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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:59

Toujours riche, variée, diversifiée, la saison du Manoir de la Ville de Martigny présente actuellement «Authentik Énergie»; une exposition qui sort de l’ordinaire et se décline en quatre volets artistiques, comprenant: une exposition d’artistes internationaux au Manoir, des sculptures monumentales en plein air, un festival de musique du monde ainsi qu’une gigantesque sculpture en forme de main «Authentik Burning Hand» de l’artiste COSKUN qui sera brûlée le 15 juin 2014.

L’expostion«Authentik Ener-gie» est organisée et dirigée par la curatrice parisienne Laurence d’Ist. Elle présente une dizaine d’artistes internationaux, «audacieux et sensibles, vivants et entiers.»: Omar Ba, peintre(Sénégalais,vità Genève),MarioBenjamin, peintre (Haïtien, vit en Haïti), AlexBurke,plasticien(Martini-quais, vit à Paris), Coskun, sculpteur-peintre (Franco-turc,vitàParis), MaksaensDenis,vidéaste (Haïtien, vit en Haïti), Astrid Dick, peintre (Argentine, vit à Paris), Olivier Estoppey, sculpteur (Suisse, vit en Suisse), Myriam Mihindou, photographe (Franco-gabonaise, vit à Paris), Pascale Monnin, plasticienne (Suisse, vit en Haïti), et Petra, peintre-plasticienne (Allemande, vit à Paris). Des artistes contemporains qui ont des inspirations au cœur de leur culture personnelle et qui restent également attachés au monde actuel avec ses questionnements, ses antagonismes, sa pluralité, ses composantes infinies, ses problèmes et ses solutions. «L’ambition de l’exposition «Authentik Énergie» est de montrer que les artistes de différentes origines culturelles trouvent, à travers l’histoire de l’art et les codes plastiques, un langage qui leur reste personnel mais qui tend des passerelles avec d’autres cultures, d’autres continents. La cohésion entre les différents projetsartistiques et plasticiens repose sur leur authenticité.»

Omar Ba, par exemple, jette des ponts entre l’Europe et l’Afrique, la réalité et le rêve. Ses créations sont des «poèmes visuels faussement naïfs empreints d’une mythologieaussi personnelle qu’universelle.» Olivier Estoppey, un des plus grands sculpteurs suisses nous présente pour sa part ses fameux Loups, qui ont été exposés au jardin des Tuileries à Paris. Chez Olivier Estoppey, les animaux et les présences humaines ont d’étranges complicités, intimités et proximités, passent par la «pensée». Chez Miryam Mihindou, photographe plasticienne franco-gabonaise, les œuvres sont collectionnées par les fonds régionaux d’art contemporain en France et lesmuséeseuropéens. Mythologie, univers sacré, rites initiatiques font partie de son monde. Alex Burke, est un plasticien originaire de la Martinique; très attaché au passé de sa région il évoque dans ses œuvres, des installations, la traite négrière et aussi la mémoire créole qui mêle de multiples histoires. «Authentik» – Ciel ouvert Une dizaine de sculptures monumentales taillées à la tronçonneuse de l’artiste Coskun et une installation en béton d’Olivier Estoppey ont été placées en ville, parmi les habitants et les visiteurs, dans le cadre d’un parcours piétonnier. Une exposition originale qui investit des lieux ouverts, une idée remarquable à retenir et aussi peut-être à renouveler.£

~«Une exposion authentique traversée d’énergies Pour Laurence d’Ist, curatrice de l’exposition, il s’agit de réunir des artistes de nationalités diverses, avec des racines propres, mais qui ont chacun leur expression, leur langage personnel. «Ces artistes sont authentiques avec des énergies profondes et sont capables de faire passer des émotions, du ressenti à travers leurs œuvres. Avec cette exposition au Manoir, ils dépassent chacun leurs limites et la mondialisation, loin de gommer leur authenticité les enrichit des différences qui les caractérisent. Ils apprennent ainsi à mieux se connaître en baignant dans d’autres cultures.» Laure d’Ist a également eu à cœur de présenter toutes sortes de medium pour caractériser l’ouverture, multiplier les lectures de l’univers , convoquer nos références. Les œuvres présentées dégagent en effet une force, un souffle, des pulsions, qui peuvent passer par des rites inititatiques d’antan avec des regards sur le présent et vers l’avenir. Tout un symbole.£jmt

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jean-marc theytaz
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:50

