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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 21:56

L'avenue silencieuse

longue et rectiligne

dans les dédales nocturnes

les passants aveuglés

par la solitude grise

des murs de béton

les immeubles

qui construisent dans l'obscurité

d'étranges pagodes lumineuses

la brise souffle le long des murs

du cimetière de la ville

le saule pleureur

caresses l'allée

avec ses longues tresses végétales

le corbillard

des jours et des nuits étales

s'est arrêté devant moi

immobile

il n'attend plus que mon corps

mon âme s'en est déjà allée

depuis longtemps

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jean-marc theytaz
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 19:45

Ella Maillart (1903-1997) fut avec Anne-Marie Schwarzenbach, Blaise Cendrars, Nicolas Bouvier, Lorenzo Pestelli... un des grands écrivains voyageurs de la littérature francophone.

Elle a parcouru le monde durant de nombreuses années, sous tous ses angles, avec des moyens parfois très réduits, multipliant les rencontres, les découvertes, les partages, mobilisant ses forces et ses énergies dans les moments difficiles, nous emmenant en toute convivialité à vivre les paysages partagés, à les ressentir de l’intérieur, à les faire nôtres.

Au nom d’Ella Maillart furent fréquemment associés les termes d’audace, de volonté, de détermination, de curiosité profonde de l’Autre , ceci durant la première moitié du XXe siècle.

Les éditions Zoé ont sorti de presse un choix de correspondance avec ses parents qui «tient lieu d’une biographie de la grande voyageuse Ella Maillart entre 1925 et 1941.»

Photos et reportages

Un ouvrage de qualité, avec des lettres aussi accompagnées de photos, et dans cette nouvelle édition complétée de reportages écrits pour divers journaux et magazines, qui mettent en relief ses rencontres et ses écrits, et aussi ses activités: voile sur le Léman, fouilles archéologiques enCrète, entrainement sportif, pérégrinations dans les montagnes d’URSS, récit d’un conflit sur la frontière Inde-Afghanistan en 1937, une visite intrépide àWinston Churchill en 1936, classée «confidentiel»...un éventail d’histoires qui l’a mise en relation avec la réalité de son temps.

Tous ces moments particuliers décrits avec précision, sincérité, authenticité et clairvoyance mettent en évidence l’attachement que Ella Maillart portait à son époque et à son entourage, ses réflexions sur un monde en constant mouvement, en mutation permanente, en changements déterminants.

A noter que dans ces lettres à ses parents l’on peut admirer les liens affectifs étroits qui rattachaient la voyageuse à sa mère, un rôle de «confidente, de secrétaire et d’impresario.»

Ces trente lettres écrites entre juillet 1925 et février 1941 relatent ces relations si fortes avec sa mère Marie Dagmar; par là elle pouvait lui raconter ses aventures dans des lieux inconnus et en même temps rester au courant de ce qui se passait à Genève. Elle utilise indifféremment l’anglais ou le français. Ella Maillart s’est par ailleurs toujours interrogée sur le pourquoi de sa présence au monde et elle avait l’intuition «qu’il y avait quelque chose d’important» à vivre et à traverser.

«Cette réalité que j’ai pourchassée» d’Ella Maillart aux éditions Zoé.

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jean-marc theytaz
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:06

Fusains, monotypes, photos, Ambroise Héritier expose actuellement à la Galerie Grande Fontaine. Une exposition diversifiée qui nous offre un panel de techniques et de genres différents. Ambroise Héritier a des talents multiples qui font de lui un artiste complet, s’exprimant avec pureté, force, imagination dans de nombreuses formes d’expression. Il a notamment dispensé des cours à l’école de Saxon l’EPAC et œuvre comme dessinateur dans différents journaux.

