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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 16:24

La poésie est denrée rare par les temps agités que nous vivons. Elle paraît peut-être parfois un peu hermétique, demande un effort, et puis les technologies modernes offrent de plus grandes scènes à l'image, au visuel et à la musique, notamment sur l'internet. Chez nous les poètes sont discrets, et ile st important de faire entendre leur voix lorsqu'elle se manifeste avec sincérité, authenticité, pureté.

Julie Delaloye, médecin de profession, qui a passé son enfance à Monthey, voue à la poésie un amour sans bornes, une forme de dévotion aussi si l’on juge par la finesse et la justesse de son langage. Après un premier ouvrage «Dans un ciel de février» qui a valu à son auteure le Prix de la Vocation de poésie de la fondation Bleustein-Blanchet Julie Delaloye a remis l’ouvrage sur le métier. Edité chez Cheyne, le 2e ouvrage de poésie vient de sortir de presse et s’intitule «Malgré la neige»....Lorsque l’on sait que les éditions Cheyne reçoivent mille manuscrits par année et que seuls les 1% trouvent grâce et sont publiés, il s’agit là d’une marque de qualité et d’authenticité indéniables. La poésie de Julie Delaloye célèbre la vie, la lumière enveloppe ses vers, ses paysages. La fluidité et la pureté de ses poèmes apportent clarté et vie à l’espace et au temps qui sont nôtres, qui construisent et structurent notre quotidien. On retrouve chez elle une sorte de légèreté aérienne, une transparence dans les êtres et les choses qui font que la naissance, l’amour, la mort deviennent naturelles, se donnent la main, créent des architectures célestes. L’espérance y est respiration profonde et adhésion au monde, à ses méandres. Un peu comme chez Hölderlin, la beauté et la lumière végétale, minérale, naturelle, humaine, nous emmènent aux origines du monde, près de la beauté et de la vérité, et malgré la mort peuvent générer des bonheurs...certes furtifs mais réels.

« XIV. Le soir qui monte

C’est encore le même chant d’été,

/ qui s’élève dans le jour pâle qui finit

,/ enveloppe de nos mains mouillées/

la fraîcheur fidèle de l’herbe, le vent

/ de la vallée, abritant parmi le lierre

,/ la joie alors de plus en plus proche

./ Tant de lueurs à bénir sous la tonnelle

,/ ailes épinglées par les feuillages,

/ et personne pour creuser nos tombes

./ Je veux te nommer, encore, et guérir

/ l’inquiétude sur le soir qui monte. »/

Malgré la neige, Julie Delaloye (Cheyne éditeur, 2015).

Julie Delaloye, une poésie à portée de lumière

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jean-marc theytaz
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