Couleurs, lumières, énergies, la Fondation Beyeler nous propose une grande exposition jusqu’au 18 mai 2014 sur le peintre Odilon Redon. L’un des maîtres du symbolisme avec son univers de lignes et de couleurs vibrantes qui se trouve à la jonction de plusieurs courants picturaux dont le symbolisme. Après une enfance agitée il aura pour premier maître, lui qui savait dessiner avant de savoir écrire Stanislas Gorin, élève d’Eugène Isabey, qui lui fera découvrir découvre Millet, Corot, Gustave Moreau. 1899 sera une date importante car Maurice Denis lui fera rencontrer les Nabis groupe d’artistes qui compte parmi ses membres Gauguin. En 1900, Maurice Denis peint l’Hommage à Cézanne — Redon y est représenté debout devant une toile de Cézanne, entouré de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Roussel, Paul Sérusier, André Mellerio et Ambroise Vollard. Il travaille avec Mallarmé. Une exposition Odilon Redon a lieu à la galerie Durand-Ruel en 1900 comme nous le dit la critique. Un artiste surprenant Le peintre français Odilon Redon (né à Bordeaux en 1840, mort à Paris en 1916) compte, avec son cosmos de couleurs variées et étincelantes, parmi les artistes les plus éblouissants des débuts de l’art moderne. L’œuvre de ce représentant majeur du symbolisme français marque la jonction entre le XIXe et le XXe siècle et illustre parfaitement les interactions entre tradition et innovation. Un univers de découvertes mais aussi d’expérimentation, de tentatives, de nouveautés initées au fil des jours et des désirs d’innovation.

Odilon Redon a une spontanéité et une fraicheur remarquable qui font de lui un poète, un magicien, un alchimiste aussi. L’œuvre ambiguë et énigmatique de ce poète de la couleur se caractérise par des ruptures et des contrastes et suit une évolution: Redon a débuté sa carrière par des noirs , fusains et lithographies avant de passer à l’explosion chromatique des huiles et des pastels qui marqueront l’étape suivante.

Après des années plus sombres et angoissées le peintre découvre un univers plus serein et traversé de quiétude: des monstres bizarres surgissent au côté de créatures célestes, rêve et cauchemar, nature et imagination se côtoient. Fascination pour la littérature et la musique Issu de la haute bourgeoisie, Redon n’a pourtant pas connu une enfance heureuse. Ses parents le confièrent en effet à la garde de son oncle, dans le domaine viticole familial de Peyrelebade, où il grandit dans la solitude et l’exclusion. Homme d’une nature paisible et songeuse, l’artiste cultivait également une profonde fascination pour la littérature et la musique.

Menant sa carrière loin des regards de la foule, il n’a accédé que tardivement à la notoriété. Cette exposition présente à l’aide de toiles, de pastels, de dessins et de lithographies, célèbres pour certains, rarement montrés pour d’autres, tous les thèmes de sa création, révélant ainsi les idées révolutionnaires et les innovations spectaculaires de l’œuvre de Redon, si diverse tant par le contenu que par la technique. Ces œuvres proviennent de célèbres collections particulières ainsi que de musées suisses et internationaux, tels le MoMA de New York et le Rijksmuseum d’Amsterdam. Le Musée d’Orsay participe de façon exceptionnelle à cette exposition avec le prêt de neuf œuvres de toute première importance.

Conçue comme une présentation à la fois ample et concentrée de la quintessence de la création artistique de Redon, cette manifestation met l’accent sur sa dimension avant-gardiste et, partant, sur son rôle de précurseur de l’art moderne. À l’image de Cézanne ou de Van Gogh, Redon est l’une des figures fondatrices de l’art moderne. On voit s’esquisser dans son œuvre un certain nombre de courants artistiques qui joueront un rôle capital au XXe siècle, comme le fauvisme, le cubisme, et le surréalisme, sans compter l’abstraction. Cette approche permet d’établir un lien avec la Collection Beyeler, dans laquelle Redon, sans y être représenté, n’en constitue pas moins un point de référence pour de nombreux artistes qui y figurent. C’est le cas notamment de Pierre Bonnard, Henri Matisse, Pablo Picasso, Wassily Kandinsky, Piet Mondrian, Max Ernst et même Barnett Newman et Mark Rothko. Cette exposition est organisée par groupes d’œuvres, au sein d’une chronologie libre. Ces ensembles illustrent les principales sphères d’intérêts de l’artiste, ainsi que ses rapports à la modernité.

