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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:23

MARTINELLI.jpg

d4m970.jpgDes Espaces de couleurs qui se construisent en harmonies et en contrastes alternés, qui s’appellent et se fuient, se parlent et se nient, se saisissent et se déplacent en vives appartenances, la galerie Minuscule de Vercorin nous présente jusqu’à la fin juin les peintures de Dorane Martinelli et Catherine Fields.

Habitante de Saint-Saphorin, l’artiste Dorane Martinelli mène plusieurs vies en parallèle, notamment comme pharmacienne et en même temps peintre. Elle passera en 2012 un mois à Vancouver chez l’artiste Catherine Fields: elles peindront les deux en permanence, se stimulant, partageant émotions et sensations. Elle expose pour la première fois à Sion en 2012 puis à Lausanne et à Neuchâtel en 2013.

 Comme elle le précise «Mon approche de la peinture s’est faite à travers la méthode Martenot. Diverses techniques sont travaillées et surtout j’ai appris à «regarder» avec l’acryl, l’huile, le pastel. Mon séjour au Canada m’a fait aborder le monde si vaste de la peinture non figurative, acrylique et des techniques mixtes. C’est avec ces outils que j’exprime aujourd’hui ma fascination pour les couleurs, mon inspiration est puisée dans chaque chose vécue au quotidien et dans la nature.» Le visible et l’invisible se côtoient dans les tableaux de Dorane Martinelli, des vibrations, des énergies, des luminosités des accords musicaux, des élans vers l’inconnu et l’imaginaire, des mondes parfois plus structurés, parfois plus organiques et défaits, comme dans les respirations originelles du cosmos. Polyvalente Catherine Fields est quant à elle une Suissesse qui a émigré au Canada en 1983 et y habite avec sa famille.

Elle a enseigné dans les écoles maternelles des deux pays durant une dizaine d’années. Elle a par ailleurs écrit et illustré 5 livres pour enfants qui sont distribués dans les écoles d’immersion française au Canada. Polyvalente, Catherine fields a également travaillé la poterie et la courte pointe; des arts plus artisanaux qui exigent une dextérité, une finesse de doigté et une sensibilité particulières.

Animée d’un souffle de création, d’une volonté de progresser et de toucher à différentes formes d’arts, elle peint avec ses émotions, alliant spontanéité, originalité, vivacité, libérant les énergies plurielles qui l’habitent et la font avancer dans la vie. Catherine Fields fait partie d’un groupe de 5 femmes artistes, appelé «5enses» avec qui elle échange des idées, partage des projets et expose. Ses tableaux se trouvent dans plusieurs galeries au Canada. Elle expose aussi en Suisse depuis quelques années, au Kunst Supermarkt de Soleure. Dorane Martinelli et Catherine Fields exposent à la galerie minuscule de Vercorin jsuqu’à la fin juin.

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jean-marc theytaz
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 19:02

Pingeon_couv_1.jpgGilbert Pingeon, un auteur romand qui a déjà derrière lui un long parcours littéraire, étoffé et étonnant.

Il vient de publier aux éditions de l’Aire «L’année du lapin», un ouvrage qui nous ouvre à des horizons de devoir d’écriture, de distanciation du présent: «la résistance, c’est l’unique vertu que j’entrevois au fait de m’imposer chaque jour un devoir d’écriture, du moins pendant cette année 2011, vécue sous le signe chinois du Lapin, limitation censée éviter que la vertu d’une certaine contrainte ne tourne au tic, au toc et au truc...»

Un ouvrage de textes courts, rythmés, incisifs, coupant et cisaillant le quotidien avec des thèmes multiples, qui peuvent concerner chacun, les grands sujets de l’amour, la mort, la maladie...