Les œuvres exposées, notamment les photos sont souvent très épurées, dépouillées, scandées dans un rythme soutenu et lent à la fois, comme dans une pour mieux signifier l’essentiel du temps et de l’espace, de l’intérieur et de l’extérieur. «J’ai toujours avec moi mon appareil Leica; au début je prenais des photos pour les utiliser comme documents avec l’objectif d’en faire des fusains, des dessins... Puis est venue l’étape suivante où j’ai pris conscience que mes photos pouvaient «tenir la route» toutes seules. J’utilise un papier épais, granulé que je fais venir d’Allemagne.» Sur ses photos apparaissent parfois des gouttes, des vaporisations. Ambroise Héritier nous explique: «Pour obtenir ces effets je dois travailler avec des filtres, avec lesquels on arrive à du givre, de la buée qui apportent des effets saisissants...» Pour ce qui est des monotypes ils sont tirés à un exemplaire: ils sont également très sobres; Ambroise Héritier souligne: «j’aime les lumières de fin de journée, crépuscule, ou du matin, les instants de transition.» On retrouve ainsi des paysages hivernaux aux nuances subtiles et délicates, avec cette «idée du paysage qui défile», le thème de l’eau aussi avec les vagues, le ressac, les écumes blanches... et les fusains avec des lumières atténuées, diaphanes, éthérées.

Une exposition de grande qualité de la part d’Ambroise Héritier qui représente une valeur sure des arts plastiques valaisans.

Exposition de Ambroise Héritier, galerie Grande-Fontaine, jusqu’au 16 novembre.

ambroise héritier
ambroise héritier

ambroise héritier

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jean-marc theytaz
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:04

Nicolas Constantin dans une débauche de couleurs vibrantes et traversées d’énergies électriques nous offre sa première exposition à la galerie Sonvillaz à Saint-Léonard. Né en 1983, artiste urbain, il travaille beaucoup avec les graffiti depuis de nombreuses années. Ses tableaux sont reconnaissables loin à la ronde et plongent dans les racines de l’art tribal.

Nicolas Constantin a suivi les cours de l’école cantonale des Beaux-Arts (ECAV) et a déjà exposé en plusieurs endroits, notamment en Suisse et à Bruxelles et m^me à Bangkok. Il s’est également ouvert au milieu de la mode, son talent ayant convaincu les professionnels de ce milieu très particulier.

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jean-marc theytaz
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 10:26

Des œuvres qui présentent une grande originalité, des découpages, des sculptures papiers, des textes et découpage, des choix de peinture, des images originales, images aléatoires.... la Galerie Grande Fontaine présente actuellement les œuvres de David Curchod. Des créations hétéroclites, diversifiées, plurielles pour laisser s’exprimer une imagination débordante, touffue, baroque, complexe, chargée de symboles et de prolongements sémantiques. Découpe de livre, couronne de feuille, David Curchod travaille avec les objets du quotidien, avec des matériaux de toute nature, mêlant papier, peinture, caricature. Le langage de l’artiste nous offre mille voies différentes, ouvertes sur le rêve, l’onirisme, l’imagination débridée. Le découpage est un art de précision, de justesse, de finesse, de jeux avec les ombres et la lumière, il ouvre des horizons, dégage des espaces inconnus.

Comme le dit l’artiste: «C’est une recherche entre peinture et lumière, entre le blanc du papier et la couleur, entre ce qui est donné à voir et ce qui est à découvrir.

Je suis continuellement tiraillé entre l’envie de dire et l’envie de laisser à mon spectateur le soin de trouver sa propre interprétation.

Mon domaine de prédilection, «l’homme et son univers». J’aime construire des espaces qui semblent familiers sans pour autant exister, qui sont à la fois doux et violents ! Entre surpuissance et fragile équilibre.»

Un parcours international

David Curchod est né à Lausanne en 1971; de 1992-96 jil étudie à l’école cantonale d’art de Lausanne (ECAL) avec comme Professeur Luc Andrié et Jacques Bonnard. En 1996 il obtient son certificat d’étude de l’ECAL. Après cela il décide de partir en Allemagne car l’ECAL ne répond plus à ses attentes en peinture. Dès 1996 il étudie la peinture à la Hochschule für bildende Kunst in Braunschweig avec comme professeur Arwed D.Gorella. Il passe néanmoins son diplôme à l’ECAL en 1997. Le parcours allemand se poursuit avec en 1998 un Meisterschuller de Arwed D. Gorella. Puiss en 1999 c’est le retour en Suisse et dans sa ville natale Lausanne où il poursuit son travail.

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jean-marc theytaz
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 10:23

Christiane Putallaz-Knupfer aime la simplicité, l’authentique, la spontanéité des choses quotidiennes: les œuvres exposées au Château de Venthône nous offrent des objets usuels, fleurs, fruits livres, armoires à linge, lettres, et le leitmotiv de cette déclinaison est le bol, forme élémentaire, pure et vierge, un récipient demi-sphérique utilitaire aussi, qui peut avoir des prolongements et des connotations magiques, un objet rare, donc précieux, rituel et symbolique.

