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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:33

La Tour lombarde nous présente jusqu’au janvier les créations de ces six dernières années de Marie Es-Borrat. Particularité, l’artiste possède des talents multiples, alliant sensibilité, invention et imaginaire, qualités qui se déclinent ausi bien dans l’univers de la mode que dans la peinture.

Entre la capitale de la mode , Milan, où elle travaille régulièrement, et le Valais, des liens étroits, des lieux de vie aussi riches l’un que l’autre, des ambiances et des atmosphères singulières.

L’artiste nous présente ses œuvres de manière simple, avec des mots rythmés, nous amenant à découvrir un langage clair: «Dialogue à travers des tissus, de la matière, des motifs familiers aux impressions textiles. Moments figés au travers de tableaux créés de soie, jute, pigments, de papiers déchirés.»

L’artiste laisse une large place à l’instinct, la pulsion première, le souffle initital qui apporte une frande fraîcheur aux réalisations de Marie Es-Borrat.

Pour elle l’oeuvre d’art peut être un récit, une accumulation de sensations, de vécu, qui crée un trame narrative, l’épaisseur de la mémoire, de manière concrète dans la matière qui inscrit en traces et empreintes les sillons d’une existence.

En 2010 l’artiste écrit: «La matière, les tissus, l’œuvre du temps me fascinent. Dans mon expérimentation d’artiste, les couches, «strates» sont importantes. C’est le récit du temps chargé d’émotions qui nous permet de vivre l’instant présent qui reste capté, emprisonné dans la toile, mais qui rêve d’une évolution ou de créer d’autres couches qui embellissent ou soignent…En fin de compte tout devient cyclique, la matière s’accumule, se charge, s’épaissit, comme des rides sur un visage. L’âme se charge d’émotions contrastées qui permettent au final d’observer la beautéd’une toile qui a du vécu, comme le visage vieilli d’une femme aux yeux pétillants...»

Expo à la Tour lombarde pour Marie Es-Borrat,artiste polyvalente, aux multiples facettes.

Expo à la Tour lombarde pour Marie Es-Borrat,artiste polyvalente, aux multiples facettes.

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jean-marc theytaz
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:50

~Astres en mouvements constants, pérégrinations de planètes et de comètes, de soleils et de cellules incandescentes dans leur immobilité apparente, champs colorés qui se parallélisent... les œuvres de Jo Milne et Gabriele Fettolini interpellent le spectateur par leur relation aux origines du monde, aux primitives rencontres qui ont engendré d’innombrables naissances , de vives appartenances, d’insondables voyages. Les lignes et plans se suivent et s’interpellent , de partout naissent des chants magiques. Jo Milne et Gabriele Fettoloni exposent actuellement à la Grande Fontaine à Sion et au Château de Venthône. Un rapprochement de deux galeries pour apporter une vue plus large et vivante sur l’œuvre de deux artistes complémentaires. Françoise de Preux et Suzanne Bolli, toute deux passionnées d’art, ont uni leurs forces pour apporter un écho vivifiant à une démarche artistique pas toujours aisée et facile. «Il y a une chanson d’Andrew Bird qui dit: «Tu es ce qui arrive quand deux substances entrent en collision.» Ces collisions faites de petites et grandes rencontres sont au cœur des travaux de Jo Milne et Gabriele Fettolini.» nous rapporte Philippe Marsden. Leurs ateliers apparaissent comme des lieux sacrés, des laboratoires où peuvent se dérouler les mariages les plus inattendus , les big bang les plus complexes . Jo Milne vient d’Ecosse alors que Gabriele, est originaire de Suisse italienne et c’est à Barcelone qu’ils se trouvent confrontés à une culture nouvelle, inédite, surprenante. «Face à la toile vierge, soumis à la fantaisie du hasard, à tâtons, ils expérimentent les collisions plus ou moins maîtrisées entre l’eau et la peinture, le pinceau et la peinture, les éclaboussures accidentelles et le geste pensé et voulu. Chaque minuscule «explosion de peinture» exige une nouvelle adaptation, une nouvelle décision, un prolongement du geste qui parfois caresse ou alors ronge la surface de l’œuvre en devenir. Réussir à «figer l’éphémère», cerner le «momento fugaz». Après une longue évolution, un nouvel univers-cosmologie prend forme.» Une démarche très particulière dans laquelle la respiration intérieure, la patience, le retour sur soi aussi exigent une concentration pour trouver le juste rythme qui mènera jusqu’à la maturation de l’œuvre. Une évolution lente que notre quotidien stressé et hyper-médiatisé ne permet pas toujours. Paysages en formation ou en érosion, cosmogonies infinies, «l’univers de Fettolini explore un monde pictural de légères réverbérations et de glaçures» , celui de Milne «évoque, de manière allusive et par des lignes sinueuses qui suggèrent les oscillations, les visions et les découvertes de la physique contemporaine.» www.gabrielefettolini.com www.jomilne.com Exposition Grande Fontaine et Château de Venthône jusqu’au 22 décembre:Jo Milne et Gabriele Fettolini

