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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 15:32

Ciel d'un été oublié3992469177_c7053077ff.jpg

ailes couleur d'abeille

tourbillon de sauterelles

de fourmis rouges

de foin paillé

nuages déchirés

pirogues perdues dans le jour bleu

 

La vie s'inscrit

sur  l'écorce sculptée

des arolles

 

Le temps fait halte

dans l'outre-mer des bruyères

 

Le carrousel des jours

emporte nos langueurs

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 15:28
La galerie de la Tine nous présente actuellement deux artistes pour qui la nature, la montagne , les paysages calmes ou excessifs du Valais, représentent une thématique passionnée et riche d’enseignements:
Albert Gos (1852-1942) - Genève et François Gos (1880-1975) - Genève, père et fils. Un univers expressif, qui peut-être doux, calme, serein ou renversant avec des jeux de formes et de couleurs innovateurs pour l’époque.
Albert Gos trouvera ses premiers penchants pour la peinture dans l’atelier de Calame cheu qui il venait tenir des soirées musicales, lui qui était un véritable vortuose dui violon etqui s’aperçut rapidment de son intérêt profonf pour la nature alpestre.
A Thoune, durant son service miltaire il découvrit «le cadre éblouissant des Alpes bernoises où la sensation puissante des neiges et des rochers le bouleverse.» Sa passion s’affirmant de plus en plus il prit des leçons de peinture chez Barthélémy Menn Il décide de prendre des leçons auprès de Barthélemy Menn qui lui inculqua les rudiments et les préceptes essentiel: son premier tableau est d’ailleurs acheté par par le Musée de Lausanne. Il participa également aux concours«Calame» et «Diday», et y rencontrera Ferdinand Hodler.
Albert Gos a aimé par-dessus tout la montagne et, dans son œuvre, «on retrouve le réalisme brutal et la douceur nuancée, les mille expressions des Alpes, où le mélange des teintes est comme une musique
François Gos (1880-1975) - Genève, a pour sa part suivi ses études à l’Ecole des arts industriels de Genève et aux Beaux-Arts, études qu’il a complétées au cours de nombreux voyages en Hollande, en France, en Italie et en Angleterre. A Paris, il publie en 1902 un livre
sur la flore alpine, illustré de 20 planches en couleurs. A Genève en 1904 est l’auteur de l’affiche du Salon de l’automobile de 1906. Mais le peintre prendra le pas sur le «décorateur». Fervent alpiniste, il se trouve dans son «véritable élément» dans le paysage alpestre qu’il saura peindre avec sensibilité, finesse et justesse, dans leurs emportements, leur majesté, leur puissance: on y retrouvera des constructions et des compositions franches et affirmées, avec des jeux de couleurs très nuancés.
A noter que parallèlement à l’exposition un concert-spectacle exceptionnel aura lieu au chalet de la Treille à Troistorrents le 16 août 2013
à 20 heures, donné par le groupe de musiciens professionnels Filigrane sur des musiques originales de A. Gos.
Entrée libre. Réservation souhaitée au 079 621 43 72
Galerie de la Tine
CH-1872 Troistorrents
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Exposition Albert et François Gos jusqu’au 8 septembre 2013, du mardi au dimanche de 14h 30 à 18 h 30
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jean-marc theytaz
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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 18:50

Le vent vif et tendu

sur l'écorce rugeuse de l'arolle

les pommes de pins qui  tombent sur la litière

le rapace qui découpe l'espace camaieu

de ses voltes saccadées

le levreau qui traverse

le sentier d'aiguilles jaunies

à toute allure

les troncs rouges

les entrailles à l'air

arrachés par les avalanches de printemps

la lisière de la forêt traversée

de puits de lumière

le jour prend forme

sous notre regard aigu

il va monter jusqu'au mont

dans les niches du vertige

qui court vers l'abîme blanc4906419541_c1e02df205.jpg

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jean-marc theytaz - dans littérature
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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 18:47

Les éditions d’En Bas  ont republié «La petite monnaie des jours» de Janine Massard, un livre précieux et riche de mille observations et réflexions sur notre quoditien existentiel. Cet ouvrage avait obtenu le Prix Schiller en 1986 et avait connu un grand succès à l’époque. La demande constante a engendré une réédition actuellement.

La nouvelle publication de ce récit est suivi d’un mémoire d’Eugène Kaupert, «Exécution de Jacob Lausselet à Rolle le 9 septembre 1846» un court récit que prolongent quelques réflexions sur la peine de mort.

Un parcours atypique

Janine Massard est née à Rolle en 1939. Polyvalente, s’intégrant et s’adaptant facilement aux différentes situations que nous réserve notre parcours de vie, elle sera tout à tour éducatrice, vendeuse, téléphoniste, secrétaire, maîtresse d’école. Un cursus semé de surprises, d’embûches, mais également d’heureuses rencontres qui l’ont conduite à se consacrer essentiellement à l’écriture depuis de nombreuses années.

Elle a écrit dans plusieurs genres, romans, nouvelles, récits; elle a publié en 2010 «Childéric et Cathy sont dans un bateau» et son récit «Terre noire d’usine» va être republié prochainement chez Bernard Campiche.