On y découvre l’écrivain qui se pose la question de savoir s’il a le droit de parler du cancer s’il n’en a pas souffert lui-même, de l’enfant dessinant le monde qui l’entoure selon son propre code, qui vit encore au royaume de l’Enfance de l’art, de l’eau bouillante ressuscitant les fragrances de l’herbe sèche d’une tisane, de la finale de Roland-Garros avec ses mystères de confrontation puisée dans la nuit des temps, de l’«Agnotologie» une science de l’ignorance ou l’on étudie ce que l’on ne sait pas, comme le réchauffement du cliamt ou «La fumée passive qui n’existe pas»... et ce petit texte qui dit bien des choses: «Il n’y a qu’un ciel au-dessu de nos têtes, qu’une Terre sous nos pieds, qu’une vie entre nos mains, et l’unique regret s’annonce de n’avoir su aimer qu’un nombre restreint de condamnés à mort»...

 

 

La vie à l’échelle planétaire est également évoquée avec la guerre en Syrie, la sphère religieuse avec des considérations sur la création et les religions monothéistes, le monde animal avec les papillons, le gecko, les oiseaux, les problèmes économiques avec la misère et la famine et l’énergie avec l’Ethiopie.

 

Un éclectisme qui évoque le fil des jours et de la pensée, avec une pluralité, une multitude de thèmes qui nous effleurent tous, soit en regardant la télévision, conversant avec ses amis, en travaillant ou en s’adonnant à ses loisirs. Un échiquier aussi de sentiments et d’atmosphères qui font que l’on peut prendre le livre, le laisser, y revenir sans problèmes.

 

 

Gilbert Pingeon est né en 1941 à Neuchâtel. Il est polyvalent, pratique l’écriture, peint aussi avec sensibilité imagination, vivant entre Auvernier Delémont. Cet ouvrage est son 19e livre; Gilbert Pingeon a été publié notamment à l’Aire, l’Age d’Homme, aux éditions d’Autre part et G d’Encre.

«L’Année du lapin» de Gilbert Pingeon, aux éditions de l’Aire

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jean-marc theytaz - dans littérature
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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:26

Les Editions l’Aire bleue viennent

de publier «Les petits misogynes

»deCarlSpitteler.

Ce récit,

une nouvelle, fait partie des souvenirs

d’enfance de l’auteur datant

des années 1850-1855 et a

été publié dans la «Nouvelle Gazette

de Zurich»; elle a par la

suite été modifiée, remaniée,

corrigée pour une publication à

part en 1907.

Carl Spitteler fut soutenu par

des écrivains comme Romain

Rolland. Gottfried Keller s’en

prendra à son refus de réalisme

alors que Conrad-Ferdinand

Meyer demeurera à distance de

son oeuvre. Son existence sera

dure, laborieuse et fatigante jusqu’à

lacinquantaine, restantconfiné

entre les salles de rédactions

et les salles de classe où il exerçait.

A 45 ans la mort de ses

beaux-parents lui valut un héritage

confortable qui lui permit

de s’adonner pleinement à l’écriture.

«Les petits misogynes» propose

dans le personnage deMax

l’étudiant-fantoche, une image

du jeuneCarl en proie à ses tourments

«romantique,rejetédetous,

 

à la fois follet et sagace» comme

nous le ditHenriDeblüe.

 

Le texte de Spitteler contient

de nombreuses touches de poésie,

avec des descriptions précises,

audacieuses, fraîches: «un

moment du jour,une rue du village,

une trouée de soleil, un chemin,

l’ombre de la forêt profonde, un

geste, un visage....» tout un ensemble de détails,

detableaux,de

galeries de portraits aussi qui

créent une atmosphère, une ambiance,

un climat hors du commun

avec un degré de réalisme

et de vérité étonnant, nous faisant

découvrir les méandres et

les rêves d’un monde de l’enfance.

Le récit relate l’épopée de trois

enfants dans une randonnée peu

commune avec de menus drames,

des scènes de séduction, de

ruptures, de confrontations anodines

ou plus graves mais dans

cette échappée«rien de mièvre ou

de complaisant. Une grande justesse

toujours, et parfois de la hardiesse

psychologique...»

Un monde enfantin à l’horizon

duquel se profile comme nous le

dit Henri Deblüe «le monde des

adultes, tutélaire, souvent trouble,

douloureux, parfois tragique».  Et

HenriDeblüe de comparer cette

nouvelle à une réussite littéraire

àplacer à côtédes meilleurs nouvelles

de Gotthelf,Meyer et Keller.