Jo Milne et Gabriele Fettolini
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jean-marc theytaz
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:36

Le Château de Réchy est un lieu culturel actif, qui propose des expositions innovatrices, ouvertes sur l’avenir, la diversité, et qui offre des regards nouveaux sur l’art contemporain.

Actuellement l’association ArtsPluriels, présidée par François Locher, enseignant à l’ECAV, a invité à Réchy l’atelier Multiples-Editions, qui réalise des sérigraphies, des gravures, des éditions d’artistes, et animée par des élèves de l’Ecole Cantonale des Beaux-Arts, anciens et nouveaux. L’exposition s’intitule «Dérive(s)»; elle propose des estampes et des multiples récents réalisés par des artistes invités par l’Ecav, des artistes émergents ainsi que des éditions remarquables imprimées ces 13 dernières années par ME.

«Nous organisons trois expositions par année, dont une carte blanche à un artiste contemporain et deux autres consacrées à l’art et l’artisanat en général. Pour cette exposition de l’atelier d’estampes nous pouvons trouver des travaux récents. Le ME (Multiple editions) de l’ECAV est en fait une unité pédagogique et un univers dans lequel se développe l’esprit artistique des élèves. Dans notre stratégie nous invitons des artistes connus et ceux qui le sont moins. Nous avons ici à Réchy environ 80 œuvres ...» nous dit François Locher.

Des artistes comme, Maximilien Urfer, Sabine Zaalene, Barbara Cardinale, Paul Walther, Omar Ba, Olivier Genoud et Didier Rittener présentent leur travaux récents. Parallèlement Multiples-Editions a invité de jeunes artistes contemporains dont Darren Roshier et Jeanne Naudin à participer à l’événement, et Luana Cruciato, étudiante de 3e année Bachelor à l’Ecav; enfin l’exposition vous propose une sélection issue de sa collection d’estampes parmi lesquelles des œuvres de Christina Zurfuh et Bernhard Frue, Cristian Vetter, Pascal Seiler, Vincent Chablais, Martina Gmuer, Joëlle Allet, Carlo Schmidt, Gernot Wieland, Robert Ireland, Luc Mattenberger et de Valentin Carron. On peut y découvrir des humains avec perroquet sur l’épaule, des têtes d’arlequin, des videos, une pièce unique... La moitié des exposants sont valaisans, de quoi peut-être se rendre compte de l’art de notre canton en 2050

Events

Jeudi 9 janvier 2014 à 19 h, visite guidée par François Locher, commissaire de l’exposition

Jeudi 16 janvier 2014 à 19 h, soirée gourmande sur le thème du Multiple

Arts Pluriels, Château de Réchy, Réchy - 077 421 16 66, info@artspluriels.ch

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jean-marc theytaz
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:03

Une heure de rire, de sourires, d’éclats de rires même pour une pièce légère, «Les colocs» de Suzanne Gigon, auteure et metteuse en scène qui habite Haute-Nendaz.

