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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:14

Couleurs, lumières, énergies, la Fondation Beyeler nous propose une grande exposition jusqu’au 18 mai 2014 sur le peintre Odilon Redon.

L’un des maîtres du symbolisme avec son univers de lignes et de couleurs vibrantes qui se trouve à la jonction de plusieurs courants picturaux dont le symbolisme.

Après une enfance agitée il aura pour premier maître, lui qui savait dessiner avant de savoir écrire Stanislas Gorin, élève d’Eugène Isabey, qui lui fera découvrir découvre Millet, Corot, Gustave Moreau. 1899 sera une date importante car Maurice Denis lui fera rencontrer les Nabis groupe d’artistes qui compte parmi ses membres Gauguin.

En 1900, Maurice Denis peint l’Hommage à Cézanne — Redon y est représenté debout devant une toile de Cézanne, entouré de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Roussel, Paul Sérusier, André Mellerio et Ambroise Vollard. Il travaille avec Mallarmé. Une exposition Odilon Redon a lieu à la galerie Durand-Ruel en 1900 comme nous le dit la critique. Un artiste surprenant Le peintre français Odilon Redon (né à Bordeaux en 1840, mort à Paris en 1916) compte, avec son cosmos de couleurs variées et étincelantes, parmi les artistes les plus éblouissants des débuts de l’art moderne. L’œuvre de ce représentant majeur du symbolisme français marque la jonction entre le XIXe et le XXe siècle et illustre parfaitement les interactions entre tradition et innovation. Un univers de découvertes mais aussi d’expérimentation, de tentatives, de nouveautés initées au fil des jours et des désirs d’innovation.

Odilon Redon a une spontanéité et une fraicheur remarquable qui font de lui un poète, un magicien, un alchimiste aussi. L’œuvre ambiguë et énigmatique de ce poète de la couleur se caractérise par des ruptures et des contrastes et suit une évolution: Redon a débuté sa carrière par des noirs , fusains et lithographies avant de passer à l’explosion chromatique des huiles et des pastels qui marqueront l’étape suivante.

Après des années plus sombres et angoissées le peintre découvre un univers plus serein et traversé de quiétude: des monstres bizarres surgissent au côté de créatures célestes, rêve et cauchemar, nature et imagination se côtoient.

Fascination pour la littérature et la musique Issu de la haute bourgeoisie, Redon n’a pourtant pas connu une enfance heureuse. Ses parents le confièrent en effet à la garde de son oncle, dans le domaine viticole familial de Peyrelebade, où il grandit dans la solitude et l’exclusion. Homme d’une nature paisible et songeuse, l’artiste cultivait également une profonde fascination pour la littérature et la musique. Menant sa carrière loin des regards de la foule, il n’a accédé que tardivement à la notoriété. Cette exposition présente à l’aide de toiles, de pastels, de dessins et de lithographies, célèbres pour certains, rarement montrés pour d’autres, tous les thèmes de sa création, révélant ainsi les idées révolutionnaires et les innovations spectaculaires de l’œuvre de Redon, si diverse tant par le contenu que par la technique.

Ces œuvres proviennent de célèbres collections particulières ainsi que de musées suisses et internationaux, tels le MoMA de New York et le Rijksmuseum d’Amsterdam. Le Musée d’Orsay participe de façon exceptionnelle à cette exposition avec le prêt de neuf œuvres de toute première importance. Conçue comme une présentation à la fois ample et concentrée de la quintessence de la création artistique de Redon, cette manifestation met l’accent sur sa dimension avant-gardiste et, partant, sur son rôle de précurseur de l’art moderne. À l’image de Cézanne ou de Van Gogh, Redon est l’une des figures fondatrices de l’art moderne. On voit s’esquisser dans son œuvre un certain nombre de courants artistiques qui joueront un rôle capital au XXe siècle, comme le fauvisme, le cubisme, et le surréalisme, sans compter l’abstraction. Cette approche permet d’établir un lien avec la Collection Beyeler, dans laquelle Redon, sans y être représenté, n’en constitue pas moins un point de référence pour de nombreux artistes qui y figurent. C’est le cas notamment de Pierre Bonnard, Henri Matisse, Pablo Picasso, Wassily Kandinsky, Piet Mondrian, Max Ernst et même Barnett Newman et Mark Rothko. Cette exposition est organisée par groupes d’œuvres, au sein d’une chronologie libre. Ces ensembles illustrent les principales sphères d’intérêts de l’artiste, ainsi que ses rapports à la modernité. On peut évoquer ainsi, dans le contexte des « Noirs » de jeunesse, les représentations mystérieuses et oniriques de visages et d’yeux, mais aussi de fascinants hybrides entre végétal, humain et animal, ainsi que des apparitions cosmiques. «L’art est une fleur qui s’épanouit librement hors de toute règle… »