On peut évoquer ainsi, dans le contexte des « Noirs » de jeunesse, les représentations mystérieuses et oniriques de visages et d’yeux, mais aussi de fascinants hybrides entre végétal, humain et animal, ainsi que des apparitions cosmiques. «L’art est une fleur qui s’épanouit librement hors de toute règle… » : L’épanouissement unique des couleurs chez Redon apparaît avec des scènes de nuit et le motif des yeux clos symbolisant la transition entre obscurité et lumière et dont le point culminant se trouve dans les sujets mythologiques tels que le char d’Apollon ou Pandore. Des représentations spirituelles aux thèmes bouddhistes et chrétiens font partie intégrante de son œuvre au même titre que des tableaux méditatifs de bateaux. Avec ses célèbres bouquets, Redon, poète et visionnaire de la couleur, permet enfin à la somptuosité débordante des fleurs de se transformer en hommage en bonne et due forme à la peinture pure. Dans ses panneaux muraux décoratifs de grand format destinés au château de son mécène, le baron de Domecy, en Bourgogne, il accède dès le début du XXe siècle aux formes les plus précoces de la peinture abstraite. Cette exposition a été conçue et montée par Raphaël Bouvier, conservateur de la

Odilon Redon www.fondationbeyeler.ch

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jean-marc theytaz
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:47

~Couleurs vivantes, traits vifs et sinueux, amalgame de courbes qui s’entrecroisent et se dynamisent, papier, scotch, matériaux hétéroclites.., le Château de Venthône nous donne à découvrir actuellement les œuvres de AndréCrettaz.

Des assemblages et des peintures qui entrouvent un imaginaire riche et fécond, grouillant de vie, de rêves, de voyages. André Crettaz est un artiste autodidacte né à Sierre en 1969; après un apprentissage d’imprimeur il choisit la peinture et les assemblages pour permettre à sa voix intérieure de s’exprimer, de parler à haute voix, de s’évader. Cela fait ainsi maintenant 20 ans qu’il «fabrique des objets», et se met à la peinture, acryl sur papier un peu plus tardivement. «Ce que j’aime c’est la vibration des couleurs les unes contre les autres.» L’affiche de l’exposition montre bien cette respiration, ces pulsions, ces flux qui habitent notre artiste, un ensemble d’oiseaux qui disent le jour qui se lève, qui sort des limbes, qui monte dans la tête et dans les yeux, un rêveur qui traverse le ciel sur son lit de vagabond...: «C’était le matin. J’étais au lit dans un état de somnolence: il y avait une petite pluie.Les oiseaux chantaient. J’avais l’impression qu’il y en avait énormément. J’ai rarement entendu chanter comme ça.» André Crettaz a réalisé notamment avec son frère Patrick, des décors pour des soirées festives ou de rock à La Cour des Miracles et pour le Carnaval de Sierre. Il a été invité à la collective, «Lune et Saturne», au Manoir de Martigny en 2010 et a participé à l’exposition Triades en 2012. André Crettaz est un conteur, il nous dessine ses rencontres, ses joies, des emportements, ses souffrances: un musicien de rue qui le touche, la joie de vivre des enfants, un pique-nique familial en forêt, la femme au parapluie dans un contexte urbain, la foule des Cinq Continents dans ses envols... tout un univers avec ses pleins et ses déliés, ses équilibres et ses chaos..

. Pour ce qui est des assemblages «André Crettaz utilise du papier froissé et du scotch, des objets de récupération, tessons de vaisselle, fil de fer, clous, clés et des matériaux naturels liés à la forêt, coquilles d’escargot, pives, brindilles, branchages, noix, écorces.... qui ont chacun leurs formes et leurs énergies intérieures. Ainsi se conjuguent êtres humains et animaux, oiseaux et sirènes, anges au sourire séraphique... le papier froissé leur donne corps.., à chacun son caractère particulier» comme nous explique Françoise de Preux, qui a présenté l’exposition. Comme le dit aussi Jérôme Meizoz: «André Crettaz aime les matériaux ordinaires, les techniques de bricolage. Les objets récusent le prestige, ils sont livrés comme nous à l’usure naturelle.»£ C/J-M Theytaz Peintures-assemblages de André Crettaz au Château de Venthône, jusqu’au 25 mai. Vernissage le 2 mai dès 18 h 30.