La pièce sera jouée à Sierre aux Noyers, sur une scène improvisée et comprend cinq acteurs trois dames et deux hommes. L’histoire de la pièce est simple:

Il s’agit d’une colocation entre personnes valides du troisième âge, sauf que la propriétaire de la demeure ne loue qu’à des personnes de sexe féminin. Elle ne veut pas d’hommes dans sa maison, selon elle, cela fait désordre. Seulement dans la vie courante... avec référence à des thèmes d’actualité. Une pièce qui rappelle un peu le Cafconc avec des propos décalés, rythmés, enjoués qui prêtent à la détente et au plaisir de l’humour au quotidien sur des thèmes banals.

Dates des représentations: 30 novembre 2013, première, 6 et 14 décembre 2013 et 11 et 18 janvier (dernière) 2014. C’est un repas spectacle dès 19 30 h au Noyers à Sierre. Durée de la pièce env. 1 heure

"Les colocs" de Suzanne Gigon
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jean-marc theytaz
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 21:56

L'avenue silencieuse

longue et rectiligne

dans les dédales nocturnes

les passants aveuglés

par la solitude grise

des murs de béton

les immeubles

qui construisent dans l'obscurité

d'étranges pagodes lumineuses

la brise souffle le long des murs

du cimetière de la ville

le saule pleureur

caresses l'allée

avec ses longues tresses végétales

le corbillard

des jours et des nuits étales

s'est arrêté devant moi

immobile

il n'attend plus que mon corps

mon âme s'en est déjà allée

depuis longtemps

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jean-marc theytaz
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 19:45

Ella Maillart (1903-1997) fut avec Anne-Marie Schwarzenbach, Blaise Cendrars, Nicolas Bouvier, Lorenzo Pestelli... un des grands écrivains voyageurs de la littérature francophone.

Elle a parcouru le monde durant de nombreuses années, sous tous ses angles, avec des moyens parfois très réduits, multipliant les rencontres, les découvertes, les partages, mobilisant ses forces et ses énergies dans les moments difficiles, nous emmenant en toute convivialité à vivre les paysages partagés, à les ressentir de l’intérieur, à les faire nôtres.

Au nom d’Ella Maillart furent fréquemment associés les termes d’audace, de volonté, de détermination, de curiosité profonde de l’Autre , ceci durant la première moitié du XXe siècle.

Les éditions Zoé ont sorti de presse un choix de correspondance avec ses parents qui «tient lieu d’une biographie de la grande voyageuse Ella Maillart entre 1925 et 1941.»

Photos et reportages

Un ouvrage de qualité, avec des lettres aussi accompagnées de photos, et dans cette nouvelle édition complétée de reportages écrits pour divers journaux et magazines, qui mettent en relief ses rencontres et ses écrits, et aussi ses activités: voile sur le Léman, fouilles archéologiques enCrète, entrainement sportif, pérégrinations dans les montagnes d’URSS, récit d’un conflit sur la frontière Inde-Afghanistan en 1937, une visite intrépide àWinston Churchill en 1936, classée «confidentiel»...un éventail d’histoires qui l’a mise en relation avec la réalité de son temps.

Tous ces moments particuliers décrits avec précision, sincérité, authenticité et clairvoyance mettent en évidence l’attachement que Ella Maillart portait à son époque et à son entourage, ses réflexions sur un monde en constant mouvement, en mutation permanente, en changements déterminants.

A noter que dans ces lettres à ses parents l’on peut admirer les liens affectifs étroits qui rattachaient la voyageuse à sa mère, un rôle de «confidente, de secrétaire et d’impresario.»