«La petite monnaie des jours» aborde les thèmes du travail, de la dureté de la vie pour les petites gens, la thématique de l’injustice sociale, de la solitude des laissés-pour-compte...

 

«Janine voit clair, frappe juste: les pauvres, les dominés bénissent la servitude tant qu’un Spartacus ne les éveille point. HA, madame Massard n’a pas la bosse du respect et ne pratique pas souvent le culte des idoles! Elle ne s’abuse pas sur sa classe d’origine: elle n’en fait pas une cohorte d’archanges à cul rose. Sa situation privilégiée lui interdit le mensonge. Sa vision n’est point brouillée par la démagogie et sa clairvoyance la défend du délire populiste...» nous dit l’écrivain Gaston Cherpillod dans sa préface, un Cherpillod toujours vif, vindicatif et franc dans ses propos.

Un ouvrage qui nous fait découvrir l’ambiance, d’une époque, ses traditions, ses atmosphères parfois lourdes, ses espérances ...

«La petite monnaie des jours» de Janine Massard aux éditions d’En Bas.,

«Milieu des années cinquante en Suisse : les classes laborieuses commencent à voir se concrétiser le progrès. Le confort, la voiture ne sont plus des irréalités pour nantis. L’électro-ménager s’introduit dans les familles et transforme le rôle de la femme : de productrice, elle devienne consommatrice.»

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jean-marc theytaz - dans littérature
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 20:32
Des lignes qui filent sur la toile, simples, épurées, précises, un style dépouillé, pur, avec des compositions géométriques abouties, des couleurs paille, miel, terre de Sienne, une construction qui vise à un accord entre les masses et les formes, Claudine de Montmollin expose actuellement ses tableaux à la galerie Minuscule de Vercorin.
Cette exposition qui au premier abord paraît apporter une touche de classicisme et de conventionnel nous emporte en fait dans un univers très solide qui nous ramène aux fondamentaux, avec un climat de sérénité et de quiétude très apaisant et intéressant.
Claudine de Montmollin aime peindre sur des bois antiques, noyer, merisier, récoltés sur de vieux meubles, des bois qui ont une histoire, un parcours «existentiel», avec des veines, des creux, des fentes, des ajourements qui parlent d’ hier et des déroulements temporels qui nous ont accompagnés. Comme le dit Catherine Saez «Son atelier sent le bois et le vernis. Sur l’établi, une pièce prête à être poncée attend son heure tandis que plus loin, des citrons sont arrangés sur un fond noir, modèles pour l’œuvre ébauchée, sur laquelle les fruits semblent apparaître comme par magie. De grandes fenêtres vitrées donnent sur un jardin d’oiseaux rempli de fleurs. C’est l’univers de Claudine de Montmollin....»
«Le bois est ancien, il a déjà travaillé et sa veine est beaucoup plus mouvementée que sur les bois récents dont la croissance surveillée donne des veines banales... le bois, c’est vivant, chaque morceau a sa personnalité, son histoire» nous dit l’artiste. Claudine de Montmollin a déjà exposé à à Paris, en Suisse, en Belgique, en Allemagne, à Londres ou au Japon , elle qui avait commencé des études en biologie avant de choisir la peinture et un itinéraire artistique.
Elle affectionne particulièrement la peinture sur bois et fera des expériences de collages, patchwork et peinture sur bois.
Son talent se dévoile et pendant quelques années, elle peindra des fresques florales sur des meubles. «Ce que j’ai à exprimer n’a pas besoin d’un grand espace, c’est la présence des objets qui m’importe, leur dialogue silencieux, et aussi renouveler notre regard sur les cadeaux de la nature tout en redonnant vie aux bois anciens» raconte-t-elle. Elle établit ainsi des équations entre les objets, les fruits, les graminées, les florales qu’elle peint tout au long de son travail très précis et vivant. Une approche réaliste pour cette artiste qui cultive les harmonies spontanées, simples, évidentes qui sont parfois si difficiles à trouver.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 18:59

Le lac Noir

entre ciel et neige

vibrance et sommeil

eaux turquoises

l'arc-en-ciel vient se réchauffer

vers les pierres chaudes de la berge

miroitement et dédoubleme242339188_b0f178d483.jpgnt

image de Narcisse

entre roches et glaciers

l'été est "en retard"

le vent souffle sur les crêtes

cherche une issue dans le pierrier

musiques minérales

les flûtes et les ossements

des bouquetins sont un cimetière vivant

ouvert aux quatre saisons

l'après-midi se meurt

cachée endormie

rêvant

sous le silence de la montagne

il est des voyages

qui ne finissent jamais

et nous emportent

dans leurs bris de lumière

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jean-marc theytaz - dans littérature
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 22:13

6167361493_424e229bdb.jpgTon âme comme un souffle léger

sur le lac immobile

les pentes ombragées

où tu cours te réfugier

la montagne et ses sentiers

de terre d'herbe roussie

et de rocaille soufrée

la vie s'épèle en continu

dans le déferlement du soleil

sur les vagues océanes

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jean-marc theytaz - dans littérature
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 21:40

6167900602_6c3d3ed1a5.jpgLe temps glisse

comme un rayon de lumière

sur les neiges éternelles

je te vois souple et fragile

une vague sur le lac silencieux

un écrin de paroles

dans la vastitude du désert

chemin d'azur

dans les pentes

des montagnes solitaires

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 21:37

Nicolas Bouvier représente avec Ella Maillart, Lorenzo Pestelli, Aude Seigne récemment.... les écrivains voyageurs de Suisse romande. Nicolas Bouvier nous a offert des chefs- d’œuvre comme «Poisson-Scorpion», un ouvrage qui a mis en évidence un parcours intérieur éloquent et qui a su toucher le grand public.

