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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 21:25
La rue est grise, les passants mornes et tristes créent un flux de torsions et de divagations éparses, je suis pris par le mouvement, comme un copeau de bois dans les franges d'un torrent continu, happé par la verticalité des immeubles qui m'entourent, écrasé par la masse de béton et de verre qui regardent à la fois vers le ciel et vers les entrailles souterraines de la ville.
Piéton en errance, marcheur en fuyance, la pérégrination se poursuit, les yeux cueillent des lumières hétéroclites, la bise râcle les trottoirs, le verbe s'étouffe dans la caverne d'un jour blême, au fond d'une gorge saturée de souvenirs tronqués.
La ville respire, ample et menue, la ville s'enfle de mille rumeurs noueuses, je m'avance, pris de remuants vertiges, comme secoué par ces labyrinthes étriqués qui attachent mes respirations à l'écorce de mes vagabondages.
 Marche, souffle, expire, souque, le navire urbain fend la nuit de sa coque inaltérable ,,,, ou presque.

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jean-marc theytaz - dans littérature
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commentaires

Jacques Herman 20/09/2009 22:32

N'y a-t-il pas un problème technique de collage de texte? Amitiés. Jacques