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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:22

Le PIJA, Prix international pour jeunes auteurs, organisé par les éditions de l’Hèbe, convient bien aux Valaisans. Régulièrement des jeunes écrivains de chez nous y cueillent leurs premiers lauriers. En 2015 ce sont Agnès Walpen et Hadrien Praz de Sion qui en étaient des lauréats émérites.

«Pour ma part, je participe depuis plusieurs années à ce concours, au moins 4 ou 5 ans. Après de premiers encouragements viennent les récompenses et cette année je gagne un premier Prix...» nous dit Agnès Walpen du collège de La Planta à Sion. Agnès Walpen a réalisé son travail de concours dans le cadre de son examen de maturité: «il s’agit d’une autobiographie, de 30 000 signes environ, qui relate les diverses étapes que j’ai menées dans la quête et la recherche de mon père. J’y ai mis mon ressenti, mon vécu, avec les diverses fluctuations au quotidien, et les diverses phases existentielles de cette démarche...» Agnès Walpen a changé quelques noms propres, modifié quelques passages, mais l’essentiel de son travail de maturité a trouvé ainsi une audience plus large puisque les textes primés sont publiés par les éditions de l’Hèbe.

«J’ai découvert l’existence de ce concours dans le cadre de la médiathèque et des journaux et l’entourage familial m’a encouragé, ils ont vu que j’avais quelque chose à dire et de fil en aiguille je me suis mise à écrire ce qui me tenait à cœur...»

Aussi le cinéma

Mais Agnès Walpen a également développé une passion pour le cinéma et elle part pour trois ans en Argentine avec l’intention de suivre une école de cinéma: « la littérature me permet d’écrire des scénarios... j’ai participé à WalliWood sur Canal9, ai réalisé de petits reportages, ce qui me permet de parfaire l’écriture de scénarios.»

EnArgentine elle espère ainsi faire se rejoindre quelque littérature et cinéma, « en apprenant les ficelles du métier... l’expression de soi, les arts visuels comme l’écriture jouent un rôle essentiel dans notre société... j’écris ce que je vis, je parle de moi aussi, au fil des respirations existentielles du quotidien.»

Agnès Walpen qui va se consacrer durant trois ans au cinéma en Argentine n’en poursuivra pas moins son travail d’écriture, au gré des circonstances et des opportunités qui s’offriront à elle.

Hadrien Praz quand l’auteur est aussi acteur

Hadrien Praz a déjà glané lui des prix comme acteur, notamment dans une pièce de Bertold Brecht «Le cercle de craie caucasien», un rôle qu’il a interprété dans le cadre de FRIscenes avec la troupe du collège des Creusets, une récompense bienvenue.

Avec ce prix au PIJA Hadrien Praz confirme sa passion pour la littérature: «Je suis d’une famille qui aime lire...Ma sensibilité propre vient de ce que les autres m’ont généreusement apporté, les créateurs, anonymes, illustres, vivants ou morts. J’écris pour procurer du plaisir à ceux qui en trouvent dans ce que je fais...et la quête perdue d’avance, d’exprimer ce qui ne peut l’être tout à fait,est vraiment réjouissante.»* Et lorsque l’on parle de la place de la littérature Hadrie Praz rappelle qu’à d’autres époques, en certains lieux, on se battait pour des questions esthétiques: «Aujourd’hui j’ai le sentiment que la littérature est moins considérée comme une aventure vitale et passionnée.» Les thèmes retenus par les jeunes écrivains n’ont pas beaucoup changé comme le souligne Hadrien Praz: «les vieux poncifs lyriques: le passé, le souvenir, le rêve, les morts, les vivants et les autres. Je dois avouer que je ne pense pas en thèmes. Les sujets auxquels je suis le plus hermétique peuvent tout à coup me toucher, si un bon conteur m’en parle. Les beaux mensonges me plaisent d’une façon générale...» L’étudiant sédunois avoue aussi que le théâtre lui apporte quelque chose de très différent, puisque c’est une aventure commune... «Mais l’aventure de la littérature si je puis dire, dont fait partie le théâtre d’ailleurs, me semble essentielle.»

Qu’est-ce que le PIJA

Le Prix International pour Jeunes Auteurs compte depuis sa création en 1993 plus de 20000 participants nous dit Jean-Philippe Ayer, président du jury et des éditions de l’Hèbe à Charmey. Il s’adresse à toute la francophonie: « nous recevons des textes d’auteurs venant de plus de 30 nationalités avec des prolongements par exemple dans l’Alliance française. Plusieurs Valaisans qui font maintenant leur chemin ont été lauréats du PIJA comme Mathieu Bertholet, Bastien Fournier, Simon Falquet et certains écrivains «très» confirmés comme un certain Joël Dicker, ou Julien Burri par exemple.» «Le PIJA est maintenant devenu une institution qui a pour mission entre d’autres d’assurer la relève littéraire suisse romande et de favoriser le développement de la littérature française» nous dit Jean-Philippe Ayer,

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jean-marc theytaz
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