: L’épanouissement unique des couleurs chez Redon apparaît avec des scènes de nuit et le motif des yeux clos symbolisant la transition entre obscurité et lumière et dont le point culminant se trouve dans les sujets mythologiques tels que le char d’Apollon ou Pandore. Des représentations spirituelles aux thèmes bouddhistes et chrétiens font partie intégrante de son œuvre au même titre que des tableaux méditatifs de bateaux. Avec ses célèbres bouquets, Redon, poète et visionnaire de la couleur, permet enfin à la somptuosité débordante des fleurs de se transformer en hommage en bonne et due forme à la peinture pure. Dans ses panneaux muraux décoratifs de grand format destinés au château de son mécène, le baron de Domecy, en Bourgogne, il accède dès le début du XXe siècle aux formes les plus précoces de la peinture abstraite. Cette exposition a été conçue et montée par Raphaël Bouvier, conservateur de la Fondation Beyeler.£ La Fondation Beyeler nous propose une grande exposition jusqu’au 18 mai 2014 sur le peintre Odilon Redon www.fondationbeyeler.ch

Odilon Redon à Fondation Beyeler
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jean-marc theytaz
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 11:05

~Michel Buchs, un peintre hors du commun, qui depuis dix ans travaille en professionnel et nous livre des tableaux d’une rare force et puissance d’expression. Domicilié à Ardon il expose actuellement à Sion, à la Galerie Mounir, une quarantaine de pièces, avec divers formats qui lui permettent de parler avec liberté de ses sentiments les plus intimes et les plus marquants. La peinture de Michel Buchs ne donne pas dans l’anodin, l’anecdotique ou le superflu: elle va tout de suite à l’essentiel avec des traits épais ou plus subtils, c’est selon, une matière charnelle, une vitalité qui vient du tréfonds de ses tripes. Et si elle n’est pas toujours «joyeuse» la démarche artistique de Buchs est sincère et authentique. Marqué dans sa chair par la maladie et la souffrance, l’art lui permet de donner un sens à son existence, comme une direction et une marche intensive vers un absolu.

Vers l’expressionnisme Son art peut être qualifié d’expressionniste, on y trouve le même trait vif, acéré, nerveux, la même densité graphique, ce souffle qui sublime la douleur et la souffrance, ce même dépassement de soi et du quotidien. La peinture semble sortir de lui-même comme un jet, une évidence qui ébranle les certitudes et les valeurs habituelles du sens commun. Les titres des tableaux, les amoncellements de fauteuils roulants, de béquilles, qu’on y trouve disent bien cette torture intérieure face à une existence qui ne l’a pas toujours gâté.

L’homme peut paraître sombre et ténébreux, mais derrière cet aspect obscur vibre une lueur toujours présente, une intense énergie. Une grande présence «Il s’agit de ma première exposition depuis cinq ans; j’ai bien évidemment travaillé avec ardeur durant toutes ces années surtout sur de grandes sculptures , notamment pour Ferrari et la ville de Montreux. Je baigne maintenant dans un monde artistique puisque je vis avec la talentueuse artiste Ana Keim, originaire de Buenos Aires, qui a beaucoup d’énergie et de créativité. Elle expose actuellement au musée de Mézières, elle peint et dessine tout le temps, son travail est par ailleurs très respecté dans le milieu professionnel. En mai 2013 nous avons monté une exposition à quatre mains....»

Un titre original

«Anormal: ce qui est normal chez les anormaux» Léo Campion, un titre énigmatique mais qui se révèle rapidement dans toute sa signification lorsque l’on voit dans la galerie les amoncellements de chaises roulantes, dessinées, peintes à l’huile ou au crayon ou lorsque l’on découvre les sculpture composées de tiges soudées représenant également des chaises roulantes ou des béquilles. Cette thématique est partie d’un tableau fait à quatre mains figurant un petit enfant dans une chaise roulante. «Il ne s’agit pas de faire pleurer sur le handicap mais de créer une certaine distance qui permette de relativiser les choses et les malheurs de l’existence.