 

«Les petits misogynes» de Carl Spitteler

aux Editions de l’Aire bleue.

<

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jean-marc theytaz - dans littérature
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:40

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Thomas Bouvier vient de publier aux éditions Zoé un pavé intitulé «Le Livre du visage aimé».

Un roman fourni, rythmé, avec une écriture concise, précise, ciselée

«au service d’un univers d’une richesse vertigineuse qui fait de ce livre une ode à l’existence».

 

Il s’agit d’un livre fort, qui mêle réel et imaginaire, dit et non-dit, vigueur et faiblesse, le tout dans un climat tendu, qui tient le lecteur en haleine comme dans une épopée.

On y découvre trois histoires d’amour, celle de Grand frère et de son fils adoptif, celle d’un vagabond qui met sa vie en péril pour sauver sa femme et celle d’un homme solitaire qui écrit de manière puissante et avec souffle à la femme aimée.

On trouve dans ce roman toute la typologie humaine, avec ses diversités, ses hétérogénéités et ses nuances.

Des doux et des gentils, qui s’ouvrent au monde, l’accueillent, lui prêtent attention et respect, louange et dévotion, et les méchants, les arrivistes, les corrompus, les menteurs qui dans leur course au profit écrasent tout sur leur passage.

Des humains comme il en existe partout et depuis toujours, ceux pour qui la fin justifie les moyens et ceux qui tentent de vivre dans un monde fait de partage, de dialogues, de rencontres, de symbioses avec son environnement, pour qui la foi en l’amour est chose importante. Thomas Bouvier est musicien et écrivain. Son premier roman «Demoiselle Ogata» a reçu le prix Rambert.

 "Le livre du visage aimé" de Thomas Bouvier  chez Zoé

 

 

 

«Le Livre du visage aimé» de Thomas Bouvier aux éditions Zoé, Genève, 523 pages

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jean-marc theytaz - dans littérature
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:32

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Jean-Marc Lovay, écrivain valaisan qui publie aux éditions Zoé depuis de nombreuses années, après avoir été édité chez Gallimard pour «Polenta», «Les régions céréalières» et «Le baluchon maudit», est un écrivain qui suit un itinéraire littéraire tranché au couteau, franc, solide, très original.

Il vient de recevoir le Prix suisse de Littérature 2013 pour l’ensemble de son œuvre.

 

Jean-Marc Lovay est une comète, un fusée exploratoire, un pèlerin de l'inconnu, qui dans ses livres nous fait découvrir des pays inconnus , des plages imaginaires, des terres intersidérales où vivent  peut-être nos rêves, nos angoisses, nos désirs et nos errances.

 

Ses textes foisonnent de mille êtres, choses et situations polymorphes qui nous donnent à découvrir des animaux qui parlent, des objets qui pensent, des sentim ents qui ont des formes, des auras, des reliefs déconcertants.

 

Des vents glaciaux et brûlants soufflent dans son univers, il écrit par fragments l'histoire d'n grand Livre qui nous montrerait ce qui se cache derrière le visible, comme dans les non-dits, les lapsus, els contre-points, les entre-chats et les allitérations de sa langue.

Chez Lovay point de détermination de temps et d'espace, de cadres rationnels et logiques, mais des lieux inconnus pour la plupart d'entre nous, peut-être un futur qui nous attend, nous  les lecteurs que nous sommes, perdus dans les interrogations et les questionnements philosphiques, langagiers et littéraires.

 Lovay déroute et envoûte, défait et construit, enchante et intrigue. Il est le marcheur du quotidien, du rêve et de l'imagination débridée d'un voyageur de l'Au-delà.

JMT-jounaliste et poète

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:18

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Le recueil «Les oiseaux du matin» de Monique Saint Hélier est sorti een 2012 aux éditions de l’Aire. Un ouvrage de nouvelles inédites d’une auteure trop mal connue qui a entretenu une correspondance intéressante, éloquente, sensible avec l’un des plus grands poètes de langue allemande, Rainer Maria Rilke.

