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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 15:01

~Jean-Blaise Evequoz, peintre valaisan bien connu, a vu en 2014 un livre être publié sur ses réalisations artistiques, un ouvrage de la célèbre maison d’éditions d’art SKIRA à Milan . Photos, textes critiques, approches sensibles et plurielles de son œuvr , cette monographie représente une étape importante dans la synthèse de sa recherche artistique. Elle est toujours d'acutalité tant les tenants et les aboutissants de de sa quête relèvent d'éléments solides et fondateurs.

Rassemblant des dizaines de reproductions de tableaux et des textes de Stefano Sapinaro, critique d’art à Milan et coauteur de l’ouvrage, le livre est un envol de couleurs et de lumières, un véritable feu d’artifice, un univers à traverser et déguster.

Une monographie à laquelle ont participé Antonio d’Amico et Stefano Sapinaro pour les exégèses; Sedrik Nemeth pour les magnifiques images; Stefania Nizza, directrice de communication à Florence, pour la diffusion. Antonio D’Amico est critique d’art et professeur d’université: il est celui qui a fait la critique est a introduit Jean-Blaise Evequoz chez Skira. Stefano Saponaro est pour sa part historien d’art et s’est occupé de la présentation biographique.

Un livre de grande tenue, cartonné, avec une qualité de papier remarquable tout comme les photographies.

Deux textes profonds «La danse de la couleur pendant les heures de la vie» d’Antonio d’Amico et «Le chant joyeux de l’univers» de Stefano Saponaro viennent souligner la démarche artistique essentielle du peintre valaisan dans son travail et ses œuvres.

Mais donnons la parole au peintre:«Vivre avec/ intensité/ le temps/ qui coule/ descendre/ voluptueusement/ son fleuve/ sur un radeau/ en bambou/ plonger/ dans l’eau/ trouble et froide/ de l’inconscient/ pour entendre/ le chant de l’univers».

Interview parue dans le NFen 2014. Quel itinéraire avez-vous suivi pour aboutir à la publication de cet ouvrage concernant votre peinture auprès des éditions Skira?

Tout a commencéavec Stefa-nia Nizza qui m’a organisé un grand événement artistique à Florence. Ce qui a fait dire à Richard Robyr, ancien chef de la culture valaisanne, que j’étais l’artiste valaisan le plus connu en Italie... Stefania a voulu continuer l’expérience et a contacté Antonio et Stefano pour écrire des textes sur ma peinture , rapidement ils ont opté pour la publication d’un catalogue et m’ont proposé de me présenter à Skira....Jamais je n’imaginais une réponse positive d’une maison d’édition si importante... Le résultat est là et pour Stefania ce n’est qu’un début... Un grand événement va suivre à Milan après mon exposition dans une célèbre galerie au Koweit.

Comment avez-vous su, un jour, que vous seriez peintre?

Cela a-t-il été une révélation? J’ai eu une révélation à 18 ans , cela peut paraître stupide mais un peintre amateur me prête son matériel, je commence à peindre tout est devenu blanc, j’ai entendu le chant des anges et le lendemain je cassais ma tire-lire pour acheter chevalet et pinceau...j’ai su que j’étais peintre.

Votre œuvre est dominée par la couleur, un univers de lumière et d’émerveillement. Quel sens lui attribuez-vous?

Je n’aime pas donner du sens, je suis dans la sensation ce qui est très différent. La philosophie a un sens, ma peinture de l’émotion.... J’ai durement travaillé la technique pour m’en libérer et laisser jaillir l’inspiration librement sur mes toiles... je ne peins pas ce que je veux mais ce que je suis...

Votre thématique est variée, chevaux, paysages, personnages, natures mortes, mais reviennent toujours la force et l’intensité du souffle intérieur, le pouvoir de l’énergie créatrice? A quelle source vous nourrissez-vous?

Le sujet en peinture est une excuse. C’est dans l’émotion de l’instant que je trouve mes sujets pour laisser jaillir ce que je ne sais pas dire autrement, comme le ferait une musique. Ensuite à chacun de ressentir en lui-même ses propres émotions. Mes toiles sont les miroirs de celui qui les regarde...

Parfois votre peinture est tellement épurée, dépouillée qu’elle confine à l’abstraction. Où vous situez-vous entre figuration et abstraction, entre le dit et le non-dit, le suggéré et le raconté?

Pour moi toute peinture est une abstraction, la Venus de Botticcelli n’existe pas en réel. Mais peindre n’est pas copier le réel c’est lui donner une interprétation intime et universelle pour toucher le fond des cœurs. Si je parle de mon goût alors je me limite à ceux qui ont le même goût mais si je parle des profondeurs derrière le masque alors tout être humain sur la planète peut se plonger dans le mystère de la vie qu’expriment mes toiles.

La critique vous rattache au fauvisme, à l’expressionnisme, êtes-vous d’accord avec ces qualificatifs?

Que c’est apaisant de limiter et simplifier. Je ne viens pas de nulle part et pour moi quand on me relie aux classiques ou fauvistes ou expressionnistes, j’entends plus le besoin du spectateur de se réconforter face à un langage nouveau et perturbant, alors pourquoi pas? Pour moi l’important est de continuer à oser être sans concession...£ Jean-Blaise Evequoz, Editions Skira,, Milan.

Jean-Blaise Evequoz: une monographie du peintre encore d'actualité chez Skira

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jean-marc theytaz
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