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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 21:44
Jean-Michel Olivier est un romancier de notre littérature romande qui produit des œuvres avec régularité et bonheur.
Né à Nyon en 1952, il a déjà écrit une quinzaine d’essais et de romans dont «L’enfant secret», Prix Dentan 2004.
 Il collabore aussi régulièrement à à la revue «Scènes magazine» dans laquelle il livre des textes substantiels, d’une grande justesse et profondeur.
Il nous a offert aux éditions de l’Age d’Homme dans la collection Contemporains un récit intitulé «Les Carnets de «Johanna Silber»: on retrouve dans cet ouvrage son amour pour l’écriture mais aussi sa passion toujours aussi alerte, vivante, dévorante même par moments pour la musique, Jean-Michel Olivier partageant sa vie entre l’écriture , l’enseignement et la musique.
La musique comme survie...
Le roman raconte l’histoire d’une chanteuse du nom de Johanna Silber qui parcourra l’Europe entière et ses multiples scènes pour vivre pleinement son art , la musqiue.
Parallèlement à ses pérégrinations l’artiste tient un journal dans lequel elle consigne les oscillations de son existence au quotidien, avec ses errances, ses interrogations, ses doutes, ses élans qui surgissent et la font vivre intensément, sa symbiose avec l’univers musical qui lui fait vivre des instants de magie: on y trouve aussi les relations étroites qu’elle entretient avec son frère Théo, on la voit fiévreuse lors de la naissance de son fils, un moment-charnière qui intervient à l’heure où à Berlin Hitler prend le pouvoir et va transformer l’Europe en un véritable enfer, de violence, de mort , de torture.
 Dans un quotidien où l’aspect morbide des choses prend le dessus la musique intervient comme une bouffée d’air respirable, qui peut sauver du désespoir, de la désespérance envers l’espèce humaine, du cauchemar de la fuite, de la peur, de la solitude, de l’exil intérieur mais qui peut aussi consumer ceux qui s’y dévouent...
Comme le dit l’éditeur cet ouvrage représente «un contrepoint au «Voyage en hiver», qui retraceçait la quête de Mathias Silber dans l’Allemagne en ruine des années 1950, «Les carnets» donnent ici la parole à sa mère Johanna-au corps à corps impitoyable qu’elles livré, sa vie durant , avec la musique...».
 Le livre nous ouvre de merveilleuses pages sur la nostalgie de Schubert, la sensibilité de Théo, l’histoire des lieux , des villes , comme Berlin qui devient une montagne de gravats, d’ombres terreuses et d’êtres en proie en la souffrance qui ronge, le cœur et l’âme. «Les Carnets de Johanna Silber» par Jean-Michel olivier aux éditions de l’Age d'Homme

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jean-marc theytaz - dans littérature
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