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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:25

~Le Manoir de Martigny accueille régulièrement des jeunes artistes, aujourd’hui ceux del’ECAV, apportant un air frais et des promesses d’avenir dans ses cimaises. La position périphérique du canton n’empêche pas notre école d’art de se trouver au centre stratégique de l’Europe et les arts ne connaissent pas de frontières.

Ce printemps nous pouvons trouver une sélection d’œuvres inédites d’une trentaine d’artistes émergents (Alumni, filières Master et Bachelor en Arts visuels). Une manière originale de découvrir les talents de l’ECAV etpour le Manoir de s’affirmer comme le lieu qui soutient les jeunes artistes et promeut la création contemporaine valaisanne. Une trentaines d’artistes, trois formes de temporalité, une exposition composée de vidéos, dessins, tableaux, sculptures, installations in situ et nouvelles créations... autant de moyens de laisser parler sa créativité et son sens de l’innovation. «Show Showed Shown» Aux côtés del’ECAL et de la HEAD, dans les cantons de Vaud et de Genève, l’ECAV fait référence dans l’enseignement des arts visuels en Suisse Romande.

Avec l’exposition intitulée «Show Showed Shown» le visiteur est invité à venir Voir» ce que ces jeunes artistes veulent nous «montrer». «...MONTRER» conjugué en anglais, l’anglais, un langage commun, planétaire. L’anglais est pratiquement la langue de l’ECAV au quotidien, qui par son positionnement devient un centre bouillonnant d’idées, de recherches, d’innovations. La venue régulière d’intervenants extérieurs place les expérimentations des étudiants dans une perspective nationale et internationale, et l’école développe de nombreuxprogrammes d’échange notamment en Europe,enAfriqueeten Amé-rique du Nord. «Show Showed Shown», trois étapes d’un itinéraire d’artiste Le verbe «Montrer» décliné au présent, passé et participe passé.

Trois temporalités comme trois volets qui peuvent constituer le parcours d’un étudiant en école d’art (bachelor, master, diplômé/alumni). «Le programme bachelor est destiné à tout candidat ayant l’ambition de développer une personnalité artistique propre et de définir, dans le cadre de l’école, des voies originales de création». La majorité des travaux de bachelors ici présentés sont les pièces présentées dans le cadre de leurs derniers jurys: Marie Acker, Marielle P. Blanc, Luana Cruciato, Marc Girard, Camille Kaiser, Vicente Lesser/Jean Stalé, Michaël Marca, Crystel Ybloux. «Le master (formation HES-SO) s’adresse aux artistes, acteurs et actrices de la scène artistique souhaitant poursuivre une recherche artistique ou entamer le questionnement de la relation de l’artiste à la sphère publique, cette dernière étant entendue comme un espace social, politique et culturel.» Questionnant les conditions d’exposition de l’œuvre et sa relation avec l’espace, de nombreux étudiants en master proposent pour cette exposition des créations in situ qui entament une relation concrète, parlée, dialoguée avec le bâtiment et ses spécificités architecturales: Ash Aravena, Eduardo Cruces, Gabriella Disler, Raed Ibrahim, Sébastien Kauffmann, Tracy Lim, Mirella Salame, Katerina Samara, Victoria Wigzell, Sabine Zaalene. «Une fois diplômé, l’ex-étudiant intègre le réseau ECAV-Alumni, plate-forme permettant d’entrer en contact avec les membres et de rester informer sur les activités de l’école.» Les Alumni doivent s’impliquer dans les réseaux et le marché de l’art, trouver et faire leur place. La dizaine d’Alumni invités au Manoir ont déjà un parcours artistique étoffé avec des prix et récompenses dans des concoursàlaclef: Leah Ander-son, Barbara Cardinale, Alex Herzog, Martin Jakob, Fanny Jemmely, Christina Jonsson, Nick Leverington, Valérie Portmann, Grégory Sugnaux, Caroline von Gunten, Nadja Wüthrich. Le rôle de l’école d’art dans la société sera abordé dans des tables rondes organisées au Manoir ainsi que des visites commentées ouvertes au public. Une belle vitrine pour les étudiants et anciens de l’ECAV.

Sensibilités diverses

L’expo du Manoir est toute de fraîcheur et d’originalité. On y sent l’œil pétillant et l’esprit bouillonnant d’une jeunesse qui a soif de s’exprimer, de trouver des voies inédites pour circonscrire sa place dans un monde en pleine mutation. Affirmer son identité, trouver des repères, dialoguer avec son environnement, avec autrui, avec l’espace, avec les notions de temporalité, tout s’enchaîne et s’im brique dans un tourbillon d’interventions, d’installations, de questions.

Parfois le spectateur peut-être un peu dérouté par ces œuvres tant le message est multiple, pluriel, tant les signaux sont nombreux; tout apparaît par moments décalé, mais il suffit de s’ouvrir à la nouveauté pour découvrir des ancrages bien déterminés dans une réalité particulière, au-delà des apparences, aussi parfois dans l’indéfini et l’infini, dans le supra-sensible. Une aventure à découvrir qui nous ait aussi regarder vers l’avenir avec des yeux neufs, étonnés et curieux en tout cas.

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jean-marc theytaz
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