Chantal Putallaz-Knupfer convoque le poète Supervielle et ces quelques vers «Chaque objet séparé de son bruit/de son poids./Toujours dans sa couleur, sa raison/et sa race,/ Et juste ce qu’il faut de lumière,/ d’espace/Pour quj’il soit agile et content/deson sort.»/...

L’artiste peint sur le bois à la tempéra sur un mélange de plâtre et de sable fin humide posés en fine couche et travaillé à la spatule, support qui diffuse la couleur et garde comme une mémoire l’empreinte de l’outil nous explique Françoise de Preux.

Le père de l’artiste, Jean-Claude Knupfer , lui a transmis la passion et la vocation pour la création artistique: «Mon père avait beaucoup de talent. Il peignait avec le cœur.il était sincère....Nous avions la même sensibilité et étions unis par un lien très fort.» Puis Christiane Putallaz-Knupfer va également hériter de l’atmosphère de création propre à son mari Jean-Jacques Putallaz, céramiste connu internationalement, qui a notamment effectué des voyages en Chine ou au Japon.

Quotidien et sacré

On retrouve dans l’exposition de Venthône le refrain du bol, un objet très présent dans la culture japonaise , dans les cérémonies comme celle du thé. «J’adore cette forme, sa beauté, le symbole de partage qu’elle représente.» Une forme sphérique traversée de mémoire, de mythes, de fables... des symboles de perfection, d’union, de prolongements cosmiques alors que le format des peintures est lui carré; les fonds sont lumineux , ocre, terre de sienne, bleu-gris translucide, couleur de jade qui voisine avec le sacré des céramiques chinoises, un ensemble mystérieux de signes, un alphabet qui nous conduit au-delà du temps et des apparences.

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jean-marc theytaz
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 10:20

Crisitina Leitao n'a pas fini de nous surprendre. Elle expose actuellement à la galerie de la Tour lombarde à Conthey et nous propose plusieurs dizaines de tableaux récents. Une explosion de formes, de couleurs, de compositions qui d’entrée envoûtent le visiteur.

L’artiste qui habite Sion a un long parcours pictural derrière elle et a exposé à de nombreuses reprises, soit collectivement, soit individuellement. Son expo de la galerie Grande Fontaine, celle de la Maison de Savièse constituaient des points forts de sa trajectoire artistique. Personnages immobiles qui semblent baigner dans une atmosphère intemporelle, compositions et architectures dépouillées, atmosphères comme suspendues dans l’espace et le temps, les tableaux de Cristina Leitao nous interpellent et nous mettent en contact avec un monde parfois étange, solitaire, particulier.

A la Tour lombarde Cristina Leitao nous dit que cela fait deux ans qu’elle n’a plus exposé: «j’adopte un rythme d’exposition régulier et ainsi chaque deux ans je montre mes réalisations récentes. Celles de la Tour lombarde datent toutes de ces deux dernières années. Elles ont trait à des villages valaisans, des quartiers typiques, des lieux-dits, des thèmes valaisans que j’affectionne particulièrement. Je travaille et la peinture est l’une de mes passions principales qui me prend aussi beaucoup de temps, après mes enfants bien sûr.»

Géométries et couleurs

On peut retrouver dans les œuvres de l’artiste sédunoise un travail particulier sur la couleur et sur la composition. Parfois les bâtisses ont des contours si précis qu’elles pourraient faire penser à la réalisation d’un architecte, comme les rues des hameaux ou les toitures qui s’enchâssent, s’appellent, se répondent, dans des constructions très géométriques, musicales par moments; un langage spécifique qui est également le «style Leitao». On peut découvrir des natures mortes avec des vases aux lignes très épurées, des personnages aussi, qui semblent baigner dans une sorte d’atemporalité, dans l’apesanteur de l’éternité peut-être. Cette exposition de la Tour lombarde se vit sur un rythme vif et soutenu avec de nombreuses vues d’un Valais architectural aimé de tous.

Exposition Cristina Leitao à la Tour lombarde jusqu’au 3 novembre.

Leitao devant ses tableaux
Leitao devant ses tableaux
Leitao devant ses tableaux

Leitao devant ses tableaux

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jean-marc theytaz
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 14:30
Horizons abstraits, géométries verticales, jets de couleurs qui se superposent, s’enchâssent, se complètent, se répondent, lignes fuyantes, Jean Siegenthaler expose actuellement à la galerie Grande-Fontaine de Sion.
 