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jean-marc theytaz
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 17:04

Un style dépouillé, épuré , qui va à l’essentiel sans se fixer sur les détails, un style qui confine parfois à l’abstraction tant il est affiné, et ne s’arrête pas à l’anecdotique, à l’accidentel, à l’accessoire. Blaise Godet , ambassadeur en Chine, dit d’ailleurs de lui, «les toiles de Daniel Aeberli, à mes yeux un peintre de l’horizon, qu’il s’agisse du lac de Neuchâtel, de la campagne toscane ou de la lagune de Venise, apparaissent à Pékin comme un miroir distant de l’estampe traditionnelle chinoise avec sa technique du «shanshui», ses rouleaux verticaux qui permettent à l’artiste d’occuper l’espace et au paysage de prendre forme...»

Daniel Aeberli est en fait un peintre de la clarté lumineuse qui vient du fond des choses, et la nature est concept et prétexte à la peinture. Il ne restitue pas fidèlement les motifs mais travaille souvent en atelier, un lieu clos, un ancien pressoir à Saint-Blaise à la lumière des néons: « tout en nuance et en subtilité, ses toiles évoquent des lieux connus mais en même temps imaginaires que chacun peut s’approprier au gré de sa propre sensibilité...» nous dit Patrice Allanfranchini dans l’ouvrage sorti sur Daniel Aeberli.

Poésie permanente Chez lui la poésie occupe une belle place, avec des gradations irradiantes, des flux d’énergie qui miroitent sur l’eau, des ciels profonds qui indiquent le chemin à suivre pour trouver les gands espaces de l’horizon. Tout semble naturel et à sa place, en étant là comme par une évidence qui vous transporte. Le poids des choses, de la lumière, de l’invisible semblent former une équation parfaite. La peinture d’Aeberli fait vibrer dans les yeux du spectateur des vents venus d’ailleurs qui jouent une musique sublime. A découvrir.

Exposition de Daniel Aeberli, à la Grande-Fontaine à Sion, jusqu’au 17 mai.

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jean-marc theytaz
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:21

~David Ciana expose dès le 25 avril à la Grange à Vanay à Monthey. Un travail inventif, créatif, lumineux où l’on retrouve le souffle de ce peintre qui dégage une énergie vitale impressionnante: «Peindre de toutes mes forces, de toute mon âme.Encore m’acharner au quotidien. Prendre le jour comme il vient. En sachant que je pourrais peindre malgré tout. Vivre l’instant avec toute son intensité. Sachant que je pourrais le partager, avec d’autres, partager ma folle envie de vivre et de peindre... Je cherche à me situer dans ce monde si mystérieux.»

Les couleurs fusent dans les «Floralies», font feu de toutes parts, donnent vie au présent, l’enchantent, l’exaltent, le magnifient dans sa quotidienneté. Parfois les visages sont plus tourmentés, brisés peut-être, dissimulés, la souffrance est passée par là, les interrogations profondes, les envies d’aller plus loin...

Comme le dit Elise Petitberghien dans le catalogue de cette exposition: «Les toiles abstraites relèvent les acmés d’un univers sensoriel: les rafales fiévreuses, les convulsions souterraines, les exultations boréales, les nœuds des veines telluriques, la stupeur minérale, le pouls des marées mystiques...» Mais partout dans ses toiles figuratives ou abstraites, l’on retrouve l’humain avec ses points de tension, ses contrastes et ses harmonies, comme un équilibre toujours recherché.

Une musique intérieure précieuse. David Ciana, exposition de peintures et dessins à la Grange à Vanay, Monthey, du 25 avril au 11 mai. www.davidciana.ch

Les énergies de David Ciana
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jean-marc theytaz
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 09:50

~Plusieurs auteurs valaisans ont fait paraître récemment des ouvrages comprenant des récits, des romans, des poèmes, des fictions. Voici en quelques lignes les principales parutions.

«Ameublement» Julien Maret,éditions Corti Cet auteur de chez nous avait fort pour sa première publication avec un livre édité chez Corti en France intitulé «Rengaine»: on y voyait les péripéties d’une chute verticale, d’un retour sur soi, aux origines, près du chaos aussi parfois. Avec son second livre, «Ameublement» l’auteur tente de nous faire remonter le temps. Un récit pour mettre en relief et mouvement le déroulement stratifié d’une mémoire, mais seulement celle des souvenirs d’enfance ou d’un portrait de village. «Cette mémoire en train de se faire, de prendre forme et d’inventer à chaque instant est restituée par une écriture qui rassemble et engendre à la fois, qui ans cesse se souvient et se départ» nous dit l’éditeur.

