulièrement devant son pupitre pour dire l’existence du monde qui l’entoure, l’environnement qui est bien mis à mal de nos jours, notre société dans laquelle la solidarité a de la peine à trouver place, ses congénères avec qui il aime partager mais aussi parler, questionner, remettre en cause le cours des choses.

 

Une thématique intéressante

 

La liberté, l’identité, l’indépendance aussi, la fraternité... autant de thèmes qui sont abordés, effleurés, par la poésie de Milhit qui sait exprimer avec simplicité et concision les situations les plus cocasses et complexes de notre vie à tous. Faits divers, éclats et reflets, échos et souvenirs, photos émiettées puis recomposées par l’écriture et le sentiment, sans sentimentalisme, une matérialité de l’existence aussi, des gens et des choses, une concrétude qui nous rattache à l’épaisseur de nos vies, voilà qui est rassurant. Et puis aussi un inventaire à la Prévert, des couleurs qui se juxtaposent et s’accumulent, des sons qui distillent une musique parfois aigre-douce, parfois plus tendre...

«

 

nénuphar rose nénuphar blanc/ le chemin des jours divise/ héron borgne grenouille sourde/ la chorégraphie des roseaux multiplie/ vase tourmentée vase fermentée/la légende l’étang allume/ le banc de pierre quitte la place/ l’amoureux délace ses chaussures/l’écorce du bouleau trahit les secrets/ l’amoureuse dénude sa poitrine/ elle lui dit le frisson de ses seins.../.»

7t986d0.jpg«La garde-barrière dit que l’amour arrive à l’heure» de Pierre-André Milhit, Editions d’autre part, 2013, 136 p

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jean-marc theytaz - dans littérature
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 19:17

4574698691_492736a9f2.jpgDans les tenailles

de l'aube

 

goûter

rêve et réalité

 

dans les langueurs du sommeil

retrouver les marges du voyage

 

près du crépuscule

se couvrir de braises

 

au centre du soleil

mourir debout

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jean-marc theytaz - dans littérature
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 18:57

7003840528_469dfe9965.jpgL'ombre de ton corps

sur la neige scintillante

 

la brûlure du soleil

sur ta peau veloutée

 

les traces de tes pas

dans la campagne  solitaire

 

la marche est calme et sereine

comme celle d'une âme volatile

dans les allées de marbre blanc

qui nous attendent

 

tout près de la lumière éternelle

dans les anti-chambres de la mort

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