On peut ainsi découvrir à la galerie Mounir des chaises roulantes de course, de celles datant de 1950, 1930, de chaises ou de béquilles érigées en tours,... bref un travail dans lequel je m’engage à fond.» «J’ai décomposé des chaises et en ai fait des constructions architecturales , en étant intransigeant avec les lignes , les formes, les cadrages. Pour ce qui est de tableaux ce sont des véritables fresques avec plusieurs niveaux de lecture. J’aimerais «élargir» la tête du public au niveau de la perception.» £ Exposition des œuvres, peintures et sculptures de Michel Buchs à la galerie Mounir à Sion, rue de Conthey 15, jusqu’au 16 février. Ve 10 h-19 h. Me-Je-Sa-Dim 14 h 30 à 19 h

Michel Buchs: un art expressif
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jean-marc theytaz
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 15:33

~Nicolas Bouvier représente avec Ella Maillart, Lorenzo Pestelli, Aude Seigne récemment.... les écrivains voyageurs de Suisse romande. Nicolas Bouvier nous a offert des chefs- d’œuvre comme «Poisson-Scorpion», un ouvrage qui a mis en évidence un parcours intérieur éloquent et qui a su toucher le grand public. Aujourd’hui les éditions Payot nous offrent un nouveau livre de voyages inédits avec «Il faudra repartir», des textes non encore publiés et qui nous font découvrir un Bouvier curieux de tout, à la plume alerte, sensible, qui nous emmène vers la profondeur des êtres, des paysages et de l’existence.

Il s’agit en fait de textes inédits de Nicolas Bouvier (1929-1998) rédigés en des pays sur lesquels il n’a rien publié de son vivant. Des textes poétiques et colorés qui ont été trouvés parmi les archives de l’écrivain sur près d’un demi-siècle. Le tour de monde Ainsi en 1948, le jeune homme de dix-huit ans effectue un voyage entre Genève et Copenhague et écrira ses premiers récits, des illusions qu’il veut «rendre réelles»..

En 1957 et 58 ce sera au tour de la France et de l’Afrique du nord, des contrées relativement proches de Genève mais qui réservent des surprises et des nouveautés toujours saisissantes, intéressantes. Puis les voyages s’enchaînent, l’Indonésie en 1970, la Chine en 1986 et le Canada en 1991: des endroits, des gens, des relations au quotidien, le poids existentiel des êtres et des situations, «autant de voyages initiatiques aux divers âges de la vie». Plus tard en 1992, Nicolas Bouvier battra le pavé des routes néo-zélandaises, dans un esprit d’émerveillement, d’enthousiasme et de découverte hors du commun, avec une envie en quelque sorte d’appréhender le réel, et de le rendre plus vivant, plus modulé encore. Nicolas Bouvier, un observateur hors pair, un arpenteur, un «géomètre» de l’âme, de ses territoires intérieurs, qui est disponible, attentif, ouvert au monde, un portraitiste particulier, avec la brièveté des notations, des feuilles de route, dans toute leur spontanéité et leur fraîcheur, leur aspect brut et vital, une vraie découverte. S’y ajoutent les aspects ethnographiques, historiques, photographiques et poétiques. Un ouvrage qui vous fait voyager, réfléchir et qui vous met en contact avec vous-même en phase aussi avec le monde extérieur. £ Jean-Marc Theytaz «Il faudra repartir» de Nicolas Bouvier, chez Payot , textes réunis et présentés par François Laut, en collaboration avec Mario Pasa.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 15:29

~Communiqué de presse et J-m theytaz Alberto Giacometti, Marino Marini et Germaine Richier, trois artistes majeurs dans la représentation du corps humain. Leurs œuvres sont actuellement exposées à Lausanne, au Musée des Beaux-Arts, une expo de grande qualité avec des itinéraires d’artistes suisse, italien et français qui débutent leurs cursus académiques dans leur pays respectif avant de se rendre à Paris, ville phare de l’entre-deux guerres, un lieu international de culture et de rencontre. Nouvelles voies La réflexion de ces artistes sur la représentation académique du corps les pousse à s’éloigner de la tradition pour explorer de nouveaux modes de figuration et de vision du corps humain. Le corps, le visage humain sont des énigmes et les artistes les scrutent depuis des siècles: ainsi depuis leurs années d’apprentissage jusqu’à leur maturité, dans la sculpture, les arts graphiques ou la peinture la figure demeure au centre de leurs préoccupations.