Monique Saint-Hélier, née à la Chaux-de-fonds, a vécu également à Paris où elle a fréquenté le monde littéraire et son ambiance si particulière. Elle sera d’abord secrétaire de Gonzague de Reynold avant de se mettre à écrire des poèmes, admirant notamment Rilke, Hölderlin, Novalis...

 

C’est en 1932 qu’elle entre véritablement sur le devant de la scène littéraire avec son roman «La Cage aux rêves». A noter que de 1934 à 1955, l’année de sa mort, elle écrira et publiera la «chronique des Alérac».

 

«Les Oiseaux du matin» peuvent être considérés comme la dernière œuvre inédite éditée à titre posthume. Les éditions de l’Aire qui font un travail de recherche pointu sur la littérature romande comptent également publier son «Journal intime» qui sera un moment important de l’histoire littéraire romande.

«Les Joueurs de harpe» constituent un choix de six nouvelles inédites éditées en 1987. «Les Oiseaux du matin» datent de la même période 1952-53 et les lecteurs qui comme le dit l’éditeur ont apprécié la tétralogie des Alérac formée de «Bois-Mort», «Le Cavalier de Paille, «Le Martin-Pêcheur» et «L’Arrosoir rouge» trouveront avec délectation l’écriture vive, alerte, sensible de Monique Saint-Hélier.

 

Régis Messac, dans sa revue des Primaires en 1937 n’écrivait-il pas: «On a rapproché Monique Saint-Hélier des romancières anglaises, de Katherine Mansfield ou de Rosamond Lehmann. On lui a même reproché d’avoir refait le roman de cette dernière intitulé l’ «Invitation à la valse». Calembredaines!

Monique Saint-Hélier ne leur doit à peu près rien, qu’une façon de rendre par des détails, par des impressions à la fois visuelles et olfactives. Comme elles – et comme Proust aussi d’ailleurs – elle soumet son lecteur à une espèce d’envoûtement. Une fois qu’on est pris par son charme, on ne peut plus s’arracher à cet univers étrange, pathétique, bouleversant, gonflé d’appels déchirants et traversés de visions radieuses ou cauchemardesques.»

 

 

Monique SAint-Hélier «Les Oiseaux du matin», éditions de l’Aire

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jean-marc theytaz - dans littérature
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 15:02

 

 

Matité ou brillance de la surface lissée, aspect résineux de l’émail, vibration de la lumière sur le bois qui s’enflamme dans votre regard, les bas-reliefs de Jean-Paul Blais exposés actuellement à la Galerie Grande-Fontaine à Sion sont d’une grande rigueur et beauté. Ils parlent et envoûtent, émettent les signaux d’une pensée ou de poèmes à naître.

L’artiste a commencé sa carrière par la peinture au fusain, la sculpture sur fer avant de retourner à une expression picturale sur papier à la cuve avec de nombreuses couches de peintures gravées. Le cheminement vers le bois est venu, est né avec le besoin de trouver une épaisseur. Il faut savoir que la surface des panneaux à l’instar des icônes est courbée: le bois est multiple, pluriel, divers, dans ses compressions et dépressions il crée des pentes, des sentiers et des itinéraires tactiles qui conduisent notre regard et affinent notre sensibilité.

Pensée en gestation

Le bas-relief avec ses écritures abstraites est variation de nuances sur le noir ou le plus clair, l’ivoire. Le noir qui, lui, peut-être sombre, lumineux, actif, passif, terreux ou volatile...

Comme le dit Richard Aeschlimann

«plutôt que d’utilisier l’art figuratif du dessin, Jean Paul Blais travaille sur les concepts de relief en ronde-bosse. Sa recherche incessante s’applique à toucher ce que Rothko appelle la trilogie de la perfection mécanique, de la perfection spirituelle et de la beauté pour les sens au sein d’une forme unique.»

Les œuvres de Blais sont d’une pureté impressionnante, avec des lignes formelles qui touchent à la perfection, il sait choisir le moment adéquat, la courbe juste, l’accord musical parfait entre l’intérieur et l’extérieur.