On retrouve l’univers mémoriel et de recherche identitaire de Modiano avec sa «nostalgie», de Perec avec son «je me souviens», un monde qui tend à s’effacer et à s’éloigner. Si une dimension verticale habitait «Rengaine», le côté horizontal et local investit «Ameublement» un village et des lieux précis, une époque précise pour fixer des paramètres solides et qui permettent de regarder plus loin. Un récit bien construit, à plusieurs étages, qui mêle le quotidien et l’universel

. «Labellesaison»,ChristinePitteloud,éditionsTorticolis L’auteure, originaire de Nendaz, sort là son premier ouvrage. Parallèlement à l’écriture Christine Pitteloud pratique la peinture, s’attachant à traduire dans ses tableaux des paysages et des traditions valaisannes. Avec «La belle saison» nous nous tournons vers l’écriture de l’intime, de l’authentique,de la complicité, récit «prenant» d’une femme qui cherche à combler ce vide qui nous attire tous... Aux éditions Torticolis et Frères.

«Horreurboréale»,Véronique Bourguinet, Bookedition Voilà le troisième ouvrage publié de Véronique Bourguinet, originaire de Grimentz. Entre 2005 et 2006, elle entreprend un travail d’écriture: le résultat, deux textes conséquents «Etat d’âme» d’abord, puis «Paradoxe»: ce dernier paraît en 2008 aux éditions Le Manuscrit (corrigé et réédité en 2009) alors qu’ «Etat d’âme» est publié en 2009 aux Editions à la carte. Avec «Horreur boréale» nous pouvons découvrir une fiction rythmée, avec une intrigue qui nous emmène dans un univers haletant et envoûtant.

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jean-marc theytaz
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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 17:06

La galerie de la Tine à Troistorrents, animée par Gérald et Nathalie Lange, présente actuellement une exposition de Ernst Hodel. Ce peintre est né à Münsingen (Berne) le 29 juillet 1881. Il a baigné dès son enfance dans l’art grâce à son père, artiste peintre. Il parcourt la Suisse et peint des paysages en les magnifiant dans des œuvres d’une incroyable force.

Digne représentant de l’école suisse du début du siècle, il est très inspiré par Hodler. Il a reçu de nombreuses commandes des CFF et décore les gares de Bâle, Berne, Lucerne, d’œuvres monumentales, encore visibles aujourd’hui. Il a également réalisé de nombreuses affiches et publicités touristiques. Il est mort à L ucerne, le 5 octobre 1955. La Galerie de la Tine présente plus de 80 œuvres datant de 1910 à 1940, réunies pendant plus de 10 ans dans cette exposition unique.£ c GAlerie de la Tine: Ernst Hodel (1881-1955),paysages et visages de suisse: montagnes enneigées, lacs, scènes villageoises…Huiles, aquarelles, affiches. Exposition jusqu’au 3 mai. du 5 avril 2014 au 3 mai 2014 mardi à dimanche de 14h 30 à 18 h 30. Entrée libre

Ernst Hodl à la Tine à Troistorrents
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jean-marc theytaz
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 16:14

~Des papiers lacérés, crayonnés, disloqués, déchirés, avec leurs reliefs qui créent ombres et lumières, espaces à vivre et à imaginer, le Musée Jenisch à Vevey présente actuellement les œuvres de Manon Bellet à qui il a donné carte blanche, pour sa première exposition personnelle dans un musée, en partenariat avec le Kunstmuseum de Soleure. Diversité L’artiste nous présente des vidéos, des installations et des œuvres en série qui démontrent la passion particulière qu’elle a développée pour le papier.

Il ne s’agit pas ici du support mais de la matière première de ses réalisations, de la substance même de son travail. «Volontairement peu sophistiqué, disloqué au contact du feu, absorbant la chaleur et la lumière, ou frémissant sous le souffle d’un courant d’air, le papier se métamorphose et évolue sans jamais se fixer vraiment.»