«Je ne peins que lorsque mon esprit et mon corps se sentent libres...» voilà une phrase qui nous parle lorsque l’on scrute les tableaux de Siegenthaler.
L’artiste, né à Aarau, dessine depuis son plus jeune âge au quotidien, «pour échapper au quotidien, imaginer et vivre son propre monde». L’élève est doué et ses professeurs l’encourageront à suivre l’Ecole des Beaux-Arts mais son père l’orientera vers une formation professionnelle d’architecte, un «vrai métier» en quelque sorte pour lui.
A dix-huit ans il s’établit en Suisse romande, change de langue et de vie, et pratique le desine et la peinture en autodidacte, avec des œuvres à l’encre de Chine et à la gouache sur papier. Un apprentissage du toucher, de la délicatesse, du doigté. La peinture devient un lieu d’expression, un espace de liberté , une envie réalisée.
Puis à 26 ans nouveau virage, il décide de ne plus peindre et et attend une sorte de maturité intérieure, pratiquant maintenant le graphisme professionnel. En 2000 il se sent désormais prêt à peindre et se met à plein temps dans sa nouvelle expérience puisqu’en fait dans sa tête il n’a jamais cessé de peindre.
 
 Le relief l’intéresse et il mélange la couleur acrylique à différents sables dans ses réalisations. Puis il utilise l’éponge pour modeler des reliefs, le rouleau, la spatule pour faire danser les couleurs primaires, noir, blanc, couleurs terre. Ce sera la galerie Grande-Fontaine qui l’accueillera en 2005 pour sa première exposition personnelle. En 2011 l’artiste s’installe en Valais et se donne pleinement à son travail:«mes travaux naissent de gestes spontanés. J’observe ce qui se passe et m’en inspire au fur et à mesure que j’avance...». Des sortes de lacérations, frottage, essuyage, s’écrivent sur ses tableaux, des écritures magiques qui nous emportent dans un univers de clair-obscur envoûtant.
Galerie Grande-Fontaine Sion jusqu'au 21 septembrej02nuy0.jpg
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jean-marc theytaz - dans littérature
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 17:53
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François Pont, un grand écart entre le Valais et Londres où il travaille depuis de nombreuses années, un engagement absolu dans sa recherche artistique, un itinéraire de graveur hors pair, voilà en quelques mots le profil de l’artiste que le Château de Venthône accueille dans sa galerie pour la rentrée 2013. François Pont nous propose ainsi des dessins grand format, fusain- acryl, et des gravures, pointe-sèche et rehauts de couleur.
 
«Je ne cherche pas à donner un sens précis à mes signes. Mes symboles sont ouverts, ils sont le réceptacle d’une énergie. Ils m’aident à structurer mon travail.», François Pont parle ainsi de son langage plastique.
A ses débuts François Pont a travaillé sur toile à l’acrylique: on y trouvait dans ses réalisations des autoportraits, «une peinture gestuelle sur les thèmes de la germination et du lieu primordial» notamment, qui reviendront avec récurrence lors de son parcours. Par la suite il va s’orienter vers la gravure et le papier, un univers aux horizons larges et multiples.
 
Souffle intérieur
L’artiste va s’exprimer dans des dimensions diverses, aussi dans les grands formats de 120 sur 150 cm, une respiration soutenue et sauvage qui lui permettront de traduire les flux d’énergie qui l’habitent, les fluides qui le mettent en réseau avec l’univers souterrain et cosmique dans lesquels il évolue.
Brisures, griffures, lacérations, sillons multidirectionnels.., François Pont inscrit des chemins , des points de rencontre avec les vibrations d’un monde en constante mutation et en changement perpétuel: on peut y découvrir un langage d’ouverture, des traces, des failles dans lesquelles s’engouffrer pour trouver un univers riche de nuances et de symboles, celui des colonnes thermiques qui montent de la terre jusqu’au ciel, emportant dans leur tourbillon feuilles sèches, brins de foin coupé, sauterelles voltigeantes ou papillons légers. On peut y trouver également des lignes de barques naviguant dans un ciel myosotis ou des envols gestuels venant du tréfonds de l’être.
François Pont utilise pour traduire ses soubresauts intérieurs et oniriques des traces plus denses réalisées par des coups de pinceau appuyés, des lignes plus fines et légères qui font le pendant et l’équilibre de ses équations magiques.
Fusain, nuances flottantes et rehauts d’acryl, lavis qui créent une atmosphère céleste, François Pont nous offre des mondes étranges, traversés de lumières et d’ondes plurielles.
 