Lieu de voyage, de découverte, de recherche, d’explorations, d’innovation aussi. Malaxer la matière, la façonner, la mouler, la triturer, la polir, en ressentir les vibrations, les nœuds, les intensités, les tensions, ces trois artistes ont poursuivi dans la voie de la figuration alors qu’ils auraient pu se tourner vers l’abstraction, un mouvement tendance à l’époque.

Ainsi Alberto Giacometti, Marino Marini et Germaine Richier proposent de «nouvelles images de l’homme». Terre, plâtre rejoignent des formes ordinaires ou plus novatrices, dans les genres classiques de la tête, du buste, de la figure en pied et dans le cas de Marini du portrait équestre. Des œuvres majeures Des moments forts sont à découvrir avec l’ «Homme qui chavire» de Alberto Giacometti, le «Cri» de Marino Marini oul’«Orage» de Germaine Richier, des étapes de création qui apportent des solutions aux méthodes de «perception du corps, de l’expression de l’échelle, de la traduction du mouvement.» Les techniques diffèrent avec les âges, les époques et le travail de la matière tel qu’il se faisait avant, avec l’empreinte des doigts qui s’insinue dans la terre n’a plus rien à voir avec les formes lisses et arrondies d’autres époques, avec des lumières et des transparences pures. Les temps changent, les perceptions évoluent, les techniques se modifient, les sensibilités elles aussi varient avec les modifications de la société, voilà l’art en mouvement, toujours changeant, toujours nouveau. Desdizaines d’œuvres d’art «Giacometti, Marini, Richier. La figure tourmentée» 70 sculptures et œuvres graphiques, réunies à Lausanne en provenance de collections suisses et internationales. Une exposition vivante, qui aborde l’humain avec empathie, dans un esprit de rencontre et de découverte esthétique envoûtante. Les approches et les sensibilités diffèrent, l’authenticité et la force d’expression demeurent. Toujours la finesse, la sobriété et le souffle intérieur.£ «La figure tourmentée. Alberto Giacometti, Marino Marini, Germaine Richier», Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, jusqu’au 27 avril 2014

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 19:23

~Le Manoir de Martigny nous fait traverser les continents, les espaces géographiques et temporels, émotionnels et mémoriels, il nous emmènent jusqu’en fin février découvrir les créations d’artistes chinois: l’art comme communication et échange, passage, rencontre, découverte de l’autre voilà un voyage qui exalte le goût de connaître du visiteur. L’exposition acutelle s’intitule, «L’Esprit de la Montagne», un échange culturel Suisse--Chine, avec Hua Jianguo, Li Jian Qiang, Wang Hong Wei, Xie Bing Yi, Franklin Chow, Vidya Gastaldon, Martina Gmür, Alexandre Joly, Kotscha Reist.

Une histoire récente

C’est en 2010 que le Manoir a mis sur rails le premier volet d’une série d’expositions consacrées à l’art chinois avec l’exposition «WORK» rassemblant les œuvres de trois artistes chninois. «WORK» racontait l’étrange relation esthétique entre l’Orient et l’Occident à la lumière de l’irréversible mouvemment d’ouverture culturelle qui s’installe dans la socitété chinoise...»

La thématique mettait en scène notamment les nouveaux «protagonistes» de l’économie de marché: les travailleurs et les paysans qui peuplent les villes.

Une exposition qui a permis de développer les liens entre le Manoir et le Henan Art Museum et qui aujourd’hui a conduit les organsiateurs à monter «L’Esprit de la montagne». Un amour communpour la montagne Le thème choisi correspond aux dominantes géographiques de ces régions, la montagne, commune aux habitants du Henan et à ceux du Valais. Aussitôt apparaissent des recherches et des apirations communes, le regard vers le ciel, le lien entre la terre et le ciel, horizontalité et verticalité, lieux de méditation, de contemplation, de réflexion, de prière, univers de l’absolu, «l’homme dans une aspiration universelle, spirituelle et artistique.»