On trouve dans cette approche et cette démarche une étude de la permanence d’une œuvre d’art ou de son destin à périr, on y interroge les différentes strates de la mémoire, qui fixe certains détails et en enterre d’autres, du temps qui détruit, qui laisse s’effondrer parfois les vérités les plus ancrées. Dans ces œuvres, destruction et étiolement par le feu, ou mouvement de l’air qui fait trembler le papier, le geste de l’artiste se trouve en retrait: ainsi le hasard devient aussi le processus de création le plus vif et vigoureux. «Tous les papiers que j’emploie sont assez pauvres et sans grande valeur. D’une façon générale je préfère travailler avec des papiers fins, par exemple le papier de soie qui porte en lui une vulnérabilité qui m’intéresse.

Le papier fax, dépourvu de toute noblesse, m’intéresse par sa capacité à capter la chaleur ... J’utilise délibérément des moyens volatiles, pour donner à l’œuvre une forme plus évolutive.Pour moi le temps de réalisation d’une pièce est aussi important que le temps d’exposition.» dit Manon Bellet à Julie Enckel Julliard, commissaire de l’exposition. «En dépit du fait que les œuvres traduisent des instants fugaces, la durée du processus est ainsi conditionnelle de la création.

Même si, paradoxalement, bon nombre des travaux de Manon Bellet se définissent par la perte et l’absence, s’ils se trament en négatif...» Le papier est vivant dans les mains et le cœur de l’artiste, dans son esprit aussi, il suit les nuances des modes de création et de contact avec les éléments environnementaux. Tout une évolution créative entre l’artiste et son œuvre, présence et absence... Un ouvrage a été publié à l’occasion de cette exposition, la première monographie qui est consacrée à Manon Bellet. Manon Bellet «L’onde d’une ombre», Musée Jenisch, Vevey, jusqu’au 1er juin. Monographie «Manon Bellet» parue aux éditions The Greenbox, Berlin.

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jean-marc theytaz
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:43

~Danielle Elsig expose ses toiles actuellement au Château de Venthône: écoutons son fils, historien d’art: «les toiles de l’artiste, qui puisent leur inspiration de manière totalement intuitive dans la peinture des années 1950, n’ont aucune prétention que de concrétiser, à travers une sensibilité à la matière, le plaisir de peindre». Des plages de vermillon, d’orangé, de terre brûlée, de cadmium, de cobalt ... qui varient selon les moments, selon les angles, selon les éclairages.

Comme le dit Françoise de Preux ce ne sont pas des monochromes mais on parlerait plutôt à son sujet de «tonalité». Parfois elle utilise de la terre et du sable, du mortier, des sédiments, de l’agrégat, qui permettent de créer des reflets, des prolongements lumineux, inventant des formes et des compositions d’ombres et de lumière. Maintenant elle travaille aussi avec de l’acryl à reflets argentés ou dorés, mats ou lumineux. Danielle Elsig a également une attirance particulière pour le noir, «une palette de noirs, clairs, presque gris ou sombres d’où émergent des bleus.»

Le noir attire, fascine, trouble l’artiste, il peut être support ou substance, calligraphie et parole vivante, plein et vide, cosmogonie dans laquelle peuvent s’inscrire des voyages intérieurs, des espaces de bonheur et de source vivante. Sa technique lui fait utiliser le pinceau qui fait place par la suite au rouleau qui structure les couleurs et le rouleau vient finalement lisser la surface. «La couleur est travaillée en différentes couches, parfois grattées ou rehaussées de giclures qui apportent nuances et contrastes, ouvrent différents plans, provoquent des effets de transparence et d’opacité....» et comme souligne l’artiste «Peindre, c’est une passion.Avec des élans spontanés. Chacun peut imaginer ce qu’il veut en regardant mes toiles.»

Danielle Elsig a d’abord eu un coup de cœur pour la céramique; depuis le début des années 90 elle s’adonne à la peinture, expérimentant différentes techniques. Son style touche à l’abstraction et elle a déjà exposé à plusieurs reprises, notamment à la galerie Grande-Fontaine à Sion. Une référence, Marilou Délèze, artiste et professeur, l’a conseillée et suivi dans son évolution technique, dans son itinéraire pictural. Un accompagnement qui a porté ses fruits tant au point de vue technique que celui du souffle créateur.

Exposition de Danielle Elsig, peinture acrylique, au Château de Venthône, jusqu’au 13 avril.