Formes géométriques qui s’assemblent, s’imbriquent et se complètent, ensembles et sous-ensembles, lumières qui se renvoient ds éclats et des fragments d’énergies, plages de solitude, on se croirait en face d’un alphabet conceptuel et minimaliste qui côtoie les essences idéales d’un langage à concevoir et transmettre. Un langage en gestation, une pensée qui ondoie au fil des vents intérieurs.

 

Exposition de Jean Paul Blais à la galerie Grande-Fontaine à Sion jusqu’au 1er juin.Sur rendez-vous 078 691 08 17 et de mercredi à samedi.

 

LégeBLAIS.jpgnde:Pureté et simplicité dans les baqs-reliefs de jean Paul Blais

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jean-marc theytaz
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 20:11

2176297321_53f42f6a0b.jpgPaysages syncopés

forêts discontinues

les crêtes ondulent

le silence se fait immobile

lits d'humus

litières humides

où dort mon corps froid

le genévrier s'enroule

dans la verticalité de la clairière

la coronelle et le lézard ont regagné

les pierres chaudesde la muraille

incandescence

au coeur du jour  solitaire

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jean-marc theytaz - dans littérature
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 20:09

 

 

 

 

Poésie rythmée, concrète, dynamique, accrochée au quotidien et aux éléments, poésie de l’être en relation avec le monde, avec lui-même avec ses semblables, les éditions Empreintes viennent de publier en collection Poche deux livres en un de Vahé Godel: «Quelque chose quelqu’un» et «Que dire de ce corps?» avec une préface d’André Wyss.

Un ouvrage de grande valeur qui nous donne à vivre avec des textes forts et vibrants, dans une langue simple mais très énergique et puissante dans ses accents, ses rythmes , ses souffles...

Comme le dit André Wyss

«il y a de l’épique dans cette poésie avec des accents à la Saint-John-Perse, il y a de l’exaltation et une intensité permanente qui font de sa lecture une belle expérience lyrique....»

On y sent une profondeur et une authenticité parlantes, évidentes, qui font corps avec l’humain, ses multiples configurations, ses formes, ses reliefs, ses respriations.

«S’il y a portant quelque chose qui risque d’échapper toujours au lecteur francophone de Vahé Godel, c’est la dimension arménienne de sa poésie. «l’autre versant» , à la fois source, racine, modèle, expérience précoce, et acquisition de la maturité , restes d’une Arménie idéale et maternelle, et en même temps effets d’une Arménie très différente, culturellement en partie déracinée, pourtant fascinante, voire idyllique et qui parle une langue à la séduction profonde...»

 

.

Et le rythme, la musique de la langue de Vahé Godel sont singulières, personnelle, avec ses assonances, ses allitérations, ses synonymies, ses silences, ses accélérations, ses contrepoints aussi.... tout un monde qui vit de mille pulsions et tremblements intérieurs.

Intérieur-extérieur

Poésie de la terre mais aussi de l’esprit, des racines, de la mère et du père, de l’intérieur et de l’extérieur, du vent et des bourrasques de neige, du soleil et de l’obscurité: on retrouve aussi des épigraphes à Jacques Réda, à André Frénaud, des poètes de la terre et du ciel. «

Après la mort du feu/le lent retrait des eaux/ à tâtons il nous faudra descendre/jour et nuit remuer ramas et abattis/corps sans visage insondable demeure/ il nous faudra le secours des oiseaux/ l’œil du silex l’alliance des fruits/pour retrouver le centre/de gravité.»

Vahé Godel est né à Genève en 1931, fils d’un linguiste suisse et d’une mère arménienne. Vahé Godel est un passeur des traditions poétiques de l’Occident et de l’Orient, il a su créer une poésie toute de fraîcheur et de vivacité, de musique et de voyage.

 

 

«Quelque chose quelqu’un»- «Que dire de ce corps?» de Vahé Godel aux éditions Empreintes.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:46

5175911132_a54dc0770d.jpgSur la  ligne de crête

des forêts solitaires

des embruns sauvages

 les portes s'ouvrent au petit main

la mousse est humide

le vent frais

l'écriture des monts

nette et solide

il faut se mettre en marche

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