La montagne est aussi une source d’inspiration sans fin pour les artistes, elle nourrit l’imaginaire:«La puissance de la nature et le tout vivant trouve dans la Montagne son apothéose. Face à cette verticalité les souffle de la vie apparaît plus palpable, il nous transperce...» nous disent les artistes invités du Manoir de Martigny.

La montagne sauvage, temple et lieu sacré, la montagne comme lieu de vie aussi, quelque peu domestiquée, économique, culturelle.

Echanges en résidence

Pour stimuler la création et trouver des chemins inconnus encore, 4 artistes chinois sont venus en résidence trois semaines à la Fouly au printemps 2013. Cinq artistes suisses ont fait le voyage vers la Chine pour une création in situ dans les monagnes Taihang. Une insertion, une immersion dans la chair et l’histoire d’ une région, dans son vécu existentiel, rien de tel pour ressentir les pensées cachées et l’âme d’un pays. Les travaux effectués durant ces séjours en résidence ont été montrés dans le cadre d’une exposition au Henan Art Museum, et aujourd’hui c’est le tour du Manoir de mettre en évidence le fruit de ces échanges. On peut y découvrir des ouvres sur papier, des intallations, des huiles, de la video, toujours avec un lien direct avec l’univers minéral de la montagne, des neiges éternelles, des glaciers qui réverbèrent la lumière divine. Les œuvrs proposées sont multiples, touchent autant au figuatif qu’à l’abstrait.

L'Esprit de la Montagne au Manoir de Martigny
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jean-marc theytaz
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 14:23

~Photographies et céramiques, c’est la nouvelle exposition qui sera vernie ce vendredi à la Tour lombarde avec les œuvres de Magalie Comte, céramiste et les réalisations de Valérie Pinauda. Une exposition à quatre mains pour une expérience intéressante inversant les schémas habituels: la photographie pour sublimer la terre, la sculpture pour transcender l’image. Habituellement le photographe s’empare de la sculpture par la photo, ici le flux de création va dans l’autre sens: «la céramiste sculpte selon son imaginaire et la photographe redonne vie à cette chair sablée et figée». Et à travers l’objectif les contrastes prennent forme, ombre et lumière dansent, irradient, s’enflamment mutuellement. L’argile devient comme magique dans une opération de transmutation, et l’on assiste à une alchimie, une complicité, une concordance, une conjugaison de sensibilités entre les deux artistes qui donne vie à des œuvres vibrantes et émouvantes. Valérie Pinauda a commencé à faire de la photo avec la technique argentique, saisissant des instantanés du quotidien, parcourant la nature et les paysages. Puis elle s’est approchée du corps humain pour en découvrir les secrets et les faces plus cachées. Elle obtient son diplôme à l’Ecole de photographie de Vevey. Après cela elle parcourt le monde durant de nombreux voyages, fréquentant aussi les plateaux de cinéma ... elle a reçu notamment une récompense pour un cliché dans Best Pictures von Keystone en 2008. Depuis 2011 elle s’est lancée dans une carrière d’indépendante à Saint-Pierre-de-Clages. Avec Magalie Comte, céramiste, elle partage un certain nombre d’approches et décide dans son studio de créer une symbiose entre sculpture et image. Le résultat est à découvrir à Conthey. Magalie Comte, fut d’abord fascinée par l0e secret des plantes; puis elle découvrit la terre d’argile et alors sa passion pour la scultpure, la céramique, se réveilla. Elle a déjà participé à plusieurs expositions notamment dans une expo collective avec l’atelier Danaga à Saxon. A la Tour lombarde, lignes et formes se croisent, se prolongent, se brisent, se conjuguent, les corps sont autant d’univers à explorer et à découvrir, reliefs concaves et convexes, ombres et lumières en creux, tout pour voyager dans un univers esthétique et artistique avec Magalie Comte et Valérie Pinauda. £Exposition Magalie Comte, céramiste, Valérie Pinauda, photographies, Tour lombarde Conthey.

Valérie Pinauda et Magalie Comte à la tour lombarde
Valérie Pinauda et Magalie Comte à la tour lombarde
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jean-marc theytaz
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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:33

La Tour lombarde nous présente jusqu’au janvier les créations de ces six dernières années de Marie Es-Borrat. Particularité, l’artiste possède des talents multiples, alliant sensibilité, invention et imaginaire, qualités qui se déclinent ausi bien dans l’univers de la mode que dans la peinture.