DAnielle Elsig au château de Venthône: le plaisir de peindre
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jean-marc theytaz
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 14:14

~Evénement musical d’importance dernièrement dans la capitale:l’EnsembleVocal Cantamabile de Sion a présenté  l’opéra «Didon et Enée» de Henry Purcell en version concert: ces spectacles ont eu lieu le samedi 22 et le dimanche 23 mars 2014 à l’église des Jésuites de Sion.

Cantamabile: jeunesse et innovation Fondé 2009 et placé sous la direction de Marie-Marthe Claivaz, soprano, il s’agissait donc de fêter dignement le 5e anniversaire; l’Ensemble Vocal mixte Cantamabile réunit une trentaine de membres, en majorité des étudiants, tous issus de la région sédunoise.

La plupart sont déjà actifs dans le monde choral et musical. Cantamabile leur offre une opportunité de se produire dans un groupe plus restreint, ce qui implique plus de responsabilités personnelles pour chacune et chacun. Nous avons rencontré Marie-Marthe Claivaz, fondatrice et directrice. Interview

Comment est né l’ensemble vocal Cantamabile?

L’ensemble vocal Cantamabile est né d’une idée de partage et de diversififaction: j’ai ainsi proposé à mes élèves la possibilité de chanter dans un groupe vocal de bonne qualité et qui désirait aussi diversifier le paysage musical valaisan. En janvier 2009, j’ai donc réuni un petit groupe de ses élèves et de jeunes chanteurs de ma connaissance pour une première répétition. Celle-ci s’est très bien déroulée, et Cantamabile était donc né! Au fil des années, l’effectif s’est étoffé, mais toujours autour d’un même noyau dur de chanteurs, et toujours dans une très bonne ambiance.

Vers quels répertoires s’oriente-t-il?

L’ensemble vocal Cantamabile s’oriente vers un large répertoire de musique classique, profane comme religieux. Le répertoire de Cantamabile s’étend de la Renaissance (Lassus, Janequin) au contemporain (Pärt, Howells), et permet aux chanteurs de découvrir des œuvres de compositeurs très connus (Mozart, Mendelssohn, Gerschwin...) mais aussi des choses bien plus originales (Stanford, Howells...). L’originalité de Cantamabile est d’être capable de s’attaquer à chaque répertoire et de s’adapter à chaque style de musique. Pour exemple, Cantamabile a récemment présenté un concert Jazz avec des pièces comme Somewhere Over the Rainbow ou New York, New York avec piano et batterie, en parallèle avec la préparation de Didon et Enée de Henry Purcell ainsi que de Cosi Fan Tutte de Mozart (avec l’association Ouverture Opéra)

. Pourquoi Didon et Enée?

J’ai choisi cette œuvre car il s’agit d’un opéra où le chœur est très présent et à une belle partie à chanter. Il s’agit aussi d’une très belle œuvre qui est peu souvent donnée et pas encore en Valais me semble-t-il. De plus, cela donne à mes chanteurs une opportunité de se produire avec des solistes professionnels ainsi qu’un ensemble instrumental.

Quels projets avez-vous à moyen terme?

Cet automne nous participerons à l’opéra Cosi fan Tutte de Mozart qui sera donné à la ferme-asile par l’association Ouverture Opéra. La saison prochaine nous avons été invité à chanter à Argentière et nous aimerions enregistrer un CD pour nos 5 ans d’existence. J’ai aussi le projet de monter la Petite Messe solennelle de Rossini et pourquoi pas les Grands Motets de Bach. Nous comptons également nous faire connaître à un niveau suisse en participant au concours choral de Fribourg en 2015. Une œuvre baroque Henry Purcell (1659-1695) est l’un des plus grands compositeurs baroques anglais. Tout en s’inspirant des musiques italienne et française, il donne à sa musique un style anglais bien particulier. Composée en 1689, «Didon et Enée», seule œuvre considérée comme un opéra dans toute la littérature de Purcell, est également le premier véritable opéra anglais. Opéra en 3 actes, «Didon et Enée» fut composé pour quatuor à cordes et clavecin sur un livret de Nahum. Son prologue est inspiré de l’ «Enéide» de Virgile. La partition originale de «Didon et Enée» n’est pas connue, et ce ne fut qu’en 1895, après près de deux siècles d’oubli, que l’œuvre refit surface à l’occasion du bicentenaire de la mort de son compositeur. La pièce nous conte l’amour de Didon, reine de Carthage, et Enée, héros de la guerre deTroie...

"Didon et Enée" joué à Sion
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jean-marc theytaz
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