Ces trente lettres écrites entre juillet 1925 et février 1941 relatent ces relations si fortes avec sa mère Marie Dagmar; par là elle pouvait lui raconter ses aventures dans des lieux inconnus et en même temps rester au courant de ce qui se passait à Genève. Elle utilise indifféremment l’anglais ou le français. Ella Maillart s’est par ailleurs toujours interrogée sur le pourquoi de sa présence au monde et elle avait l’intuition «qu’il y avait quelque chose d’important» à vivre et à traverser.

«Cette réalité que j’ai pourchassée» d’Ella Maillart aux éditions Zoé.

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jean-marc theytaz
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:06

Fusains, monotypes, photos, Ambroise Héritier expose actuellement à la Galerie Grande Fontaine. Une exposition diversifiée qui nous offre un panel de techniques et de genres différents. Ambroise Héritier a des talents multiples qui font de lui un artiste complet, s’exprimant avec pureté, force, imagination dans de nombreuses formes d’expression. Il a notamment dispensé des cours à l’école de Saxon l’EPAC et œuvre comme dessinateur dans différents journaux.

Les œuvres exposées, notamment les photos sont souvent très épurées, dépouillées, scandées dans un rythme soutenu et lent à la fois, comme dans une pour mieux signifier l’essentiel du temps et de l’espace, de l’intérieur et de l’extérieur. «J’ai toujours avec moi mon appareil Leica; au début je prenais des photos pour les utiliser comme documents avec l’objectif d’en faire des fusains, des dessins... Puis est venue l’étape suivante où j’ai pris conscience que mes photos pouvaient «tenir la route» toutes seules. J’utilise un papier épais, granulé que je fais venir d’Allemagne.» Sur ses photos apparaissent parfois des gouttes, des vaporisations. Ambroise Héritier nous explique: «Pour obtenir ces effets je dois travailler avec des filtres, avec lesquels on arrive à du givre, de la buée qui apportent des effets saisissants...» Pour ce qui est des monotypes ils sont tirés à un exemplaire: ils sont également très sobres; Ambroise Héritier souligne: «j’aime les lumières de fin de journée, crépuscule, ou du matin, les instants de transition.» On retrouve ainsi des paysages hivernaux aux nuances subtiles et délicates, avec cette «idée du paysage qui défile», le thème de l’eau aussi avec les vagues, le ressac, les écumes blanches... et les fusains avec des lumières atténuées, diaphanes, éthérées.

Une exposition de grande qualité de la part d’Ambroise Héritier qui représente une valeur sure des arts plastiques valaisans.

Exposition de Ambroise Héritier, galerie Grande-Fontaine, jusqu’au 16 novembre.

ambroise héritier
ambroise héritier

ambroise héritier

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jean-marc theytaz
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:04

Nicolas Constantin dans une débauche de couleurs vibrantes et traversées d’énergies électriques nous offre sa première exposition à la galerie Sonvillaz à Saint-Léonard. Né en 1983, artiste urbain, il travaille beaucoup avec les graffiti depuis de nombreuses années. Ses tableaux sont reconnaissables loin à la ronde et plongent dans les racines de l’art tribal.

Nicolas Constantin a suivi les cours de l’école cantonale des Beaux-Arts (ECAV) et a déjà exposé en plusieurs endroits, notamment en Suisse et à Bruxelles et m^me à Bangkok. Il s’est également ouvert au milieu de la mode, son talent ayant convaincu les professionnels de ce milieu très particulier.

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jean-marc theytaz
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 10:26

Des œuvres qui présentent une grande originalité, des découpages, des sculptures papiers, des textes et découpage, des choix de peinture, des images originales, images aléatoires.... la Galerie Grande Fontaine présente actuellement les œuvres de David Curchod. Des créations hétéroclites, diversifiées, plurielles pour laisser s’exprimer une imagination débordante, touffue, baroque, complexe, chargée de symboles et de prolongements sémantiques. Découpe de livre, couronne de feuille, David Curchod travaille avec les objets du quotidien, avec des matériaux de toute nature, mêlant papier, peinture, caricature. Le langage de l’artiste nous offre mille voies différentes, ouvertes sur le rêve, l’onirisme, l’imagination débridée. Le découpage est un art de précision, de justesse, de finesse, de jeux avec les ombres et la lumière, il ouvre des horizons, dégage des espaces inconnus.