Entre la capitale de la mode , Milan, où elle travaille régulièrement, et le Valais, des liens étroits, des lieux de vie aussi riches l’un que l’autre, des ambiances et des atmosphères singulières.

L’artiste nous présente ses œuvres de manière simple, avec des mots rythmés, nous amenant à découvrir un langage clair: «Dialogue à travers des tissus, de la matière, des motifs familiers aux impressions textiles. Moments figés au travers de tableaux créés de soie, jute, pigments, de papiers déchirés.»

L’artiste laisse une large place à l’instinct, la pulsion première, le souffle initital qui apporte une frande fraîcheur aux réalisations de Marie Es-Borrat.

Pour elle l’oeuvre d’art peut être un récit, une accumulation de sensations, de vécu, qui crée un trame narrative, l’épaisseur de la mémoire, de manière concrète dans la matière qui inscrit en traces et empreintes les sillons d’une existence.

En 2010 l’artiste écrit: «La matière, les tissus, l’œuvre du temps me fascinent. Dans mon expérimentation d’artiste, les couches, «strates» sont importantes. C’est le récit du temps chargé d’émotions qui nous permet de vivre l’instant présent qui reste capté, emprisonné dans la toile, mais qui rêve d’une évolution ou de créer d’autres couches qui embellissent ou soignent…En fin de compte tout devient cyclique, la matière s’accumule, se charge, s’épaissit, comme des rides sur un visage. L’âme se charge d’émotions contrastées qui permettent au final d’observer la beautéd’une toile qui a du vécu, comme le visage vieilli d’une femme aux yeux pétillants...»

Expo à la Tour lombarde pour Marie Es-Borrat,artiste polyvalente, aux multiples facettes.

Expo à la Tour lombarde pour Marie Es-Borrat,artiste polyvalente, aux multiples facettes.

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jean-marc theytaz
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:50

~Astres en mouvements constants, pérégrinations de planètes et de comètes, de soleils et de cellules incandescentes dans leur immobilité apparente, champs colorés qui se parallélisent... les œuvres de Jo Milne et Gabriele Fettolini interpellent le spectateur par leur relation aux origines du monde, aux primitives rencontres qui ont engendré d’innombrables naissances , de vives appartenances, d’insondables voyages. Les lignes et plans se suivent et s’interpellent , de partout naissent des chants magiques. Jo Milne et Gabriele Fettoloni exposent actuellement à la Grande Fontaine à Sion et au Château de Venthône. Un rapprochement de deux galeries pour apporter une vue plus large et vivante sur l’œuvre de deux artistes complémentaires. Françoise de Preux et Suzanne Bolli, toute deux passionnées d’art, ont uni leurs forces pour apporter un écho vivifiant à une démarche artistique pas toujours aisée et facile. «Il y a une chanson d’Andrew Bird qui dit: «Tu es ce qui arrive quand deux substances entrent en collision.» Ces collisions faites de petites et grandes rencontres sont au cœur des travaux de Jo Milne et Gabriele Fettolini.» nous rapporte Philippe Marsden. Leurs ateliers apparaissent comme des lieux sacrés, des laboratoires où peuvent se dérouler les mariages les plus inattendus , les big bang les plus complexes . Jo Milne vient d’Ecosse alors que Gabriele, est originaire de Suisse italienne et c’est à Barcelone qu’ils se trouvent confrontés à une culture nouvelle, inédite, surprenante. «Face à la toile vierge, soumis à la fantaisie du hasard, à tâtons, ils expérimentent les collisions plus ou moins maîtrisées entre l’eau et la peinture, le pinceau et la peinture, les éclaboussures accidentelles et le geste pensé et voulu. Chaque minuscule «explosion de peinture» exige une nouvelle adaptation, une nouvelle décision, un prolongement du geste qui parfois caresse ou alors ronge la surface de l’œuvre en devenir. Réussir à «figer l’éphémère», cerner le «momento fugaz». Après une longue évolution, un nouvel univers-cosmologie prend forme.» Une démarche très particulière dans laquelle la respiration intérieure, la patience, le retour sur soi aussi exigent une concentration pour trouver le juste rythme qui mènera jusqu’à la maturation de l’œuvre. Une évolution lente que notre quotidien stressé et hyper-médiatisé ne permet pas toujours. Paysages en formation ou en érosion, cosmogonies infinies, «l’univers de Fettolini explore un monde pictural de légères réverbérations et de glaçures» , celui de Milne «évoque, de manière allusive et par des lignes sinueuses qui suggèrent les oscillations, les visions et les découvertes de la physique contemporaine.» www.gabrielefettolini.com www.jomilne.com Exposition Grande Fontaine et Château de Venthône jusqu’au 22 décembre:Jo Milne et Gabriele Fettolini