Aujourd’hui les éditions Payot nous offrent un nouveau livre de voyages inédits avec «Il faudra repartir», des textes non encore publiés et qui nous font découvrir un Bouvier curieux de tout, à la plume alerte, sensible, qui nous emmène vers la profondeur des êtres, des paysages et de l’existence.

Il s’agit en fait de textes inédits de Nicolas Bouvier (1929-1998) rédigés en des pays sur lesquels il n’a rien publié de son vivant. Des textes poétiques et colorés qui ont été trouvés parmi les archives de l’écrivain sur près d’un demi-siècle.

Le tour de monde

Ainsi en 1948, le jeune homme de dix-huit ans effectue un voyage entre Genève et Copenhague et écrira ses premiers récits, des illusions qu’il veut «rendre réelles»..

En 1957 et 58 ce sera au tour de la France et de l’Afrique du nord, des contrées relativement proches de Genève mais qui réservent des surprises et des nouveautés toujours saisissantes, intéressantes.

Puis les voyages s’enchaînent, l’Indonésie en 1970, la Chine en 1986 et le Canada en 1991: des endroits, des gens, des relations au quotidien, le poids existentiel des êtres et des situations, «autant de voyages initiatiques aux divers âges de la vie».

Plus tard en 1992, Nicolas Bouvier battra le pavé des routes néo-zélandaises, dans un esprit d’émerveillement, d’enthousiasme et de découverte hors du commun, avec une envie en quelque sorte d’appréhender le réel, et de le rendre plus vivant, plus modulé encore.

Nicolas Bouvier, un observateur hors pair, un arpenteur, un «géomètre» de l’âme, de ses territoires intérieurs, qui est disponible, attentif, ouvert au monde, un portraitiste particulier, avec la brièveté des notations, des feuilles de route, dans toute leur spontanéité et leur fraîcheur, leur aspect brut et vital, une vraie découverte. S’y ajoutent les aspects ethnographiques, historiques, photographiques et poétiques. Un ouvrage qui vous fait voyager, réfléchir et qui vous met en contact avec vous-même en phase aussi avec le monde extérieur.

«Il faudra repartir» de Nicolas Bouvier, chez Payot , textes réunis et présentés par François Laut, en collaboration avec Mario Pasa.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:44

 

 

 

 

 

De petites poésies en forme

de refrains, de poèmes colorés

pour les enfants, courts, vivants

et rythmés, «Racontemoi

des poésies» veut stimuler

l’intérêt des petits et éveiller

leur imagination.

Nathalie Héritier avait déjà

publié un premier ouvrage intitulé

«La vie en Poésie» aux Editions

Thot qui avait reçu un

bon accueil. L’auteure vient volontiers

dans les classes de

l’école primaire, lorsqu’elle est

invitée, pour écrire des poésies

avec les enfants, leur apporter

une envie et un élan favorables

à la découverte de la magie du

langage. Elle leur inculque un

regard inédit sur la poésie, la

musique du langage, ses ondulations,

ses secrets.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Pour moi il est vital que déjà

petits, on récite des poèmes aux

enfants, avant même d’aborder

la grammaire et l’orthographe. Il

faudrait que parents et enseignants

soient plus ouverts à cette

démarche, pour éveiller l’amour

de la langue chez les petits.»

 

 

 

 

 

 

Des auteures

passionnées

Nathalie Héritier, mère de famille,

s’est toujours intéressée

à l’écriture, et surtout aux sonorités

et au rythme des mots.

C’est une artiste polyvalente

qui peut passer du chant à la

comédie, de la peinture à l’écriture

avec beaucoup de passion

et d’engagement. Elle donne

également des cours d’eurythmie

sociale et anime des séminaires

dans le cadre de formations

continues.

Catherine Zimmermann nous

offre elle des illustrations pleines

de spontanéité et de fraîcheur,

«qui font écho» aux

poésies évocatrices, de NathalieHéritier.

Catherine Zimmermann

a suivi durant quatre ans

l’Ecole des beaux-arts et arts

appliqués de Bâle. Elle s’est

également spécialisée dans la

création textile. Elle pratique

aussi le théâtre, la musique, la

danse, l’acrobatie au sol et a

une formation d’eurythmie professionnelle.

 

 

«Raconte-moi des poésies» textes de

Nathalie Héritier, illustrations de Catherine

Zimmermann,

aux Editions

A la Carte ou chez

les auteures.

(079 326 02 34).

 

 

 

 

 

 

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jean-marc theytaz - dans littérature
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