L’aspect artisanal de la gravure
 
Pour ce qui est de la gravure François Pont « travaille avec des outils comme un sculpteur.» Il a opté pour la technique de la pointe-sèche (qui attaque le métal sans recours à l’utilisation d’acide comme pour l’eau-forte). «Tracer une ligne, c’est comme ouvrir un sillon dans un champ. En creusant le métal la pointe lève des barbes qui vont retenir l’encre lors du passage sous la presse et donner au noir la profondeur, à la ligne le velouté.»
Comme le souligne Françoise de Preux, de la Commission culturelle de du Château de Venthône, l’artiste porte une attention particulière au côté artisanal de cette technique, au savoir-faire qui s’y rattache; par ailleurs, il fait également part de son goût pour le côté intuitif et spontané des moments créatifs qui leui permettent de découvrir de nouvelles formes. A découvrir.
 
 
Dessins et gravures de François Pont au Château de Venthône, jusqu’au 8 septembre.
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jean-marc theytaz - dans littérature
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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 15:20
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De New York aux Alpes, en passant par le Vallon de Réchy ou Nendaz, Pierre-Gérard Crettaz nous fait visiter à la galerie Minuscule des paysages pluriels allant de la grande mégalopole du XXe siècle aux paysages alpins, rustiques, silencieux, sauvages de nos vallées latérales valaisannes.
Crettaz avait déjà réalisé une exposition sur New York après deux voyages effectués aux Etats-Unis. Ainsi vous pourrez découvrir à Vercorin, en rappel de la première exposition, deux huiles, «Central Park et ses moutons» et «N.Y. et les Alpes» sur le thème des fenêtres.
Vous pourrez ensuite voir également 24 images à l’huile, issues de dessins de New York du début du XXe siècle, dessins inversés, agrandis, pressées au rouleau et devenus monotypes.
Vous pourrez également savourer un hommage à Edouard Vallet, une sculpture, sans parler du CD réalisé suite aux voyages.
 
«Lors de mon exposition «New York et les Alpes» présentée à la galerie du Mont-Calme à Nendaz en 2008, après deux voyages dans la Grande Pomme, la galerie Minuscule me proposa ses locaux à Vercorin. Ma première réaction fut négative au vu du grand format de mes tableaux. Plus tard, je me ravisai et la galerie accepta. Car il y avait aussi ce CD, qu’en collaboration avec Sébastien Bourban, nous avions produit. Le CD de «New York et les Alpes», 79 minutes, est l’aboutissement d’un subtil mixage parfaitement monté, fabriqué d’une part avec des œuvres de musiciens ayant vécu à N.Y. et, d’autre part, avec des bruits recherchés et enregistrés par nos soins dans les Alpes, des rumeurs de cascades, des chants d’oiseaux, les sonnailles de chèvres et de vaches, le brame nocturne, des bruits de train...un pannel de sons subtilement agencés, la musique de la nature et celle des musiciens..."

Des compositions en lien avec Armstrong, Stravinsky,Prokofiev,Chostakovitch, Honegger et son mouvement symphonique « Pacific 231», cette locomotive pathétique de 300 tonnes lancée à 120 à l’heure en pleine nuit assemblée avec ce long train de marchandises, Dvorak et sa symphonie du Nouveau Monde, Béla Bartók.

Pierre-Gérard Crettaz, architecte de formation pratique la peinture depuis les années 80; il a travaillé notamment avec Albert Chavaz et Antonie Burger. En 2009 il a inauguré un atelier de gravure à Haute-Nendaz où il vit depuis 1990. Sa technique, très affirmée nous fait découvrir des compositions charpentées et structurées, on y retrouve un peu l’architecte, avec un sens des couleurs très nuancé et musical. Que ce soient les vues urbaines ou les paysages alpins, partout cette sensibilité et cette finesse par rapport aux lignes essentielles qui construisent notre environnement.
Exposition de Pierre-Gérard Crettaz à la Galerie Minuscule, Vercorin, jusqu’au 22 septembre
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jean-marc theytaz - dans littérature
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