Jo Milne et Gabriele Fettolini
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:36

Le Château de Réchy est un lieu culturel actif, qui propose des expositions innovatrices, ouvertes sur l’avenir, la diversité, et qui offre des regards nouveaux sur l’art contemporain.

Actuellement l’association ArtsPluriels, présidée par François Locher, enseignant à l’ECAV, a invité à Réchy l’atelier Multiples-Editions, qui réalise des sérigraphies, des gravures, des éditions d’artistes, et animée par des élèves de l’Ecole Cantonale des Beaux-Arts, anciens et nouveaux. L’exposition s’intitule «Dérive(s)»; elle propose des estampes et des multiples récents réalisés par des artistes invités par l’Ecav, des artistes émergents ainsi que des éditions remarquables imprimées ces 13 dernières années par ME.

«Nous organisons trois expositions par année, dont une carte blanche à un artiste contemporain et deux autres consacrées à l’art et l’artisanat en général. Pour cette exposition de l’atelier d’estampes nous pouvons trouver des travaux récents. Le ME (Multiple editions) de l’ECAV est en fait une unité pédagogique et un univers dans lequel se développe l’esprit artistique des élèves. Dans notre stratégie nous invitons des artistes connus et ceux qui le sont moins. Nous avons ici à Réchy environ 80 œuvres ...» nous dit François Locher.

Des artistes comme, Maximilien Urfer, Sabine Zaalene, Barbara Cardinale, Paul Walther, Omar Ba, Olivier Genoud et Didier Rittener présentent leur travaux récents. Parallèlement Multiples-Editions a invité de jeunes artistes contemporains dont Darren Roshier et Jeanne Naudin à participer à l’événement, et Luana Cruciato, étudiante de 3e année Bachelor à l’Ecav; enfin l’exposition vous propose une sélection issue de sa collection d’estampes parmi lesquelles des œuvres de Christina Zurfuh et Bernhard Frue, Cristian Vetter, Pascal Seiler, Vincent Chablais, Martina Gmuer, Joëlle Allet, Carlo Schmidt, Gernot Wieland, Robert Ireland, Luc Mattenberger et de Valentin Carron. On peut y découvrir des humains avec perroquet sur l’épaule, des têtes d’arlequin, des videos, une pièce unique... La moitié des exposants sont valaisans, de quoi peut-être se rendre compte de l’art de notre canton en 2050

Events

Jeudi 9 janvier 2014 à 19 h, visite guidée par François Locher, commissaire de l’exposition

Jeudi 16 janvier 2014 à 19 h, soirée gourmande sur le thème du Multiple

Arts Pluriels, Château de Réchy, Réchy - 077 421 16 66, info@artspluriels.ch

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:03

Une heure de rire, de sourires, d’éclats de rires même pour une pièce légère, «Les colocs» de Suzanne Gigon, auteure et metteuse en scène qui habite Haute-Nendaz.

La pièce sera jouée à Sierre aux Noyers, sur une scène improvisée et comprend cinq acteurs trois dames et deux hommes. L’histoire de la pièce est simple:

Il s’agit d’une colocation entre personnes valides du troisième âge, sauf que la propriétaire de la demeure ne loue qu’à des personnes de sexe féminin. Elle ne veut pas d’hommes dans sa maison, selon elle, cela fait désordre. Seulement dans la vie courante... avec référence à des thèmes d’actualité. Une pièce qui rappelle un peu le Cafconc avec des propos décalés, rythmés, enjoués qui prêtent à la détente et au plaisir de l’humour au quotidien sur des thèmes banals.

Dates des représentations: 30 novembre 2013, première, 6 et 14 décembre 2013 et 11 et 18 janvier (dernière) 2014. C’est un repas spectacle dès 19 30 h au Noyers à Sierre. Durée de la pièce env. 1 heure

"Les colocs" de Suzanne Gigon
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