Comme le dit l’artiste: «C’est une recherche entre peinture et lumière, entre le blanc du papier et la couleur, entre ce qui est donné à voir et ce qui est à découvrir.

Je suis continuellement tiraillé entre l’envie de dire et l’envie de laisser à mon spectateur le soin de trouver sa propre interprétation.

Mon domaine de prédilection, «l’homme et son univers». J’aime construire des espaces qui semblent familiers sans pour autant exister, qui sont à la fois doux et violents ! Entre surpuissance et fragile équilibre.»

Un parcours international

David Curchod est né à Lausanne en 1971; de 1992-96 jil étudie à l’école cantonale d’art de Lausanne (ECAL) avec comme Professeur Luc Andrié et Jacques Bonnard. En 1996 il obtient son certificat d’étude de l’ECAL. Après cela il décide de partir en Allemagne car l’ECAL ne répond plus à ses attentes en peinture. Dès 1996 il étudie la peinture à la Hochschule für bildende Kunst in Braunschweig avec comme professeur Arwed D.Gorella. Il passe néanmoins son diplôme à l’ECAL en 1997. Le parcours allemand se poursuit avec en 1998 un Meisterschuller de Arwed D. Gorella. Puiss en 1999 c’est le retour en Suisse et dans sa ville natale Lausanne où il poursuit son travail.

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jean-marc theytaz
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 10:23

Christiane Putallaz-Knupfer aime la simplicité, l’authentique, la spontanéité des choses quotidiennes: les œuvres exposées au Château de Venthône nous offrent des objets usuels, fleurs, fruits livres, armoires à linge, lettres, et le leitmotiv de cette déclinaison est le bol, forme élémentaire, pure et vierge, un récipient demi-sphérique utilitaire aussi, qui peut avoir des prolongements et des connotations magiques, un objet rare, donc précieux, rituel et symbolique.

Chantal Putallaz-Knupfer convoque le poète Supervielle et ces quelques vers «Chaque objet séparé de son bruit/de son poids./Toujours dans sa couleur, sa raison/et sa race,/ Et juste ce qu’il faut de lumière,/ d’espace/Pour quj’il soit agile et content/deson sort.»/...

L’artiste peint sur le bois à la tempéra sur un mélange de plâtre et de sable fin humide posés en fine couche et travaillé à la spatule, support qui diffuse la couleur et garde comme une mémoire l’empreinte de l’outil nous explique Françoise de Preux.

Le père de l’artiste, Jean-Claude Knupfer , lui a transmis la passion et la vocation pour la création artistique: «Mon père avait beaucoup de talent. Il peignait avec le cœur.il était sincère....Nous avions la même sensibilité et étions unis par un lien très fort.» Puis Christiane Putallaz-Knupfer va également hériter de l’atmosphère de création propre à son mari Jean-Jacques Putallaz, céramiste connu internationalement, qui a notamment effectué des voyages en Chine ou au Japon.

Quotidien et sacré

On retrouve dans l’exposition de Venthône le refrain du bol, un objet très présent dans la culture japonaise , dans les cérémonies comme celle du thé. «J’adore cette forme, sa beauté, le symbole de partage qu’elle représente.» Une forme sphérique traversée de mémoire, de mythes, de fables... des symboles de perfection, d’union, de prolongements cosmiques alors que le format des peintures est lui carré; les fonds sont lumineux , ocre, terre de sienne, bleu-gris translucide, couleur de jade qui voisine avec le sacré des céramiques chinoises, un ensemble mystérieux de signes, un alphabet qui nous conduit au-delà du temps et des apparences.

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jean-marc theytaz
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